4725 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
481 critiques spectateurs
5
81 critiques
4
167 critiques
3
115 critiques
2
68 critiques
1
32 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mars 2015
Sur un plan purement cinématographique mis à part la qualité des photos et la bande sonoare, ce film mérite-t-il toutes les louanges qu'il a reçu, pas si sûr, mais sur le plan du scénario, pour les "Nordistes", bien sûr. Et pas besoin de connaître la région du monde où il se passe, même si ce film ne peut avoir qu'une "résonance" particulière pour celles et ceux qui connaissent le mali et les pays environnants. Mais surtout et avant tout c'est un film à voir "absolument" dans le contexte actuel et en ayant en tête qu'un maire d'une ville française a fait interdire la projection de ce film pendant que le président du Burkina Faso - pays sahélien voisin du Mali - n'a pas empêché - au contraire - que le film soit projeté lors du Fespaco - Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou - fespaco.bf -. Chercher l'erreur...
Timbuktu c'est le cinéma qui répare les âmes cassées, c'est le film qui fait son possible pour remettre de l'âme et de l'humanité après le passage du néant, c'est la tentative de faire pousser du blé sur les hectares de plaine ravagées par le feu. L'image est magnifique, le conte prend son envol poétique et on ne peut qu'encourager les gens qui tentent de combattre l'obscurantisme et les tarés.
Mais voilà, il m'a manqué de la chair, dans ce Timbuktu, de la chair à penser, de la chair de personnage, de dialogue pour aller un peu plus loin qu'un simple état des lieux poétiques pour tenter d'échapper à la barbarie.
Vu comme le réalisateur a été chiant lors des Césars, cela n'augurait rien de bon pour le film ! Bingo ! Des longueurs, et des longueurs qui font qu'on n'est pas du tout ému... Pourtant la peinture de cette famille nomade est touchante.
J'ai vu un film... qui fait froid dans le dos tellement cette brutalité islamiste prend pied dans un pays, certes pauvre, mais tellement beau... On est choqué par le fait que tant d'horreurs puissent être possible, et d'autant que peu de chose sont montrées, mais tout est suggérés... L'avenir de ces pays africains ravagés par la misère, la pression religieuse et par la société des hommes pourrait passer par la femme. Et ce film nous montre du courage, de la conviction et de la force. La vie, on l'espère, finira par reprendre le dessus par rapport à ces forces de mort. Les images de ce film sont tellement belles, tellement émouvantes qu'on se retrouve le coeur serré de tant de violence... Impuissant et démuni... Comment des êtres humains peuvent imposer cela à d'autres être humains, et surtout, comment est-il possible que ce modèle de société semble être recherché par d'autres êtres humains, alors qu'ils vivent dans une société démocratique et égalitaire -même si bien sûr beaucoup pourrait être amélioré-. Abderrahmane Sissako livre une ode à la tolérance qui permet de découvrir de nombreux personnages touchants, ambiguës, profond... ou pas... Lorsque le Djihad dans sa version "quotidien banal", il révèle toute sa médiocrité et sa bassesse... Non pas qu'il exalte une force puissante lorsqu'il traite de combat... Et là, dans ce film, on touche du doigt l'endoctrinement d'une population asservie, et prête à être les "Charlots au Mali"... Les images sont belles, la musique touchante et certains comédiens époustouflants... Et pour la petite histoire, je suis resté jusqu'au bout du générique où j'ai vu "qu'aucun animal n'avait été maltraité pendant le tournage"... Ouf, j'étais rassuré... Quant aux hommes qui subissent les exactions de ces prédateurs, ils l'ont tous été (mais ils ne sont pas assez filmés...)
Plans larges sublimes!!!!! Scènes fimées comme des tableaux!! Même Quan la mort est accidentelle.. Douceur, tendresse forment 1 voile face à la violence , la connerie Appel à la réflexion !
Un film qui ne démérite pas de ses récompenses, il est tourné sans concession, mais avec une grande pudeur pour ne pas effrayer par l'image (le subjectif est bien assez présent, inutile d'y ajouter des scènes gores), contre ces "fous de Dieu" qui font régner la terreur (mais qui fument en cachette et ne sont pas loin de commettre l'adultère, eux ces donneurs de leçons, qui n'ont rien à voir avec l'Islam), et la douce de vie de Kidam, Satima et Toya, et le petit berger. Jusqu'au bout Kidam sera digne. C'est, malgré le thème extrêmenent dur traité, un bijou de réalisation et une belle leçon d'humanité. ll montre aussi le courage des femmes qui osent braver ces monstres qui les persécutent et ne cessent de les rabaisser. Je le reverrai c'est certain.
De belles images dans un mode où on tue plus facilement les humains que les bovins. Un monde d'abrutis par des croyances débiles qui paraît étrangement calme mais terriblement tragique.
Un très beau film, que bien des gens devraient aller voir, prenant du début à la fin, grâce à un scénario bien construit et au sujet brûlant qui touche le monde entier. Essentiel!!
Un film magnifique, qui ne tombe pas dans le piège du pathos malgré l'horreur des scènes de la vie quotidienne dans ces villes tombées sous le poids des djihadistes. La beauté des images est à souligner, et ces paysages d'une beauté indomptable nous font oublier l'occident et la salle de cinéma quelques instants. Seules quelques scènes m'ont parfois paru longues. Enfin, à ceux qui trouvent ce film islamophobe, soit vous n'avez pas vu le film soit vous n'en avez rien compris.
Ce film a le mérite de montrer la vie des gens sous l'emprise des djihadistes. On a l'impression que la situation est assez réaliste. Pas beaucoup d'action, pas d'intrigue mais le film est attachant.
Artificiel . Esthétisant. Bons sentiments... Trop beau et trop gentil. Décousu et ennuyeusement lent. Récompensé pour des raisons autres que cinématographiques.
Le djihadisme du désert dans toute son absurdité et sa cruauté, dans sa négation de l'individu et de la culture.
Abderrahmane Sissako livre un film bouleversant, en décrivant des ethnies afro-occidentales abandonnées par leurs "Etats" et soumises au joug cynique d'illuminés, venus imposer leurs contraintes d'esprits frustrés et ignorants.
Un film malheureusement prophétique des événements de Janvier au Niger, et qui permet de mieux comprendre la nécessité de l'intervention française au Mali.
Pour ceux qui dénoncent ce film comme "islamophobe" - certainement sans l'avoir vu - les scènes entre l'imam et les djihadistes valent plus que de longs discours.
Une surprise personnelle : La présence et la superbe prestation de la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, qui était venue il y a 2 ans illuminer le festival de jazz de mon village d'enfance.