Quatre étoiles parce que j’imagine ce que pouvait être la version muette de 1925 accompagnée au piano. Celle qui est maintenant présentée en salle est massacrée par une musique lourde, des commentaires d’une bêtise affligeante et même des dialogues sonores imaginaires, elle n'en mériterait pas deux. C’est à se demander comment c’est possible que Chaplin ait accepté une telle chose car étant mort fin 1977, cette version qui date de 1956 n’a pas pu se faire sans son autorisation. Capable du médiocre dans sa vie comme du meilleur dans ses films, c’est sans doute là que l’explication se trouve. Le meilleur dans la ‘’Ruée vers l’or’’ c’est évidemment de passer du rire au pire et inversement, quoique que pour ma part je préfère l’émotion qui se dissimule derrière la pudeur ou la farce. Lorsque le prospecteur solitaire ouvre la porte de sa maison de bois abandonnée pour découvrir la femme de ses rêves qui s’y trouve par hasard, la rougeur qui lui monte au visage est vite rafraîchie par une boule de neige lancée par une des 3 autres femmes accompagnant Georgia. Pour moi le grand cinéma c’est exactement cela, la simplicité presque réduite à une épure. Le pire étant parfois son absence de lucidité dans ses amitiés ou ses jugements. Son historique nous apprend qu’il souhaitait remplacer en plein milieu du tournage des ‘’lumières de la ville’’ la merveilleuse Virginia Cherrill par la très quelconque Georgia Hale de ce film; cela laisse perplexe . Il reste de toutes manières l’idée géniale d’avoir introduit dans un tel monde le personnage de Charlot, unique dans l’histoire du cinéma à tel point qu'on ne l’imagine pas pouvoir avoir des enfants et encore moins des parents.
Charlie était le maître dans l'art d'amuser, d'émouvoir, de captiver. Ce film est un petit bijou comme il savait si bien en faire ! C'est un chef d'oeuvre à découvrir et redécouvrir, juste pour le plaisir des yeux.
La ruée vers l'or est un film qui se rapproche des Temps modernes, mais avec une bonne dose d'humour (les scènes en cabane sont géniales, très bonne utilisation de l'espace). Je l'ai vu sans la voix off (qui est horrible) et c'est beaucoup mieux car Chaplin c'est du muet c'est tout. Il y a aussi des moments plus dramatiques mais au final avec Chaplin, l'amour triomphe comme le rire.
Armé de ses irresistibles ressorts comiques, et en y ajoutant un zeste de dramaturgie, Charlie Chaplin livre une oeuvre excellente dans son style si caractéristique. Comment ne pas s'incliner devant un tel talent ? Seul (petit) grief : la version que j'ai vu était commentée par une voix-off qui m'a semblée superflue.
Une des plus grandes oeuvres de Chaplin, dans lequel tous les ingrédients sont présents. Sens de l'humour, émotion, art de la narration, récit étoffé, c'est un véritable chef d'oeuvre que nous offre Charlot avec ce film éblouissant.
un chapeau melon sur la tête, témoin candide de la brutalité du monde, et puis comme souvent, une femme, touchée par l'innocence du ptit bonhomme au regard d'enfant. Pour la première fois, Chaplin fait véritablement entrer dans son univers comique, le mélodrame et la réalité sociale. Sa description du calvaire enduré par les chercheurs d'or du XIXème nous maintient sur un fil, un point de bascule entre le rire et les larmes. Cinéaste des petits, des sans-grades, des laissez-pour-comptes, lui dont l'enfance était digne d'un roman de Dickens et qui était venu, originaire d'un quartier misérable de londres, sur les terres du Nouveau monde pour trouver une vie meilleure, n'a jamais cessé de raconter la galère et ses turpitudes. Mais une galère où l'espoir ne s'éteint jamais. Une vision candide du monde qui rend le cinéma de Chaplin unique et tout simplement bouleversant, le personnage qu'il a immortalisé semblant n'avoir été créé que pour traverser l'histoire de la nation américaine
Voilà un film qui se veut être une comédie. Mais l'impression que j'en retire est plutôt que cela tend plus vers le drame que la comédie, même si certaines scènes sont hilarantes, mais bien d'autre dramatiques voire empreintes de pitié en regard des débuts laborieux de ce pauvre chercheur d'or . Bien sûr, déjà à l'époque, les fins heureuses existaient! Rassurez-vous! La musique est en parfaite adéquation avec les images et nous parle plus que les dialogues, cela fait aussi parti de la prouesse de certains films muets dont celui-ci. A voir par tous, pour un belle exemple de ce qu'était le génie d'acteur de ce Chaplin.
La Ruée vers l'Or est un des films les plus notables de Charlie Chaplin et de l'histoire du cinéma sans nul doutes. Le long-métrage est truffé de pitreries burlesques à la fois très fines et malicieuse et à contrario bien plus bourru et fabrique un contraste et un jeu enthousiasmant. De grandes séquences se distinguent, elles agrémentent l'Aura du film de rires donc mais aussi d'une émotion bien plus empruntée, dans la dureté et le tragique de l'histoire.
Il y'a comme toujours chez Chaplin une histoire d'amour. Elles sont toutes très simples, pour autant elles ne sont jamais superflus et encore moins futile ! A chaque fois la délicatesse se porte en écho à la violence du monde et insuffle cette Espoir propre au cinéma de Charlie Chaplin. La Ruée vers l'Or n'échappe pas à la règle bien au contraire il fait partie des bastions de cet état d'esprit. La scène du réveillon est selon moi la plus poignante. La solitude de Charlot mis en parallèle du bruit et du vacarme des rires moqueurs bouleverse et suscite encore plus de tendresse pour ce personnage. La séquence des petits pains faisant qui plus est la transition est d'autant plus frappante, y compris lorsque l'on connais bien le film !
La Poésie est un grand Art, Charlie Chaplin l'a bien compris. Il signe un film très simple au fond mais intemporel et universelle. Il nous subsistera tous et toutes, à n'en pas douté !
On est rarement déçu par un film de Mr Chaplin. La Ruée vers l'or fait partie de ses films cultes ! Autant dire que bientôt 100 ans après sa sortie, le film est très bon ! Comme très souvent, les films de Chaplin sont plus que des comédies : ce sont de très beaux films et très poétiques. C est le cas pour ce film également !
Du grand cinéma Du grand spectacle. De l'émotion à l'état pur . De l'humour à tomber par terre. Du grand Chaplin. L'un de mes préférés après Le Dictateur, Les Temps Modernes , The Kid. La scène où chaplin mange des chassures; est trop marrante et toujours aussi culte . Un génie.Un pur chef d'oeuvre.
La Ruée vers l'or est une incise particulièrement technique dans la carrière de Chaplin, où il n'hésite pas à envoyer un scénario en Alaska (pas pour de vrai, mais l'écriture est vraiment pensée de bout en bout pour une fois) et à recouvrir Hollywood de fausse neige pour dépeindre les aventures d'orpaillage de Charlot.
Il en profite pour étendre ses scènes un peu plus, mais aussi faire des liens entre elles. C'est dans l'adoption de ces modèles que le film semble malheureusement un peu plus conforme à ce qui nous ennuie dans les vieux films et que Chaplin avait pour coutume d'éviter. La répétition des décors ne donne pas autant de familiarité que de monotonie à l'image d'ensemble. Malgré ses scènes mythiques qui nous font garder le même sourire que devant ses créations de l'immédiat après-guerre, il ne fait pas rire. On admire plutôt, est-ce mieux ? Oui pour le jugement, non pour le ressenti, et on aura du mal, après tout, à s'habituer au style du long-métrage où Chaplin semble avoir suivi le mouvement plutôt que "précursé".
Heureusement, le Klondike nous donne quand même voir de fabuleux paysages, tous faux, dont la crédibilité incroyable donne un peu de couleur à l'ingénierie hollywoodienne en ces temps où les films sont encore muets. Chaplin devient un véritable agitateur... de baguette magique au milieu de ces accessoires qu'il semble conduire la même main de maître qui lui permet de composer la musique ou de diriger les acteurs.
Le rêve américain vu par Chaplin. L’énoncé laisse augurer de belles choses et il faut bien reconnaitre que le film tient toutes ses promesses. La Ruée Vers L’Or est une comédie en or massif où ce grand réalisateur, au sommet de son art, enchaine les scènes mythiques (la semelle, le poulet géant, la danse des petits pains…). Mais comme toujours avec Chaplin, si la forme est comique, le fond est en revanche teinté de drame. Le cinéaste y aborde des thèmes forts comme la faim, la solitude et la difficulté d’exprimer ses sentiments, sans jamais se départir de son humour légendaire. On touche alors du doigt à un universalisme rarement atteint au cinéma. C’est sans doute ce qui explique que La Ruée Vers L’Or tienne une place si importante dans le cœur de Chaplin. A tel point qu’il déclara à la fin de sa vie qu’il espérait qu’on se souviendrait de lui pour ce film.
Des films les plus connus de Charlie Chaplin, je crois que "La ruée vers l'or" est celui qui m'a le moins enthousiasmé. En dépit de quelques scènes truculentes, un film aux ficelles humoristiques trop redondantes. Un thème abordé de façon très légère au contraire de "The kid" par exemple qui ménageait plus d'émotions mais l'ensemble reste frais et tout à fait sympathique.
Il y a dans "La Ruée vers l'Or" quatre ou cinq scènes qui figurent parmi les plus fortes et les plus émouvantes que l'on puisse voir au cinéma, des scènes cent fois copiées depuis certes - sauf celle de "la danse des petits pains", qui ne peut appartenir éternellement qu'au grand "Charlot" -, mais qui ont ici la justesse et la raideur inimitables de l'époque "primitive" du cinéma. On sent ici un Art qui s'invente, avec ses percées narratives et techniques, avec ses éclairs d'intuition quant à ce que sera le langage cinématographique,… mais on sent surtout qu'il y a aussi dans ce récit terrible des épreuves rencontrées par les prospecteurs d'or en Alaska une vraie contemporanéité pour Chaplin : ce qui se joue ici, ce n'est pas un récit "historique", mais c'est à la fois une fable fondamentale sur la survie et aussi un quasi témoignage sur la dureté du monde au début du XXè siècle. Du coup, on peut trouver superfétatoire la sonorisation du film réalisée 20 ans plus tard, comme l'utilisation d'une voix off ironique et pompeuse.