Et de 6, bien sûr pas pour le nombre de films actuels ou de volets solo mais bien de Phase, le MCU entre désormais dans une toute nouvelle « ère » de continuité de sa « maudite » saga du multivers avec pour ambition sur ce renouveau des 4 fantastiques ou plus nostalgiquement nommés « la première famille Marvel », de redonner un coup de punch, de redynamiser ou simplement de redonner l’élan perdu depuis maintenant 5 ans. Car oui démarrer une nouvelle phase n’aura jamais été si tendue pour le studio qui depuis plus d’une décennie, cumulait les scores monstres au box-office, les critiques presses/spectateurs élogieuses ainsi qu’un engouement toujours plus fort. Ceci dit avec ces nouveaux Fantastiques, on redémarre de 0 en oubliant les 2 premières versions dont la duologie qui personnellement, restera l’immanquable. Une relecture qui m’avait légèrement effrayé dès l’annonce d’un récit se déroulant dans un New-York rétro-futuriste puis une première affiche ou les sourires et la bonne humeur étaient clairement de mise. A croire que Disney et Marvel n’avaient toujours pas saisi la lassitude de la grande gentillesse et trop paresseuse violence visuelle présente dans certaines des dernières œuvres.
Puis finalement mon apriori fut peu à peu balayé. Inutile de devoir voir les premiers « Fantastiques » ou les précédents films connectés puisqu’ici, tout est indépendants pour justement cesser ces interactions pouvant « gâcher » la fête. Visuellement oui le rétro est parfaitement respecté mais la force du futurisme est justement d’apporter cette ambiance « spatiale » fictive dans ce passé que beaucoup on connut. Le numérique est sincèrement excellent et mon seul bémol reviendra à Johny dont le feu reste l’élément naturel éternellement mal fait. Notre cast héroïque fonctionne très bien et nous oublions également ceux qu’on à connus précédemment, compliquer de ne pas avoir quand même une petite pensé pour Ioan Gruffudd, notre Mr premier du nom qui pourquoi pas, sera de la partie dans « DoomDay », quitte à jouer la carte multiverselle à fond. En attendant Pédro Pascal (« The Mandalorian », « The Last of Us », « Gladiator 2 »…), Vanessa Kurby (« Napoléon », « . 7 »…), Joseph Quinn (« Gladiator 2 »…) & Ebon Moss-Bachrach (« The Bear »…) tiennent parfaitement leur rôle et on honnêtement un temps parfaitement bien respecter. Là ou plusieurs équipes héroïques n’ont pas toujours voire pas du tout respecter les présences de certains, notre quatuor fait la part belle et se donne à cœur joie en revisitant même quelques passages connus des précédents films. Le face à face spatial Johny/surfeuse d’argent, les échanges Susan/Reed dans leur quotidien ou la rencontre Ben/Rachel à la sortie d’une école primaire. 3 passages m’ayant ramené intelligemment aux 2 premiers films avec néanmoins un détail d’importance, nos héros ont ici leurs pouvoirs depuis 4 ans, excluant toutes les scènes potentiellement comiques de leur vie changée. Un jeu familial mais pas kitsch comme l’aurait « voulu » l’ambiance années 60, très bien éviter. Julia Garner notre nouvelle surfeuse justement, son design restant simple, toutes ses scènes sont clairement géniales notamment ses vols dans tout environnements confondus. Une posture royale qui s’affichait dès la bande-annonce et dont je ne me suis pas planté. Après niveau charisme, assez moyen mais un jeu juste correct, elle réussit à faire oublier la version masculine de Doug Jones. Galactus, le dévoreur des mondes qui nous était présenter sous la forme d’un nuage démentiel en 2007 et qui aujourd’hui encore est un raté complet. Nous avons là le géant tel qu’on le voit dans les comics, tel qu’on aurait dû le voir d’origine mais il est vrai que sa taille, varie d’une manière assez affolante entre sa première et sa dernière à l’écran. Déjà le voir sortir de cette planète, on penserait le voir mais non, c’est son vaisseau, puis à l’intérieur, câbler de toute part avant sa venue terrestre, c’est l’élément un peu bizarre mais néanmoins respecter. Ses scènes sont quand même d’une imposante stature admettons le et la . de Russel Crowe, un régal sonore. Niveau action on n’est pas à plaindre, le partages développement, « enquête » et combats sont bien gérer et aucune grosse longueur n’est présente (tant mieux) et par conséquent, tout est parfaitement fluide. Le point particulièrement notable dans ce film reste la famille, combattre ensemble et s’unir face aux menaces, là est clairement le but du récit, pas de chacun pour soi. Enfin si je devais retenir un point faible, ce serait presque la rapidité de combat avec ce dernier en fin de course, à peine découvert qu’il est déjà expulsé dans une autre dimension, sans savoir par conséquent s’il reviendra prochainement. Quant à Franklin, ce petit bou est bel et bien particulier mais à quel point, faire revivre sa mère morte et être la cible n°1 d’un géant pose question. La post-générique présente bel et bien le futur adversaire mais sans grande surprise non plus.
Finalement on s’habitue facilement à cette version vintage, les costumes très respecter (le look de Ben surtout), décors et jeux sont bons et « vieillissent bien », le choc sera évidemment avec « Avengers Doomday » qui promet un sympathique mélange des genres, rdv pris.