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Anne M.
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4,5
Publiée le 20 janvier 2015
A 17 ans, Many, mène sa vie sur des plans mutilples lesquels s’entrecroisent parfois (scolaire, amoureux, amical, religieux, professionnel). Il a de plus la lourde responsabilité de devoir envoyer clandestinement de l’argent à ses parents restés au Penjab. Les structures françaises pour mineurs étrangers isolés lui viennent efficacement en aide : classe d’intégration, éducateur, famille d’accueil, juge des enfants. Mais il fréquente le réseau du passeur, aussi employeur au noir.
J’ai trouvé ce film excellent et très bien interprété par Harmandeep Palminder. Celui-ci, avec profondeur et intelligence, quitte à souvent mentir, est obligé de faire preuve de maturité pour trouver sa place et rester solide dans ce contexte si complexe.
Le film a un ton juste, un souci d’objectivité sans jamais sacrifier l’émotion.
Je le conseille vivement, je l’ai trouvé bien plus réaliste et mieux fait que « Samba » qui traitait un thème semblable.
Avec « Bébé tigre », Cyprien Vial réalise un premier film étonnamment bien maîtrisé et qui se démarque du film social conventionnel. Cela tien sans doute à l’attachement qu’il a pour ces personnages, notamment Many, au cœur du récit et interprété par le jeune Harmandeep Palminder que l’on devrait revoir très vite sur les écrans tant son jeu est remarquable. Et c’est à travers son parcours que va se révéler toute la gravité de la situation, celle d’un adolescent sikh mineur en situation irrégulière partagé entre le désir de s’intégrer (études, amis, vie sociale…), tout en respectant ses engagements (notamment travailler coute que coute pour rembourser à ses parents la dette de passage). Sa débrouillardise, son envie d’aller de l’avant et sa belle maturité, lui permettront de vaincre bien des situations difficiles. Ni angélisme, ni pathos, Vial garde l’entière maitrise de son sujet et dresse un tableau sans concession, entre lutte pour la survie et la peur de retourner au pays, Many « se construisant » alors, peu à peu sous nos yeux. Le tigre a grandi ! Si le scénario et l’interprétation sont irréprochables, on regrettera toutefois quelques maladresses et tics dans la mise en scène, notamment un montage un peu survolté (cela se justifie dans les scènes d’actions, moins dans le tout venant) ainsi qu’une certaine pudeur dans les plans freinant quelque peu l’émotion. Dans tous les cas un film à voir, car il se place bien au dessus des productions du genre et l’on attend avec impatience le second film de Cyprien Val.
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2,0
Publiée le 5 juin 2015
Je m'attendais à plus d'originalité, car au final, on a un jeune homme qui va à l'école, qui a une copine et qui doit bosser pour envoyer de l'argent à sa famille en Inde, ce n'est pas le premier à travailler en même temps qu'il fait ses études. Il y a d'autres thèmes qui sont abordés, mais l'ensemble fait trop déjà vu puis surtout le film manque vraiment de rythme.
Diplômé de la section réalisation de la Fémis, Cyprien Vial a réalisé 4 court-métrages avant de se lancer dans son premier long métrage. C’est en animant des ateliers de vidéo et de cinéma dans un collège de Pantin que, petit à petit, a germé en lui la matière de ce qui allait devenir le scénario de Bébé Tigre. Arrivé en France depuis le Penjab à l’âge de 15 ans, Many fait partie d’une catégorie d’immigrés qu’on connaît peu, les mineurs isolés étrangers. Many doit envoyer de l’argent à ses parents, restés au Pendjab, ne serait-ce que pour rembourser la dette qu’ils ont contractée pour l’envoyer vers la France de façon illégale. Mais en France, les enfants ne travaillent pas ! Il lui faut donc continuer à travailler au collège tout en accumulant le plus possible de petits boulots, obtenus auprès de Kamal, le dernier maillon de la chaîne mafieuse qui a organisé son passage. Des petits boulots qu’il lui faut bien sûr cacher à sa famille d’accueil et à son éducateur. Many est donc sous la coupe de 4 autorités : ses parents, la famille d’accueil, les autorités républicaines et Kamal. En même temps, Many est un adolescent de 17 ans, qui a besoin de s’amuser et qui fait sa première rencontre avec l’amour. C’est ce portrait de l’adolescence, cette période de la vie où on est à la fois très seul et très entouré, que réussit excellemment Cyprien Vial. Une adolescence qui conduit à un passage à la position d’adulte et à des décisions qui, parfois, sont particulièrement difficiles à prendre. A la fin du film, il est probable que le spectateur en arrive à conclure que notre pays ne peut que s’enrichir en accueillant de telles personnalités, à la fois fortes et courageuses.
Plongée dans la réalité d'un monde parfois cruel aux yeux d'un individu parfaitement inséré socialement. Le portrait du personnage principal semble ainsi criant de vérité, mais je m'attache toujours à conserver un certain recul, une forme de sens critique en somme.
En résumé donc, "Bébé Tigre" mérite d'être vu, mais ne révolutionne pas non plus le genre.
Le film décrit le tiraillement permanent d'un très jeune immigré, entre intégration parfaite et lente descente dans la grande délinquance. La fin du film correspond au moment du grand écart qui n'est plus possible. Les yeux de notre héros, tout en clignements latéraux, illustrent parfaitement ce tiraillement et les hésitations récurrentes. C'est original et les jeunes acteurs sont épatants. Je classerais le film en thriller psychologique. Cyprien Vial réussit un très bon premier long métrage.
avec les qualités et les défauts d'un premier film "Bébé tigre" offre un film plus léger que le scénario ne pourrait le laisser présager. Même si certains raccourcis dans la dramaturgie et la chronologie nuisent au rythme, la spontanéité des acteurs et l'énergie rageuse du propos finissent tout de même par emporter l'adhésion du spectateur. de vrais beaux moments, un film prometteur, un réalisateur à suivre...
un film avec une histoire dans l'air du temps, la situation des jeunes envoyés en France clandestinement par leur famille pour gagner de l'argent et faire vivre une famille au pays. Là le héros est un jeune indien, mais le personnage aurait pu être d'une autre nationalité. Un film social avec un jeune acteur assez convaincant.
Malgré un sujet maintes fois traité, ce film fait son petit effet. L'histoire est très simple, la mise en scène également mais l'interprétation, très bonne! J'ai trouvé Harmandeep Palminder, l'acteur principal inconnu au bataillon vraiment excellent, il fait vraiment bien passer toute l'émotion de son personnage tiraillé entre son devoir de fils (ramener de l'argent au sien) et son envie de réussir son concours d'infirmier. Le film est court et bien rythmé, pas le temps de trouver le temps long! On est quand même loin de faire aussi puissant que d'autres réalisations du genre comme "Welcome" de Philippe Lioret mais il fait passer l'essentiel à savoir nous montrer toute la difficulté du chemin à parcourir, des difficultés à surmonter pour les prétendants à la nationalité française sans tomber dans l'illégalité pour s'en sortir. Pas mal.
Many, un jeune indien du Penjab, débarque à 15 ans en France clandestinement. Redevable vis-à-vis de ses parents qui se sont endettés pour l’envoyer en France, il accepte et même cherche des emplois au noir dans la communauté sikh afin d’envoyer de l’argent au pays. Pris en charge correctement par l’Etat français, il est scolarisé, il a des capacités ; il se retrouve donc très vite partagé entre désir profond d’insertion durable et nécessité de clandestinité pour gagner de l’argent. Dans un style très en vogue dans le cinéma français, « Bébé tigre » opte pour un film mi-social mi-intime très documenté et sérieux. Premier film humaniste, il pointe les difficultés d’insertion lorsque l’on répond à des injonctions contradictoires : être un bon fils n’est pas compatible avec un parcours de formation et d’insertion durable par exemple. Sobre mais appliqué dans sa mise en scène, il reprend bien les codes du genre dont la caméra portée est un des éléments phares. Il l’est aussi dans son propos. La parabole finale autour de la légende du Minotaure, poétique, est appropriée à cette histoire et est clairement parlante sur le choix final du jeune homme. Tuer son Minautore n’est possible uniquement parce que le fil d’Ariane qu’est une intégration réussie lui permet de rapidement arbitrer sur ce qu’il a à perdre à suivre la voie de l’illégalité. Beau premier film, pas révolutionnaire… mais bien mené jusqu’à une tension finale réaliste.
Pour son premier long-métrage, Cyprien Vial dressait le portrait de Many, un jeune Indien débarqué en France à l’âge de 15 ans de son Pendjab natal, poussé par sa famille qui lui réclamera désormais un transfert d’argent mensuel. Avec rythme et une belle justesse de ton, le film va suivre les tiraillements de cet adolescent – impressionnant Harmandeep Palminder – essayant coûte que coûte d’être un « bon élève » dans tous les cercles qu’il doit côtoyer : celui de l’école, de sa famille d’accueil, de sa famille d’origine, de son passeur pour qui il continue de travailler au noir. Rapidement, l’équation va s’avérer difficile à tenir. Tout en évitant les lieux communs, ce long-métrage dépeint une vision parfois idyllique de l’adolescence, notamment dans les relations que peuvent entretenir les collégiens entre eux. Ce Bébé tigre n’ignore pas pour autant les (très) dures réalités du monde contemporain. Une mise en scène solide et percutante.
Bébé Tigre raconte l’histoire en France d’un mineur immigré du Pendjab. Joué par un jeune acteur très compétent, l’adolescent s’insère comme n’importe qui avec ses amis, sa copine et ses coups de gueules. Cependant il est partagé entre deux autorités, celle de ses parents restés au pays et qui attendent de l’argent et celle de l’Etat français qui interdit les mineurs à travailler. Cyprien Vial soulève donc des questions sur la situation de ces jeunes enfants. Mais Bébé Tigre dérange un peu. Le personnage est incroyablement mature et ses choix n’en sont que plus assumés. Le film se créer donc une barrière de précocité. Bébé Tigre est un film d’espoir qui ne froissera pas grand monde. Les enjeux politiques ne sont pas abordés, c’est une fiction avant tout. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Bébé tigre s’intéresse ainsi au parcours d’un jeune immigré indien dans notre pays et sur lequel pèsent de lourdes responsabilités familiales. L’histoire nous est plus que familière ; notre héros devant à tout prix aider les siens, cherche à se faire du fric quitte à côtoyer les mauvaises personnes. Si ce scénario n’arrive en aucun cas à se démarquer, on apprécie par contre l’interprétation de l’ensemble d’un casting rafraichissant à commencer par un Harmandeep Palminder qui réussit une belle prestation pour son tout premier rôle. Un premier long-métrage engagé et plutôt réussi pour notre pote Cyprien Vial toutefois sans se montrer exceptionnel.
Premier long-métrage de Cyprien Vial, ce drame social interprété par de convaincants jeunes comédiens manque d'émotion mais relate un récit humaniste dépourvu de manichéisme abordant les difficultés de l'immigration en évitant les stéréotypes. Un bon film.
1er film reussi! des acteurs debutants tres bons et une histoire contemporaine originale et interressante! on n'a pas toute les clés, on est un peu perdu parfois mais on se retrouve ainsi reellement dans le ressentit de cet adolescent qui doit faire des choix dans l'urgence