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Dominique V.
18 abonnés
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3,0
Publiée le 6 février 2015
Des acteurs parfaits, une mise en scène serrée et efficace, des personnages bien esquissés, un joli film populaire, positif, authentique et... solidaire. Allez, la banane, hein ?
Premier long-métrage pour Louis-Julien Petit, e dernier réunit différents acteurs français plus ou moins discret au cinéma, pour réaliser une comédie sociale typiquement française. Le réalisateur décide alors de mettre en scène des employés d'un supermarché, qui sous la pression du licenciement, décident de créer leur propre affaire en prenant les produits à la date limite de consommation conseillée.
Comédie sociale typiquement française, le film pâtit donc d'un rythme quelque peu lent et répétitif. En effet, en présentant un monde qui fait quelque peu pitié à voir, le film ne développe pas sciemment son sujet de base et se contente de répéter les situations du début à la fin en augmentant le niveau de difficulté de "vol" des produits ce qui en devient vite lassant. De plus, le scénario ne s'arrête pas là en ne développant absolument pas ses personnages secondaires à commencer par celui de Zabou Breitman, en décidant de développer au-delà de sa vie professionnelle mais sans aller plus loin, laissant ainsi pantois le spectateur.
Reste les acteurs qui ne sont pas trop mal. On y découvre donc le jeune Olivier Barthelemy, on constate que Corinne Masiero possède le profil type de son personnage la rendant absolument parfaite et on est très content de retrouver le génial Pascal Demolon même si son personnage manque d'épaisseur comme la plupart des autres.
Discount est donc le genre de comédie dramatique/sociale qui n'a absolument pas le talent des films de Ken Loach mais qui est sauvée uniquement par la prestation de ses comédiens malgré un scénario qui aurait nettement pu être mieux développé.
Film insignifiant avec de bonnes intentions qui ne vont jamais jusqu'au bout et qui passent à côté du social comme de la politique. Les sujets du film, comme l'endettement, le gaspillage, le licenciement, le traitement inhumain des gens, l'associatif, sont mal traités, voire maltraités.....et renvoient même une image négative. Dommage, il y avait beaucoup d'ingrédients pour faire un bon film, dont la plupart des acteurs, mais la "soupe" ne prend pas. A éviter à tout prix.
C'est un film assez agréable, mais pas vraiment une comédie en revanche : trop languissant ! Malgré une belle équipe d'acteurs la mayonnaise ne prend jamais. Peut-être parce que c'est trop ambigu : la solidarité ici est surtout un moyen de s'enrichir (quoique) personnellement. Une mention spéciale par contre pour la scène finale et les réponses de tous les acteurs amateurs à la police. Pour un premier film c'est pas mal, on ira voir les autres !
Un grand cœur pour Louis-Julien Petit, un Ken Loach à la française. Il cingle le gâchis et l’humiliation dans notre monde du travail en s’entourant d’acteurs émouvants et sincères. Même si au rayon des comédies ce film n’atteint pas la tête de gondole, il se démarque du lot car son code barre la route de la passivité en valorisant le combat citoyen et solidaire. Il serait paradoxal que pour ce film discount, son encaisse des entrées lui décerne les premier prix…
Excellent. Il y a du drame dans cette comédie. Un vrai drame, qui se joue partout en France et dans les vieux pays développés, en proie à "la crise" que les lobbies, puissantes, organisent pour s'en mettre toujours plus dans les poches. De ce drame réel, est né ce film absolument juste. L'absurdité des situations nous arrachent des sourires de gêne, car il n'y a rien d'absurde au final, ce n'est que la triste réalité de tout un pan de la population ouvrière qui triment dans ces grandes surfaces alimentaires. Ce film est réussi, et je dirai même, nécessaire !
Discount raconte comment, des employés de supermarché méprisés, vont basculer en mode Robin des bois, à l'approche de leur éventuel licenciement. On pourra dire ce qu'on veut de ce film mais le casting, lui, il est très loin d'être discount. Avec, en tête d'affiche, l'inénarrable Corinne Masiero, excellente, totalement investie dans son personnage. On ne va pas citer ici toute la distribution du film (il y a notamment l'excellent Pascal Demolon) mais on peut dire que, pour son premier film, Louis-Julien Petit a su créer un vrai esprit de troupe auquel on croit et on adhère à fond. La solidarité est le maître mot du film. Fraternité et entraide contre l'oppression économique, vous l'aurez donc compris, le film tire largement à gauche de la gauche de l'échiquier politique. Les traits sont tirés à l'extrême, mais c'est pour mieux appuyer la démonstration. Malgré tout, les décors sont minimalistes, la réalisation très classique et quelques personnages peu soignés. Et après un départ très poussif, le film, qui lorgne du côté de la comédie sociale à l'anglaise, fonctionne plutôt bien. Cela prend si on s'attache aux personnages et si on croit possible les évènements qui se produisent. C'est parfois drôle, un peu burlesque, caricatural (dans le bon sens du terme) mais tout de même assez peu émouvant. Ce qui est surtout dommage, c'est le moment de bascule entre l'employé honnête et le gentil voleur, qui est trop rapide. Cela fragilise, en effet, un peu le scénario. Mais le film est agréable, drôle, et les personnages attachants. Ce genre de film, finalement assez rare dans le cinéma français, est nécessaire.
Je n ai pas dutout aimé !!!! le scénario est mauvais. Ce film n est pas une comédie mais un drame, je n'ai ni ri ni pleuré et pour avoir travaillé en grande distribution ce milieu n'est pas peuplé que de casos comme dans le film
En « dévalisant » leur propre magasin au profit d’une distribution collective pour les plus démunis, c’est une mise à nue des travers du système économique de la grande distribution, et des circuits bancaires affidés à laquelle procèdent les salariés de cette supérette, menacés de licenciements. Des vies de galère, des petits boulots, des petits salaires avec cette perspective sans lendemain, voilà le quotidien de ces gens de plus en confrontés à l’engrenage fatidique de la déchéance. Si la cause militante est évidente, elle s’estompe devant l’absolue nécessité de trouver des solutions à la crise, qu’elle soit générale ou plus particulièrement alimentaire. De la production à la consommation, le réalisateur film ainsi à vif pour ne conserver qu’une seule morale : la solidarité. Quel qu’en soit le prix. A tout prix. Pour en savoir plus
Une comédie réussie de part son scénario et ses acteurs. Le seul petit bémol est la fin du film, pourquoi avoir coupé ainsi ? spoiler: Ils se font arrêtés mais on ne saura pas ce qui va leurs arriver.
Une comédie sociale sympathique, bien écrite et admirablement servie par une troupe d'acteurs généralement utilisés en "seconds rôles". L'analyse économique prête par contre à sourire et il manque la rigueur d'un Ken Loach mais ne boudons pas notre plaisir !
Si je suis allé avoir ce film pour un thème qui m'intéressait particulièrement, j'en suis ressorti assez déçu. Celui-ci montre un intérêt particulièrement lorsqu'il décrit les conditions, la souffrance au travail, et la frustration des employés du magasin Discount. Mais lorsqu'il traite de l'alternative, il est parfois caricatural, assez peu réaliste, et répétitif. Le problème est qu'il traite une « débrouille » temporaire comme une alternative, alors qu'elle n'est pas viable en soi et qu'elle ne met pas véritablement en cause le système, mis à part le fait que les employés font preuve du courage de désobéir avec les risques que cela implique. Intéressant mais peu marquant.
« Discount » propose un scénario profondément immoral : des employés d’une supérette décident de prélever une partie du stock de marchandises et de les revendre trois fois moins cher. Les bonnes âmes pourraient bien s’en offusquer. C’est vrai que l’on préfère, en général, les films décrivant le casse du siècle dans une banque, que d’assister au spectacle déplorable de ces pauvres qui « volent les voleurs ». Quoique, en y réfléchissant, cette immoralité est infiniment moindre que celle imposée par notre société libérale. On se surprend finalement à se réjouir de cette réponse improbable apportée aux humiliations quotidiennes, à la destruction d’aliments périmés arrosés d’eau de javel, à la tyrannie de petits chefs, au chronométrage de la vitesse d’exécution en caisse, au licenciement motivé par l’augmentation des profits… Les cinq personnages du film sont à égale distance entre les pieds nickelés et robin des bois. S’ils s’approprient le bien d’autrui, en en retirant quelques bénéfices, c’est aussi pour les proposer aux plus démunis. Alors que notre société est si souvent accusée de plonger dans l’individualisme et l’égoïsme, voilà une belle histoire mettant en scène des employés qui devraient être en concurrence : l’installation de caisses automatiques va réduire leur nombre. Seuls les « meilleurs » seront gardés. Plutôt que de tenter de préserver leur emploi, en se soumettant à la compétition proposée, ils préfèrent garder la tête haute et reprendre ensemble la main sur leur existence. Cette solidarité qui s’affirme, haut et fort, trouve un écho dans la population à qui ils ont décidé aussi de faire du bien. On rit beaucoup, on jubile de cette revanche des laisser pour compte, on s’imprègne de leur profonde humanité. Mais, surtout, on se prend à espérer : et si, en sortant de la séance, le spectateur était convaincu qu’à son tour, il pouvait refuser de se laisser faire et, chacun à sa façon, se mettre à résister ?
Discount est une bonne comédie sociale, comme on dit, moins drôle que ce à quoi je m'attendais mais qui a le mérite de mettre le doigt sur un gros problème de notre société d'aujourd'hui, que cela soit au niveau de la pression des employés au travail ou du gaspillage alimentaire. On voit beaucoup de choses dont on est conscient mais qui marquent que quand on les voit. C'est pourquoi ce film, au delà de la dimension comique, est très important et mérite d'être vu. Ça se termine un peu vite à mon goût mais on a compris l'essentiel.