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    Mon Roi
    note moyenne
    3,9
    6742 notes dont 527 critiques
    répartition des 527 critiques par note
    89 critiques
    252 critiques
    94 critiques
    49 critiques
    28 critiques
    15 critiques
    Votre avis sur Mon Roi ?

    527 critiques spectateurs

    bouddha5962
    bouddha5962

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    4,5
    Publiée le 28 novembre 2015
    Maïween nous offre encore un long métrage plein de questionnement ! Elle nous avait déjà bluffé avec Polisse, avec Mon Roi, elle nous gifle encore une fois. Un thème simple : l'amour et la passion...

    Peut on aimer sans dépendance ?
    Peut on connaître à 100% sa moitié ?

    Elle nous renvoie à nos histoires personnelles, en nous présentant un être vivant et mystérieux : Georgio et une femme amoureuse : Tony (oui oui c'est un prénom féminin)...

    Un film sulfureux et très dérangeant. Vous ne ressortirez pas de ce film, sans vous poser au moins une question !
    Tony L'Ambassadeur
    Tony L'Ambassadeur

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    4,0
    Publiée le 26 novembre 2015
    Maïwenn nous prouve avec ce nouveau long métrage son grand talent de réalisatrice et arrive même à imposer un style, son style. On rit, on s’énerve, on sourit puis on pleure et on s’inquiète pour Tony, le personnage principal de Mon Roi. La réalisatrice réussit avec brio a ancrer des sentiments, des états d’esprit et des fatalités sur la toile. Le spectateur supporte, soutient, vit Tony et ça, c’est assez unique de nos jours au cinéma. Vincent Cassel est absolument bluffant et nul autre que lui ne pouvait donner vie et assumer le rôle de Georgio. Emmanuelle Bercot, quant à elle, est tout simplement hors norme, hors catégorie pour sa prestation qui perce littéralement l’écran. Une récompense plus que méritée!
    DarkAkuma02
    DarkAkuma02

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    4,0
    Publiée le 9 novembre 2015
    Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot forment un couple ayant une relation destructrice. L'histoire nous est présentée sous forme de différents flash-back vus par Emmanuelle Bercot, très marquée, qui se remet d'un accident de ski.
    Je trouve que Maïwenn a réussi à cerner de manière très réaliste la manière dont peut se mettre en place une relation conflictuelle au sein d'un couple, tout en entraînant une certaine dépendance. Bien qu'Emmanuelle Bercot paraisse victime d'une certaine forme de violence psychologique, j'estime qu'une qualité de ce film est que les personnages sont nuancés. Ainsi, Vincent Cassel semble sincère dans ses réactions et chacun des personnages a l'air subir la situation. La très bonne interprétation des deux protagonistes contribue à la qualité de ce long-métrage. Même si le sujet est des plus austères, j'ai apprécié ce film.
    Nicolas T.
    Nicolas T.

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    3,5
    Publiée le 22 octobre 2015
    Le film est bon...malgré tout j'ai quelques réserves par moment l'ambiance hystérique peut être agaçante et lassante...Vincent Cassel est tout simplement divin...une performance d'acteur génial
    Alisson G
    Alisson G

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    4,0
    Publiée le 17 novembre 2015
    Un superbe film, une grande claque dont on se délecte à chaque minute car, chose rare pour le genre, aucune longueur ou temps mort ne sont à déplorer durant ces 2 heures ! Au-delà de l’exceptionnelle justesse d’interprétation des deux acteurs (et même des seconds rôles, qui ne sont pas en reste!), le style de Maïwenn dépote, malgré un sujet très souvent abordé au cinéma. Entre émotion, déchirements et fous rires, la réalisatrice nous emmène au plus profond de l’intimité de ses personnages, sans fausse note. Une réussite !
    Loïck G.
    Loïck G.

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    3,5
    Publiée le 21 octobre 2015
    Maïwenn sort une fois encore des sentiers battus pour parler cette fois de l’amour et du désamour, en y incluant un parallèle osé, très documenté, sur la rééducation du genou. Connaissant un peu le sujet, je n’ai rien à redire sur la méthode, même si elle peut rebuter certains propriétaires de prothèses. Le sujet est bien ailleurs, dans cette rééducation à la vie qu’entame une jeune femme sur son lit douleur. Une convalescence propice à une analyse de son récent passé en compagnie d’un homme qu’elle a aimé jusqu’à la déraison, s’arrêtant un jour de penser, elle dont la profession, avocate, était justement de venir en aide aux autres. Une liaison fracassante que Maïwenn aborde très frontalement, sans prendre de gants, ni de capote. Elle mêle tel un patchwork l’avant et l’après, dans des corps à corps abandonnés et des coups de gueule qui se succèdent. En compagnie d’une kyrielle d’excellents comédiens. Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot (prix d’interprétation à Cannes), Louis Garrel …
    Pour en savoir plus
    colombe P.
    colombe P.

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    5,0
    Publiée le 25 octobre 2015
    On se met complètement à la place de l'héroïne, on comprend ses réactions, ses peurs, ses joies, ses peines etc... toutes les émotions qu'elles ressent sont si vraies.
    Un grand bravo.
    virnoni
    virnoni

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    4,0
    Publiée le 3 novembre 2015
    Une chose est sure : Maïwenn ne laissera jamais indifférente! On assiste ici encore une fois à un film assez coup de poing, dans un autre registre que Polisse : les sentiments amoureux, la vie et le mort (ou pas!) d'un couple. On sent une direction d'acteurs assez hallucinantes. Le prix d'interprétation pour Emmanuelle Bercot n'est pas usurpé mais déception que Cassel ne l'est pas eu aussi. Les rôles de salauds seraient-ils effrayants à récompenser ? Honneur aux victimes ? Leur couple fait littéralement des étincelles. On les sent corps et âmes dans leurs rôles, rare de ressentir autant de naturel et spontanéité. Bravo. Visuellement, la caméra suit de près ces 2 personnages (fêlés dans tous les sens du terme) et capte chaque souffle, émotion, cris etc comme autant de vérités mises à nues. Bouleversants, dérangeant aussi et étouffant parfois. On vibre et ressent avec cette femme. Le processus de la manipulation psychique est aussi bien exprimé et rendu. Pas de jugement possible. Qui ne craquerait pas pour Cassel et sa séduction incarnée? Après, c'est ici que l'on voit que tout réside dans ce couple d'acteurs. Avec d'autres on aurait pu tourner au ridicule, à la perte du magnétisme et de notre empathie, autant pour elle que pour lui (exploit!). Car c'est ici que frappe souvent fort la réalisatrice : oser oui, risquer des scènes, se tenir à la frontière du "border line", mais toujours rester à la limite du "tolérable" et "pardonnable" au final. Le fait de ne pas surligner par de la musique par exemple y contribue. Quelques scènes sont accompagnées par un son simple et presque tendre, en parfaite adéquation avec la scène, pas de "fard" inutile. J'espère une séance de rattrapage pour Cassel aux Césars, rien que pour son immense carrière et ses paris osés. Le film ne laisse donc pas indifférent, les hommes peuvent ressentir d'autres émotions que les femmes (pour preuve entre mon mari et moi : grand débat en sortant sur chacun des "héros" de cette histoire). car ce film secoue et réveille des sensations contradictoires et même brutales sur le couple. La manipulation amoureuse pourrait-elle arriver à tout le monde ? Est-ce quand même de l'amour pour celui qui manipule ?
    Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est que Maiwenn ne fait pas de psycho à 2 sous, pas de portrait caricatural et psy de cet homme et de cette femme (alors qu'on se doute bien que leur vécu commun est lié à leur propre histoire familiale et affective précédente) : on les prends tels quels à un moment donné. Comme eux, on prend les choses au fur et à mesure, brutes comme merveilleuses.
    Mention à Louis Garrel également; seul élément "réel" côté sentiment, un port d'attache pour l'héroïne. Assez magistral lui aussi. Bémol : toujours cet aspect "bobo" dans ses films, assez clinquant mais on lui pardonne!
    A voir donc sans hésitation pour être secoué, parler du couple et même de bien au-delà que ce seul thème : que et qui sommes-nous face au sentiment amoureux ?
    Septième Sens
    Septième Sens

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    4,5
    Publiée le 12 novembre 2015
    « Tu me reconnais non ?! ». Première apostrophe de Tony lancée vers Georgio, qui se rencontrent pour la première fois. Avant même de commencer leur romance, les deux amants ont déjà vécu dix vies, traversé cent problèmes, éprouvé mille sentiments. Ensemble. Maïwenn retrace dix ans de cette histoire (pas) comme les autres.

    Bercot (faible, puissante, éclatante) et Cassel (dominateur, ensorcelant, dangereux) livrent des prestations démesurées pour incarner l'amour jusqu'à l'épuisement. La passion, venimeuse et flamboyante, inonde le cadre de la cinéaste qui filme un récit construit telle une mosaïque. Comme Polisse précédemment, l'existence s'apparente à un puzzle assemblé de pièces déchirantes d'humanité. Chacune abrite son lot de pulsions intérieures, de sentiments inavoués, de compromis destructeurs. Elles dissimulent aussi un flot de mots continu. Parler d'abord, pour recoller les morceaux. Crier ensuite, pour tenter de les défaire. Pleurer enfin, puisque les personnages n'y arrivent plus.

    Mon Roi incarne le mouvement. La fuite en avant, la boucle infinie, l'éternel recommencement. Tant de voies prises pour espérer voir un jour notre foyer se reconstruire, sans jamais vraiment y croire. La réalisatrice parle du couple avec détresse et fait du cinéma comme si sa vie en dépendait. Avec démesure, aversion, mauvaise foi, exaltation. Tant d'émotions ressenties pour voir une œuvre totale germer d'un esprit habité. Celui d'une femme, intranquille mais sereine, n'ayant plus besoin de se mettre en scène pour nous raconter une histoire.

    « Tu me reconnais non ?! » n'est pas seulement une invective destinée à Georgio. C'est également un message pour le public qui a lui aussi, tout de suite, les cartes en main. Que le jeu commence.
    Bernard S.
    Bernard S.

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    4,5
    Publiée le 4 novembre 2015
    Un superbe film... Maïwenn fait vivre des personnages psychologiquement instables : un bourreau et sa victime, Ce film est remarquable à la fois pour son scénario et pour son interprétation. Le spectateur vit pleinement l'histoire qui rend mal à l'aise mais redouble l'implication : c'est redoutable, mais ce film est fort... C'est un Grand Film à voir à tout prix !
    Robin M
    Robin M

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    1,0
    Publiée le 21 octobre 2015
    L'Amour est mort, vive l'Humiliation !
    Le Cinéma français tue l’Amour ! Après en avoir fait un art – des obsessions rohmériennes aux mélodies d’Honoré –, il le dépèce sans vergogne de sa dramaturgie et de sa naïveté poétique pour n’en faire qu’une étiquette commerciale. L’Amour n’est plus qu’un accessoire qu’on confine à sa transcription pornographique (Love de Gaspard Noé, 2015) ou à son délitement mélodramatique (Amour de Michael Haneke, 2011). Le rejet du sentiment, comme matériel brut de récit, devient le moyen d’entrer dans un cinéma d’ « auteur », humanophobe, vénérant l’aseptisation des cœurs pour laisser éclater la noirceur des esprits pervertis. Ces cinéastes radicalisent ainsi le rapport à l’image, renforçant la position du cinéma comme attraction moderne de représentations morbides : la lointaine réalité de l’exécution publique se substituant à la proximité virtuelle de l’humiliation. La subversion, tangible plutôt dans les coups marketings que dans les œuvres, est le leitmotiv vital de ce cinéma ne répondant qu’aux besoins, faussement cathartiques, du sadomasochisme sociétal.

    Dans ce processus de vulgarisation de la dimension humiliatrice de l’image, le cinéma de Maïwenn tient un rôle considérable qui ne devient palpable qu’avec Mon Roi. A travers ses œuvres précédentes, la jeune cinéaste s’est faite la porte-parole d’une sorte de nouveau cinéma du réel cachant ses artifices scénaristiques par des impressions de mises à nues, soit conceptuelle (les discours pseudo-biographiques du Bal des Actrices en 2009) soit filmique (l’immersion à vif dans l’unité policière de Polisse en 2011). Elle cachait ainsi sa frontalité écrasante par des sujets forts et intenses où ses acteurs étaient comme des fauves lâchés les uns contre les autres. L’incursion de cette machine attractionnelle dans la sphère intime du couple de Mon Roi ne fait que souligner les ficelles d’un cinéma calculé et calculateur qui avale les émotions de ses personnages. Présentée par la réalisatrice, elle-même, comme une « histoire d’amour », l’œuvre se révèle, bel et bien, aride sur ce terrain. Sur 2h10, l’amour affleurera uniquement à deux reprises : une fois dans les dialogues échangés dans un lit – qui tient plus de la complicité des acteurs que d’un véritable travaille de construction de l’intime – ; une autre par un véritable procédé filmique, l’ultime fragmentation érotisée du corps de Georgio (Vincent Cassel faisant, encore, du Vincent Cassel).

    Le sujet central de Mon Roi est, par conséquent, à trouver ailleurs, ni dans l’obsession amoureuse de Tony (Emmanuelle Bercot, en dents de scie) ni dans le portrait de l’énième pervers-narcissique du paysage cinématographique actuel. Il réside véritablement dans la victimisation qu’impose la réalisatrice à son personnage principal féminin. Elle lui assène une humiliation constante qui possède un caractère double dérangeant : une humiliation psychologique du personnage et une humiliation corporelle de l’actrice. Emmanuelle Bercot est réduite à n’être qu’un corps en décomposition émotionnelle (par le scénario) et visuelle (par sa nudité exacerbée). Mon Roi permet alors de s’interroger sur le degré de voyeurisme qui fait passer la qualification d’une œuvre d’intimiste à infamante. Peut-on, sous couvert d’une position d’auteur et d’une volonté de réalisme, faire de la nudité un accessoire superflu ? Il n’est aucunement question d’imposer une moralité à l’image, mais de poser l’enjeu de cette installation malsaine de la gratuité de la subversion du corps – évidemment féminin –.

    Avant la projection de Mon Roi, Maïwenn refusait de cataloguer son film de « féministe » puisqu’il n’était pas « contre les hommes ». Outre la vision étriquée d’une pensée sociale, cette affirmation montre le positionnement de ses personnages féminins vis-à-vis des hommes. Il n’est pas question de mettre en cause la soumission psychologique de Tony à Georgio étant le principe même du pervers-narcissique. Mais plutôt de s’interroger sur le traitement par l’hystérie du personnage joué par Emmanuelle Bercot. Archétype du « rôle à récompenses », Tony ne s’exprime que par la violence de ses émotions ou de son corps. Elle s’inscrit alors dans une dialectique de l’outrance dans une œuvre qui, dans la tradition du cinéma de Maïwenn, se veut plutôt portée vers le réalisme. Le récit stagne alors entre les deux blocs monolithiques que sont l’introspectif Georgio et l’extrospective Tony.

    Ce croupissement du récit s’opère dans l’utilisation piège que fait Maïwenn du récit elliptique jumelé d’un jeu temporel entre passé (l’histoire d’amour) et le présent (la rééducation du genou de Tony). L’ellipse étant une omission d’éléments narratifs dans le but de créer un effet de raccourci, elle est, par définition même, une construction artificielle à laquelle il faut réinsuffler de la vie. Si elle y parvient dans les premiers temps du film en se focalisant sur la construction de l’intimité du couple, la cinéaste ne fait de son scénario qu’un balancement entre des acmés émotionnelles (les innombrables disputes) et des acmés physiques (les mésaventures de son genou). Le liant est alors réduit à l’assimilation premier-degré d’une rééducation des traumatismes de l’esprit par le corps. Maïwenn joue ainsi uniquement sur la corde de la surenchère émotionnelle faisant craquer le verni de l’intérêt de son spectateur avant celui du caractère malsain de son couple.

    Cependant, l’œuvre aurait pu se rattacher à ses rôles secondaires pour questionner l’altération de la perception d’une même histoire d’amour, saine pour ceux qui la vivent et maladive pour ceux qui y assistent. Mais Maïwenn choisit d’en faire des pions comico-burlesques d’un récit oscillant tantôt vers le one-man-show (Vincent Cassel) tantôt vers la promotion d’un humoriste (le nombre et la durée des plans sur Norman – fait des vidéos -). Cette tendance à la bouffonnerie vaudevillesque se synthétise autour du rapport à la vitre, pâle symbole de l’aveuglement, que les personnages sont réduits à briser (Emmanuelle Bercot) ou à se prendre (Vincent Cassel). L’amélioration psychique de Tony, et l’ouverture d’esprit en dehors du monde bobo-parisien qui en découle, est néanmoins le point le plus problématique de Mon Roi. Comme chez Audiard (Dheepan, 2015), les jeunes de banlieue sont réduits à des archétypes : ici, le rôle de bouffon social croquant la misère de sa vie par l’humour. Ces scènes sont pernicieuses, car elles impliquent une classification des êtres par des imaginaires sociaux en apposant la question de leur représentation.

    Le Roi de Maïwenn est donc bien pauvre pour s’asseoir sur le trône de la sélection cannoise. Il synthétise les différents écueils du cinéma français de son temps : l’absence d’une psychologie des sentiments au profit de l’omniprésence d’un réalisateur-bourreau qui joue avec le corps même de ses acteurs.
    antony Z.
    antony Z.

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    3,0
    Publiée le 10 novembre 2015
    sentiment mitigé entre pas terrible et bien... film inégale. certains passages très bons et d'autres très lourd... comme les scènes de joies et les passages avec jeunes banlieusard. idem quant à la performance d'Emmanuel Bercot. Excellente et très touchante dans les scènes de dramaturgie mais en surjeu "lourdeau" dans les scènes de joie... L'intérêt évident était de contraster les différente émotions. Mais il manquait de justesse quant à celles évoquant le bonheur. Vincent Cassel, lui, très régulier dans son jeu, très naturel à la limite de "la roue libre"... C'est un film très dur où il est parfois difficile de supporter la souffrance ressentie par cette femme tant on y est immergé dans ces scènes de douleurs...
    DaeHanMinGuk
    DaeHanMinGuk

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    4,0
    Publiée le 12 novembre 2015
    Quelle claque ! Une histoire toute simple, banale même dans le sens que des milliers de gens doivent vivre ce genre d’histoires d’ « amour » étranges (qui n’est pas l’amour classique tel qu’on l’apprend aux enfants dans les contes de fées ni celui que l’on conçoit, adulte, donnant un sentiment de plénitude aux deux personnes du couple qui le vivent au quotidien), mais terriblement bien filmée (les nombreux flash-backs, par petites touches, permettent de comprendre la relation qui s’est nouée entre les deux personnages) et bien interprétée (Emmanuelle Bercot dans le rôle le plus dur, récompensée à Cannes, mais aussi Vincent Cassel et Louis Garrel plus vrais que nature). Il y a, de plus, beaucoup d’humour dans les dialogues et les situations, sur un sujet qui, pourtant, n’est pas drôle du tout. On ne voit pas passer les 124 minutes du film et on ressort lessivé, à l’image de ce que vit le personnage féminin car que ce type de relation doit être usant…
    Je finirais cette critique par une incompréhension que j’aimerai partager avec vous, lecteurs francophones : ce film est certifié par le CNC « tous publics » en France. Le visa d’exploitation ne mentionne même pas un avertissement. Or, ce n’est clairement pas un film tout public. Si mon fils de 7 ans le voit, sa santé mentale sera clairement en danger. Je trouve les certifications en Suisse (interdits aux moins de 14 ans), en Grande Bretagne (interdit aux moins de 15 ans) et aux USA (« R » i.e. les enfants de moins de 17 ans doivent être accompagnés d’un adulte) beaucoup plus adaptées au contenu du film.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 27 octobre 2015
    Mon Roi c’est un film de Maïwenn, écrit par Maïwenn, inspiré de la vie de Maïwenn racontant l’histoire de Tony, interprétée par Emmanuelle Maïwenn, dans sa relation d'amour destructeur avec Georgio, joué par Vincent Maïwenn qui incarne un des pervers narcissiques les plus fascinants du cinéma, parce que Maïwenn dénonce ça justement : le narcissisme. Pour autant, et malgré quelques métaphores assez lourdes et quelques longueurs inutiles, c’est une étude de caractère de notre société brillante, une claque qui nous hante bien après la sortie de la salle grâce aux deux gros points forts de Maïwenn, sa direction d’acteur et son réalisme.
    Angelina.J
    Angelina.J

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    4,0
    Publiée le 27 octobre 2015
    une mise en scène comme seule Maiwenn sait le faire, des scènes intenses au plus proches des acteurs, tellement proches qu'on ressent avec eux les sentiments les douleurs le bonheur qui transpirent , elle emporte ses acteurs tellement loin tellement hauts, elles les sublime. Est ce autobiographique? en tout cas une histoire d'amour passionnelle destructrice que n'importe qui a pu vivre c'est si vrai, ou on se brûle se consume mais contre laquelle on ne peut lutter car elle est vitale . C 'est interessant de démarrer le film en voyant une femme détruite dans son corps dans son coeur, qui se reconstruit pas à pas elle souffre tellement, de son histoire de sa vie. Emmanuelle Bercot est naturelle belle sensuelle exclusive amoureuse hystérique terrassée, un prix d'interprétation oui c'est sur plus que mérité. Vincent Cassel est dur tortueux tourmenté menteur violent exigent manipulateur et amoureux magnétique, sa passion le consume malgré lui il est magnifique. Amoureux des acteurs à voir absolument.
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