Un Roi à New York
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Eselce

1 624 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 août 2018
Charlie Chaplin critique ici la société des médias. Le film n'a pas beaucoup d'humour et est vite ennuyeux. On voit l'opulence dans laquelle vit le roi déchu sans réellement comprendre sa célébrité ni l'intérêt des américains pour lui. La chasse au communiste est encore d'actualité, les publicités sont représentées et finalement, le film n'est qu'un léger plaidoyer du nucléaire utilisé pour les particuliers plutôt que pour la bombe. Très moyen.
Redzing

1 455 abonnés 4 944 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2025
Exilé à la suite d'une révolution, le Roi Shahdov débarque à New York. Détroussé par son Premier Ministre peu scrupuleux, il est contraint non seulement à se frotter à la société américaine, mais aussi à travailler pour la télévision pour gagner sa croûte...
Il s'agit là d'un projet autant courageux que personnel pour Charlie Chaplin. Qui réalise, produit, scénarise, compose, et interprète cette oeuvre taclant généreusement le système américain... pour faire écho à son propre passé ? Rappelons que Chaplin fut plus ou moins expulsé des USA en 1952. Il tourna en Europe "A King in New York" (qui sera son dernier rôle principal), et le film ne sortit même pas aux USA à l'époque. Il faudra attendre 1972 pour que les Américains découvrent le film en salles.
Et il est vrai que Chaplin y va fort sur la critique. La première demi-heure est percutante à souhait, se moquant de divers aspects sociétaux : la presse, les groupies et le rock, le cinéma racoleur, la télévision cynique... Ensuite, se greffe une peu grossièrement une intrigue autour d'un petit garçon communiste, critique pas très subtile mais ultra-pertinente du maccarthysme alors encore tout frais.
C'est d'ailleurs le reproche que je ferai au film, un scénario parfois artificiel. Avec ce jeune garçon et ses tirades marxistes poussives, ou cette sous-intrigue de mariage de façade avec la Reine, qui sera à peine développée.
Mais franchement, à côté c'est un plaisir. Charlie Chaplin s'amuse et s'implique, et demeure inspiré dans les gags. Qu'il s'agisse de situations, de visuels, ou de bons mots. Qui n'ont rien de superficiels, chacun contribuant à se moquer du système américain.
Je me suis d'ailleurs surpris à découvrir que plusieurs blagues ou concepts seront largement repompés çà et là dans les décennies qui suivront. Au hasard, la scène de tournage de pub fait furieusement penser à "Kate & Leopold".
Un beau film.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2020
Chaplin règle ses comptes avec l'Amérique dans ce pamphlet burlesque teinté d'amertume qui dénonce l'intolérance et la chasse aux sorcières. Sincère mais pas vraiment drôle.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2020
"Un roi à New York" est malheureusement le marqueur d'une fin de carrière pour l'un des plus grands génies du 7ème art. Le film se veut une charge comique, lucide et acide contre ce que deviennent les Etats-Unis (le consumérisme, le maccarthysme , ...), Chaplin veut régler ses comptes avec un pays d'où il est banni, mais pour cela il veut faire une comédie et s'il est vrai que beaucoup d'idées sont brillantes (le repas publicitaire, la chirurgie esthétique, l'enfant surdoué, ...), c'est dans leurs mises en œuvres, leurs rythmes, que les choses coincent et c'est là le problème : elles ne fonctionnent que trop rarement. Alors que j'ai vu plusieurs fois "Les temps modernes", que je rigole d'avance aux gags à venir, ici j'ai regardé plusieurs fois combien de temps il restait jusqu'à la fin...   
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 898 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2020
Le découpage en deux parties distinctes amenuise l'impact de l'amère charge personnelle de Chaplin contre cette Amérique défigurée à la fois par la course à la consommation et par le maccarthysme: il aurait fallu deux films, le premier, burlesque, grinçant, jouant de divers comiques de situations et des talents expressifs du héros, dans lequel avide superficialité ou amoralité cupide se voient dénoncées par un humour léger; le second, noir, presque angoissé, dans lequel innocence et esprit critique sont battus en brèche par l'intolérance politique ou la crainte d'un grand soir communiste; mais le mélange de ces deux œuvres esquissées laisse un sentiment d'inachevé. Trop de rancœurs et de déceptions exprimées à la fois!
Alain D.

742 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2021
Un film de 1957, dont la Musique, la Mise en scène et le scénario sont de Charles Chaplin. Il est aussi l'interprète principal de cette Comédie dont le sujet est une critique sévère des médias et de la société américaine. Charles n'est pas dans ce film un vagabond, puisqu'on le retrouve beau jeune homme de 68 ans, en majesté, le Roi Chador, ayant fuit son pays et débarquant aux USA, pays des "libertés".
Quelques gags, de bons mots (les dialogues sont plutôt percutants), des situations burlesques, mais globalement, cette comédie en règlement de comptes avec le maccarthysme, déçoit par son manque de rythme et son humour léger.
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2021
Le dixième film de Charlie Chaplin s'emploie à l'esprit de synthèse, il va puiser dans ces précédents travaux et cible avec désavantage toutes ses batailles pour n'en livrer qu'une seule ... Un jeu qui relève l'enjeu mais qui perd en substance et fini sa course sur un récital de cynisme.

A King in New York à bien ses moments déchirants, Michael Chaplin en est pour beaucoup sur ce point. Père et Fils se renvoie des balles et creuse le sillon de l'histoire, pour nous lointain, pour eux vivace. Charlie Chaplin à toujours eu les idées très claires et avant-gardiste et à il n'échappe donc pas à ses standards dans cette composition. Il dénonce et embrasse, il fait toutefois un choix entre les deux dans ce film.

Je termine cette rétrospective mensuel de la filmographie de cet immense Artiste avec ce film en cet après-midi de Mars. Peut-être pas celui que je mentionnerai en premier mais toutefois je reconnais qu'une nouvelle projection future me tente déjà. Alors, à ce moment là, j'en écrirai davantage.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Avant-dernier long-métrage de Charlie Chaplin, Un roi à New York a été tourné en 1957, quelques années après son expulsion des États-Unis du fait de ses prises de position progressistes. C’est donc en Europe qu’il conçût ce film, élaboré pour égratigner l’american way of life et les obsessions maccarthystes alors en plein boom de l’autre côté de l’Atlantique. Si certains de ses coups de griffe tombent à plat (contre le rock’n’roll, contre un certain cinéma hollywoodien), beaucoup de ses critiques sont pertinentes : sur la violence de la politique migratoire, sur l’omniprésence de la publicité et du marketing, et bien évidemment sur la chasse aux sorcières du début des années 50 – toute la dernière partie du film, dans laquelle joue Michael, le jeune fils de Chaplin, aborde cette thématique en évoquant l’affaire des époux Rosenberg. Mais à 68 ans, le facétieux cinéaste britannique se rappelle aussi de ses origines artistiques, et de nombreuses séquences constituent de délicieuses réminiscences burlesques du génie comique de Charlot.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
On connait les raisons qui ont conduit Chaplin à raconter cette histoire d'un roi à New York. Le cinéaste dénonce l'ostracisme maccarthyste dont il a été lui-même victime à travers une comédie à peine imagée, une comédie qui, sur la fin, n'est pas sans amertume.
Car, si le film démarre sous un angle aimablement satirique, où Chaplin raille les mœurs et la culture américaines -le mercantilisme, le rock, le western, un franc-parler qui confine à la familiarité- il prend plus tard l'accent peu équivoque du pamphlet. Chaplin dénonce alors ouvertement l'anticommunisme primaire des Américains et, plus loin, l'oubli de leurs principes démocratiques. Un roi européen découvrira, sous les apparences hospitalières des Etats-Unis, terre de liberté, qu'il n'en est pas tout à fait ainsi. Comme Chaplin l'a appris à ses dépens.
Le sujet du film aurait pu donner une brillante satire comique. Malheureusement, les arguments de l'auteur ne sont pas toujours très subtils, quoique pertinents, et surtout introduisent par moments un ton partial et vindicatif. Sur le plan de la comédie burlesque, Chaplin alterne le bon et l'anodin. "Le roi à New York" n'est pas la savoureuse comédie que j'attendais.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2019
Dénonciation du maccarthysme et de la superficialité des États-unis et son mercantilisme.
On sourit mais le résultat est moyen.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2012
D'accord ce n'est certainement pas le meilleur film de Chaplin mais tout de même "Un roi à New York" démontre l'implication totale de son cinéaste profondément humaniste dans son sujet, dénonçant aussi bien le maccarthysme dont il a été lui-même victime que la société de consommation américaine qui assomme à grands coups de publicité et qui assassine la notion du spectacle. Chaplin sait donner son avis sans être lourd ou trop moralisateur, saupoudrant son film de trouvailles humoristiques (la tirade d'"Hamlet", le moment où il ne doit pas rire sous peine de faire craquer son lifting ou encore la scène dans l'ascenseur) tout en faisant passer son discours qui n'est pas toujours subtil mais qui sait taper là où il faut à une époque où ce qu'il critique est d'actualité (souvenez-vous "Le Dictateur"). On appelle ça du talent et ça vaut largement un coup d’œil.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2025
Pour son avant-dernier long-métrage, sorti en 1957, Charles Chaplin règle ses comptes envers les Etats-Unis. Alors en exil en Suisse, en raison d’une répression menée à l’encontre de ses accointances avec le socialisme, le réalisateur signe un film très personnel dans lequel il abandonne son humour burlesque pour un ton résolument engagé. A travers l’histoire de ce réfugié à New York, issu d’une grande aristocratie européenne déchue, il montre d’abord la grandeur et la sophistication de la société américaine avant de tourner en dérision son caractère artificiel, mercantile et anti-communiste. En pleine période du maccarthysme, le propos résonne comme un pamphlet politique. Il n’oublie pas non plus de rappeler avec ironie que le poids des années agit dramatiquement sur le pouvoir de séduction et la célébrité. Bref, une œuvre atypique totalement éloignée des frasques émouvantes de Charlot.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 juillet 2012
Une comédie intelligente (comme toujours avec Chaplin) qui attaque même les États-Unis de l'époque (critiques du MacCarthysme, de la publicité, de l'esthétisme, ...). Satire efficace mais il y a également des purs scènes burlesques.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

164 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2019
Tirant décidément sur l'autobiographie, Chaplin s'inspire de lui-même dans ces années 1960, comme si sa pompe à renouvellement miraculeux commençait d'être défectueuse. Remarquons que cela lui donne un certain regard pour l'actualité, et une légitimité qu'il semble de plus en plus prompt à revêtir : fort d'un âge de 67 ans que peu de cinéastes avaient encore atteint, il est fort bien placé pour parler d'une époque qui a beaucoup changé : les immeubles new-yorkais lui paraissent incroyables au point qu'il nous les fait voir comme diablement modernes. Il immortalise aussi une avance économique américaine dont on a perdu la teneur exacte aujourd'hui : tel qu'il nous montre les États-Unis, on a l'impression de reconnaître ce que sera la France 15 à 20 ans plus tard.

Hélas, les yeux qu'il pose sur un monde où la presse et la publicité sont devenues reines ne sont pas aussi alertes que son corps de roi. Il danse et compose toujours, mais en fait d'une comédie telle qu'il nous la promet, c'est un amusement, une œuvre certes distrayante mais où le rire est suffisamment rare pour nous rendre simplement mélancolique.

Son incarnation d'un roi trouve aussi difficilement ses marques, et finit par se figer dans sa vigueur grâce à l'attachement, mais pas grâce la qualité d'écriture : démarrant dans des airs de vagabond, il devient successivement une parodie de sa condition puis, sur le tard, la digne figure dont il semble qu'il aurait vraiment voulu faire la nature du rôle.

Il est presque dommage de trouver si facilement de quoi dénigrer Un Roi à New York, comme si le simple fait que Chaplin ne sût plus être en avance le mettait en retard. Pourtant, non. Il semble même qu'il a fini par maîtriser totalement le mérite de la délégation : l'ambassadeur Oliver Johnston est un personnage aussi fameusement réussi que régulier, de même que Michael Chaplin, bien qu'on sentît les endroits où son père l'a dirigé, épice le film de l'arôme encore rare d'un excellent enfant acteur.

Et puis que diable ! Cette prospection dans une Chasse aux Sorcières dont Chaplin a vraiment souffert (on se rappelle du côté autobiographique) ne cesse d'être plaisamment orchestré : qu'on ait à sourire, grincer, réfléchir ou admirer, on reste somme toute bien occupé avec son visionnage. L'humour y est peut-être bien un faire-valoir : il fait valoir la peine d'être obligeant.

septiemeartetdemi.com
NomdeZeus
NomdeZeus

132 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2014
Cette comédie tardive de Charles Chaplin est une légère déception pour le fan que je suis. Et pour cause, Un Roi A New York n'est pas l'œuvre la plus marquante de ce grand cinéaste. Chaplin règle ses comptes avec le maccarthysme qui avait fait de lui un artiste indésirable aux États-Unis quelques années plus tôt. Mais cette vengeance prend le pas sur la cohérence du long-métrage qui se retrouve scindé en deux parties distinctes. La première est une succession de scénettes brocardant les dérives de la société américaine de manière sacrément prémonitoire (agitation permanente, publicité omniprésente, violation de la vie privée...). La deuxième, plus politisée, raconte les déboires d'un jeune américain dont les parents sont suspectés d'être des communistes, faisant ainsi écho à la vie du réalisateur. Le propos est acerbe, mais on est loin de la maestria à laquelle Chaplin nous avait habitué: certains gags tombent à plat et l'ensemble manque de subtilité. Le début de la fin?
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