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LAvisDuNeophyte
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3,0
Publiée le 9 mai 2026
Beaucoup de poésie, liée à l’histoire principale, au jeu de Chaplin et aussi aux musiques qui ponctuent en permanence le film sans dialogues parlés, musiques qu’il avait composé lui même : bravo ! Les péripéties et les gags très premier degré ne sont pas hilarants pour le spectateur du XXIe siècle qui s’ennuie parfois. Sur le plan de la virtuosité de la mise en scene et du jeu d’acteur, Chaplin ira encore un cran au-dessus dans les temps modernes qui est son dernier film (quasi) muet.
Mélange d’épure burlesque et de lyrisme bouleversant, Les Lumières de la ville atteint une forme de perfection émotionnelle rarement égalée. Avec une précision d’orfèvre, Charlie Chaplin orchestre chaque gag comme une variation musicale, où le rire prépare toujours l’irruption de la tendresse. La relation entre le vagabond et la jeune aveugle, incarnée par Virginia Cherrill, se déploie avec une délicatesse infinie, presque hors du temps. Derrière la légèreté apparente, le film révèle une méditation poignante sur la dignité, l’illusion et le sacrifice. Et puis il y a ce dernier plan, d’une simplicité déchirante, qui suffit à inscrire le film parmi les sommets absolus de l’histoire du cinéma.
C’est du Chaplin ,donc forcément c’est drôle évidemment comme tout ses classiques qu’il a écrit et réalisé. C’est aussi un peu émouvant et très sérieux de temps en temps.
Ok, je comprends. Un film très, très, très beau. De l’humour, de la tristesse, de la justesse. Ce film sonne comme un poème. Charlot est tellement attachant, tellement mignon. Il donne tout, mais n’a rien, et il nous pousse à réfléchir sur tout ce qu’on doit entreprendre et pour qui. Ce film est d’une telle richesse, tellement complet. La fin, au moment où il la revoit et que les fleurs fanent, est magnifique. Et ensuite, le moment où elle le reconnaît… encore plus fort ! Une vraie claque. Le fait que le film soit assez vieux pourrait en freiner certains, mais il y a tellement de rebondissements qu’on ne s’ennuie jamais. Ce film mérite vraiment d’être vu.
Un excellent film d’une grande qualité qui allie avec élégance humour et sensibilité. Le cinéma parlant s’était imposé depuis déjà 2 ans, et pourtant Chaplin a décidé de rester au muet en conservant le personnage qui a fait son succés et qui n’appartient qu’a lui-même. On aurait pu trouver ça ringuard, mais il rend au contraire un hommage merveilleux à son art de la pantomime maîtrisé à la perfection, en séduisant une femme qui ne voit pas et en émouvant, sans dire spoiler: un seul mot, un public qui n’entend pas. spoiler: Malgré l’absence de paroles, les bandes sonore et musicale accentuent les effets comiques de certaines scènes, notamment le gag du sifflet qui est trés drôle ainsi que le gag de la bouteille de vin se déversant dans le pantalon, et bien évidemment les courses-poursuites, bien que trop courtes ( car Charlot n’est pas Charlot sans policier et course-poursuite ). Un point également pour le jeu du corps iconique de Charlot et les scènes de poésie, en particulier le happy end de la scène finale. On ne voit pas le temps passer et les 1h20 de film se regardent d’une traite.
A part quelques gags répétitifs ou peu inspirés, ce film reste un des meilleurs de Chaplin. Il est même difficile de s'attaquer à une critique objective sur une telle oeuvre, qui inspire tant d'admiration et de respect! La scène du combat de boxe reste mythique, celles sous état d'ivresse avec son “ami” sont toujours aussi drôles, et, bien sûr, la scène finale reste un monument d'émotion...
Autre œuvre marquante de Chaplin avec des personnages attachants et des scènes marquantes (notamment la scène du combat de boxe hilarante ou encore celle du repas au restaurant avec le millionnaire). Chaplin et Harry Myers (excellent dans le rôle du millionnaire à deux facettes selon l'état alcoolique ou sobre). On passe un excellent moment. Une réussite cinématographique de 1931.
Le film s'ouvre sur une des scènes célèbres de Chaplin, celle où on découvre Charlot endormi au creux d'une statue qu'on inaugure en grande pompe. Ce film muet de Chaplin, partagé entre le mélodrame (voire le misérabilisme : la jeune vendeuse de fleurs pauvre et aveugle menacée d'expulsion) et la comédie burlesque, fait la démonstration du talent de metteur en scène du cinéaste et de sa précision d'acteur par la cohérence et l'efficacité d'un récit sans parole, ainsi qu'on peut d'ailleurs le mesurer à la rareté des traditionnels inserts de texte. L'histoire est celle d'un vagabond qui vient en aide à la jolie aveugle, laquelle lui inspire des sentiments. Au-delà des pures scènes comiques, tel ce combat de boxe hilarant érigé en chorégraphie à trois entres les deux combattants et l'arbitre, le sujet repose, d'une certaine façon, sur le thème du malentendu et de l'illusion. Le vagabond n'existe et ne doit sa relative et momentanée bonne fortune qu'à l'aveuglement, au propre comme au figuré, de deux protagonistes : la fleuriste, qui le prend pour un riche bourgeois, et un milliardaire dont les ivresses font de Charlot son ami, mais pas au-delà.
Le souvenir d'un petit papy habitant la cité juste à côté de la nôtre qui nous disait toujours ceci "les p'tits gars, parmi toutes les choses du monde qui n'doivent jamais s'carapater, il y a les films de Charlie Chaplin". Et qui pourrait lui donner tort ? Autant de temps après, on pourrait légitimement se demander pourquoi ils sont encore des références. La vérité, c'est qu'il n'y a pas à expliquer pourquoi. Il suffit de les regarder attentivement et la réponse défile instantanément sous nos yeux. Ce grand Monsieur du cinéma (ainsi que Buster Keaton) ne s'est pas contenté d'écrire la grammaire du cinéma humoristique, il fut aussi le premier à faire preuve d'une acuité sans faille sur le Monde et ses misères et sur l'Être Humain. Aussi bien "Les lumières de la ville" que les autres sont là pour en répondre.
Un bijou du cinéma muet, mêlant habilement comédie et émotion. À travers son personnage de Charlot, il explore des thèmes universels comme l’amour, la générosité et la dignité.
Si l’ensemble du film est une réussite (superbes musiques notamment), c’est sa scène finale qui marque durablement les esprits. D’une simplicité apparente, elle condense en quelques instants toute la beauté et la profondeur de l’histoire. Sans artifices, Chaplin parvient à transmettre une émotion pure, laissant une impression indélébile.
Un film incontournable, qui prouve que le cinéma peut toucher au cœur avec peu de moyens mais une immense humanité.
l'histoire est très simple mais par la théâtralisation constante, elle en devient génial.On ne peut pas détacher ses yeux de l'écran nous ne sommes plus dans la salle de cinéma mais dans le film.
Le plus grand film de tous les temps, selon moi. Le terme de "comédie dramatique" prend ici tout son sens. La scène finale est tout simplement la plus belle, la plus intelligente et la plus émouvante de l'histoire du cinéma. A voir (et à revoir) absolument !
Les mésaventures de Charlot en ville, entre une vendeuse de fleurs aveugle dont il est éperdument tombé amoureux, et un millionnaire saoul et suicidaire dont il est devenu le compagnon de beuverie. Originalité : ce n'est pas un film parlant, la communication reste gestuelle et les dialogues sont explicités par des inter-titres. Chaplin pensait en effet que le cinéma parlant ne fonctionnerait pas avec son personnage. Mais ce n'est pas non plus strictement un film muet. La BO et les effets sonores sont synchronisés à l'ensemble, preuve que le cinéaste souhaitait tout de même s'acclimater au son. Néanmoins, sur ce dernier point, autant quelques effets sonores sont à propos, et autorisent quelques bons gags. Autant certains ne sont pas de bon goût (les discours d'introduction...) et Chaplin aurait du s'abstenir. S'il on met ça de côté, je dirai que l'autre faiblesse de "City Lights" est son intrigue un peu ténue. On sent que cela a été pensé comme une suite de sketches plutôt qu'un vrai récit. Cela n'empêche pas de passer un très bon moment. Chaplin est comme toujours parfaitement à l'aise dans l'art du gag visuel et burlesque, taclant les écarts extrêmes de l'Amérique citadine. Le millionnaire qui dépense à flots... sans pour autant être heureux. La vendeuse de fleur qui vit dans la misère et menace de tout perdre. Le portrait n'est guère joyeux ! Et il livre plusieurs scènes encore très drôles. Telles qu'un combat de boxe incongru, ou des tentatives de suicide particulièrement ratées... Ce jusqu'à un final particulièrement touchant.