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Hastur64
266 abonnés
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5,0
Publiée le 28 mai 2015
Le projet de Richard Lineklater, au-delà même de ce que raconte le film et de sa valeur intrinsèque, est déjà en soit un projet original. Dans un monde, et une industrie cinématographique, uniquement préoccupée de retour sur investissement à court terme, planifier le tournage d’un film sur 12 années, en comptant sur investissement de tous (équipe technique et acteurs) sur cette période était déjà un pari couillu et rien que pour ça on peut déjà louer le parti-pris artistique. Après le film en lui-même raconte une histoire, ma foi, plutôt simple : Les douze années de vie (entre 6 et 18 ans) d’un jeune garçon et de sa famille et à travers, douze années de l’Amérique et un questionnement sur la vie en général et la vie de famille en particulier au travers des périodes de la vie des personnages. On se laisse vraiment embarquer dans la vie de cette famille monoparentale (le père n’étant qu’épisodiquement présent), puis recomposée, puis de nouveau monoparentale, puis de nouveau classique, etc...Tout cela à travers les yeux d’un enfant, puis d’un ado et enfin d’un jeune adulte. Les changements physiques d’Ellar Coltrane (les plus flagrants, même si les autres acteurs changent évidemment aussi) servent alors de marqueurs temporels pour nous situer dans le récit de cette vie familiale. Évidemment c’est une vie à l’américaine (voire carrément à la texane), mais on ne peut manquer de se reconnaître dans les errances parentales et des enfants au cours de ces années formation. Une histoire simple, donc, mais qui touche à l’universel et dont la mélancolie qui la parcoure parfois provoque un attachement immédiat aux personnages. Une vraie réussite dans son pari de tournage comme dans son résultat final. Le film a été largement plébiscité par la critique et largement récompensé (notamment l’excellente performance de Patricia Arquette) dans les cérémonies et festivals, ainsi que par le public, avec une petite déception pour la France (à peine plus de 255 mille entrées). Une vraie réussite pour moi qu’il serait dommage de ne pas avoir vue.
Rarement vu un film aussi long et ennuyeux, il ne se passe absolument rien, juste la vie qui défile devant nos yeux avec les enfants qui grandissent et les parents qui vieillissent. Bien sur, il reste la performance d'avoir tourné sur des années mais ça ne suffit vraiment pas pour en faire autant de tapage.
Prodigieux exploit que de tourner un film sur 12 années, en gardant les mêmes acteurs. L'histoire n'en est que plus touchante et le temps qui passe bonifie l'histoire par elle-même. Cette particularité suffit à vouloir regarder ce film et, pour ma part j'ai été bluffé. Chapeau.
Si le concept était excitant sur le papier, le résultat est un film interminable de trois heures qui retrace l'histoire banale et linéaire d'une famille normale sur 20 ans, en prenant soin, au passage, de nous dire deux ou trois conneries sur le temps qui passe. Très très très chiant.
Projet très ambitieux et très impressionnant !! Les acteurs sont excellents et certains moments très prenants mais dans l'ensemble le tout est assez ennuyeux et le contenu bizarrement inexistant (malgré les quasi 3 heures de film !!) !! Mon avis est assez mitigé au final !! Je mets 3 pour le boulot incroyable du réalisateur mais bon... pour un autre film je n'aurais pas été si généreux !!
Malgré un concept incroyable qui peut laisser attendre le chef d'oeuvre du siècle, constat un peu mitigé sur ce fameux Boyhood. Certes, c'est beau de voir les acteurs et l'histoire évoluer concrètement sur douze années, c'est d'ailleurs purement ce qui fait la force du film. Cela dit, à part ce côté conceptuel original et osé, le propos du film semble se limiter à la vie, et rien dans le scénario n'est bien particulier. Le film en lui-même est plus que banal, de même que la réalisation ou les dialogues. Et même si les acteurs sont très convaincants, même si le message global et même final donne de l'espoir, en 2h45, on finit par s'ennuyer. Dommage que Boyhood se limite à son idée de base et n'aille pas chercher plus loin, mais cette idée de base est tellement puissante et visiblement respectée que je ne peux pas lui donner moins de la moyenne.
J'ai été subjugué par ce film qui n'en est pas un. On le qualifierait plutôt d'expérience. Le concept est tout de même exceptionnel, filmer la vie d'une famille, certes fictive, sur 12 ans relève de l'exploit. Et c'est avec grand plaisir que l'on suit les acteurs, qui ont joué le jeu, dans leur évolution sur une décennie. On regrettera pour certain le manque de dynamisme mais il est bon de rappeler que l'on est face à une oeuvre assez unique qui ne cherche pas le sensationnel mais juste à retranscrire une période de la vie. Le fait de pouvoir suivre un gamin de six ans dans son entrée à l'adolescence jusqu'à sa vie de jeune homme a quelque chose d'hypnotique, on a l'impression de faire partie d'une grande aventure sur l'existence. C'est simple et humain, ça touche parce que l'on se sent proche des protagonistes, c'est simplement l'histoire de la vie dans son plus simple appareil, sans jugement, sans feux d'artifices ... Passionnant, ni plus ni moins.
Le formidable pari osé par Richard Linklater est parfaitement réussi, puisque les successions d'époques qui suivent le personnage principal et son entourage nous font ressentir le temps qui passe. La bonne idée du réalisateur est d'avoir également plutôt favorisé des moments hasardeux de la vie du jeune Mason, plutôt que les moments "clés" classiques de toute vie d'un homme. L'oeuvre doit sa réussite surtout sur le fond, car on est bien loin du chef d'oeuvre de réalisation et de distribution, même si ce n'était pas le plus important au final. Boyhood, une belle expérience de vie dont vous ressortirez avec l'impression d'avoir vu quelque chose de rare.
L'idée de départ est tout à fait séduisante mais le résultat est bien décevant. Parce qu'il n'y a pas de scénario mais des longueurs et des longueurs, aucun rythme. Les ingrédients sont là pour un ennui assuré.
Tourné sur douze années consécutives, avec les mêmes acteurs (père, mère, fils et fille), Richard Linklater nous permet de vivre le quotidien d’une famille américaine moyenne, d’assister à leurs conflits, leurs instants de bonheur et de voir grandir leurs enfants. Plus qu’un simple exercice de style, "Boyhood" est au demeurant une œuvre unique dans le panorama du cinéma indépendant US. Bizarrement, Patricia Arquette, Ethan Hawke, et les jeunes acteurs Ellar Coltrane et Lorelei Linklater font désormais partie de notre vie.
J'ai essayé, impossible de dissocier « Boyhood » de son incroyable parti pris : filmer en « temps réel » un garçon de son enfance jusqu'à son adolescence, voilà quelque chose d'unique dans l'Histoire du cinéma et rien que pour cela, difficile de passer à côté. Du coup, la grande question est : si le film avait été tourné en trois mois avec un acteur différent pour chaque âge au lieu d'un seul sur douze années, aurais-je autant apprécié le film ? Je vais être honnête : je n'en ai aucune idée. Reste que l'émotion de voir grandir Ellar Coltrane de 6 à 18 ans est réel, d'autant que l'œuvre a beau être très « sundancienne », elle n'en a pas moins beaucoup de choses à dire sur la famille et de manière plus générale sur l'Amérique d'aujourd'hui. Le trait est ainsi plutôt nuancé, les clichés rares et on a presque toujours l'impression d'un récit en mouvement, proposant régulièrement de nouvelles situations et de nouveaux enjeux à chaque nouvelle année du héros, ce qui est assez logique mais restait encore à démontrer. Et l'interprétation, impeccable (Patricia Arquette en tête), finit de nous convaincre de la pertinence et de l'intelligence de l'entreprise, l'évolution de chaque personnage s'avérant en définitive très crédible et même régulièrement touchante. Bref, je ne sais donc pas quel aurait été mon regard sur l'entreprise si elle avait été tournée dans des conditions « normales », toujours est-il qu'elle m'a beaucoup plu et vraiment marqué : l'une des plus belles réussites de 2014.
Quand j'ai entendu parler de ce film pour la première fois, j'ai tout de suite su que ce projet fou allait me plaire. Car la surprise de Boyhood est avant tout son concept, et que l'on ai apprécie ou non le visionnage, impossible de ne pas applaudir l'audace de Richard Linklater. Imaginez tous les obstacles qu'il a du affronter pour qu'un tel film ai eu lieu. Le temps : la ou certains réalisateurs le voit comme une entrave et un ennemi, lui en a fait son arme principale. Car Boyhood n'est pas qu'un film sur l'enfance, il y a les personnages secondaires aussi, c'est donc avant tout un film sur le temps qui passe, "nous sommes toujours dans l'instant présent" dixit Mason. L'histoire d'une famille moderne, au travers de 12 années qui se solderont pas l'entrée à l'université du fils Mason, 6 ans au début du film. Les enfants grandissent et apprennent, les parents vieillissent et évoluent. Voilà. C'est bien ça la vie finalement non? Richard Linklater a réalisé un film sur la vie, d'une authenticité imprenable. Les références culturelles populaires relatives à chaque année apportent une valeur ajoutée qui étaient presque obligatoire, en passant de Britney Spears à Barak Obama. J'ai juste une réserve sur la prestation des acteurs un peu molle à certains passages (surtout vers la fin c'est dommage). Mais malgré tout on s'étonne de ne pas voir passer les 2h45. C'est finalement une rétrospective sur l'existence en tant que telle. J'ai du mal à contenir mon incompréhension face aux récompenses qu'a eu ce film. L'académie des oscars a affublé Patricia Arquette de la statuette pour la meilleure actrice, mais rien du côté de la réalisation. Alors même si j'ai adoré Birdman et qu'il méritait amplement ces 4 oscars, je ne peux pas m'empêcher de penser qu'alors qu'Iñarritu bouclait son fameux 21 grammes, Richard Linklater avait déjà commencé à filmer Boyhood. Je pense donc qu'il aurait amplement mérité la meilleure réalisation pour ce travail acharné. Comme quoi il ne faut pas se fier à ça et ça ne veut pas dire grand chose. Une oeuvre inclassable et inoubliable.
J'ai adoré ce film qui a en plus était fait sur 12 ans. Patricia Arquette (?) a bien mérité son Oscar. Un film à revoir sans problème. Très belle histoire sur la vie d'un garçon avec tout ce qu'un enfant peut très bien vivre de nos jours - divorce, violence etc.
Long-métrage totalement atypique, "Boyhood" se dote d'un scénario très bien écrit pour que le fil de l'histoire soit crédible sur 12 ans. De plus, la réalisation est excellent en rendant le plus réaliste possible l'ensemble des péripéties. Quant aux acteurs, ils sont convaincants, jouant de manière naturelle avec l'évolution de leurs personnages. Ainsi, le film met en avant une réflexion sur la vie avec des événements qui se déroule dans chaque famille et l'oeuvre est réussie malgré une durée plutôt longue mais nécessaire.
Boyhood est à la fois un projet humble et ambitieux. Ambitieux parce qu'il retrace la vie d'une famille sur 12 ans, en timing réel ; ce qui laisse imaginer la complexité et l'envergure de la production. Humble parce qu'il n'y a pas de chi-chi, pas d'artifices, la réalité de l'existence est filmée telle qu'elle est... On assiste au parcours d'une vie dans toute sa simplicité, sans rebondissements ni feu d'artifice ... Le film nous interroge sur le temps qui passe, et nous force à nous arrêter un moment sur cette longue période de l'enfance qui nous prépare à faire de nous les adultes que nous sommes. On est spectateur de sa propre enfance, de souvenirs intimes, du chemin que nos parents ont choisi pour nous... On se sent tout petit face à ce témoignage sur la vie et la construction de soi... Le film est lent, il ne se passe rien d'extraordinaire, mais on est saisi par une puissante émotion, un sentiment de tendresse et d'impuissance face au temps qui s'écoule lentement, face aux choix que l'on a à prendre en fonction du bagage familial que l'on a reçu. Magnifique !