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0,5
Publiée le 10 avril 2020
Dans la première moitié du film il n'y a pratiquement aucune action. Il y a beaucoup de discussions et aucun ajout dans l'histoire en tant que telle. Il y a une ou deux scènes qui essaient de vous faire peur, mais encore une fois pas si réussies que dans d'autres films d'horreur que j'ai vu jusqu'à présent. Dans la seconde moitié, le scénario essaye de vous brouiller sans ajouter à l'histoire. Les soi-disant hallucinations dans le passé se révèlent absurdes, essayant inutilement de créer de la confusion dans l'intrigue. Et c'est à cause de ça (les hallucinations) que l'intrigue commence à tomber complètement a plat. La fin de l'histoire est encore plus pathétique, encore un film d'horreur sans horreur. Décidément Mike Flanagan est capable du pire comme du meilleur, regardez plutôt "Pas un bruit" du même réalisateur qui lui est un chef-d'œuvre...
Aucunement satisfaisant *** Après l’audacieux Incidious de 2011, ou l’innovant, bien que décevant, Paranormal Activity de 2009, les producteurs de ces deux longs métrages relativement marquants semblent avoir misé sur le mauvais cheval en finançant en 2013 Oculus. *** Si l’idée de placer un miroir au centre de l’intrigue a déjà été exploité avec davantage d’ingéniosité dans le film Mirrors sorti en salle en 2008, le concept attractif, lié à une bande annonce efficace, parvient encore à enflammer la curiosité des amateurs du genre. Certaines scènes arrivent à apaiser des attentes en quête d’assouvissement, notamment celles mettant en lumière l’avancée du pouvoir maléfique à travers les plantes, par exemple, ou l’emprise néfaste de son aura sur ses victimes, manipulées telles des marionnettes mutilées par une force surnaturelle. La relation frère et sœur est globalement bien maîtrisée. *** Le rapport inexistant entretenu avec leurs parents laisse cependant à désirer. Les personnages stéréotypés, aux moindres faits et gestes prémédités, ne permettent pas la compassion, l’identification, l’immersion, pourtant indispensables au genre. La figure du mal possède les atouts nécessaires à la mise en place de l’effroi, mais le manque de travail autour d’elle réduit en cendre son potentiel de départ. Utilisé gratuitement, le mélange entre passé et présent ne comble pas les espérances. Traités avec un parallèle décevant, les flash-back parasitent effectivement un scénario prévisible en manque d’inventivité, d’originalité, de subtilité. A créer un lien entre les deux époques, pourquoi ne pas créer du sens entre elles, les faire fusionner par l’intermédiaire de l’objet diabolique, engendrer une tension intrinsèquement liée aux actions des personnages ? Des longueurs inutiles perceptibles installent alors un faux semblant de suspens, qui tente visiblement de combler les failles de la construction générale. Si rien ne déclenche le sentiment de peur ou ne ravive la flamme de l’étonnement parfois miraculeusement attisée, l’ennui rode jusqu’à la mise en place douteuse d’une chute médiocre. *** L’ultime question « à quoi bon ? », brûlant les lèvres lors du générique de fin, illustre parfaitement le type de film auquel le spectateur se confronte en regardant Oculus.
The Mirror est un film d'horreur très décevant. Le film fait très moyennement peur. L'angoisse repose principalement sur des jump scares (comme l'apparition soudaine d'une femme à l'écran) et des effets d'ambiance très classiques et faciles à mettre en scène. Le film est d'une prévisibilité sans nom, au bout d'un quart d'heure, on peut voir les péripéties arriver vingt minutes en avance. Le choix des allers-retours dans le temps et dans les hallucinations des personnages pourraient être payant. Mais ici, ils deviennent vraiment lassants. Seul point positif peut-être du film : Karen Gillan qui se révèle être une actrice très convaincante. En revanche, l'autre tête d'affiche : Brendan Thwaites est vraiment très mauvais, il a le charisme d'un tabouret. Sa prestation est bien fade. À relativiser tout de même par une écriture des personnages peu intéressante : le frangin ne fait rien de tout le film et la frangine devient insupportable à contredire systématiquement les explications rationnelles de son frère (pour justifier le caractère surnaturel du film) en le rabaissant à un cobaye de psychiatrie. Le succès (même relatif) de ce film sur Allociné ne me semble pas mérité. Le film est faible en tout point, n'invente rien de nouveau et surtout, ne terrifie pas.
J'aime bien ce film, mais il est vraiment trés lent (je trouve.) c'est très.... Complexe ? Et la rouquine me tape sur le systeme, elle a toujours un air supérieur, un air je connais tout et "badass" pour rien, c'est un peu ridicule. Sinon dans l'ensemble c'est un bon film, a voir une fois, il y a des scènes plutôt cool, mais.... Sans plus.
Ce film d'horreur qui tourne autour des pouvoirs maléfiques d'un miroir qui prend possession de l'esprit de ses victimes possède un scénario malin qui mélange avec talent les événements du présent et ceux qui se sont déroulés dix ans plus tôt. La réalisation est également de qualité (les apparitions des spectres font bien frémir) et le casting est plutôt sans être exceptionnel. Un peu déçu tout de même concernant la fin du film qui s'avère un peu trop vite expédier à mon goût."The Mirror" est donc une oeuvre horrifique assez étonnante dans son ensemble et elle mérite d'être visionner par les fans du genre.
un 3 sur 5 étant donné que j'ai été sous stress durant la grande majorité du film mais le scénario finit par faire du surplace. C'est assez dommage vu le concept plutôt original... spoiler: Les personnages ne cessent de se "balader" d'un endroit à l'autre et revivent une ancienne histoire dont on connait la finalité depuis le départ. Quant à la fin, j'ai été déçue vu que je m'attendais à quelque chose dans le genre gros bouquet final mais là c'est un peu tombé comme un cheveux dans la soupe.
Bonne surprise , assez complexe car on alterne tout le long du film entre le passé et le présent .. tout prend son sens au final et les acteurs sont bons ! il mérite largement d'être vu et ne paie pas de mine ! 14/20
J'ai la trentaine bien tassée, autant dire que des films d'horreur/d'épouvante j'en ai vu pas mal et que je ne suis plus du tout effrayé devant eux depuis bien longtemps. Du coup il ne me reste que l'intrigue et celle-ci est malheureusement souvent décevante. Alors, quand je me suis mis devant cet énième film horrifique c'était sans grand espoir. Mais là, surprise ! Ce dernier s'est avéré beaucoup plus fréquentable que prévu. Même si la thématique est classique : un esprit malveillant résidant dans un miroir persécute ses propriétaires, l'intrigue elle se révèle plus excitante. Plutôt que nous conter le destin d'une famille faisant graduellement face à des phénomènes surnaturels qui virent à l'horreur sanglante, le film débute 10 ans après les faits quand les enfants survivants reviennent dans la maison pour faire face à ce miroir et aux souvenirs qui les hantent. Le fils, après une psychothérapie, a rationalisé les faits, sa sœur, elle, veut tenter de prouver que ce fantôme existe et que ses parents, particulièrement son père, sont des victimes et non des coupables. Entre temps présent et flashbacks dans leur enfance, les en événements s'entremêlent et spectateur comme les deux jeunes adultes finissent par ne plus savoir dans quelle temporalité on se trouve. L'accélération des souvenirs et des hallucinations provoquées par le miroir sont très bien faites et on est happé par les péripéties. Parti très dubitatif au début de ce long-métrage, je l'ai fini sans avoir une seconde regardé ma montre, ce qui dans ce genre de films est pour moi souvent un réflexe. Un film d'horreur/épouvante qui construit une vraie intrigue plutôt que de parier sur des scarry-jumps foireux qui non seulement n'assurent pas leur mission d'épouvante, mais ne camoufle évidemment pas la pauvreté du scénario. Un excellent long-métrage donc qui n'est pas sorti en France (alors qu'il est sorti dans une trentaine de pays) et c'est bien dommage, car il est bien meilleur que l’escroquerie “Paranormal activity”. À voir sans hésitation.
Un excellent film fantastique, plus original qu'il n'y parait. Ce n'est pas un décalque de Mirrors et Broken malgré une similitude dans le thème. La construction est excellente avec le montage parallèle entre passé et présent. La méchante est vraiment flippante durant les rares fois où on la voit. La fin est bien badante... Une réussite et des débuts prometteurs pour Karen Gillan au cinéma, après son départ de Doctor Who et en attendant de la revoir dans Guardians of the Galaxy.
Quand Mike Flanagan, auteur de quelques films passés inaperçus, décide de porter à l'écran son court-métrage Oculus: Chapter 3 - The Man with the Plan, les gros studios pensent immédiatement à un style tourné en found-footage, histoire de rentrer dans le moule et d'amasser un peu plus de billets verts. Mais le réalisateur américain est bien plus futé que ça et il décide d'utiliser son budget à bon escient pour mettre en scène un film d'horreur esthétiquement magnifique tout en proposant un scénario aussi captivant qu'intelligent. En résulte Oculus, véritable pépite du genre qui s'avère être la plus grosse surprise de ces dernières années... Le court-métrage original racontait comment un homme, seul dans une pièce immaculée, présentait une expérience filmée afin de démontrer qu'un mystérieux miroir était apparemment maléfique. De ce pitch original qu'il a conservé et à peine modifié, Flanagan a surtout rajouté toute une trame parallèle ou plutôt antérieure où nos nouveaux héros, une jeune femme (l'excellente Karen Gillian, qui fait son petit bonhomme de chemin au cinéma après "Doctor Who") et son frère (le beau gosse Brenton Thwaites, nouvelle coqueluche d'Hollywood), ont déjà "affronté" ce miroir dans leur jeunesse. L'intelligence du script est donc de mêler efficacement passé et présent avec un montage fracassant et un solide lien qui unit les deux époques. Au début difficile à suivre mais au fur et à mesure passionnant, le scénario parvient à nous retourner le cerveau et arrive à maintenir un impressionnant suspense et des questions qui trouvent peu à peu leurs réponses. Quasiment uniquement porté par ses deux brillants comédiens et ponctué de séquences sanglantes qui feront grincer des dents, le long-métrage est surtout une œuvre fantastique qui mise plus sur le fait de faire fonctionner la matière grise plutôt que d'effrayer sur des jump scares fumeux. Ainsi, on peut aisément dire que Oculus met une sacrée baffe et se hisse parmi les meilleures productions horrifiques de ces dernières décennies.
Un petit film d'épouvante qui n'a pour seul vrai défaut de ne pas m'avoir fait peur mais comme je suis un habituer du genre ça devient difficile! Sinon les clichés de films pour ados, les jump-scares, les nanas qui hurlent toutes les 5mn sont absents du film et c'est déjà un exploit en soi! Si on y ajoute un scénario original, des acteurs convaincants, une histoire pas trop prévisible...on se retrouve donc avec ce direct to DVD qui aurait largement mérité une sortie ciné et qui remplit son contrat de film qui fait gentillement frissonner.