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Un visiteur
1,5
Publiée le 28 novembre 2015
Film qui reste à la surface, Alors, que je m'attendais à un rapport dominant/dominé et que c'est certes plus complexe mais je voulais détester Tony, j'avais presque de l'empathie pour lui, ce qui m'a beaucoup gêné, Un pervers narcissique est un personne qui manipule, qui humilie, Le film Respire est mieux fait pour moi, Pourtant, tout n'est pas à jetter
Maïween nous offre encore un long métrage plein de questionnement ! Elle nous avait déjà bluffé avec Polisse, avec Mon Roi, elle nous gifle encore une fois. Un thème simple : l'amour et la passion...
Peut on aimer sans dépendance ? Peut on connaître à 100% sa moitié ?
Elle nous renvoie à nos histoires personnelles, en nous présentant un être vivant et mystérieux : Georgio et une femme amoureuse : Tony (oui oui c'est un prénom féminin)...
Un film sulfureux et très dérangeant. Vous ne ressortirez pas de ce film, sans vous poser au moins une question !
Tels un documentaire sur la vie de couple, le film colle aux 2 personnages dans leur relation amoureuse. C'est assez prenant, c'est remarquablement joué, mais au final c'est un peu long.
Très belle mise en scène de cet amour destructeur et puissant à travers la douleur physique d'une rééducation qui sera aussi une épreuve de la mémoire. Deux personnages qui se déchirent mais qui n'arrivent pas à se détruire. Presqu'un retour au point de départ après des chemins improbables.
Un très bon film encore une fois pour cette jeune réalisatrice. On rentre aussi facilement dans la comédie que dans le drame et c'est vraiment talentueux de réussir de telle transition. Les deux acteurs se donne corps et âmes dans le récit et porte literalement le film. Pour autant je pense que certains passages viennent ralentir inutilement l'ensemble : 1h40 m'aurait suffit.
Le roi de Tonie (Emmanuelle Bercot) est Giorgio (Vincent Cassel) la tornade. Amoureuse et passionnée de son homme, elle l’a dans la peau au point d’accepter de tenter l’aventure avec un être si différent d’elle. Dès le début, le spectateur tout comme Tonie se rendent bien compte où les rouages de la relation vont gripper. Giorgio, le séducteur, est un ouragan, un être bouillonnant de vie ; engloutissant tout sur son passage. A l’image de Tonie, les spectateurs passent à la lessiveuse. Maïwenn renoue ici avec l’énergie dévastatrice de son premier film (« Pardonnez-moi »). Giorgio joué par un Vincent Cassel énorme bouffe Tonie, les spectateurs, la caméra et l’écran ; un très grand numéro. Tout se gâte lorsque l’enfant arrive dont aucun d’entre eux ne veut se séparer. Le grand tour de force de Maïwenn est de parvenir à ne pas faire ni de Giorgio un sombre salaud manipulateur et ni de Tonie la victime de son gourou. Par contre, dans son scénario, elle ne parvient pas à sortir durant 2h de film, et c’est long et épuisant de la rhétorique attirance – répulsion. Elle décline toute la palette des conflits extra conjugaux sans arbitrer et faire de choix. Tout est très réaliste, mais la machine finit par tourner à vide ; amputer le film de quelques disputes pour réduire le tout de 20’ n’aurait pas été un luxe. Heureusement, Maïwenn ne cède pas à la facilité de durcir le propos de son sujet en y ajoutant la violence physique. On ne voit pas trop l’apport narratif des scènes en centre de rééducation ; si Maïwenn veut par là nous montrer par des flash backs à répétition la reconstruction physique et psychique de Tonie ; çà s’avère un peu boursoufflé. Donc cette histoire de deux êtres qui forment un couple qui s’autodétruit est un bon sujet surtout parce qu’il est porté par des acteurs transcendés par leur rôle. Vincent Cassel nous cannibalise par son charisme, Emmanuelle Bercot nous émeut par sa dépendance maladive à cet homme, Louis Garrel nous enthousiasme en homme simple à la parole libre au milieu d’un couple atypique… porté par un seul souci : sauver sa sœur de sa dépendance affective. Epuré çà aurait été mieux, mais que les acteurs donnent le meilleur.
Maïwenn nous prouve avec ce nouveau long métrage son grand talent de réalisatrice et arrive même à imposer un style, son style. On rit, on s’énerve, on sourit puis on pleure et on s’inquiète pour Tony, le personnage principal de Mon Roi. La réalisatrice réussit avec brio a ancrer des sentiments, des états d’esprit et des fatalités sur la toile. Le spectateur supporte, soutient, vit Tony et ça, c’est assez unique de nos jours au cinéma. Vincent Cassel est absolument bluffant et nul autre que lui ne pouvait donner vie et assumer le rôle de Georgio. Emmanuelle Bercot, quant à elle, est tout simplement hors norme, hors catégorie pour sa prestation qui perce littéralement l’écran. Une récompense plus que méritée!
Tout sonne faux. Le jeu. La narration. Du voyeurisme bas de gamme. et pour avoir vécu ce genre de situation, c'est vraiment mal rendu. je conseille de regarder les films de Haneke si vous êtes amateurs de manipulation, de bourreaux et de victimes
Un beau film magnifiquement mené par Emmanuelle Bercot. C'est juste, émouvant, sensible. Vincent Cassel a un rôle qui lui va à merveille, et qui donne envie de le claquer, comme d'habitude. Bravo Maïwenn, une fois de plus.
Après le chef-d'oeuvre Polisse, où Maïwenn tirait le meilleur de tous ses acteurs, elle récidive avec brio et fait monter très haut les prestations de Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot (prix d'interprétation à Cannes archi-mérité). Un bon moment de cinéma.
Ce film est incroyablement bien joué. Encore une fois Vincent Cassel transcende le rôle de Giorgio et sa partenaire est tout à fait à la hauteur. Film exceptionnel. Vraiment.
Maïwenn réalise une nouvelle fois un très grand film dont on ne ressort pas indemne. Comme avec « Polisse », j’ai ressenti beaucoup d’émotions. La réalisatrice délivre une mise en scène subtile et en adéquation avec l’écriture. Il y a des scènes très touchantes voir poignantes, je ne vais tout vous dire en détails car vous devez découvrir ce film.
Le montage est très important au niveau de la prise de parti de l’un ou de l’autre. On voit que la réalisatrice essaye de parfois de les mettre à égalité mais il fallait bien que ça penche d’un côté pour le bon déroulement de l’histoire.
Au niveau de l’intrigue et de sa structure, c’est cohérent et inspiré. On comprend pourquoi Maïwenn a mis du temps pour réaliser ce film. Cette histoire d’amour a du relief et celui-ci ne se développe pas en cinq minutes, il faut du temps. Les personnages sont très bien conçus et magnifiquement interprétés (oui je tenais à le souligner une nouvelle fois). La passion, l’amour, la haine, la déchirure…Un mélange tellement bien écrit et retranscrit, qu’on ne peut être que émerveillé et touché par cette histoire.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, le couple Cassel/Bercot m’a ébloui ! Les deux sont magnifiques, une alchimie qui transpire au delà de l’écran et cela devient de plus en plus rare de nos jours. Pour moi, ils vont certainement remporter les Césars de la meilleure actrice et du meilleur acteur. Du très haut niveau qui confirme le talent des acteurs et de Maïwenn.
Je suis sorti de la salle en étant scotché par ce film qui respire la vérité, l’amour, l’humain et la passion. Maïwenn réalise une très grand film, l’un des meilleurs de l’année si ce n’est le meilleur à mes yeux.
N'hésitez à consulter à notre blog pour découvrir cette Après Séance complète :
Excellente interprétation de Cassel et de Bercot. L'histoire est plausible même si Maiwen force un peu sur les traits des deux principaux personnages. Nous avons suivi le déroulement du film pleinement, mais on peut reprocher quelques redondances et le film aurait pu être un peu raccourci. On a passé,toutefois une bonne soirée.