Indiscutablement un grand film surtout si on considère l’époque à laquelle il fut tourné. Ce qui parait étrange, c’est l’ambiance post guerre mondiale pour une histoire se passant entre 1930 et 1937 date du décès de monsieur Verdoux écrit sur sa pierre tombale. Ce qui me gène ce sont les ruptures de ton permanentes entre la gentillesse de Charlot que l’on ressent parfois et le cynisme de l’assassin, qui plus est, de femmes sans défenses. Il y a cependant deux parties bien distinctes: la première assez sérieuse et un peu longue pour planter le décors et la deuxième franchement comique avec l’arrivée de madame Bonheur avec comme intermède la séquence de la jeune femme sortant de prison ,la plus belle du film à mon goût. La fin sera encore différente avec une conclusion philosophique simpliste. Diminuer la gravité d’un assassinat sous prétexte que les plus gravissimes demeurent impunis est une morale qui convient à tous les salauds. J’aime mieux Chaplin quand il parlait moins et montrait davantage.
Un Chaplin que j'avais jamais vu. Un des derniers de sa carrière... Histoire sympa, y a du rythme c'est un humour noir très anglais. Chaplin crève l'écran comme d'hab. Reste que le jeu d'autres acteurs est très mauvais... Bref un petit Chaplin mais un film plaisant quand même.
La double vie de Chaplin, à la fois bon époux et maître assassin ... une comédie très noire et assez cruelle. Chaplin à ici une grande maîtrise de son rôle.
Réalisé par Charles Chaplin en 1947, “Monsieur Verdoux” n’est pas sa comédie la plus connue. Il s’agit de son premier film où son personnage n’apparaît pas en tant que Charlot. C’est aussi, la première fois que le scénario n’est pas de lui, mais du grand Orson Welles. “Monsieur Verdoux”, chômeur distingué était jadis un employé de banque. Désormais, il s’invente des personnages pour se marier avec des femmes mûres et les faire disparaître pour en toucher l’héritage. Entre burlesque, tragédie, satire et intrigue policière, le long-métrage librement inspiré des crimes de Landru, est un audacieux mélange. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Pas le meilleur des Chaplin mais le personnage principal est remarquablement interprété par Chaplin lui-même et mérite rien que pour ça le coup d'oeil. Le scénario est assez banal et l'ensemble assez peu intéressant.
Pas le meilleur Chaplin, ni derrière ni devant la caméra. Certes, le récit est amusant à suivre mais tout cela manque souvent de rythme, voire de véritable mordant. Le tour de force consiste à ne montrer aucun des crimes dont Verdoux se rend coupable mais le pouvoir de suggestion peut également avoir des limites.
Un long métrage étonnant réalisé par Charles Chaplin en 1947. Charles Chaplin était non seulement metteur en scène, mais aussi acteur, scénariste, producteur et même compositeur de ce drame se déroulant en France. Il a concocté avec Orson Welles un scénario passionnant ; un polar dramatique mouvementé avec un final démontrant une moralité assez inattendue. Inutile de rappeler les talents d'acteur de ce comédien de génie ; il se révèle, une fois de plus, fantastique dans son rôle multi-facettes de personnage à la fois séducteur cynique et arnaqueur diabolique. " Monsieur Verdoux " est le dernier film pour moi disponible, parmi 81films référencés et réalisés par le fou de Cinéma qu'était Mr Chaplin. J'ai en effet visionné 77 de ces films : Courts, moyens métrages, et 10 longs métrages dont mon préféré " Les Feux de la rampe".
Monsieur Verdoux est un film de Charles Chaplin sorti en 1947 et ne présentant pas pour la première fois le personnage de Charlot. Du coup, bien que différent de ses autres productions, cela reste tout de même un bon film, et c'est dans ce genre de situation que l'on reconnaît les bons acteurs / réalisateurs. Ayant un rôle de tueur, même si rien n'est jamais montré à l'écran, censure de l'époque oblige, Charles Chaplin parvient une fois de plus à faire ressortir quelque chose de profond de son personnage. Comme dans ses autres films, il est vaguement en compagnie d'une femme avec laquelle il passera des moments de grande complicité, et de ce côté-ci, pas de changement, cela reste les moments forts du film. Arrivant même à son paroxysme vers la fin avec un comique de situation des plus efficaces, Charles Chaplin fait décidément parti des meilleurs, tant de par ses mimiques inoubliables que par l'aura qu'il dégage.
On est évidemment très loin de Charlot dans ce film, encore que le grand génie de Chaplin, par moments, nous fait des clins d’œil de son glorieux passé. Cela étant, sous ses dehors comiques et sautillants, Monsieur Verdoux est une comédie noire justement interprétée, cynique et désabusée à bien des égards, manifestant une volonté de synthétiser les deux décennies précédentes (crise économique et guerre) à travers un personnage ambigu, auquel Chaplin donne une réelle épaisseur. Sans être supérieurement inspiré dans tous ses aspects, le film reste captivant jusqu'au bout, ce grand monsieur du cinéma y agitant encore les oripeaux d'un talent comique et burlesque incontestable qui n'oublie jamais l'émotion.
Charllie Chaplin savait aussi bouleverser dans ce rôle à contre emploi dans un rôle de tueur en série. Cette sorte de cynisme teinté d'humour et de passion, malgré certaines longueurs, rend le film très intéressant, à défaut d'être captivant.