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philmon2
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5,0
Publiée le 18 février 2014
Je veux bien ne pas être sectaire, mais je pense ne jamais pouvoir comprendre ceux qui n'apprécient pas un tel chef d’œuvre absolu. Une des plus belle fin du cinéma, avec des plans-séquences et un jeu d'acteurs extraordinaires qui ne peuvent qu'arracher une larme à tout spectateur digne de ce nom,Tout est parfait, la réalisation, la bande originale et le jeu des acteurs, la précision des scènes. Probablement un des plus grand film de l'histoire du cinéma, qui découvre, si cela était encore nécessaire, tout le génie de Chaplin.
La beauté est dans l’œil du spectateur. Il y a toujours quelque chose d’ironique quand le cinéma traite de la cécité. Casé entre le Cirque, anecdotique mais fabuleux et Les Temps Modernes, chef d’œuvre absolu, les Lumières de la Ville est une forme de synthèse ou de transition. Au cœur du récit, le vagabond habituel qu’on appellera Charlot si on veut. Toujours sans le sou et toujours en marge, celui-ci arpente les trottoirs de la métropole. Un jour, il croise le chemin d’une belle marchande de fleurs. Celle-ci est aveugle et le prend pour un homme riche. Pour la conquérir, il va tenter de maintenir l’illusion. On sera de prime abord surpris par la sonorisation des dialogues des premières minutes. Une mauvaise idée à mon avis et on se demande bien pourquoi cette pauvre tentative a été conservée sur le début du film quand elle a disparu pour la majeure partie du métrage. Le prochaine tentative sera dans les Temps Modernes et ce sera toujours surprenant mais nettement plus à propos. Ces tâtonnements sont la traduction d’une recherche formelle à l’heure où le cinéma n’en finit pas de se révolutionner. Il y a donc ce qu’on entend, ce qu’on voit, ce qu’on comprend. C’est tout le jeu entre le vagabond et la pauvre marchande. Elle ne voit pas et ne peut se baser que sur ce qu’elle vit et ce qu’elle entend contrairement à nous qui voyons mais n’entendons pas. Cette illusion de la richesse n’a d’importance que pour Charlot car au final, la richesse n’est qu’un apparat qui compte peu. D’ailleurs, le personnage le plus fortuné du film est immensément riche et profondément malheureux, toujours au bord du suicide. La richesse ne peut donc pas être une fin en soi. Ce qui fait le charme de notre vagabond, ce sont en réalité sa bienveillance et sa prévenance. Et en effet, comme toujours, ce personnage est profondément touchant par sa fragilité et par la force qu’il dégage pour survivre dans un monde hostile et contraire à ses valeurs. A vrai dire, cette synthèse ne parvient pas à pleinement émouvoir ou à impressionner comme elle le devrait. Les gags sont piochés ça et là dans d’autres productions de Chaplin et même s’ils sont très bons, ils sonnent comme du copié/collé. A la mise en scène, on a connu Chaplin plus inspiré et les tours de force techniques ne sont pas légion. Reste une belle histoire que l’on suit avec plaisir, une romance assez touchante grâce à la fragilité des personnages et à leur incarnation par Chaplin et Virginia Cherill. Pour autant, le Cirque et sa fin amère et/ou apaisée ou les Temps Modernes et sa fin très optimiste décrivent une romance qui me paraît plus aboutie et au final réellement touchante. Un bon film donc, un bon moment à coup sûr mais pas la meilleure réalisation de Charles Chaplin.
. Parce que, tout en nous offrant des scènes follement drôles - à l'image de la 1ere séquence, 'Les Lumières de la Ville est certainement l'un des films les plus dramatique de Charlot. Sous une apparznte légèreté, le lot de malaise des personnages est palpable. Mais surtout chaque protagoniste sans exception montre une facette assez moche de l'homme en société : Le Milliardaire amical et généreux seulement quand il est saoul, son Majordome méprisant, les deux gamins s'amusant au dépend de Charlot. Et même la jeune fille ayant retrouvé la vue. Tout le film est marqué par cette vision de l'individu, sans recourir au misérabilisme ou au jugement. La dernière séquence du film condense tout cela avec une simplicité et une richesse d'émotions inégalable ; . "Séduire une femme qui ne voit pas, émouvoir un public qui n'entend pas". Tel est l'essence de ce dernier film muet de Chaplin - joliment souligné par cette extrait de Critikat. Le génie Charlot s'était ici livré à un défi de taille, dans un moment charnière du 7eme art. . Pour les scènes de l'inauguration de la statue , celle du sifflet, du combat de boxe, et bien d'autres bijoux comiques.
N’ayant pas peur de persister à réaliser un film muet alors que le public vient de se découvrir une admiration pour le cinéma parlant, Charles Chaplin réussit à magnifier le travail chorégraphique et la précision rythmique de la mise en scène qui permettent la fluidité visuelle de telles mises en image de l’art du burlesque. Le romantique tragique et la dénonciation sociale de son scénario se révèlent être d'excellentes idées d'écriture qui donnent aux passages comiques des Lumières de la ville davantage d’impact émotionnel. Le jeu de pantomime de la scène d’ouverture et le célèbre combat de boxe sont ainsi deux des moments les plus mémorables de ce film mythique dans lequel Charlot se retrouve, chose rare, accompagné de deux personnages secondaires tout aussi attachants que lui. Cette indéniable réussite artistique trouve donc une place centrale dans la filmographie légendaire de Chaplin en tant que son dernier chef d’œuvre dénué de paroles.
"Les lumières de la ville" est un film que j'ai trouvé plutôt pas terrible. Je trouve qui a vraiment beaucoup de longueurs, les scènes comiques me font trop rire et ce que je trouve dommage c'est que les scènes intéressantes ne sont pas longues mais celle que je trouve mauvaise sont trop longues. Après l'histoire est plutôt pas mal et il y a de très bons personnages.
Même si j'ai une petite préférence pour "Les temps modernes" et "Le dictateur", "Les lumières de la ville" est encore une fois une merveille d’écriture où Chaplin alterne de grands moments de drôlerie d'une imagination folle (mais où allait-il chercher tout ça ?) et d’émotion pure.
J'ai tout particulièrement aimé cette comédie romantique de Charlie Chaplin qui montre à quel point on peut se battre par amour. Charlie y est très touchant et drôle à la fois. J'ai adoré l'histoire, les gags sont réussis, la scène finale est magnifique. Bref, encore un chef d'oeuvre à ne pas louper si vous êtes cinéphile !
En 1931, alors que le cinéma connaît une véritable révolution, passant du muet au parlant, Charles Chaplin continue ses productions sans parole tout en incorporant pour la première fois quelques effets sonores. Le personnage de Charlot se retrouve empêtré dans des péripéties savoureuses et savamment orchestrées. Le côté burlesque (les scènes de débauche avec un milliardaire alcoolique, le combat de boxe, etc.) côtoie un mélodrame sentimental touchant avec une jeune femme démunie et aveugle. Cependant, la critique de la crise économique de l’époque s’avère moins incisive. Bref, une œuvre qui reste drôle et tendre.
Les lumières de la ville est surement le meilleur Chaplin avec la Ruée vers l'or. Il refuse la technologie du parlant et continue à parler avec les images et les gestes. La richesse des scènes force le respect, comme cette scène de combat de boxe ou celle des cigares, mais aussi cette fin bouleversante. On passe aisément du rire aux larmes. Chef d'oeuvre.
J’ai toujours un peu de mal à me plonger dans un film muet, mais difficile de ne pas être séduit par celui-ci. L’histoire est limpide, mais elle a une densité qui la rend très moderne. Esthétiquement, c’est un bonheur et la bande originale est parfaite (composée par Chaplin), notamment l’air entraînant qui revient régulièrement et qu’on a l’impression d’avoir toujours connu. L’acteur Chaplin est tout simplement exceptionnel et l’ensemble dégage une classe et une finesse que j’ai trouvées très émouvantes. Un film qui reste aussi intemporel que l’efficacité de ses gags et que la beauté de son dénouement.
Persuadé que la parole allait gacher la beauté du cinéma, Chaplin décida d'ignorer le son et de tourner un nouveau film muet, comme un défi lancé à des studios dont la puissance ne cessait de croître. Le résultat est exceptionnel et c'est toujours avec un regard d'enfant béat que l'on admire son cinéma, toujours en parfait équilibre entre le burlesque et le mélodrame, un cinéma à l'infinie tendresse et d'une humanité bouleversante. Une fois de plus je sors du film en versant des larmes sincères, aprés avoir été plié en deux de rire quasiment tout le reste du temps... Il parait que c'est cela que l'on appelle le cinéma et, mon dieu, quand on regarde du Chaplin, que le cinéma semble grand !
Je trouve que c'est difficile de juger un film muet. On a tellement l'habitude aujourd'hui d'autres codes qu'il est difficile de vraiment évaluer le travail qu'il y a derrière. En tout cas, je remarque que Charlie Chaplin réussit à jouer sur différents registres (situations, répétitions) etc. afin de proposer un film comique. Comique ? Pas seulement, car le mélange des genres est réussi avec des moments d'émotion assez touchants. Ce qui me dérange, par contre, mais c'est le propre au muet, c'est ce côté volontairement "burlesque", qui certes correspond aux codes de l'époque et qu'il faut donc appréhender de cette façon, mais qui, vu par un contemporain, peut parfois déranger. Je reconnais volontiers, toutefois, qu'il s'agit là d'un point de vue tout à fait personnel.
Avoir produit un des films préférés de Welles, Kubrick et Tarkosvki est une belle récompense pour avoir résisté au parlant qui devenait une norme commerciale. Même au prix du perfectionnisme virant à l'obsession du réalisateur, et peut-être malgré le tournage qui dura 22 mois.
En tout cas, l'œuvre est témoin que Chaplin, s'il a été réticent à la sonorisation, n'était pas dénué d'un grand talent d'adaptation venant s'ajouter à la liste de ses mérites : on n'est plus sur la maladresse de La Ruée vers l'or. Il est parvenu à demeurer lui-même en accédant à une structuration plus sensée de son propos, et plus dans l'air du temps. Doit-on y voir un miracle de la part de celui qui voyait une passade dans le cinéma parlant ?
Il s'ouvre aussi au comique de répétition et à la platitude de son insistance, mais également à sa fraîcheur quand une autre discipline la régit : je pense notamment à la scène de boxe, qui est répétitive, mais qui prend des airs de chorégraphie. L'écriture marque une maturation lucide, peut-être à cause de son tempérament fignoleur (tourner une même scène 342 fois, est-ce bien raisonnable ?), qui permet en tout cas d'établir un scénario compact, sans les soubresauts qu'il avait l'habitude d'entretenir comme on époussète la relique d'une époque révolue.
Difficile d'imaginer un Chaplin colérique et systématique derrière la caméra alors qu'il est Charlot devant elle, un attendrissant vagabond toujours d'actualité et encore prometteur de bons gags d'un vaudeville sans le vice d'un quiproquo poussé à bout.