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3,0
Publiée le 5 juin 2025
Il y a, dans The Mirror , quelque chose comme un point d’origine. Un foyer autour duquel se cristallise déjà toute l’œuvre future de Mike Flanagan. The Mirror ou Oculus, titre original plus sec, est un film sur l’horreur de ne pas pouvoir savoir. Non pas de ne pas comprendre, mais de ne pas pouvoir certifier que ce qu’on perçoit est bien réel.
Il y a dans sa mise en scène une manière très particulière de traiter la mémoire. Les flashbacks ne sont pas ici des retours en arrière mais un passé qui se greffe au présent jusqu’à le pervertir. L’enfance revient, mais elle ne revient pas comme souvenir : elle revient comme contamination. Elle réapparaît dans les gestes, les lieux, les mots dits aujourd’hui, comme si le temps n’était plus une ligne mais une nappe, un tissu qu’on plie, qu’on froisse, où les plis ne se distinguent plus. Et ce geste de montage, Flanagan l'effectue avec rigueur. Tout s’enchaîne, tout se confond. Le passé devient la matière même du présent.
Mais plus encore que la mémoire, c’est la perception qui se dérègle. Les personnages ne savent plus ce qu’ils voient, ni même s’ils voient. L’œil devient une interface instable, corrompue. On ne sait plus si ce qu’on touche est là, si ce qu’on mange est réel, si ce qu’on détruit peut l’être. Et le film en tire une angoisse : l’horreur vient ici de la perte de tout critère. Ce que filme Flanagan, c’est le vertige cognitif.
Et dans cette maison, Kaylie se dresse comme celle qui veut prouver. Elle veut démontrer que le miroir est le foyer du mal, elle veut des preuves, des vidéos, des mesures. Mais elle se heurte à ce que Flanagan met méthodiquement en place : l’effacement des critères de preuve. Tout ce qui pourrait attester de la réalité du traumatisme est contaminé par l’objet même de ce traumatisme. Il n’y a pas d’extériorité possible. Ce miroir, c’est aussi celui de la société qui refuse d’entendre, de croire, d’admettre, un miroir comme allégorie de l’impossibilité de témoigner.
Alors bien sûr, il y a des limites. Des moments où le film verbalise trop, où Kaylie devient presque une porte-parole de son auteur, où l’on sent que Flanagan cherche à expliquer ce que le dispositif aurait pu laisser affleurer. Ces instants, plus démonstratifs, affaiblissent la puissance d’abstraction que le film parvient ailleurs à maintenir. Et l’émotion, aussi, reste souvent contenue, encadrée, plus mentale que viscérale. On pense, on interroge, on ne tremble pas toujours.
Film assez brouillon (trop ?) où l'on finit pas perdre l'essentiel. Des flash-back à outrances assez énervants et une histoire d'une simplicité affligeante mais plutôt bien amenée (bien qu'attendue vu les 15 premières minutes). Des interprétations en huis clos qui tiennent la route mais dommage que l'ensemble soit trop commercial, trop soft. Quelques scènes marquantes mais trop peu nombreuses. On reste sur sa fin. Comme beaucoup, plus un film fantastique qu'un pur thriller. C'est un choix. A découvrir ! 3/5 !!!
Une affiche et un synopsis prometteurs pour tellement peu de chose finalement. Quelle déception pour un film au potentiel si grand, glanant son inspiration entre Amytiville et Mirrors, mais qui s'avère d'une lenteur insoutenable. Un manque cruel d'ambition, là où il y avait largement de quoi faire frémir les plus téméraires amateurs d'épouvante. Le schéma que suivent les protagonistes en devient même décousu, sans queue ni tête, face à un grand et bête miroir démoniaque. On s'éparpille constamment entre flashbacks et situations présentes, à tel point qu'on perd le fil et l'étincelle de suspens qui tardait à émerger. Difficile de croire que l'on puisse s'ennuyer face à de telles promesses. C'est malheureusement un fiasco, car ce film n'arrive pas à le cheville des références précédemment citées. En définitive, une affiche qui annonce "le film le plus effrayant depuis Conjuring" prend réellement son public pour ce qu'il n'est pas. 2,5/5
Pas fameux, à force de tout mélanger, on fini par ne plus rien comprendre et perdre le fil et l'intêret du film. C'est ce que Oculus nous propose, plongé dans un univers noir pourtant effrayant, on fini par décrocher tellement le mélange de situation devient pesant.
Quel film! Sur le papier, ça a l'air de rien, les acteurs sont inconnus, mais alors c'est tellement bien fait. On ne sait pas trop dans quel genre on se situe : disons que ce serait entre thriller, épouvante et horreur. Un film fait à base d'aller-retours entre le présent (le frère et la soeur tentant de prouver que le miroir maudit est à l'origine du drame qui a eu raison de leurs parents) et le passé où l'on voit comment les événements se sont produits. Je n'ose pas trop en dire plus, ce serait vraiment bête de spoiler un scénario comme ça. Et cette fin, ohlàlà! Pour amateurs d'intrigue énigmatique à suspense.
Un film qui aurait amplement mérité sa place au cinéma. Le DTV l'a un peu fait passer inaperçu et pourtant c'est loin d'être mauvais. l'ambiance est oppressante à souhait, on se pose plein de questions , c'est pas gore, j'ai passé un bon moment. par contre on reste un peu sur sa faim la fin est un peu baclée et il nous manque au moins un peu de réponses mais bon.
Voilà un petit film d'épouvante au scénario original et fort bien ficelé. Le genre est pourtant assez casse-gueule, et en l'occurrence, l'ensemble est plutôt réussi. 3.5/5
Je m attendais à un nouveau navet vu le nombre qu on nous balance et aussi une affiche peu attrayante. En lisant les chaudes recommandations de Première, je me suis lancé et suis agréablement surpris du résultat! Un bon scénario, pas débile et drôlement bien mis en scène, une interprétation pas ridicule non plus me laisse une très bonne impression. J ai connu plus flippant mais la façon de Flanagan de mélanger les époques est suffisamment troublante pour maintenir en haleine tout au long du film qui ne souffre pas de baisse de rythme ce qui n est jamais évident ds un huis clos. Un film qui change des productions bidons dont les scénarios débiles ne sont destinés qu aux groupes d ados qui n en n ont que faire de la crédibilité du truc..
Doté d'un scénario intéressant, "Oculus" mais un peu de temps à entraîner le spectateur puis l'histoire fait son effet. De même, la réalisation est réussie avec une ambiance angoissante au fil du long-métrage. Quant aux acteurs, ils sont convaincants et incarnent bien leurs personnages. Ainsi, le film est divertissant et pourrait même être excellent, néanmoins la fin si prévisible et simple déçoit par le manque de rebondissements.
« Oculus » ou « The Mirror« , est un très bon film d’horreur et d’épouvante. Le scénario est original et l’intrigue est bien construite. La mise en scène est habile, pour ne pas dire fine. Les effets sont diverses, de l’effrayement au gore en passant par la tension et l’angoisse. Les acteurs offrent des prestations fiables et vraisemblables. On se fait plaisir en se faisant peur avec ce long-métrage. À voir, sans hésiter !
Ce film est l'exemple même qu'avec un scénario malin et une mise en scène efficace, on peut arriver à faire naître de l'angoisse chez le spectateur! Alors certes il est classé comme film d'horreur même s'il ne fait pas vraiment peur mais le malaise et le doute qu'il génère sont bien suffisant. Le pitch de départ ressemble à un croisement de Candyman (dans le sens où ce que font les héros défie toute rationnalité et toute prudence) et d'enquête policière surnaturelle. Les acteurs s'en sortent vraiment très bien et certaines scènes resteront dans vos tête (l'ampoule par exemple). Du tout bon
Une déception. Le film commence bien. Les acteurs sont convaincants. Deux histoires sont racontées simultanément, et elles le sont bien. Dans le passé, comment la famille bascule dans la folie et l'enfer. Dans le présent, comment les enfants rusent pour déjouer les illusions de l'entité du miroir, par leurs astuces et leur logique. Le réalisateur fait bien plus que simplement montrer en parallèle les deux lignes temporelles, il les fait s'entrecroiser avec beaucoup d'originalité et de talent dans la mise en scène. L'aspect fantastique est très bien construit, et c'est ce qui fait véritablement monter l'angoisse. Tous ces éléments font que The Mirror vaut le coup d'oeil. Malheureusement, le film est complètement plombé dans la deuxième partie par les incohérences excessives des personnages. Dans un film d'horreur classique type slasher, la stupidité des personnages ne pose aucune problème, car ça fait partie du "contrat" initial et même des codes du genre. Mais là on n'est pas dans un slasher mais dans un thriller psychologique-fantastique. La différence, c'est que le réalisateur ne peut pas nous faire la démonstration dans la première partie de toute la sagacité de ses personnages, avant de les faire agir complètement stupidement dans la deuxième partie, comme il le voudrait, et comme ce serait le cas dans un slasher. Alors ça ne retire pas à la première partie toutes ses qualités, mais l'ensemble du film en prend un sacré coup. Dommage.
très bien... film d horreur captivant et efficace... l histoire est bien ficelée... on ne sait jamais si le miroir est maléfique ou si il s agit d hallucinations d ordre psychologiques de la part des protagonistes... aussi la mise en scène est maline - mettant en parallèle les évènements du passé avec ceux du présent... par contre la fin est assez triste...