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    Mon Roi
    note moyenne
    3,9
    6583 notes dont 526 critiques
    répartition des 526 critiques par note
    89 critiques
    252 critiques
    93 critiques
    49 critiques
    28 critiques
    15 critiques
    Votre avis sur Mon Roi ?

    526 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2865 abonnés Lire ses 1 453 critiques

    4,0
    Publiée le 23 octobre 2015
    "Mon Roi" est à la fois d'un tout autre registre que le très réussi "Polisse" et pourtant quelque part pas si différent...
    D'un presque reportage âpre sur l'étude d'un milieu, celui de la brigade des mineurs, on arrive ici à l'étude profonde et vive d'un couple et de sa relation.
    D'une mini société en crise, on passe ici à une sphère plus intime, plus réduite en devenant celle d'une femme et d'un homme sous forme d'un témoignage également, très violent où tout est décortiqué dans le plus profond de l'âme et des sentiments ! Le scalpel entre à vif, remue ce qui est à remuer, n'oublie rien de rien, pour nous expliquer toute l'ambiguïté du fonctionnement ou du dysfonctionnement de ce couple...
    Tout est écorché, rude, extrêmement viscéral, fait de rires, de larmes, de cris, de douleur...
    Perversion, cynisme, manipulation, calcul, plaisir et séduction pour l'un, puis admiration, dévotion, amour, fascination pour l'une, donnant un mélange explosif qui se retourne parfois dans un sens ou dans l'autre en fonction de ce que chacun utilise comme arme envers l'autre !
    Quand l'un domine et décide, l'autre vacille et bascule jusqu'à un point où l'effet inverse arrive quelquefois à se mettre en place indiciblement.
    L'un prend, l'autre donne et cède sous forme d'une lutte, d'un marché de tous les instants...
    Des mécanismes terribles afin d'utiliser et d'aimer dans la souffrance, dans l'humiliation avec de temps à autre un retournement subit, bref pour mieux rebasculer, tel le principe des vases communicants !!!
    Ce que l'un prend, fait du mal à l'autre, et vice-versa !
    "Tu me fuis, je te suis; tu me suis, je te fuis !"
    Pour cette démonstration à feu et à sang, Emmanuelle Bercot se frotte et se donne à Vincent Cassel avec une puissance, une vérité terrible, tandis que l'acteur est d'une cruauté, d'un calcul épouvantable !
    Seul le clairvoyant Louis Garrel est le reflet "raisonnable" et bienveillant de l’œil du spectateur...
    Des rôles plus que taillés sur mesure pour un cas d'étude quasi pathologique mais passionnant à suivre !
    On reste toujours fasciné par cet engrenage sans fin, où chaque petit rouage avance beaucoup puis recule un peu, afin de faire trembler et se fissurer ce couple de toutes parts, juste avant qu'un petit plâtrage recolle, pile à temps l'ensemble de l'édifice !
    Passion dévorante, plaisirs de l'instant, Georgio brûle la vie par tous les bouts, riche, charmeur et séducteur, il aime cette femme mais veut surtout un enfant, c'est peut-être la raison de choisir une mère qui n'est pas de son milieu de paillette et de strass illustrée par cette fameuse Agnès...
    Tandis que Tony elle, aime cet homme qui l'étonne et l'amuse, la déstabilise mais finit par évoluer aussi, en souhaitant une stabilité, un mari, un père,...
    Maïwenn nous propose là un film dur, très dur, éprouvant loin de la douceur habituelle et fleur bleue de la romance cinématographique !
    Un travail sous forme d'une approche psychologique exacerbée très réussie, même si le moment présent du film est représenté par ce passage en hôpital à Berck (?), suite à une rééducation douloureuse, ce qui n'est pas forcément des plus opportun, ne se justifiant essentiellement et pleinement comme seul prétexte pour une prise de recul, une analyse, une introspection pour Tony.
    Du bon cinéma assurément extrêmement captivant, mordant et épuisant, dont la direction d'acteurs d'une intensité rare, est la clé de sa réussite, même si faire le choix de présenter trop souvent, un milieu toujours très riche et bourgeois implique des situations faciles, des solutions échappatoires simples, évidentes toutes trouvées aux problèmes matériels ou existentiels du moment (Deauville, Bruxelles ou Marrakech pour un week-end ?), un aspect provocateur pour l'homme lambda que lui ne pourra pas mettre en œuvre, entre son boulot et les quatre murs de son appartement ou pavillon et avec ses propres perspectives financières bien plus modestes !
    Mais même dans les situations de crise les plus graves, il est toujours bien plus simple de vivre au cinéma que dans la vie !
    Un peu de part de rêve donc quand même au sein de cette histoire de cœur, tranchante et bouleversante dont le fonctionnement torturé est pourtant celui, à plus ou moins grande échelle, de certains couples !
    Amour et haine, attirance et répulsion font parfois "bon" ménage !
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 27 octobre 2015
    Le cinéma de Maïwenn agace certains depuis ses débuts et il divisera toujours, on en fait le pari. Parce que ses films sont personnels (égocentriques ?), qu'ils ne respectent pas à la lettre la grammaire cinématographique, qu'ils sont bourrés de maladresses et qu'ils peuvent être parfois taxés d'artificialité. C'est un point de vue et il est majoritairement masculin. Après Polisse, qui lui a donné ses véritables galons de réalisatrice, Mon roi s'aventure dans l'intimité du couple, sans prendre de pincettes ni de gants. C'est la manière Maïwenn : tout y est intense, la légèreté comme le drame, frôlant à certains moments l'hystérie. Le film se concentre sur cette passion dévastatrice, bonheur et souffrance mêlés, et si le thème n'est pas neuf, le style, naturaliste (d'accord, on ne parlera pas de Pialat), transcende son sujet jusqu'à en gommer ses défauts (seconds rôles anecdotiques malgré un Louis Garrel formidable, contexte social relativement peu présent). On pourrait facilement réduire le film à une relation bourreau/victime mais Maïwenn dépasse cela par sa mise en scène épidermique et par toutes les ambigüités et la confusion que suscitent un amour aussi charnel et viscéral. Cassel est évidemment l'interprète idéal pour jouer le séducteur narcissique et il est juste et surtout au diapason d'une Emmanuelle Bercot qui a l'occasion de démontrer toute la palette des émotions sans jouer la surenchère (bon, si, une ou deux fois). Que Mon roi exacerbe autant de sentiments contradictoires auprès des critiques et spectateurs est une bonne nouvelle : Maïwenn est une sacrée maligne qui revendique sa place dans un cinéma français dominé par les hommes. Elle a du talent et une âme de combattante. Puisse t-elle continuer à s'exprimer et à nous agacer, ce sera toujours un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.
    elbandito
    elbandito

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    3,0
    Publiée le 1 novembre 2015
    Pour sa quatrième réalisation, Maïwenn force un peu le trait de ses personnages, haut en couleurs, psychologiquement instables, mais parvient néanmoins à rendre crédible cette étude d’un couple, scruté pendant dix années consécutives, dans ses moments les plus intimes : coup de foudre, passion dévorante, amour dévastateur, enfant désiré puis déchirement, rupture violente, puis amour de nouveau… La caméra immersive de la réalisatrice suit de près deux acteurs formidables, Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, qui se livrent corps et âme à jouer ce couple de bourgeois nombrilistes. Beaucoup ne se reconnaitront pas ici. Mais on retrouverait nombre de situations similaires dans d’autres classes sociales. L’emprise de Georgio sur Tony est parfaitement restituée lors du final tout en douceur où la caméra restitue le regard de Tony observant son ex comme au premier jour. Toujours amoureuse de son bourreau.
    Jonathan M
    Jonathan M

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    4,5
    Publiée le 10 juin 2018
    *2ème visionnage* Le film a raisonné en moi ces 3 dernières années. Des séquelles qu'il m'a laissé, j'ai eu l'immense privilège de dire droit dans les yeux d'Emmanuelle Bercot qu'elle était magistrale dans ce film. J'en ai tremblé et elle fut - comme dans le film - authentique. Maïwenn n'a pas seulement fait de la direction d'acteur, elle a su porter à l'écran une incarnation de ce que peut être la possessivité dans un couple. Tout est juste, malaisant, sidérant. Ce destin qui se consume avant de craquer littéralement dans la souffrance la plus intense qui soit. Le film percute car il sommeil des vieux démons universels, celui des êtres incompris que nous pouvons être. "Mon roi" est avant tout une histoire d'amour du XXIème siècle, à bout de souffle et sentencieuse, déchirante et obsessionnelle. C'est une lutte en quête de la norme, une lutte de l'égo face à la puissance insubmersible du désir amoureux. *TOP 2 FILM 2015*
    Pauline_R
    Pauline_R

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    4,0
    Publiée le 21 octobre 2015
    Encore une fois Maïwenn a réussi à me bluffer avec ce film à la fois puissant, drôle et épuisant (dans le bon sens du terme). Alors certes il n'est pas dénué de défauts (c'est aussi ce qui fait son charme) avec quelques excès dans la mise en scène et quelques longueurs (en particulier dans les scènes du présent au centre de rééducation, peu pertinentes) mais il n'en demeure pas moins fort, plutôt fin sur la psychologie des personnages, leurs rapports de domination, leur attraction et leur rejet, jusqu'à la dernière seconde. Le film regorge de passages très drôles surtout dans la première heure, avec des dialogues qui font souvent mouche. Comme dans ses précédents films, Maïwenn démontre ses immenses qualités de directrice d'acteurs, je n'ai jamais vu Vincent Cassel aussi bon, il est même phénoménal ici, Emmanuelle Bercot montre une belle intensité de jeu (même si un peu trop hystérique par moment) et Louis Garrel est très drôle dans le rôle du frère désinvolte.
    vincenzobino
    vincenzobino

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    4,5
    Publiée le 22 octobre 2015
    Nouvelle remarquable immersion autobiographique de Maiwenn.
    Une descente a ski finissant par une rupture du ligament croisé et une longue réadaptation: tel est l'issue du parcours plutôt chaotique de Tony. Et nous découvrons sous forme de flashback durant sa rééducation sa passion avec Giorgio avec ses déboires ses quelques hauts et surtout ses bas.
    On s'attend a des séquences brutales ainsi qu'à une tension lourde omniprésente, mais la réalisatrice prodige nous gratifie d'un parfait mélange entre tendresse (peut-être un peu trop asexué sur les 20 premières minutes), remises en question du couple et coups de G.... donnant lieu a des séquences très fortes.
    Ce film aurait pu être banal mais Vincent Cassel, véritable illustration du Louis XIV moderne et surtout Emmanuelle Bercot splendide et véritable virtuose, parviennent a le rendre passionnant, a nous faire partager les différents ressentis et finalement a nous pousser a leur intenter leur propre procès sur les torts partagés.
    Et la dernière séquence est la parfaite illustration qu'un règne n'est pas éternel et que le partager s'avère une tâche bien périlleuse.
    A recommander vivement...
    dagrey1
    dagrey1

    Suivre son activité 65 abonnés Lire ses 655 critiques

    3,5
    Publiée le 26 octobre 2015
    Je n'avais pas du tout aimé Polisse de Maiween, ayant eu au mieux de l'indifférence pour les agents qui peuplaient cette unité de police spécialisée des les moeurs, l'hystérie des rapports humains et la présence des acteurs retenus (notamment Joey Starr) n'avaient rien arrangé sur mon ressenti. J'ai préféré de loin "mon roi", portrait d'une passion orageuse entre un pervers narcissique interprété par Vincent Cassel (idéal dans le rôle) et une avocate joué par Emmanuelle Bercot, également très convaincante. La relation entre ces deux personnes devient vite toxique, Georgio souhaitant s'engager dans la voie de la vie de famille tout en conservant ses habitudes de noctambule satryasique, chronique d'une catastrophe annoncée...J'ai également apprécié l'interprétation de Louis Garrel. 3,5/5
    alain-92
    alain-92

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    4,0
    Publiée le 27 octobre 2015
    Un scénario à la fois tendre, violent, intelligent, tourmenté et impitoyable pour un film auquel on adhère, qui peut également déranger, mais en aucun cas, laisser indifférent. Quelques situations répétitives peuvent paraître invraisemblables. Elles trouvent, dans leur finalité, toute l'habileté de Maïwenn à les rendre plausibles. Entre autres, cette scène dans laquelle Vincent Cassel s'improvise serveur.

    L'écriture, la réalisation et la sincérité de Maïwenn évitent toutes les embûches et nous plongent dans cette histoire avec un intérêt qui ne décroit à aucun moment, de la rencontre à la dernière scène. Un rythme fou, parfois hystérique pour cette histoire magnifique et douloureuse dans laquelle l'humour côtoie la tendresse.

    Pour donner vie à son scénario la réalisatrice a su trouver un casting idéal. Louis Garrel, Paul Hamy, Isild Le Besco, entre autres, sont parfaitement justes. Également présente dans une petite participation, une mystérieuse dame en noir, Dani.

    Le couple Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, sont tous deux excellents. Que ce soit dans la retenue ou le délire, dans l'exaspération due aux actions de l'un, face à la douceur de l'autre ils participent à la belle réussite de ce quatrième long-métrage de la réalisatrice.

    "Maïwenn est quelqu'un qui provoque la passion. Son cinéma lui ressemble." A déclaré Emmanuelle Bercot. J'acquiesce complètement.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 2577 abonnés Lire ses 5 193 critiques

    4,0
    Publiée le 23 octobre 2015
    Dans "Mon roi" on suit une histoire d'amour sur plusieurs années entre une avocate et un restaurateur qui s'avère être une sorte de libertin libertaire égoïste, voir lâche, qu'on pourrait définir par le terme à la mode de "pervers narcissique". Mais ce n'est pas si simple et c'est là toute la force du film de Maïwenn. Outre des personnages parfaitement écrits il faut saluer les acteurs, dont les performances éblouissantes de Vincent Cassel et surtout Emmanuelle Bercot, cette dernière est juste inouïe d'investissement, de justesse et d'émotion. A voir et à conseiller.
    framboise32
    framboise32

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    4,0
    Publiée le 26 octobre 2015
    Mon Roi est un film d’amour. Un amour inconditionnel, fort, et explosif. Maïwenn ne fait pas du cinéma, on a l’impression qu’elle s’en moque. Maïwenn filme la vie, l’amour. On sent la femme amoureuse derrière la caméra. Elle ne s'est pas mise en scène mais elle est hyper présente. Elle filme ses acteurs, les pousse à bout. Elle les aime. Le film provoque des émotions, des chocs, il bouscule. La réalisatrice cherche à attirer le spectateur, elle le séduit avec des grosses ficelles. Tout est outrance dans son film. Maïwenn filme en gros plan le genou (je-nous) abimé de Tony, et propose des flashback sur l’amour fou puis la destruction de ce couple. La reconstruction physique avec ses gros plans est fragmenté comme l’histoire de Tony et de Georgio.

    Vincent Cassel nous offre une performance étonnante. Emmanuelle Bercot donne tout.

    J’aime les films de Maïwenn. Celui ci ne fait pas exception. Mon Roi est un film fort, un film d’amour, un film sur l’amour. Il va forcément divisé. Le cinéma de Maïwenn on aime ou pas mais au moins il provoque des émotions. Et puis il y a Georgio…
    Le film d'Ariane
    Le film d'Ariane

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    4,0
    Publiée le 23 octobre 2015
    C'est peu dire que je l'attendais au tournant celui-là ! MON ROI de Maïwenn n'a pas failli dans sa mission : retourner les cœurs, celui de Tony, celui de Georgio… et le mien, c'est certain. Après un grave accident de ski qui lui a vrillé le genou, Tony, enfermée dans un centre de rééducation, se remémore l'histoire d'amour tonitruante qu'elle a vécue avec Georgio et qui l'a laissée exsangue. Le montage ingénieux qui fait le parallèle entre la descente aux enfers de cette femme transie d'amour pour un homme qui ne la ménage jamais et les efforts qu'elle produit pour à nouveau mettre un pied devant l'autre est une très belle idée. La grande force du film tient bien sûr à son casting, distingué à Cannes par les frères Coen qui ont choisi de récompenser la performance stupéfiante d'Emmanuelle Bercot. Qu'elle se torde de douleur sur son lit d'hôpital, qu'elle craque de désespoir, qu'elle pète un plomb ou qu'elle dévore son mari des yeux, elle est toujours bouleversante. Quant à Vincent Cassel, il est tout simplement inouï. De charme, de drôlerie, de tendresse, d'arrogance, de lâcheté, de mauvaise foi. Tour à tour irrésistible ou terrifiant, il donne à son personnage de manipulateur cocaïnomane, une incroyable épaisseur, une animalité palpable. Cette histoire d'amour et de haine, cette passion joyeuse puis dévorante, décrite avec beaucoup de réalisme et de justesse, montre très bien le principe de l'addiction : "Tu me fais mal, tu me tues à petit feu mais je t'ai dans la peau et je me refuse à l'admettre car la vie sans toi me semble encore pire". Qui n'a jamais connu ces variations propres au couple : phases lumineuses et gouffres vertigineux ? Les étapes que Tony et Georgio traversent sont sans doute assez banales si l'on s'en tient aux statistiques, mais le film de Maïwenn, lui, ne l'est jamais. Il transcende le réel, le repeint aux couleurs vibrantes de son tempérament et de sa sensibilité exacerbée. C'est ce qui rend son travail si intense et si unique dans le cinéma français.
    Nadine Delvaux
    Nadine Delvaux

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    4,5
    Publiée le 31 octobre 2015
    Personnellement ce film m'a bouleversée. Je ne comprends pas pourquoi il est éreinté par certains critiques. Emmanuelle Bercot/Tony (qui pour moi à largement mérité son prix d'interprétation) n'est pas une femme insupportable et hurlante, c'est une femme qui a fait LA rencontre de celui qu'il ne lui faut pas, qui tombe follement amoureuse et qui va être laminée par une passion destructrice et impossible à contenir. Tous ceux qui ont vécu à un moment de leur vie une histoire passionnelle qui emporte tout se reconnaîtront. Personnages "secondaires" très bien vus, beaucoup d'humour aussi et heureusement, on sort secoué de ce film très fort. L'un des meilleurs films 2015 en ce qui me concerne.
    Yves G.
    Yves G.

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    4,0
    Publiée le 16 août 2016
    Les critiques n’ont pas épargné le film de Maïwenn : trop impudique, trop hystérique, trop tout. Je n’y souscris pas. J’ai été touché. Maïwenn n’esthétise pas. Elle ne fictionnalise pas. Elle filme cash.

    La relation entre Georgio et Marie-Antoinette (alias Tony) est juste de bout en bout. Leur première fois est filmée sans l’afféterie des embrasements romantiques et les lumières tamisées qui n’existent qu’au cinéma. On couche. On rit. On parle. C’est cru, mais vrai.

    Leur relation est très moderne. Le couple en 2015 ne se vit plus – et ne se filme plus – comme avant. On est loin de "Roméo et Juliette" ou de "César et Rosalie". L’amour fou vire vite à la folie. Excessifs dans le coup de foudre, les amants deviennent hystériques dans leur déchirement entrecoupé de réconciliations solaires.

    Le film repose sur ses acteurs. Emmanuelle Bercot est le double de Maïwenn à l’écran. Elle en a l’énergie, les éclats de rire… les dents. Elle mérite haut la main sa Palme d’or. Vincent Cassel la méritait tout autant. Je n’ai jamais aimé sa tête de fouine et son jeu faussement décontracté, mais je dois reconnaître qu’il est parfait dans le rôle.

    Elle n’est pas une gourde enamourée ; il n’est pas un pervers narcissique ; ils forment un couple incapable de vivre ensemble, incapable de rompre. Plutôt que "Mon roi" emprunté à Elli Medeiros, "With or without you" de U2 les aurait mieux résumés.
    Cédrico
    Cédrico

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    4,0
    Publiée le 17 novembre 2015
    Ce film est tout simplement beau car il transpire d'un réalisme dérangeant. On sait à quoi s'attendre, le pitch nous dit tout, et il n'y pas d'informations nouvelles durant les deux heures de visionnage, mais la prestation des acteurs principaux (à savoir Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot) nous emporte dans une sorte d'intimité déchirante nous donnant l'impression d'y être. Comment peut-on se déchirer à tel point, nous qui nous sommes tant aimés ? C'est la question que Tony(Emanuelle Bercot) se pose, la question que l'on se pose, une question qui d'ailleurs fait partie de la vie quotidienne, le monde étant surpeuplé de familles recomposées, divorcées etc... On ressent pleins d'émotions à la vue de ce film, on passe par les rires, les pleurs, la passion, la haine, le déchirement, c'est une telle ôde aux complexes sentiments amoureux qu'on en sort quelque peu troublé. Ce qui fait l'efficacité de cet œuvre c'est aussi la simplicité avec laquelle elle est filmée, le jeu de lumière donne un ton mélancolique à toute cette sauce et la bande sonore bien choisie appuie un peu plus sur nos facultés émotionnelles. On ne comprend pas tous les comportements de Georgio et Tony, l'un comme l'autre sont finalement "fous" bien qu'on soit bien evidemment pris d'une progressive compassion pour Tony, incarnée par Emmanuelle Bercot plus transcendante que jamais, donnant la réplique à un Vincent Cassel d'un charisme déconcertant. Ce film confirme l'impression que seuls les acteurs d'une histoire d'amour sont capables de la comprendre même si elle peut paraître folle aux yeux de tous, la figure du frère de Tony pour exemple qui malgré tous ses efforts pour la mettre en garde ne parvient finalement à la dissuader de continuer cette histoire. L'amour comme sujet principal de ce film, est une chose complexe que Maïwenn est parvenue à mettre en image sans concession, tel qu'il peut être d'un extrême à l'autre. Un agréable moment passé au cinéma, bien qu'il soit difficile en certains points, ce film reste une éventuelle réalité pour certains/certaines, et c'est l'humanisme qu'il incarne qui nous touche au plus profond car il ne blâme aucun des deux protagonistes principaux en conclusion. Merci Maïwenn.
    Didier A.
    Didier A.

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    4,5
    Publiée le 10 novembre 2015
    Thème peut-être éculé d'un manipulateur qui essayera, volontairement ou involontairement, d'anéantir sa victime. Quelle puissance de jeux de Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot, époustouflants tous les deux. Ils sont servis, c'est vrai, par une écriture millimétrée et redoutablement juste et par une réalisation de Maïwenn, dont on reconnait désormais immédiatement la "patte". Images magnifiques, montage au cordeau qui donne à ce film de plus 2 heures, un rythme juste parfait.
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