Whiplash
Note moyenne
4,4
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1 217 critiques spectateurs

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Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2017
A l’image de la passion de Damien Chazelle, son premier succès dégage une intense conviction dans la réussite. Il est ici question de se dépasser, outre l’amour pour le Jazz. On ne peut apprécier une bonne symphonie que dans le bon tempo.
La rigueur est source de conflit avec le fort intérieur du jeune batteur Andrew Neyman (Miles Teller) et il le découvre à ses dépens. Dès lors qu’il rencontre son purificateur, l’illustre Terence Fletcher, pour qui il convoite une place de privilège dans le groupe, il sera jugé sur toutes les nuances. Et au-delà du duel qui régit entre l’adolescent, trop confiant et le professeur, trop sévère, nous avons une rivalité qui domine largement le jeune Neyman contre lui-même. Son évolution passe par la passion, le désir et l’avarice. Le talent n’est jamais un don pour Fletcher et il faut le mériter. Neyman laisse alors son état d’âme de côté, car oui, il présente déjà des complexes d’infériorité qui le pousse à avancer.
Le caractère challenger est un risque dont il est difficile d’assumer à la première heure. Supporter son poids, c’est comme supporter de porter les baguettes pour le compte de son professeur. Ce dernier n’est pas le plus tendre, mais le plus rationnel des deux. On passe ainsi par l’angoisse du studio, où chaque artiste joue sous la pression. Jouer chaque note comme si c’était le dernier concert à partager. La salle de répétition devient ainsi le temple où Fletcher démasque chaque fausse note, jusqu’à obtenir satisfaction.
Et bien que les propos puissent sembler surréalistes, il n’y a rien de plus crédible que cette démarche guerrière pour se remettre en question. On brûle des étapes on en néglige au fur et à mesure. Les sentiments sont mis de côté pour l’honneur et le défi. La distraction n’est pas permise et Chazelle nous le fait comprendre par le biais de son montage rythmé et intense. On en garde le souvenir de la sueur et du sang versés où les batteurs ont dû s’employer à la tâche. Alors que l’un de protagoniste promet d’être désagréable à soutenir, les rôles s’inversent subtilement pour laisse la morale prendre le dessus.
Ces deux entités se livrent ainsi dans un duel, éprouvant leur motivation au bout de la baguette. Chaque mots père autant que les notes jouées. Entre professionnalisme et maturité, l’écart est trop étroit pour trouver le bon accord entre le dominant et le dominé. Le cas de l’école classique peut en choquer plus d’un, mais la maîtrise et le succès reste entier, jusqu’à la dernière note, lourde et puissante !
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

406 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2016
Selon Damien Chazelle, qu’est ce qu’un chef d’œuvre dans sa pleine définition ? L’extase, l’intensité, les lèvres qui se serrent, les membres qui se crispent. La fiction transcendant une réalité parallèle, uniquement séparée par un écran. Si Whiplash le définit grandement, il ne s’en contente pas. Ce que l’on ressent est la rage, la détermination, le dépassement personnel irrationnel, presque inhumain, pour l’amour de ce que l’on aime par-dessus tout. Ne jamais se contenter d’une simple réussite, mais plutôt chercher à gagner l’excellence, l’apogée. La musique est un exemple frappant, mais cela est valable dans tous les domaines. Cette leçon de persévérance maitre/élève est une véritable leçon de vie, une expérience magistrale où la force morale surpasse de très loin la force physique, et où l’abandon est inenvisageable. La confrontation entre Miles Teller et J.K. Simmons sur la scène finale fait partie de ces moments qui nous rappellent que le cinéma n’est pas qu’une simple source de divertissement. Ces regards, cette rage au ventre, mutuellement rivés sur un seul et unique objectif, et ce solo démentiel… tout cela impose le respect, tout simplement. Que ce soit à travers une réalisation parfaite, ou encore le message transmit, humainement touchant et profond. Les adeptes de jazz et de hautes performances s’accorderont sur la perfection de l’ouvrage. Les non-initiés n’ont qu’à se laisser envouter. Voyez cela comme une version music-hall de Full Metal Jaket avec un brin d’imagination. On a rarement fait plus intense en tous genres confondus, si l’on omet entre autre Requiem for a Dream ; mes mains tremblantes en témoignent. Un pure chef d’œuvre unique en son genre, avec une place bien au chaud dans mon top 10. Bluffant. 5/5
Ristobop
Ristobop

41 abonnés 96 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 octobre 2016
Tout ce que je déteste, en tant que musicien et qu'auditeur, dans ce que le Jazz a de plus individuel, douloureux dans son approche et son exécution. Celui qui bastonne plus qu'il ne swing, celui pour qui "jouer ensemble" n'est qu'un moyen pour se mettre soi-même en valeur... La musique-vitrine. Il ne s'agit pas d'un film de jazz mais de sport, d'action. Et aucun humour ni, au moins, de second degré (vite repasse-moi "the Blues Brothers"!).
Non, jouer de la batterie n'est pas un match de boxe, "on ne tape pas sur une batterie sous l'emprise de la haine" disait Trilok Gurtu qui s'y connaît un peu quand même!
Et on ne devient pas artiste uniquement en bossant comme un forcené ni en s' imposant des souffrances artificielles mais en VIVANT, en étant VIVANT. La musique n'est belle que lorsqu'elle parle de la vie, qu'elle sort de son carcan technique; ET surtout jamais l'auditeur ne doit être otage de la technicité de l'interprète. Ce serait s'esbaudir devant un singe savant, un performeur plutôt qu'un créateur, inventeur, libre, léger... fou...
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2014
Après avoir lu de bonnes critiques sur ce film, même si je n'aime pas le jazz, je me suis dit "pourquoi pas".
Je regrette un peu d'être allée le voir car même si ce film a de la valeur, c'est très pénible tout le long : de la souffrance, de l'humiliation, mais surtout une musique abrutissante pratiquement tout le long du film.
Quel soulagement quand cela se termine.
D'accord le film véhicule des émotions indiscutables mais au final les émotions que l'on peut ressentir sont trop négatives dans l'ensemble.
J'ai du mal à comprendre les critiques qui encensent ce film.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2022
En 2014, Damien Chazelle réalise son second long-métrage dans lequel il explore le milieu des artistes de jazz. Délaissant la comédie musicale, il s’aventure surtout vers la description des relations entre un professeur autoritaire (J.K. Simmons) et son élève surdoué (Miles Teller) dans un rapport dominant/dominé. Même si le scénario reste très minimaliste et s’intéresse principalement au thème du harcèlement moral, la fluidité et la tonicité de la mise en scène permettent de vivre un grand moment de cinéma. En tant que spectateur, on se retrouve au cœur d’un combat destructeur rythmé par les roulements de batterie. Bref, un film dramatique haletant et captivant.
UnitedArtists
UnitedArtists

79 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2015
Whiplash est une révélation. Damien Chazelle signe un film d'une grande ampleur, tout est une affaire de perfection. Nous suivons les traces d'un jeune batteur au talent prometteur qui se viens à atterrir dans le Studio Band, groupe dirigé par un enseignant ayant une grande réputation. C'est alors qu'un duel entre les deux hommes prendra vie.

J'ai pris une grosse claque dans la gueule, il n'y a rien d'autre à dire, Whiplash est une tuerie, une perle cinématographique. L'ambiance créée par Chazelle est géniale, la photographie est sublime et colle ainsi parfaitement au thème du jazz, ces mouvements de caméra sont très inspirés notamment et surtout lors du final, incroyable de maîtrise. La musique est ici omniprésente et est un personnage à elle toute seule, elle a un rôle, une présence extrêmement forte mais magnifique à tout point de vue. Au fur et à mesure que l'on avance dans le film, l'histoire prend rapidement des tendances de thriller à la Black Swan le chef d'oeuvre de Darren Aronofsky: la quête de la perfection absolue. Même si le malaise de Black Swan n'est pas présent dans Whiplash, même si l'aspect glauque n'y est pas présenté, on est bluffé par la maîtrise du jeune cinéaste, la tension monte crescendo lors des séquences de répétitions, on en a le souffle coupé. Les affrontements entre le professeur tyrannique et son élève sont un supplice pour les nerfs, on est sous pression constamment. Ce duel entre nos deux protagonistes nous est présenté comme un véritable combat sur un champ de bataille, les instruments sont alors remplacés par de véritables armes de guerres et cela ne cesse d'exploser. Toutes les séquences musicales nous sont représentées comme des No Man's Land, ici règne que le sang, les larmes, ainsi que le sueur. Chazelle à souhaité montrer la musique comme quelque chose de physique, intense. Mais la force de ce groove haletant n'aurait pas été aussi réussi sans les superbes performances de Miles Teller et de J.K Simmons (l'oscar est pour lui !): ils sont impressionnants. Certains comparent Whiplash au Full Metal Jacket de la musique dans le sens ou il y a ici un duel "entre l'élève et le mentor", comme la première partie du film de Kubrick. Moi je comparerait plus Whiplash à Black Swan pour une seule et unique chose: la quête de la perfection, de l'excellence, surpasser nos limites jusqu'à en souffrir (la sueur, les larmes et le sang). Le montage de Chazelle est superbe, le rythme est parfait, aucun temps mort, le tempo est fluide et ne cesse de monter jusqu'à un final d'anthologie (même si je dois l'admettre le morceau final est légèrement long pour moi): le solo de batterie est juste incroyable, je me suis pris une claque en pleine gueule c'est dire. Ce duel entre les deux hommes se conclut d'une manière assez inattendue mais avec brio.

Damien Chazelle, pour son premier film (sorti en salle) nous signe un chef d’œuvre qui marque littéralement les esprits que ce soit par sa mise en scène inspirée, son montage superbe, une photo propre au monde du jazz et des interprétations au cordeau notamment pour J.K Simmons. Après avoir vu ce grand film je ne peux que vous obliger à aller voir Whiplash qui pour moi est une révélation et un véritable coup de cœur, la batterie nous est ici représentée comme une arme servant de combat face à "l'ennemi" (le professeur). Vous aimez la musique ? Allez voir Whiplash. Vous n'aimez pas la musique ? FONCEZ voir Whiplash et vous aurait une perception totalement différente de cet art qui prend aux tripes. 9/10
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 décembre 2015
Une plongée saisissante dans le monde du jazz et de la batterie en particulier. Même si le thème de la relation enseignant-élève est assez classique, la réalisation impeccable de Damien Chazelle en fait un film marquant et absolument remarquable pour sa violence psychologique faite de manipulations, de brimades et de d'humiliation. J.K. Simmons, en professeur acariâtre, est excellent et Miles Teller, pris dans la spirale de l'exigence et de la réussite artistique, livre une prestation profonde. A mi-chemin entre "Full metal jacket" et "Black swan".
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2016
Face aux humiliations et au sadisme d’un odieux professeur de jazz du Conservatoire de New York, un jeune batteur ambitieux de 19 ans n’a que deux options : la soumission ou l’affrontement. Même s’il peut paraître quelque peu itératif, ce film réalisé par Damien Chazelle est un délice cinématographique qui se déguste aussi bien avec les oreilles qu’il s’apprécie avec les yeux : le dénouement est mirobolant et son montage un enchantement. Fait de sueur et de sang, le duel psychologique de « Whiplash » tient donc toutes ses promesses, J.K. Simmons, le verbe haut et assassin, y est tout simplement hallucinant et Miles Teller, une vraie révélation. Les slogans vantant le film sur l'affiche/jaquette ne mentent pas. C'est brillant.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 mai 2015
Andrew, âgé de 19 ans n'a qu'un seul objectif en tête : devenir le meilleur batteur de jazz de tous les temps. Pour cela, il devra « affronter » le professeur Fletcher, sadique à souhait et poussant ses élèves au bout du bout. Au vu du sujet, de l'univers dans lequel il évolue, des critiques élogieuses formulées par la presse et les spectateurs et les notes attribuées, « Whiplash » était apparemment le film coup de poing de la fin d'année 2014. Peine perdue. En fin de compte, on débouche encore une fois sur une vraie déception. J'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre comment ce film a pu être élevé au rang de chef d'oeuvre. Je ne vois vraiment rien qui puisse justifier ce statut. Il s'agit là d'un film quelconque, creux. Il y a beaucoup de longueurs. On s'ennuie très très souvent. Il n'y a aucune scène marquante. Et la scène finale, étant l'objet de l'admiration des 3/4 de ceux qui ont vu le film est à mon goût plutôt grotesque. Les personnages sont inintéressants, surtout le principal, aussi expressif qu'une planche à pain et aussi charismatique qu'une feuille de salade et qu'une dégage aucune sympathie. Reste J.K Simmons pour élever un tant soi peu un niveau relativement faible. « Whiplash » une œuvre phare ? Non, absolument pas. Juste un film qui se regarde qu'une fois et qui s'oublie aussitôt.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 décembre 2014
C’est en écoutant la bande originale de Whiplash, écrite conjointement par Justin Hurwitz et Tim Simonec, que je me mets à la rédaction de la critique du deuxième long métrage de Damien Chazelle. On sort de la projection, au bord des larmes, bouleversé par le jeu des acteurs, encore subjugué par la puissance narrative du film pour quelques heures.

Au Shaffer Conservatory de Manhattan, le jeune Andrew Neiman (Miles Teller), batteur de jazz est remarqué par Terence Fletcher (J. K. Simmons), un chef d’orchestre à la fois génial et tyrannique qui l’intègre à son Big Band.

Whiplash est un hommage vibrant à Buddy Rich, incroyable batteur de Charlie Parker, dont les solos légendaires ont inspiré les compositeurs de la bande original. Le cœur de Whiplash, c’est la musique jazz. On ressent dans chaque plan, un amour véritable de cette musique de la part de Damien Chazelle. Les cordes, les cuivres, les vents, chaque famille d’instruments est sublimée lorsque le groupe se met à jouer. Terence Fletcher est un enseignant intransigeant, poussant les élèves au-delà de leur limite, et parfois dans les cordes. Charlie Parker est mort à trente-quatre ans, détruit par sa dépendance à l’alcool et à la drogue. Entre temps, il était devenu The Bird. Brûler la vie par les deux bouts, mais lui insuffler une véritable énergie, presque divine, en faire une orgie de tous les instants, et s’éteindre, éreinté mais reconnu de tous, voilà l’ambition du jeune Andrew Neiman qui mettra à mal l’amour de son paternel (Paul Reiser) et de sa petite-amie Nicole (Melissa Benoist). Sur ce point, Terence Fletcher sera à la fois sa rampe de lancement et son pire ennemi.

Whiplash est trépidant du début à la fin. Pour un amateur de jazz, il vaut le coup ne serait-ce que pour la bande son incroyable et la virtuosité avec laquelle les morceaux reviennent sans jamais se ressembler, redécouverts à chaque interprétation. Whiplash est un film appelé à devenir culte pour tous les amateurs de musiques jazz. On est loin des bandes inaudibles des Sexy Dance et autres comédies musicales aseptisées lorgnant davantage du côté du teen-movie pour adolescente boutonneuse que d’une véritable déclaration d’amour à une musique.

Whiplash ne manque pas d’atout, c’est également un excellent thriller où Terence Fletcher mène son groupe, tout autant que le public, à la baguette, faisant et défaisant les ambitions des élèves, nous faisant l’admirer pour son bagout et son perfectionnisme et le détester pour ses abus de pouvoirs et sa folie de plus en plus menaçante. Whiplash est une plongée haletante dans la vie d’un manipulateur, persuadé de pouvoir jouer à Dieu, de créer le génie à partir de rien. Personnage ambigu, il nous fascine et nous fait peur dans le même temps. Comme le jeune Andrew, on reste longtemps sous son emprise, renforcée par la musique qui devient hypnotique.

Lorsque, pour l’enseignant, la vengeance prend le pas sur l’amour de la musique, il est alors temps pour le jeune prodige de reprendre le contrôle de la situation et de donner à son art tout ce qui lui reste, du sang, des tripes, de la sueur, du génie ! Peu importe que Fletcher ait eu raison ou tort. Comme l’a dit Flaubert : « La morale de l’art consiste dans sa beauté même, et j’estime par-dessus tout d’abord le style, et ensuite le vrai. ».

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 décembre 2014
Premier film du jeune réalisateur Damien Chazelle , un film s'inspirant de sa propre expérience dans le milieu de la musique. On pourrait voir ce film comme une oeuvre autobiographique. Damien Chazelle nous dépeint la vie de ce jeune musicien qui a pour but de devenir batteur professionnel.

Le film traite avec brio du rapport ou plutôt du duel entre un professeur de musique et d'un jeune musicien. Leur relation est ambigu , on ne sait pas vraiment si ils se détestent ou si ils s'apprécient, c'est juste la motivation et la quête de l'excellence qui va les réunir. Miles Teller étoile montante du cinéma, interprète avec vivacité le personnage de Andrew Neyman , il se donne à 100% . Un personnage déterminé qui a pour unique but d'être le meilleur batteur de tous les temps. Un rêve qu'il essayera par tous les moyens d'atteindre dans sa quête de l'excellence absolu, au risque de jouer jusqu'à l'épuisement et même de risquer sa vie. "Whiplash" c'est le genre de film qui vous prend au tripe pendant plus 1h45 sans jamais laisser retomber la pression, jusqu'au final mémorable qui se finit en apothéose ou la seul chose qu'on a envie de faire après c'est d'applaudir.

Le réalisateur disait que "Whiplash" est abordé de la même manière qu'un film de guerre. Le personnage du professeur incarné par le talentueux J.K. Simmons fait beaucoup penser au célèbre personnage complètement barré du Sergent instructeur Hartman dans "Full Metal Jacket" de Stanley Kubrick. Ces personnages intraitables ont un but commun , pousser leurs hommes à faire de leurs mieux en donnant leur maximum .Il faut suer et retrousser ses manches, empoigner la vie à pleines mains et s'en mettre jusqu'aux coudes pour atteindre le sommet. J.K. Simmons incarne un homme à la fois détestable et attachant , il peut passer d'un calme absolue et exploser dans la seconde qui suit. Un personnage fascinant qui lui vaudra ( je l'espère) l'oscar du meilleur acteur dans un second rôle. La réalisation de Damien Chazelle est particulièrement originale , une mise en scène qui se concentre uniquement sur les 2 personnages principaux, la caméra tournoyant autour d'eux comme si ils étaient lié par le destin. " Ce n'est pas par hasard si tu es là aujourd'hui".

Et c'est d'un coup de baguette qu'il rentre facilement dans top 2014 . "Whiplash" est la petite pépite qui clôt l'année 2014 de la meilleure des manière.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 janvier 2015
J'étais enthousiaste à l'idée d'aller voir ce film dont les critiques plus qu'élogieuses.
Je suis sortie de la séance un peu confuse.
Oui, ce film a un aspect séduisant : les acteurs sont impeccables, les confrontations impressionnantes, la performance à la batterie puissante.
Mais, je crois que je suis passée à côté du côté jouissif vanté et promis par l'affiche...
Un sentiment unique de malaise, aucune émotion positive...
J'aime voir des batteurs sur scène et voir le plaisir qu'ils éprouvent à jouer et nous épater.
Je n'ai rien vu de tel dans ce film (même si je comprends bien que ce n'était manifestement le propos).
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2017
Un excellent film sur le jazz . Milles Teller incarne un jeune batteur new-yorkais . J. K. Simmons interprète un professeur tyrannique de musique.
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2015
Ce drame musical, mettant en scène la quête d'excellence, possède un excellent scénario, intense et fascinant, une superbe mise en scène, un solo final en apothéose totalement jouissif et est interprété par un duo d'acteurs absolument magistrale.
Un chef-d'œuvre.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2016
Le synopsis tient en 2 phrases : c’est un duel entre un étudiant, Andrew, qui joue de la batterie et son professeur (Jonathan K. Simmons qui a joué beaucoup de seconds rôles), très exigeant, odieux et même sadique. On assiste essentiellement aux répétitions d’un orchestre de jazz [« Whiplash » est le titre d’un morceau de jazz d’Hank Levy (1927-2001) et enregistré par Don Ellis (1934-1978) (ce dernier ayant aussi composé la musique du film « French connexion » (1971) de William Friedkin) et signifie aussi coup de fouet et coup du lapin, entorse cervicale lors d’accident automobile] ainsi qu’aux concerts en public. Résumé ainsi, ça n’est pas très engageant et pourtant le réalisateur nous tient en haleine pendant 1h45. Le batteur (Miles Teller) est exceptionnel et le public a été unanime pour saluer sa performance lors de sa projection à Deauville en 2014.
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