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Death_Metallus
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4,0
Publiée le 20 septembre 2012
Une histoire très positive (ce qui ne veut pas dire niaise), un Charlie Chaplin au sommet de son talent d'acteur, un humour à la fois très fin et universel et une belle histoire d'amour pour saupoudrer le tout. À déguster sans hésitation.
En 1958, un jury de l'exposition universelle de Bruxelles déclara La Ruée vers l'or deuxième meilleur film de tous les temps, derrière Le Cuirassé Potemkine. Chaplin était perfectionniste et reprenait cent fois la même scène, la faisant évoluer jusqu'à satisfaction. 63 prises furent nécessaires pour finaliser la scène où Big Jim et lui mangent une chaussure... et à chaque fois les acteurs devaient avaler la semelle fabriquée en réglisse, entraînant de terribles problèmes de transit intestinal.
Des prospecteurs d'or partent chercher fortune dans le klondike (canada). Beaucoup partent, peu font fortune... La Ruée vers l'Or est considéré comme l'un des plus grands films de Chaplin, un chef d'oeuvre du cinéma muet et du cinéma tout court. Chaplin tout jeune est déjà au sommet de son art. Les scènes burlesques restent encore aujourd'hui des modèles de drôlerie et d'efficacité. Millimétrées, maîtrisées de bout en bout, simples mais universelles. Certaines sont passées à la postérité : notamment la scène où Charlot fait danser des petits pains, et celle où, mourants de faim, son compagnon et lui-même mangent la semelle d'une chaussure. Comme dans Le Kid, ces scènes burlesques s'alternent avec des passages plus dramatiques, pleins d'émotion, qui dénoncent - déjà - le mythe du capitalisme à l'américaine (ce que Chaplin ne cessera de faire par la suite, et qui l'obligera finalement à quitter les Etats-Unis).
Encore un chef d'oeuvre de Chaplin, ou on le voit échanger un baiser chose qui s'est rarement faite dans ses films je pense. Rien à dire, rire, émotions, joie et classe.
"La ruée vers l’or" est un incontournable de la filmographie de Charles Chaplin, mais n’est pas pour autant son meilleur film, tout du moins dans sa version 1942, qui transforme le film muet en film sonore, par le biais d’une narration en voix off comme si nous lisions un livre parsemé de dialogues. Malgré le succès rencontré par la nouvelle mouture du film, je trouve que cette narration gâche un peu la version originelle car j’estime qu’elle encadre l’imagination du spectateur. Cela a pour effet, à mon sens, d’enlever un peu de charme et de magie à ce long métrage. Pour couronner le tout, la nouvelle version a été raccourcie, et j’ai eu l’impression que Chaplin regardait un peu trop la caméra. Il n’en reste pas moins de très bons moments, comme la scène où le prospecteur cuisine et mange une chaussure, celle de la maison qui penche dangereusement, ou encore la scène culte de la danse des petits pains, séquence au cours de laquelle il réussit la prouesse à leur donner vie. Charles Chaplin nous montre encore sa grande capacité à créer, dans la plus grande précision, sans que ce soit redondant ni lourd. Il émane une nouvelle fois de la fraîcheur, non pas à cause de la neige, mais dans l’histoire tant elle fait appel aux bons sentiments et à l’essentiel. Aussi, si vous avez l’occasion de voir "La ruée vers l’or" dans sa version 1925, jetez-vous dessus, vous ne serez pas déçus. Ainsi vous succomberez à l’expression scénique très causante, aux tableaux fixes qui portent les dialogues et/ou qui précisent le contexte, et à la musique qui constitue comme toujours un autre personnage principal, autrement dit tout ce qui a fait le succès de Charles Chaplin. Vous avez donc le droit d’être un peu déçus du millésime 1942, surtout si vous êtes comme moi un puriste des films chaplinesques. Un 3/5 pour ce remaniement 1942, et un 5/5 pour l’original de 1925. Donc si je fais la moyenne des 2, voilà ce qui explique ma note donnée.
Suite à l'acceuil très mitigé de "L'opinion publique", Chaplin décida de reprendre son personnage de vagabond et signa un pur chef-d'oeuvre, concentré très ambitieux d'humour, de poésie et d'émotion, aux images tout simplement sublimes, peut-être la plus grande réussite du cinéaste avec "The kid".
Le côté "comique" laisse place à la romance et l'émotion, ce qui rend les gags moins percutants...Mais il vaut le coup d'oeil, pour certaines scènes d'anthologies notamment dans la cabane. Une mini déception, mais le charisme de Charles Chaplin suffit à donner le sourire.
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5,0
Publiée le 9 octobre 2021
J'ai vu les deux versions de ce film la version originale muette de 1925 et la réédition par Chaplin dans les années 1940. La différence est que la réédition a été conçue pour attirer un nouveau public qui attendait du son de ses films. Pour ce faire les cartes titres ont été supprimées laissant Chaplin narrer le film. En outre la musique créée par Chaplin (pour la plupart certains morceaux étaient classiques) des effets sonores et des chants ont été ajoutés pour rendre le film plus acceptable pour le spectateur moyen. Personnellement j'aime les deux versions et c'est à vous de choisir celle que vous regarderez si vous vous procurez le DVD de la Warner Brothers il contient les deux versions ainsi que d'excellents suppléments. La version Warner est la plus pure et la plus belle copie muette que vous puissiez trouver. La Ruée vers l'or est une œuvre d'art du cinéma américain et un must pour tout vrai cinéphile. La partition musicale (arrangée par Chaplin) la mise en scène le jeu des acteurs et la réalisation tout est simplement parfaits ce qui en fait à mon avis la meilleure comédie muette jamais réalisée. Ce qui n'est pas peu dire quand on sait à quel point j'aime les films de Harold Lloyd et de Buster Keaton...
Si l'on y regarde de près, c'est loin d'être le meilleur film de Chaplin mais on passe tout de même un excellent moment. Certains passages sont cultes (dont la danse des petits pains) et ce film confirme que Chaplin était un génie.
"La ruée vers l'or" est un classique de Chaplin. On a du mal à penser qu'il est de 1925, c'est très réussi. De l'humour, de la tristesse, bref du Chaplin dans toute sa splendeur. Ce chercheur d'or ne trouvera pas uniquement ce métal précieux, mais aussi l'amour. Un film qui passe le temps encore aujourd'hui et qui rend une fois de plus admiratif de son travail. Coup de cœur pour la scène de la cabane (Michael Bay n'a qu'à bien se tenir...).
Des scènes d'anthologies telles la scène du bal et les scènes dans la maison, ainsi que la prodigieuse scène des petits pains interprétée par un Chaplin (comme toujours!) extraordinaire. En bref, un grand moment de cinéma, burlesque à souhait, à voir et à revoir sans modération ! Prodigieux et magnifique !
Ce film comporte des scènes cultes et des trouvailles poétiques que l'on ne peut trouver que dans un film de Charlot, c'est certain. Une fois cela dit, on peut quand même faire quelques critiques. Tout d'abord, c'est assez inégal, entre les coups de génies se trouvent aussi des scènes qui tirent sur la longueur ou dans lesquelles on n'a ni chaud ni froid. Aussi le début est spécial et inhabituel pour un Chaplin, où le souhait d'introduire du texte casse un peu la dynamique qui peine à se lancer. Un Chaplin mineur même si l'on y trouve des bons moments
Certains passages de ce film de Charlot valent vraiment le détour, je pense notamment à la danse des petits pains ou encore au poulet géant issue de l’esprit de Big Jim. Malheureusement, d’autres passages sont bien moroses et peu, voire vraiment pas drôles. Ces gags tombant régulièrement à l’eau plombent complètement un film qui par ailleurs peut se montrer enlevé et comique. Il faut également dire que j’ai regardé la version « parlante » , qui à mon sens n’apporte rien au film, et le gâche même surement un peu. En tous les cas, on est loin du meilleur de Charlie Chaplin (Les temps modernes ou le dictateur sont réellement un cran au-dessus), cependant on passe tout de même un bon moment.
Immense classique du génialissime Charlie Chaplin, "La Ruée vers l'Or" foisonne de scènes jubilatoires qui prouvent une fois de plus qu'importe peu l'époque, car ce sont les idées qui comptent. Un film bourré d'instants burlesques et plus profonds, voire poétiques, comme Charlot savait si bien les faire ; et si je ne mets pas la note maximale c'est uniquement à cause d'une fin trop abrupte à mon goût : spoiler: j'aurais aimé que soit plus largement développée l'idée du passager clandestin bourré aux as. Impressionnant d'imagination.