Mia Madre
Note moyenne
3,8
1740 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

203 critiques spectateurs

5
34 critiques
4
63 critiques
3
60 critiques
2
25 critiques
1
12 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2015
Dans ce film tout est simple, naturel, épuré, au service de la transmission des émotions et sentiments. Humour et dérision sont également de la partie. Seule excentricité, le croisement imaginaire, réalité, déroutant juste ce qu'il faut pour apporter un peu de trouble dans cet univers très terre à terre. Bien sûr tout cela est servi par des acteurs aussi sobres que justes. Le genre de film dont on ressort ému.
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2015
Il m'aura donc fallu attendre le 14 décembre pour voir le plus beau film de l'année. Celui qui vous chavire le cœur, qui vous rappelle le jour où une personne tellement chère qu'il n'y a pas de mot pour le décrire, s'en est allée… Ou vous fait redouter celui où elle s'en ira. Moretti, comme souvent, a écrit un film sur mesure, à ceci près qu'il n'en interprète pas le rôle central. Margherita (Margherita Buy, magnifique) est une réalisatrice en plein tournage. Elle s'arrache les cheveux avec son acteur américain (John Turturro, irrésistible) qui joue comme une pelle, se prend la tête avec son ado de fille qui bloque sur le latin et surtout, veille chaque soir sa mère mourante à l'hôpital. Pas dur d'imaginer la part autobiographique de ce scénario en dentelles, sans pathos et pourtant bouleversant. Cette femme constamment sur la brèche, au bord de la crise de nerf quand elle n'y succombe pas tout à fait, affronte tant bien que mal le départ de cette mère tant aimée. Ces instants fragiles d'une stupéfiante véracité, ces secondes précieuses, ces frôlements de mains, ces larmes qu'on ne peut plus retenir malgré tous les efforts pour ne rien laisser paraître du chagrin ravageur sont observés et retranscrits avec une indicible finesse. Les bouffées d'angoisse, les cauchemars, les souvenirs qui submergent, les pensées mortifères et envahissantes s'abattent sur Margherita, heureusement soutenue par son frère, un homme adorable et parfait, donc légèrement agaçant. Le temps s'arrête, la Terre se dérobe, l'air manque parfois mais Moretti alternent intelligemment instants douloureux et scènes plus légères, voire franchement drôles (sur le tournage), pour que vous ne sortiez pas de la salle accablés. Courrez-y, c'est du grand cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 14 décembre 2015
Premier reproche : c'est très ennuyeux, il n'y a aucune surprise. Il n'y a pas d'intrigue, en dehors du simple déroulement du temps qui passe pour des personnes âgées et malades, et qui vont donc nécessairement s'en aller. Je n'ai trouvé aucune originalité dans ce film par rapport à ce que nous vivons nous-mêmes avec nos vieux parents. Le film n'a remué en moi aucune émotion nouvelle. J'ai retrouvé la complaisance de Nanni Moretti pour lui-même, celle qui rend Journal intime aussi pénible et ennuyeux. Je n'arrive pas à comprendre l'enthousiasme des critiques pour ce film. Il est correct, oui, mais sans plus. Quant aux difficultés rencontrées par l'héroïne féminine dans son métier de cinéaste, je ne sais pas quel statut leur donner. Est-ce de la comédie ? Oui, cela pourrait être drôle, mais on ne sait pas. Est-ce un portrait de feme qui se croit responsable de tout et est incapable de faire confiance à autrui, notamment à ses assistants ?
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 14 décembre 2015
spoiler: Très décevant. Les personnages ne sont pas attachants ,les états d'âmes de cette réalisatrice pas très sympathique ne sont pas passionnants . Le film est long et ennuyeux , seules les apparitions de John Turturro nous font sortir de notre torpeur . On n'est pas émus par la mort de la mère , c'est tellement long qu'on est pressés que cela finisse . Franchement, je ne comprend pas ces critiques élogieuses.

Nanny Moretti nous avait habitué à mieux,j'ai été déçue .
Post-xMoVie
Post-xMoVie

11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2015
Il est difficile de dire spontanément ce qui nous plaît, plutôt ce qui nous ravit, dans "Mia Madre", nouveau chapitre d'une grande autobiographie toute en images, celle d'un homme passionnant, dont l'orgueil et la générosité n'ont de cesse de nous régaler, de nous partager entre un humour naturel et une vérité amère...
Car c'est ainsi que s'étire, superbement, avec une intensité radicale, le nouveau Nanni Moretti. C'est une femme forte qui rend les armes devant son ennemi: elle-même. Mais bien loin de réduire son film à une simple étude du nombrilisme, son auteur lui donne un air frais et pur, un vent d'un naturel touchant, sensible et profond. Ces scènes servies froidement, qui passeraient comme convenues ailleurs, voire mille fois répétées, sont chacune une perle d'une grande bonté, où l'humanité, l'espoir persistent en dépit d'une mère mourante, révoltée elle aussi, mais contre la vieillesse. Trois femmes donc, trois mentalités aussi, regroupées par la complexité de la vie: l'une la voit s'éloigner, la seconde se profiler, et la troisième, lui échapper. Le trouble, la mémoire et le rêve sont les trois pinceaux du réalisateur pour peindre sa toile. Margherita est vivante, elle rit, pleure, engueule les autres, les félicite, rêve aussi, et apporte des séquences fluides à l'abstraction claire, où on ressent plus qu'on ne comprend.
Puis il y a Giovanni... Ironie du sort, c'est l'homme le plus irréprochable, le plus "parfait" face à la situation. Alors que c'est Nanni Moretti lui-même qui l'incarne! L'homme a voulu toucher à ce qu'il n'a jamais été: avec les autres, et non pas pour les autres. Son ton délicieusement flegmatique, sa bienveillance dans des paroles crues de vérité, soulignent une fois de plus sa précision quand à l'interprétation des personnages, qu'on voudrait même appeler "personnes"... Il conforte Margherita, lui rend ses défauts plus supportables. Avec sa mère aussi, il est bon. Seulement il n'atteint jamais la caricature de l'homme parfait. Il en demeure plus humain encore. Tout comme les autres comédiens. De l'acteur baragouineur incarné avec cynisme par John Turturro à la fille de Margherita en pleine crise d'adolescence, c'est toute une vie "banale" qu'on regarde, sans qu'elle soit une fois morose ou désabusée. On a beau s'avouer les vices dont Margherita subit les reproches, on ne peut s'empêcher de rire. Une tragicomédie douce-amer à la saveur étonnante et dont la qualité réside dans la notion de dosage, dans celle d'exhiber la mort et la vie sans encourager les gens à sortir mélancolique: bien au contraire, c'est le ventre et le coeur pleins d'espoir qu'on sort de Mia Madre, avec une certitude, une foi inébranlable en la nature humaine...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 décembre 2015
Film subtil et pudique (trop peut-être ?), drôle parfois.
Personnage principal très intéressant par son ambivalence et sa complexité : d'un côté, réalisatrice en quête de réalisme social dans son film; de l'autre femme meurtrie, démunie, allant parfois jusqu'à fuir la réalité de sa propre vie.
the_fan_of_inception
the_fan_of_inception

29 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2015
Il y a quinze ans, celui que l'on surnomme l'enfant chéri du cinéma italien traitait d'un drame insurmontable et inimaginable qu'est la perte d'un fils. Aujourd'hui, il s'agit de celle, plus universelle car inévitable, de la mort maternelle. Comme souvent avec Nanni Moretti, le film s'inspire de sa vie puisqu'il a lui-même perdu sa mère durant le tournage de son précédent film, l'inégal mais sympathique Habemus Papam. Avec Mia Madre, il romantise son expérience en faisant un drame puissant et poignant : le film tourne autour du personnage de Margherita Buy (que l'on a jamais vu aussi excellente, une boule d'énergie et de tension), réalisatrice qui doit gérer les problèmes familiaux dont elle se voile la face et la capricieuse star américaine du film qu'elle réalise. Extrêmement personnel, le film de Moretti (qui, progressivement au sein de sa carrière s'efface de ses films) ne cherche pas du côté mélodramatique tire-larmes mais émeut par sa finesse et sa justesse, complété par quelques touches humoristiques bien senties. Un film touchant qui fera date, autant cette année que dans la carrière du cinéaste.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2015
Le dernier film de Nani Moretti qui aurait largement mérité de figurer dans le palmarès du dernier festival de Cannes. Subtile et émouvant, cette œuvre sur la fin de vie réussit autant sur le tableau du mélodrame que sur celui de la comédie (John Turturro excellent en acteur mégalo). La mise en abyme fonctionne aussi très bien et les scènes sur le tournage du film de l'héroïne propose une réflexion pleine d'humour et de sensibilité sur le travail de cinéaste.On voit que Moretti a mis beaucoup de lui dans le personnage incarnée par Margherita Buy qui livre d'ailleurs une performance digne d'éloges Mortetti, en retrait en tant qu'acteur, incarne la voix de la raison et de l'acceptation. L'épure de la mise en scène, le refus du pathos donnent à Mia Madre une rare consistance. Le génie du réalisateur apparaît dans cette sobriété qui loin d'étouffer toute émotion, bouleverse encore plus. Beau et simple sans jamais être simpliste, Mia Madre est une réussite incontestable. L'excellente surprise de cette fin d'année.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

71 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2015
Dans la même veine que son magnifique film « La chambre du fils », Nanni Moretti traite une fois de plus de la thématique d'un bouleversement familial. Prenante bien que lente, l’intrigue nous fait évoluer aux côtés des personnages avec un réalisme évident. On s’attache, on vit avec eux durant moins de deux heures et puis on souffre en silence…

A l’origine du scénario, la maladie d’une mère. Nanni Moretti a centré son histoire sur la difficulté de maintenir un tournage et une vie de famille quand notre repère maternel oscille. Présenté dans le cadre du Festival de Cannes 2015, il a reçu le prix du jury œcuménique mais pas seulement… Salués par la critique italienne, les acteurs du film ont été largement récompensés lors de différents festivals. Parmi eux Margherita Buy qui est excellente dans son rôle de réalisatrice engagée ! Habituée à tourner dans les films de Moretti (« Le caïman », « Habemus Papam »), la comédienne, peu connue chez nous est pourtant une véritable vedette en Italie. Très belle, investie et persuasive, elle nous entraîne dans sa vie en un tour de cuillère à pot. Grâce à la caméra flatteuse de Nanni, elle crève l’écran et porte le film avec énormément de talent. A tel point que grâce à « Mia Madre », elle a reçu son 7ème David Di Donatello (l’équivalent des Césars en Italie) comme meilleure actrice principale.

Giulia Lazzarini n’est pas en reste ! Formidable dans le second rôle de la mère (pour lequel elle a reçu deux prix de « meilleure actrice dans un second rôle » et un « ruban d’argent spécial » au Festival du film de Taormine), elle a toutes les qualités pour interpréter le rôle difficile d’une vieille dame malade. A 81 ans, l’actrice est enfin mise en lumière et offre ici une prestation touchante !

John Turturro, lui, est l'acteur américain vedette du film tourné par Margherita. Exigeant, un peu lourdingue et peu efficient lors des captations du film. Tout à fait raccord avec son personnage, le comédien se fond dans l’histoire avec beaucoup de crédibilité. Le choix s’est spontanément porté sur lui car il parlait déjà un peu l'italien (il avait réalisé un documentaire musical en Italie) et avait toutes les caractéristiques de Barry Huggins, son personnage. Réalisateur d’ « Apprenti Gigolo » dans lequel il joue, il est surtout connu pour son rôle de l’agent Simmons dans les trois volets de la saga « Transformers »

Autre personnalité américaine : Beatrice Mancini, inconnue au bataillon, campe le rôle de la fille de Margherita. Plus effacée dans le film, elle porte ses émotions avec beaucoup de sincérité et apportera sa petite touche juvénile au casting mis en place.

Enfin, Giovanni (le vrai prénom de Nanni Moretti dans la vie) est le frère de Margherita. Interprété par le réalisateur lui-même, il sera le soutien, l’épaule discrète, le fils plus réservé à la vie plus équilibrée que sa soeur. Chose étonnante, si le film présente, en substance, quelques moments clés de sa vie privée, il a opté cette fois pour un second rôle, laissant le rôle phare à la talentueuse Margherita Buy.

Que penser de « Mia Madre » ? C’est un drame très bien réalisé, un film d’auteur bien équilibré, au casting de choix sur fond de thème réflexif. Emouvant, il traite d’un sujet sensible avec beaucoup de pudeur. Comment affronter la maladie de sa mère? Comme affronter un quotidien et garder la tête hors de l’eau alors que tout semble partir à vau-l’eau ? Entre sourire et larme, le dernier film de Moretti est assurément un de ses meilleurs films.
moreapacifique1
moreapacifique1

9 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2015
Bon sujet, bons acteurs, mais à force de vouloir tout montrer le film se noie un peu et on s'ennuie !J’adore Nanni Moretti d’habitude mais là j'ai été déçue...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2015
film magnifique et tellement vivant. l'amour la tendresse la souffrance la joie la vie sont omniprésent. une splendeur totout simplement
Jean M.
Jean M.

15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2015
Un très beau film, émouvant et drôle, intelligent et non formaté, libre et juste. Une absence totalement injustifié au palmarès de cannes. Nanni Moretti touche au coeur et au cinema, en parlant de la mère, de la langue maternelle et de la difficulté à s'en éloigner, à la quitter. Il a la délicatesse d'y joindre de la légèreté désopilante. Les acteurs sont merveilleux. Merci
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2015
Une nouvelle fois Nanni Moretti a su m’émouvoir aux larmes.

Six mois après la disparition de ma propre mère, je m’attendais à vivre un retour en arrière, mais certainement pas à ce point. En fait, Moretti a su capter la profondeur des échanges et l’indicible fêlure qui s’installent de ces dernières semaines entre hospitalisation et retour à la maison. Pas besoin de long discours, quelques phrases échangées ou un simple contact physique vont suffire.

Sa ruse pour illustrer le rapport fusionnel du fils et de la mère, bien connu en Italie, est de mettre en avant la figure de la… sœur, qui plongée dans son travail, ne voit -pendant longtemps- rien venir. De même qu’elle n’a pas capté la déception amoureuse vécue par sa fille (la grand-mère a servi de confidente…pendant ce temps-là!), ou bien l’éloignement de son compagnon.

L’autre versant du film est une incursion au cœur du tournage d’un film et les tensions qui peuvent s’y déployer. Turturro , débarque en parfait acteur new-yorkais hâbleur et en fait sur le déclin. Margherita, la sœur, se démène pour faire jouer ses acteurs au plus près de la réalité, et en parallèle se retrouve à lutter pour donner un minimum de cohérence dans sa vie quotidienne. Tout cela peut faire penser à du Woody Allen à la sauce italienne! Un peu du style « Je me filme en train de filmer ma vie! ». Margherita Buy, l’actrice, demande à ses acteurs de « jouer à coté du personnage » et réalise que finalement elle rabâche une demande qu’elle ne peut pas expliquer, mais qui correspond probablement à ce qu’elle ressent lorsqu’elle vit sa propre vie. On t’a reconnu Nanni derrière ce faux-nez. Tu nous parles de ton métier.

Certes Mia Madre n’a pas la force dévastatrice et de Tout sur ma mère de Almodovar. Certes, je l’ai reçu avec une réceptivité toute subjective, mais ce film possède la chaleur d’une famille romaine, distille la joie de vivre quelques soient les difficultés et la peine de voir partir un proche. Il est tout bêtement très humain, et capable de saisir ces courts instants quand l’essentiel apparait à chacun d’entre nous au milieu de la course quotidienne contre le temps. Laissons-le vieillir après cette bonne première impression et nous pourrons juger si Moretti a fait mieux que dans La chambre du fils.
Décembre 15
Avoine M.
Avoine M.

70 abonnés 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2015
En cette fin d'année troublée, le spectateur potentiel n'aura peut-être pas envie d'aller voir un film parlant en grande partie de la mort d'une mère. Pourtant il aurait tort d'hésiter tant Nanni Moretti signe ici une belle leçon d'humanité, sans pathos, voyeurisme ou morale gnangnan. D'autant que, conscient de ce que son sujet peut avoir de rébarbatif, il prend soin d'émailler ponctuellement son récit de scènes comiques ( un tournage qui tourne au fiasco), le tout étant interprété par une distribution aux petits oignons.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2015
Chacun vit le deuil à sa façon. Le pragmatisme ou le déni. Les scènes avec la "mama" sont glaçantes. L'interprétation de Marguerita Buy est comme un cri en continu. La caméra de Nanni Moretti sait où il faut se poser. Tout est dans la justesse des regards et des expressions du visage. Le sujet, universel soit-il, avait le double risque de paraître condescendant et synonyme de déjà-vu. Il en est rien, chapeau bas.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse