Mia Madre
Note moyenne
3,8
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203 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 octobre 2015
comme tous les films de Nanni Moretti,une réalisation limpide,parfaite,structurée ,sans temps morts et la lumineuse Margherita Buy,une des plus grandes actrices de l'époque...un sujet grave,jamais traité de façon pesante,des touches d'humour (merci à J.Tuirturro) bien venues...remarquable!
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2015
Bien que j'adore le cinéma italien et que j'ai beaucoup aimé son Habemus Papam, je dois dire que je ne suis pas un grand fan de Moretti, ce film vient le confirmer. C'est dommage, parce que je sens bien qu'il est très bon, mais au fond ça ne touche pas autant que ça le pourrait. Alors je ne le connais pas très bien et à ce que j'ai compris il y a des périodes très marquées dans sa filmographie et depuis les années de 2000 il fait un cinéma beaucoup plus simple. Cette forme d'intimisme aurait pu être chouette, avec ces comédie douce-amères typiquement italiennes, mais je ne sais pas, c'est pas que ce n'est pas bon, c'est très bien mais je n'arrive pas vraiment à rentrer dedans, ce qui est étrange c'est que ce n'est pas sans m'émouvoir, genre cette fin est magnifique et il y a plein de scènes sublimes dans le film comme la référence aux Ailes du désir, quand le type de l'électricité vient lui demander une facture, lorsque la maison est inondée, enfin bref, j'en passe tout ça c'est de l'ordre du sublime, mais au fond sans que je sache l'expliqué ça ne marche pas vraiment avec moi. Je suis peut-être tout simplement loin de la sensibilité de ce mec mais j'ai quand même envie de voir le reste de sa filmographie, je dirais que pour ce film le seul vrai gros bémol est que (et là-dessus ça m'a fait pensé à Blue Jasmine) le personnage est pas vraiment attachant, tout comme celui de Turturro sensé alléger l'atmosphère mais que je trouve plus insupportable que drôle à part dans quelques scènes, sinon le discours sur l'oppression des travailleurs est assez léger et je ne sais pas vraiment ce que Miretti en pense puisqu'il critique le déjà-vu à ce propos, mais à bien des égards le film est ambigüe et le discours paradoxal. Bref, un très bon film que je recommande tout de même, malgré le fait que je n'ai pas été transporté comme je l'aurais désiré.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2015
Après "Habemus Papam", Nanni Moretti revient avec un film plus personnel, puisqu'il a lui-même perdu sa mère dernièrement. Mais dans "Mia Madre", si Moretti se met en scène, c'est bien la bouleversante Margherita Buy qui a le premier rôle, à la fois réalisatrice en plein doute, mère divorcée qui voit moins sa fille, et surtout femme qui refuse de se préparer à la mort de sa mère. Cette période de trouble se joue sur un ton tantôt grave tantôt léger, un équilibre qui doit beaucoup à la séparation établie par le scénario entre cinéma et réalité et aux différences marquantes des principaux personnages, à savoir Barry Huggins (John Turturro absolument hilarant) et Ada (Giulia Lazzarini magnifique de tendresse). Ici, le cinéma, représenté par le tournage d'un film, est certes un endroit de tensions et d'incompréhensions mais demeure avant tout un échappatoire au drame qui se joue dans une chambre d'hôpital où la douleur s'accroît sans que Moretti cherche à tout prix le pathos, ce qui finit justement par rendre le film déchirant. Une émotion qui passe aussi par un double mouvement très subtil sur la façon d'aborder la mort : le plus évident de façon frontale à travers des dialogues et des regards qui trahissent des non-dits et un autre plus retors où se mêlent cauchemars et hallucinations, une volonté de la mise en scène de plonger le spectateur dans la tête de la protagoniste. Un film totalement abouti, toujours en mouvement et à la puissance émotionnelle considérable. Immense !
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2016
Margherita est réalisatrice. Elle possède cette passion, qui lui coule dans les veines tel du sang, qui l’immerge dans l’eau jusqu’à l’étouffement, et qui l’obsède. Durant toute la période de temps que dure « Mia Madre », elle ne se sent pas à l’aise. Une mère en mauvais état de santé, une fille possédant elle-même des difficultés personnelles et qui franchira très bientôt la porte de la majorité, malgré qu’elle se cherche encore et qu’elle ne se soit pas trouvée, comme toutes celles de son âge. Ce nouveau film de Nanni Moretti pue le vécu. Il suffit de voir ces scènes durant lesquelles on aperçoit cette Margherita Buy démangée par ses questionnements et avalée toute crue par des crises intérieures précoces. Il est ainsi question de beaucoup de sujets dans cette oeuvre qui lance un appel à beaucoup de diverses émotions. Elle ne se veut aucunement pas larmoyante, ni trop directe : l’oeuvre nous laisse le temps de penser et de réfléchir, d’observer ces âmes qui sont, au final, perdues, même si ce n’est pas à un degré semblable, qu’il reste des différences, des nuances et surtout un point de conflit jamais révolu entre des personnalités fortes. Mais celles-ci ne plongent jamais dans la caricature grotesque ou dans l’obscène. Une certaine retenue est gardée, enfermée sous clé par un scénario dont on apercevra les limites à la fin, mais qui reste intelligent dans son domaine dans la plus grande totalité du film. C’est qu’on commence à manquer un peu d’air à respirer vers le milieu du film en lui-même, mais arrive alors la petite tornade d’énergie et de sensibilité jouée par un John Turturro toujours aussi génial, en forme, mais qui n’est pas là juste pour ça. Plusieurs facettes complètent son personnage. Et c’est comme ça pour tous les personnages, ce qui leur donne une allure droite et non pas courbée, des traits singuliers et animés, surtout pas figés. « Mia Madre » fait bouillir les sentiments d’un spectateur à la carapace déjà fracassée par les interprétations très justes et par une mise en scène bien modelée sur ce que représente l’oeuvre : la vie, avec ses hauts et ses bas, ses moments doux soudainement trahis par la dureté d’une nouvelle et sa continuité sans final, et surtout sans très peu de pauses. C’est ce qu’on pourrait reprocher au film en lui-même, de ne pas savoir imposer de pauses, de rester tellement près d’un réalisme exacerbé que celui-ci et le cinéma n’en feraient plus qu’un, comme mélangés dans une belle osmose, ordonné et svelte. Pas mal de scènes sont à retenir, des passages émouvants, diablement bien menés pour nous faire couler au moins une larme. Comme cette Margherita Buy restant sur le plateau alors que l’ordre de filmer a déjà été donné, qui murmure son espoir de revoir sa mère sur pied à un John Turturro épris, lui aussi, par cette sensibilité. Comment ne pas l’être, en même temps. De ces passages découlent une vérité criante et désarmante, prolongement de l’émotion et de tout le sentimentalisme que savent faire part les équipes techniques qui ont mis à jour ce projet, et ce jusqu’à la fin. Comment ne pas écrire un mot spécial à une Giulia Lazzarini belle dans sa vieillesse, magnifique dans sa bonne adresse et dans sa noblesse? Comment ne pas ovationner tout ce casting après ce qu’il nous a fait vivre, après ce qu’il nous a fait ressentir? « Mia Madre » n’est peut-être le meilleur film que l’année 2015 a pu nous offrir, il y manque une certaine substance et un quelconque engagement pour que ce soit un « plus grand » film encore. Mais on est déjà à un bon niveau. Impossible de ne pas dire le contraire.
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2015
Film d'auteur par excellence de l'acteur-réalisateur Nanni Moretti. Agréable mais commun par son scénario sur l'accompagnement de fin de vie. Intéressant par son approche backstage du cinéma.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2015
14 ans après sa Palme d'Or pour La Chambre du Fils, Nanni Moretti était un des réalisateurs les plus attendus sur la Croisette. Dans ce film ultra-personnel lié au décès récent de sa mère, le cinéaste italien choisit de donner le rôle principal à une femme, apportant ainsi la douceur et la justesse nécessaire pour ne pas tomber dans l'exutoire. Margherita Buy est d'ailleurs très juste et sa sensibilité aurait mérité d'être récompensée par un petit prix d'interprétation lors de ce 68ème palmarès ! L'autre point fort de ce film réside dans l'interprétation de John Turturro qui jongle entre le drame et le rire de manière assez remarquable. Toujours classe et bien dirigé, l'acteur américain revient sur le devant de la scène en s'amusant des difficultés rencontrées lorsqu'un acteur américain joue dans un film étranger… Mais au-delà de l'hommage dédié à sa mère, le plus intéressant dans Mia Madre réside dans la déclaration d'amour que fait Moretti au cinéma. Plein d'auto-dérision, le film offre une vision du cinéma réfléchie, fraîche et poétique comme l'ont su faire certains autres cinéastes italiens par le passé.
Toutefois si Moretti filme avec beaucoup de charme, Mia Madre ne transcende pas son sujet pour autant ! La réalisation minimaliste, qui apporte une certaine grâce au film, tend parfois vers le trop simple pour faire de ce long-métrage quelque chose de marquant. Le cinéaste tombe aussi un petit peu dans la facilité en clôturant son film par un trop plein d'émotions.

Même si Mia Madre ne changera pas l'histoire du cinéma, Nanni Moretti signe ici un beau film, drôle et émouvant, qui aurait mérité de repartir de Cannes avec bien plus que le Prix du Jury Oecuménique.

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Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2019
Le jeu des acteurs est super, les dialogues sont justes. Il y a des situations cocasses qui font vraiment sourire, mais c'est surtout l'attachement du frère et de la sœur à leur mère qui est touchant, leurs petites attentions, leur patience, leur bienveillance. Très joli film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 mai 2015
Les attentes, forcément, modifient le jugement. N’aurait-on pas été plus satisfait, si "Mia madre" était œuvre d’un réalisateur inconnu ? On fait ici face à un petit Nanni Moretti, mais à un bon film.

Sa réussite : exprimer cette lourdeur, cette torpeur qui survient, lorsqu’on voit partir l’un de ses parents et que l’on se sent vieillir. L’image demeure sombre. Juste dans son propos.

Mais, devant la caméra, Margherita manque de créativité et il en est de même pour Nanni. À travers elle, il l'avoue : « Je veux retourner à la réalité », perdant foi en le cinéma.

Tant pis. Un Moretti demeure toujours plaisant. On espère juste que cela ne sonne pas la fin d’une époque.
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