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Un visiteur
0,5
Publiée le 8 septembre 2014
2h45 d'ennui et de vide intersidéraux,c'est long,surtout vers la fin(heureusement je ne l'ai pas attendue),à lire les avis de certains internautes,j'ai vraiment l'impression qu'on ne vit pas dans le même monde.Allez plutôt revoir"Ordinary People"(R.Redford),"Donnie Darko"(R.Kelly),"Carrie"(B.DePalma),même "E.T." parle mieux de l'enfance/adolescence que ce tâcheron.Vite,remettez-moi Edie Brickell(comme tout le monde y va de son couplet sur la BO)avant que je change de crèmerie,encore une grande chanteuse(qui a des chose à dire et une vraie émotion)méconnue ici comme chez elle,outre-atlantique.
S'il suffisait d'une idée pour faire un bon film, ça se saurait ! Aucun scénario, on s'ennuie mortel. Même les émissions télé-réalité sont d'une qualité supérieure ! De plus, il semblerait que la norme soit "la famille". On se chamaille, qu'à cela ne tienne, on se dépêche de se remarier, pour éventuellement se faire tabasser, c'est dans l'air du temps. J'avais mis quelque espoir (au sens de sortie d'une banalité non-pareille) dans le premier mari, un peu marginal à sa façon, musico, sans boulot fixe, vivant avec un copain ; mais non, vite fait, bien fait, il a fallu qu'il se marie (remarie) vers la trentaine pour former une famille "comme il faut", petit bébé à l'appui. Histoire de se dénoter, certains ne croient pas en Dieu et ne sont pas baptisés (ce qui doit faire rire) et d'autres boycottent la journée de réintégration (ce qui doit faire sourire aussi, serait-ce des rebelles ?) De plus, c'est ringard en diable concernant l'éducation des filles et des garçons. J'ai perdu 2h45 de mon temps.
Fallait-il vraiment 2h45 pour démontrer qu'il n'y a rien d'original ou d'intéressant dans la vie du jeune Mason depuis ses six ans jusqu'à ses dix-huit ans ?
Un film sur la vie qui par son manque quasi total de passion est paradoxalement un film sans vie dans lequel rien de particulier ne se passe au travers des années. Une jolie petite fresque temporelle qui donne envie d'être aimée tant pour ses personnages que pour sa réalisation mais qui n'en est pas moins d'un ennui effroyable, n'aboutissant finalement à rien.
Vous avez aimé le film de votre vie et en voulez encore ? Allez voir Boyhood. Si en revanche vous voulez un vrai film passez votre chemin.
Au-delà de du choix audacieux de filmer son récit sur une période de 12 ans pour laisser ses personnages grandir, ce qui marque dans cette chronique familiale c’est la capacité du réalisateur Richard Linklater à saisir des instants bénins de l’existence avec un naturel déconcertant. C’est un film fleuve mais touchant par la simplicité des émotions qu’il dégage et qui se distingue par une excellente et cohérente direction d’acteurs.
Surtout connu pour sa trilogie Before (Sunrise, Sunset, Midnight) Richard Linklater nous offre aujourd'hui sans doute son meilleur film. Et son plus original, au moins sur l'entreprise. Pendant douze ans, il a filmé son histoire et ses comédiens. Entre 2002 et 2013, chaque année un segment du récit était tourné. Une évolution physique des acteurs et donc des personnages qui rend l'ensemble totalement crédible...
Le film tient davantage de l'anecdote, voire de la gageure, mais au-delà de ça, c'est un simple album de famille. Pour autant on arrive à s'intéresser à la vie de ce jeune qui grandit, ses parents, ses amis, son adolescence. C'est un film assez bluffant car les scènes sont déclinées avec une progression invisible. C'est tout simplement l'histoire d'une vie romancée et orientée. On a même parfois l'impression que c'est sa vie. La fin est belle car la vie s'ouvre à lui.
Alors là, on ne passe pas loin du chef d'œuvre, le petit maître prétentieux des Before nous surprend ici par sa maîtrise et sa sensibilité. Au delà de l'idée originale, simple au demeurant, de filmer une bande de comédiens sur une longue durée (mais qui y avait pensé?), Linklater fait preuve d'empathie avec ses personnages cabossés par la vie dans un Texas middle-class et nous conte avec brio les méandres de vie d'une femme (inoubliable Patricia Arquette), de ses enfants et de ses conjoints successifs (mention spéciale à Ethan Hawke). Du grand cinéma indé américain, émouvant et simple. Bande originale particulièrement pertinente en bonus.
Boyhood est un pari fou, filmé sur 12 ans les mêmes acteurs pour raconter une simple histoire de familles. Linklater réalise un film très beau, d'une grande fluidité qui doit autant aux qualités de son montages qu'à l'investissement de ses acteurs. Patricia Arquette et Ethan Hawke sont remarquables et Lorelei Linklater, la file du réalisateur, prouve qu'elle est une actrice à suivre. Centré sur le quotidien du jeune héros que l'on voit grandir, du CP à l'université, Boyhood est une œuvre émouvante qui radiographie l'Amérique contemporaine avec un regard juste, on y parle du 11 Septembre comme d'Obama et de Lady Gaga. 2h45 au cours desquels on ne s'ennuie pas même si vingt minutes de moins aurait peut-être profiter au film (on peut regretter les digressions philosophiques un peu too much du jeune héros). Boyhood est une œuvre sensible, une fresque aussi intime qu'épique. C'est touchant, souvent juste et certains plans marquent les esprits comme l'ouverture du film sur le visage du jeune héros couché sur la pelouse. Boyhood est aussi un film drôle, ironique (il raille avec un regard tendre la bigoterie de certains vieux américains) mais jamais cynique. Au-delà de l'exercice de style, un très beau film.
Si Boyhood constitue une véritable prouesse technique, en termes de réalisation et d'interprétation, le film demeure un drame où il ne se passe malheureusement pas grand chose. Une chronique sur la vie d'une famille américaine dont les membres subissent les affres des déménagements à répétition, de la recomposition et des déboires amoureuses. Le film est très réaliste, tous les acteurs sont excellents mais il manque un rythme à tout cet enchaînement de scènes de la vie quotidienne sans réelle transition. Un parti-pris osé mais qui laisse le spectateur sur sa faim.
"Magistral ? comme l'indique l'affiche du film "Boyhood" ... oh oui, c'est un magnifique film, un nouvel oeuvre d'art ! Magistral, je le répète solennellement ! J'ai adoré ... Le film " Boyhood est une belle histoire de vie d'un petit garçon Mason devenu un adolescent qui va découvrir le monde qui l'entoure, à travers des évènements familiaux (divorce, changement d'école, remariage, , etc ...) et sociaux (après 11 septembre 2001, politique de Bush, sortie des livres de Harry Potter, apparition d'internet et des telephones portables). La réalisation du film est originale ... Il s'agit de tourner un film avec les mêmes acteurs pendant 12 ans du début des années 2000 à l'année 2013, pour voir la famille s'évoluer, les parents vieillir et les enfants grandir en changeant leurs coupes de cheveux ... Le scénario et les dialogues sont simples, plein de vie et plein de tendresse. On a facilement l'impression de faire partie de cette famille et d'assister de près leurs relations humaines qui s'interagissent selon les situations sociaux, on se laisse aller dans leur simple vie quotidienne de la famille selon leurs étapes de vie pendant 12 ans. On ne voit même pas passer 2H45, la durée du film ! ... La scène la plus touchante, c'est celle où Mason a obtenu un diplôme, où il écoute le discours de leurs parents le félicitant. Simplement, voir les parents fiers de leurs enfants, ça fait battre le coeur à la chamade ! Quelle émotion ! Les acteurs, surtout les enfants, sont extraordinaires ! Patricia Arquette (Rangoon) est parfaite dans le rôle d'une mère divorcée, qui essaie au mieux d'éduquer toute seule leurs enfants, qui s'interroge sur elle même lors des départs de leurs enfants devenus adultes. Ethan Hawke (Le cercle des pôetes disparus ), très bien dans le rôle d'un père un peu immature, qui ne semble pas bien arriver à gérer l'éducation de leurs enfants. Le nom d'Ellar Coltrane qui joue le rôle de Mason âgé de 6 à 18 ans, est à retenir ! Il est absolument génial ! Une immersion réussie dans la famille pendant 12 ans ! Rien à voir avec les films hollywoodiens qui cherchent à nous impressionner en ajoutant trop d'émotions ou de rebondissements ou même à nous faire rêver avec les beaux acteurs ou décors ... Un projet cinématographique novateur ! Audacieux ! Etonnant ! C'est intéressant ! Ce film "Boyhood" mérite César du meilleur film étranger ! J'ai adoré .. A voir et à revoir ! J'aimerais même connaitre la suite de ce film pour voir comment Mason confronte à la vie d'adulte, comment il gère sa vie professionnelle et familiale ... "
Beaucoup de spectateurs se reconnaîtront dans cette tendre chronique, du petit garçon bercé par les histoires de Harry Potter (que l'on a, d'ailleurs, aussi vu grandir à l'écran) à la country music chantée par son père, en passant par ses espoirs et chagrins amoureux.
Il est dommage que le film paraisse extrêmement long et répétitif sur la dernière heure. Il est regrettable de trouver le temps long pendant film sur le temps qui passe.
Linklater, s'il a réussi une prouesse cinématographique du point de vue du dispositif, obtient un résultat touchant mais inégal, qui vaut surtout pour la performance du jeune Ellar Coltrane dans le rôle de Mason, et sa jolie famille d'acteurs que l'on voit mûrir à l'écran.
Le temps serait-il un des thèmes récurrents de Richard Linklater ? Après la trilogie des" Before", voici l'histoire d'un garçon des quartiers qui grandit. On se laisse prendre au rythme particulier du film et à la singularité de l'entreprise. Rien de spectaculaire en effet, mais la vie l'est-elle vraiment ? Le ton choisi est celui de la subtilité, de la simplicité, ou les changements arrivent sans crier gare, ou l'être trouve son chemin par la construction du hasard autant que par choix et ou le temps dissout les moments précieux aussi surement qu'il efface les drames en devenir. Quelques longueurs mais la longueur de 2h45 est aussi son atout, c'est un film profondément immersif.