Un Roi à New York
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Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Avant-dernier long-métrage de Charlie Chaplin, Un roi à New York a été tourné en 1957, quelques années après son expulsion des États-Unis du fait de ses prises de position progressistes. C’est donc en Europe qu’il conçût ce film, élaboré pour égratigner l’american way of life et les obsessions maccarthystes alors en plein boom de l’autre côté de l’Atlantique. Si certains de ses coups de griffe tombent à plat (contre le rock’n’roll, contre un certain cinéma hollywoodien), beaucoup de ses critiques sont pertinentes : sur la violence de la politique migratoire, sur l’omniprésence de la publicité et du marketing, et bien évidemment sur la chasse aux sorcières du début des années 50 – toute la dernière partie du film, dans laquelle joue Michael, le jeune fils de Chaplin, aborde cette thématique en évoquant l’affaire des époux Rosenberg. Mais à 68 ans, le facétieux cinéaste britannique se rappelle aussi de ses origines artistiques, et de nombreuses séquences constituent de délicieuses réminiscences burlesques du génie comique de Charlot.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 août 2025
Etrange de découvrir Chaplin plus âgé !
Comédie réussie, bien critique & satyrique politiquement, sans beaucoup de finesse.
Et la relation homme/femme respectueuse aussi, sans encore être égale.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2025
Pour son avant-dernier long-métrage, sorti en 1957, Charles Chaplin règle ses comptes envers les Etats-Unis. Alors en exil en Suisse, en raison d’une répression menée à l’encontre de ses accointances avec le socialisme, le réalisateur signe un film très personnel dans lequel il abandonne son humour burlesque pour un ton résolument engagé. A travers l’histoire de ce réfugié à New York, issu d’une grande aristocratie européenne déchue, il montre d’abord la grandeur et la sophistication de la société américaine avant de tourner en dérision son caractère artificiel, mercantile et anti-communiste. En pleine période du maccarthysme, le propos résonne comme un pamphlet politique. Il n’oublie pas non plus de rappeler avec ironie que le poids des années agit dramatiquement sur le pouvoir de séduction et la célébrité. Bref, une œuvre atypique totalement éloignée des frasques émouvantes de Charlot.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2025
Exilé à la suite d'une révolution, le Roi Shahdov débarque à New York. Détroussé par son Premier Ministre peu scrupuleux, il est contraint non seulement à se frotter à la société américaine, mais aussi à travailler pour la télévision pour gagner sa croûte...
Il s'agit là d'un projet autant courageux que personnel pour Charlie Chaplin. Qui réalise, produit, scénarise, compose, et interprète cette oeuvre taclant généreusement le système américain... pour faire écho à son propre passé ? Rappelons que Chaplin fut plus ou moins expulsé des USA en 1952. Il tourna en Europe "A King in New York" (qui sera son dernier rôle principal), et le film ne sortit même pas aux USA à l'époque. Il faudra attendre 1972 pour que les Américains découvrent le film en salles.
Et il est vrai que Chaplin y va fort sur la critique. La première demi-heure est percutante à souhait, se moquant de divers aspects sociétaux : la presse, les groupies et le rock, le cinéma racoleur, la télévision cynique... Ensuite, se greffe une peu grossièrement une intrigue autour d'un petit garçon communiste, critique pas très subtile mais ultra-pertinente du maccarthysme alors encore tout frais.
C'est d'ailleurs le reproche que je ferai au film, un scénario parfois artificiel. Avec ce jeune garçon et ses tirades marxistes poussives, ou cette sous-intrigue de mariage de façade avec la Reine, qui sera à peine développée.
Mais franchement, à côté c'est un plaisir. Charlie Chaplin s'amuse et s'implique, et demeure inspiré dans les gags. Qu'il s'agisse de situations, de visuels, ou de bons mots. Qui n'ont rien de superficiels, chacun contribuant à se moquer du système américain.
Je me suis d'ailleurs surpris à découvrir que plusieurs blagues ou concepts seront largement repompés çà et là dans les décennies qui suivront. Au hasard, la scène de tournage de pub fait furieusement penser à "Kate & Leopold".
Un beau film.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2025
On connait les raisons qui ont conduit Chaplin à raconter cette histoire d'un roi à New York. Le cinéaste dénonce l'ostracisme maccarthyste dont il a été lui-même victime à travers une comédie à peine imagée, une comédie qui, sur la fin, n'est pas sans amertume.
Car, si le film démarre sous un angle aimablement satirique, où Chaplin raille les mœurs et la culture américaines -le mercantilisme, le rock, le western, un franc-parler qui confine à la familiarité- il prend plus tard l'accent peu équivoque du pamphlet. Chaplin dénonce alors ouvertement l'anticommunisme primaire des Américains et, plus loin, l'oubli de leurs principes démocratiques. Un roi européen découvrira, sous les apparences hospitalières des Etats-Unis, terre de liberté, qu'il n'en est pas tout à fait ainsi. Comme Chaplin l'a appris à ses dépens.
Le sujet du film aurait pu donner une brillante satire comique. Malheureusement, les arguments de l'auteur ne sont pas toujours très subtils, quoique pertinents, et surtout introduisent par moments un ton partial et vindicatif. Sur le plan de la comédie burlesque, Chaplin alterne le bon et l'anodin. "Le roi à New York" n'est pas la savoureuse comédie que j'attendais.
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2024
Pas le meilleur chaplin, pas aussi subtil que les meilleurs, on s'ennuie un peu car l'humour est pas toujours exceptionnel.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2023
Venu d'un pays européen et monarchique il arrive au pays symbole de la démocratie moderne il arrive donc comme un homme "arriéré" qui va découvrir un pays moderne et technologiquement supérieur. Ainsi le roi est choqué par la musique à la mode qui est pour lui juste du bruit pour une jeunesse déchaînée, des affiches de films démontrent une société en perdition avec des titres évocateurs "L'Assassin a une âme", "Le Retour de la Terreur" ou "Homme ou Femme", il est soumis ou séduit par un nouveau paramètre de la consommation avec la Publicité qui pousse à certains extrêmes, puis, malheureusement, il va être éveillé par un gamin sur le communisme ! Et c'est là que le film prend toute sa dimension tragique car Chaplin en profite pour frapper fort et de façon "acide" contre le Maccarthysme avec un symbole fort, les parents renvoyant au fameux couple Rosenberg. Le duo que forme Chaplin avec son fils renvoie aussi, et de façon plus émouvante, à son chef d 'oeuvre "The Kid" (1921). Mais comme il l'écrira dans son autobiographie Chaplin a sans doute une créativité en berne depuis ses déboires débutés dans les années 40. Après le mélancolique "les Feux de la Rampe" l'artiste va plus loin ici dans une satire amère...
Site : Selenie.fr
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 juillet 2021
Un film de 1957, dont la Musique, la Mise en scène et le scénario sont de Charles Chaplin. Il est aussi l'interprète principal de cette Comédie dont le sujet est une critique sévère des médias et de la société américaine. Charles n'est pas dans ce film un vagabond, puisqu'on le retrouve beau jeune homme de 68 ans, en majesté, le Roi Chador, ayant fuit son pays et débarquant aux USA, pays des "libertés".
Quelques gags, de bons mots (les dialogues sont plutôt percutants), des situations burlesques, mais globalement, cette comédie en règlement de comptes avec le maccarthysme, déçoit par son manque de rythme et son humour léger.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2021
Nouvelle parabole politique adressée à l’Amérique alors que cette dernière s’est lancée dans une chasse aux sorcières, A King in New York se saisit d’un personnage extérieur – Shahdov est le roi d’Estrovie – pour mieux démasquer l’hypocrisie à l’œuvre dans la société. L’intelligence du long métrage est multiple : composer un roi ingénu qui, en s’émerveillant des différences culturelles, pointe du doigt les dysfonctionnements de la modernité américaine ; le prendre au piège de la toile médiatique, avec de l’argent facile contre une prostitution de son image aussitôt rendue publique aussitôt manipulée au gré des publicitaires ; partir de tout en haut pour descendre tout en bas, ce que permettent notamment la fuite du ministre avec la caisse puis la rencontre du jeune garçon nommé Rupert, placé en détention suite à l’arrestation de ses parents que la police soupçonne d’adhérer au communisme. Le nom de famille de ce garçon s’avère significatif : Macabee, comme s’il était déjà mort, pour l’unique raison de l’appartenance politique des siens. Avec humour et tendresse, le film met ainsi en scène la conversion d’un monarque qui finit par délaisser le modèle capitaliste pour lui préférer un modèle axé sur l’humain, socialiste dirons-nous. Réalisé et sorti en plein maccarthisme, à une époque où Chaplin lui-même a dû quitter les États-Unis après la perte de son visa américain, A King in New York nous donne accès à l’intériorité tourmenté d’un puissant dont l’escroquerie – il a ruiné son pays – ne l’empêche pas d’avoir un cœur, ce que le cinéaste traduit à l’écran en se concentrant sur les intérieur privés, notamment la suite qu’occupent Shahdov et l’ambassadeur Jaumier, et sur l’idylle amoureuse pleine de détours et de faux-semblants.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2021
Le dixième film de Charlie Chaplin s'emploie à l'esprit de synthèse, il va puiser dans ces précédents travaux et cible avec désavantage toutes ses batailles pour n'en livrer qu'une seule ... Un jeu qui relève l'enjeu mais qui perd en substance et fini sa course sur un récital de cynisme.

A King in New York à bien ses moments déchirants, Michael Chaplin en est pour beaucoup sur ce point. Père et Fils se renvoie des balles et creuse le sillon de l'histoire, pour nous lointain, pour eux vivace. Charlie Chaplin à toujours eu les idées très claires et avant-gardiste et à il n'échappe donc pas à ses standards dans cette composition. Il dénonce et embrasse, il fait toutefois un choix entre les deux dans ce film.

Je termine cette rétrospective mensuel de la filmographie de cet immense Artiste avec ce film en cet après-midi de Mars. Peut-être pas celui que je mentionnerai en premier mais toutefois je reconnais qu'une nouvelle projection future me tente déjà. Alors, à ce moment là, j'en écrirai davantage.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2020
Le découpage en deux parties distinctes amenuise l'impact de l'amère charge personnelle de Chaplin contre cette Amérique défigurée à la fois par la course à la consommation et par le maccarthysme: il aurait fallu deux films, le premier, burlesque, grinçant, jouant de divers comiques de situations et des talents expressifs du héros, dans lequel avide superficialité ou amoralité cupide se voient dénoncées par un humour léger; le second, noir, presque angoissé, dans lequel innocence et esprit critique sont battus en brèche par l'intolérance politique ou la crainte d'un grand soir communiste; mais le mélange de ces deux œuvres esquissées laisse un sentiment d'inachevé. Trop de rancœurs et de déceptions exprimées à la fois!
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2020
"Un roi à New York" est malheureusement le marqueur d'une fin de carrière pour l'un des plus grands génies du 7ème art. Le film se veut une charge comique, lucide et acide contre ce que deviennent les Etats-Unis (le consumérisme, le maccarthysme , ...), Chaplin veut régler ses comptes avec un pays d'où il est banni, mais pour cela il veut faire une comédie et s'il est vrai que beaucoup d'idées sont brillantes (le repas publicitaire, la chirurgie esthétique, l'enfant surdoué, ...), c'est dans leurs mises en œuvres, leurs rythmes, que les choses coincent et c'est là le problème : elles ne fonctionnent que trop rarement. Alors que j'ai vu plusieurs fois "Les temps modernes", que je rigole d'avance aux gags à venir, ici j'ai regardé plusieurs fois combien de temps il restait jusqu'à la fin...   
Elg
Elg

21 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2020
Toutes les œuvres de Charlie Chaplin sont bâties à partir des composantes d’une critique sociale. Ici c’est notamment le maccarthisme qui est en jeu ainsi que la perversité des médias. Des sujets qui ont touché de près le légendaire cinéaste au point de l’amener à couper les ponts avec la société américaine. Ce n’est pas l’intérêt du contenu qui fait défaut dans Un roi à New York, mais la mixité des genres. Chaplin y trimbale quelques tics de son personnage de Charlot créé à l’ère du muet et cela détonne avec la facture plus moderne. Plusieurs mises en situation, qui auraient probablement été hilarantes en pantomime, perdent leur effet comique dans une dynamique de jeu plus réaliste et moins distancié. La séquence en cour qui montre Shadov en train de viser les membres du tribunal avec un boyau d’arrosage est lourde de sens et drôle en soi, mais dans l’univers où il est plongé, le spectateur se demande davantage qu’est-ce le réalisateur a bien pu fumer pour imaginer une telle scène. Comme si le clownesque y laissait de sa pertinence et de se son percutant en se trompant d’adresse. Il faut dire que la faiblesse du montage ne contribue pas à donner du rythme à l’histoire et du punch aux gags. En revoyant ce film 60 ans plus tard, on applaudit le message et le caractère dénonciateur de Chaplin que le temps n’avait pas réussi à modérer. On se lève de notre siège avec le désir de revoir ses chefs-d’œuvre et en réalisant à quel point le monde du troisième millénaire le manque royalement.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2020
Chaplin règle ses comptes avec l'Amérique dans ce pamphlet burlesque teinté d'amertume qui dénonce l'intolérance et la chasse aux sorcières. Sincère mais pas vraiment drôle.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2019
Dénonciation du maccarthysme et de la superficialité des États-unis et son mercantilisme.
On sourit mais le résultat est moyen.
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