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Serge V
88 abonnés
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2,0
Publiée le 22 août 2014
je ne comprends pas l'enthousiasme de la critique professionnelle , oui , c'est bien joué , oui c'est original ,oui le début du film est intéressant mais dès que l'on arrive au stage militaire ,le scénario dérape complètement ,les invraisemblances s'accumulent ,et le film se termine par une fuite inexpliquée des deux héros , un repas à base de renard indigeste pour la fille et pour couronner le tout , l'immersion dans un feu de forêt . de plus,le personnage de adèle haenel est par trop caricatural et visiblement thomas cailley ne sait pas comment terminer son film
En mai dernier à la Quinzaine des Réalisateurs, un film aura attiré l'intention, Les Combattants de Thomas Cailley rafle trois prix pendant la compétition. Pas mal pour un premier long métrage peut souffler le réalisateur Thomas Cailley qui mixe ici un très habile mélange des genres et n'hésitant pas à donner de sa personne, il est allé jusqu'à suivre la formation militaire d'un groupe de jeune, une expérience très "formatrice" dira t'il. En tout cas nul doute, nous tenons un des films Français marquant de cette année (bien mieux que Danny Boon ou Kev Adams qui empestent). Il s'agit d'un cocktail ambitieux mélangeant plusieurs genres, teen's movie, aventure, romance, un très bref mélange de bonne humeur et d’excitation permanente ressortant les clichés agréables de deux êtres totalement opposés qui vont apprendre à se connaitre en milieux hostile, ainsi la charismatique Adèle Haenel tombe amoureuse du délicat Kevin Azais qui vont apprendre a se connaitre. Du déjà vu mais il suffit de quelque ressorts comiques pour rendre cette histoire passionnante et quasiment nouvelle, lutte dans un monde appart et unique revisitant les codes du cinéma avec un réalisme sidérant et touchant en plein cœur. En effet dans un monde odieux pourquoi ne pas créer le siens ? C'est le message que le réalisateur fait passer avec un élégance rarissime, presque irréelle, quand nos deux amoureux se coupent du monde réel ou survivre dans la foret tout deviens plus beau et quand il vont devoir le quitter c'est un accueil peu plaisant qui leur sera réserver. C'est avant tout un film de personnages que voulais faire Cailley et a ce niveau le film est un zénith, des personnages passionnants et attachants rendus vivants par des acteurs bluffants. Des personnages qui ont un but précis, quand Madeleine n'aime pas elle cogne, quand Arnaud aime Madeleine il va s'engager dans l'armée avec elle, nous sommes donc loin de la contemplation mais plus proche d'une lucidité et d'une limpidité générale sublimée par une photographie d'une beauté folle.Bilan :Odyssée naturelle et hymne au bonheur unique en son genre malgré son ambiance un peu trop bonne enfant. On notera les trois révélations que sont les deux acteurs principaux et un réalisateur qui a déjà toute mon intention et bien parti pour un petit César.
J'ai toujours boudé les films français dans l'ensemble à part quelque film très médiatisé puis depuis peu je me suis penché sur les films plus indépendant, moins médiatisé et mon regard sur le 7éme art français a définitivement changé, ce film ma convaincu un peu plus sur la qualité du cinéma français et que je pouvais passer à cotè de très bon film avec cette mentalité. Il y a vraiment des pépites mais faut chercher et Les Combattants en fait partit! J'ai été ébloui par un tels film. Le duo Adèle Haenel et Kévin Azaïs ne laisse pas indifférent. Voila une relation qui sort de l'ordinaire ou je me suis laissé emporter par l'histoire de ces deux acteurs. Elle garçon manqué au sens caractériel qui à la lubie de la survie, et lui qui reste pas indifférent à celle ci et qui adopte sa vision des choses. Ce film à des airs sur fond de Wild et Into The Wild mais en plus viscérale avec en plus une romance efficacement pensée et jouée.. Les personnages ne sont pas dans l'introspection et vivent l'instant présent sans se poser trop de question, ce qui rend le film totalement débridé et qui sans doute rend le jeux plus vivant et plus simple pour les acteurs. J'ai vue qu'il était nominé au césar et je lui souhaite la victoire qui ne sera pas volé, car je trouve qu'il survole ses concurrents, mise à part peut être Timbuktu que j'ai pas encore eu la chance de regarder. Ce film est audacieux, 19/20 sans hésité!
La bande annonce promettait une comédie décalée, le résultat est une déception abominable! Avoir des personnages atypiques (voir même sympathiques) ne suffit hélas pas pour faire un film amusant. Car d'humour il n'en est presque pas question dans cette histoire d'amour qui ne dit pas son nom, pas plus que de réflexion sur des situations et des enjeux bien plus risibles que drôles.
Un film proprement inutile, mais bizarrement encensé par la presse, comme quoi bénéficier des réseaux de la Fémis ça aide!
Cette histoire d’amour et de liberté est prodigieusement filmée, laissant un effet de spontanéité dans sa mise en scène. Les plans sont grands, au sens fort du terme, lumineux et harmonieux, si bien qu’on se plairait presque à se barbouiller le visage avec une peinture de camouflage. (...)Suite sur mon blog ! :)
Mais qui sont tous ces gens qui osent prétendre que Les combattants est un bon film ? Et pourquoi un César pour Adèle après cette prestation aussi plate que sans nuances. Tout cela sent le copinage à plein nez. Le cinéma se caresse le nombril et honore les siens, n'est-ce pas ? Et nous, pauvre public ? Ben rien, paye ta place et avale ce navet. En le visionnant vingt fois, tu finiras peut-être par comprendre que tu t'es juste fait avoir et que c'est toi qui mérite l'oscar de la crédulité. Pff quel navet !
Cannes a a-do-ré, le boboland a renchéri. La BA de "Les Combattants" avait un air engageant. C'est un premier "long" d'un Landais amoureux de sa terre, Thomas Cailley, qui en fait un personnage à part entière (lacs, littoral, forêt surtout) : un bon point ! Mais qu'en est-il du fond du récit ? spoiler: Madeleine a décidé d'abandonner ses études en économie, sentant la fin du monde proche (ou au moins le monde en très sérieux péril, par la folie des hommes). Elle veut s'engager, pensant que l'armée l'entraînera au survivalisme. Arnaud vient de perdre son père, et rejoint ses frère et mère pour garder à flots leur petite entreprise familiale de menuiserie. Leurs chemins se croisent, et le garçon s'engage sur celui de la fille (une préparation militaire), la trouvant très à son goût. Un petit air de promotion pour les forces armées françaises (à les supposer enclines à l'auto-dérision), de la robinsonnade, un soupçon de catastrophe (séquence assez réussie), en bref de l'apprentissage (y compris amoureux).... Mais aucun style franchement nouveau, aucun récit décapant de "combat", aucune prouesse dans l'interprétation... Comment alors expliquer cet enthousiasme général des "pros" de la critique ?... Mystère, mystère. Effet de mode et suivisme. L'autre Adèle du cinéma français, Haenel, passe du renfrogné habituel au carrément bourru ("Madeleine" cultivant le "profil" dure à cuire). Kevin Azaïs est bien meilleur en "Arnaud", car cultivant la nuance de jeu.
Je ne parviens pas à comprendre l'enthousiasme des critique professionnels (et de beaucoup de spectateurs) pour ce film. Il est passionnant d'ennui, bourré de clichés, sans scénario véritable. C'est à peine un sous-téléfilm. Et cette Adèle Haenel, dont le jeu d'actrice se limite à tirer la tronche pendant 90% du film et à être incapable d'articuler correctement la moindre réplique, a reçu le César de la meilleure actrice cette année!!!! On croit rêver....
Surprise mais dans le mauvaise sens. Compte tenu des critiques presse et spectateurs dithyrambiques, je m'attendais à quelque chose de superbe, déroutant, original, drôle. Il y en a eu : le début est déroutant et intéressant, souvent drôle, touchant. On a envie de suivre cette histoire de découverte des sentiments amoureux par 2 jeunes adultes, un peu paumés. Haenel est comme ses précédents films, juste lumineuse, passionnante et passionnée. Quelle future grande! Je découvre aussi l'acteur Azaïs, tout aussi intéressant dans son jeu, lumineux. Leur couple fait des étincelles puis...rien, j'en suis sortie en me demandant ce que c'était ce truc?! encore une arnaque des intellos ou autres de Cannes!! Oui la musique est bien, le rythme est langoureux, il y a de l'idée, de la volonté de raconter autre chose, un casting super mais au final, il n'y a rien non plus de transcendant il ne faut pas exagérer. On a déjà fait et vu mieux comme histoire d'amour. Rien de rafraichissant, euphorique etc etc etc. L'histoire part complètement n'importe comment à partir du stage militaire (alors que c'est ce qu'on attend). Ce dernier est assez mordant mais tout sonne faux, on tombe dans le cliché même ou l'incompréhension la plus totale, et leur histoire perd son sens bien au contraire. Le personnage féminin devient un vrai mur à qui on ne rêve que de mettre des claques. On ne comprend pas bien pourquoi cette obsession de la fin du monde, du monde de la survie (métaphore de sa sexualité?? de la vie d'adulte à affronter ?? je sais je vais loin...). On ne comprend pas bien le sens de l'amour qu'il lui voue, sans rien obtenir vraiment en retour (excepté cette magnifique scène où elle se donne enfin à lui dans la nature, enfin elle vient dans son monde à lui). Oui on voit où le réal souhaite nous amener, nous montrer la sensualité et la découverte du véritable amour de 2 paumés que tout oppose, mais, c'est assez indigeste pour ma part car redondant d'une part, et sans contre partie pour le personnage masculin qui semble devoir faire, lui, tous les compromis pour que leur histoire existe. Même après lui avoir sauvé la vie suite à leur escapade dans la forêt, elle reste dans son monde (un peu plus souriante et complice certe)...mouai...tout ça pour ça!? Comme si en août, il fallait s'emballer pour un "petit" film qui va cartonner avec le bouche à oreille, grâce à une presse idiote (qui s'emballe donc) car il n'y a pas grand chose d'autre ; voire l'effet Valérie Donzelli d'il y a 2/3 ans, avec son film tout aussi indigeste, narcissique et bobo au possible. A vous de voir !
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4,0
Publiée le 7 octobre 2016
L'histoire d'un jeune homme subjuguè par la beautè d'une fille qui n'a qu'une obsession : s'engager dans l'armèe pour pouvoir être capable de survivre à une apocalypse. "Les combattants", c'est d'abord au premier degrè et très concrètement le rècit d'apprentissage de deux personnes qui se battent l'une contre l'autre! Mais c'est aussi un combat initiatique d'une autre nature, à la fois existentielle et poètique, face à un monde que Arnaud et Madeleine ne comprennent pas forcèment! Ne baissant jamais les armes en passant leur temps à agir, ils vont essayer de s'inventer un monde pour eux! Le film de Thomas Cailley peut se dèfinir comme une fuite, une histoire d'amour, une rencontre! Avec son regard butè, Adèle Haenel (Cèsar de la meilleure actrice) est èpoustouflante de naturel en guerrière avec une puissance, une ènergie et une prèsence qui laissent pantois (la puissance èvocatrice des images est bien plus grande que son soi-disant problème d'èlocution). Kèvin Azaïs (Cèsar du meilleur espoir masculin) est pas mal non plus en combattant parce qu'il tient la dragèe haute à une actrice qui irradie l'ècran! Les deux comèdiens s'investissent complètement, de sorte que le film atteint une nostalgie du paradis perdu, spoiler: avec un final (l'incendie) à la lisière du fantastique (les accidents climatiques sont en fait des mètaphores). Arnaud et Madeleine s'inventent des solutions aux problèmes qu'ils rencontrent et c'est eux qui ressourcent constamment ce film physique et intense! Excellente B.O...
Les "combattants" (pourquoi ce titre) sont d'un ennui mortel. Le rythme du film est très lent, les dialogues sont d'une pauvreté affligeante et les situations totalement ubuesques. L'actrice "principale" avec son regard lunaire et sa bouche en cul de poule est pratiquement inaudible et ne fait aucun effort pour articuler. Tout le long du film on a vraiment envie de lui mettre des claques. L'acteur qui joue le rôle d'Arnaud est "moins pire" mais sont rôle de Pierrot gentil, toujours d'accord fini par lasser. Alors bravo à ceux qui ont aimé, ils sont très forts ou très snobs
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1,5
Publiée le 7 janvier 2015
Pour le coup, je ne comprends absolument pas tout cet engouement pour ce film, l'histoire est banale, c'est quasiment de la promo pour s'engager dans l'armée, la première partie est extrêmement poussive puis quand ça part dans le délire survie, c'est pire que tout car ça devient franchement ennuyeux pourtant, il y avait matière à mieux faire, mais je ne sais pas il n'y a rien qui sort du lot il n'y a pas d'émotion la mise en scène est classique bref, je n'ai pas du tout accroché.
Anrnaud et son grand frère Manu choisissent un bois au funérarium pour le cercueil de leur père. Devant le prix prohibitif pratiqué, ils décident de le faire eux même. Les deux frères menuisiers travaillent ensembles dans les Landes au bord de la mer. Chez des clients voisins, ils rencontrent Madeleine, leur fille. Madeleine est "spéciale", un peu garçon manqué, sportive et aussi un peu morbide. Prononçant des prophéties apocalyptiques, elle se prépare pour la FIN. Arnaud s'entiche de cette fille qui veut faire une préparation militaire : un stage de 15 jours dans un Régiment de Dragons Parachutistes.
Le scénario adroit nous conte une histoire intéressante et palpitante ; les dialogues sont hyper réalistes et la photographie très réussie dans ces décors naturels d'Aquitaine. Les rôles principaux sont brillamment interprétés par d'excellents acteurs : Adèle Haenel, nommée au César de la "Meilleure actrice" pour le rôle musclé de Madeleine. Kévin Anaïs, nommé au César du "Meilleur jeune espoir masculin" est très émouvant, dans le personnage d'Arnaud.
Prix Louis Delluc 2014, primé à la Quinzaine des Réalisatrices 2014 et nommé aux César de "Meilleure première œuvre" Thomas Cailley nous délivre ici une très belle comédie, à voire sans hésitation.
Contrairement à ce que laissait penser la bande-annonce, le film s'avère plus réussi dans sa partie tendresse que dans sa partie loufoque, dont les situations sont parfois forcés (les scènes d'entrainement à l'armée sont quand même pas mal). Le duo d'acteurs principal se jaugent, s'apprivoisent, lui s'endurcissant et elle s'adoucissant. On dit beaucoup de bien de la prestation d'Adèle Haenel mais celle de Kevin Azais, si expressif sans bouger un cil, m'apparait plus réussi encore Une œuvre sympathique, pas toujours bien brodée mais qui dessine au final un portrait de la jeunesse dans son rapport au monde.
C'est un curieux paradoxe qu'un film conçu comme une comédie puisse me rendre triste. On y va avec l'espoir d'un renouvellement du jeune cinéma français d'auteur, séduit par une bande-annonce maligne et des critiques enflammées. Et il suffit de deux séquences pour que ça s'effondre : le "jeune" cinéma français piétine incurablement depuis 30 ans. "Les combattants" voudraient bien échapper au formatage, on sent le désir d'insuffler une énergie nouvelle dans les dialogues, le filmage est soigné, impeccable, visuellement il y a du talent et du savoir-faire, le casting est réussi et les comédiens bien dirigés. Disons que les clichés, tics, errements traditionnels des films français subventionnés reçoivent ici un coup de peinture fraîche. On tente - un peu - de sortir du carcan, sans tomber pour autant dans le n'importe quoi à la Peretjatko (et sa "Fille du 14 Juillet" épouvantable). Sauf qu'en fait on n'en sort pas, la force centrifuge des poncifs démolit constamment ces ambitions louables. Et on a le droit, dans l'ordre : à l'ancrage social (l'entreprise de menuiserie), à la crise d'adolescence - aggravée, chez le garçon, par la mort récente du père, dont le pathos est tellement tenu à distance qu'on ne comprend pas pourquoi ils l'ont gardée dans le scénario, sinon pour faire de l'œil aux commissions -, à l'ancrage régional appuyé (les Landes). Le tout emballé sous forme de comédie qui tâtonne, change de registre sans arrêt - un coup ça se veut burlesque (mais les effets comiques sont vite répétitifs), le coup suivant ça vire à la romance cousue de fil blanc et 100% cliché, un pied dans le réalisme social, un autre dans le fantastique (la fin, particulièrement foireuse). Résultat : on ne sait pas à quoi s'attacher, on s'ennuie, on s'énerve. Adèle Haenel s'en sort mieux que Léa Seyoux dans le registre "la fille qui fait la gueule tout le temps", mais sa Madeleine est un personnage à la fois impossible et prévisible, une créature caricaturale de scénario sans réelle épaisseur. Kevin Azaïs hérite d'un rôle moins monolithique, mais qui ne sort pas des sentiers battus du tropisme post-adolescent estampillé "cinéma français de festivals de court-métrage", à la recherche d'un père de substitution (le grand-frère raisonnable ? Madeleine ? L'armée ?). On n'échappe pas non plus à l'infernale dictature de "l'évolution des personnages", qui sortiront forcément transfigurés d'une épreuve initiatique qu'ils se seront eux-mêmes infligées. Y aura-t-il un ou une jeune cinéaste français(e) pour nous débarrasser de cette plaie ?? Pour un Yann Gonzales, combien de Rebecca Zlotowski ? Bref, qu'est-ce qui différencie "Les combattants" des affreux "Grand Central", "Suzanne", ou autres "Année des Méduses" ? Un poil moins d'esprit de sérieux et un soupçon d'audace ? Même pas sûr. On lui mettra deux étoiles au bénéfice du doute.