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0,5
Publiée le 28 octobre 2022
Dernière fois que je fais de la pub pour un film à un public spécifiquement concerné par la soit disante problématique soulever par ce film. En fait c'est une offense aux victimes de relaxation toxiques et autres conjugopathie. Je ne comprends pas que simplement parce que c'est Maïwenn, parce que c'est Cassel, parce que c'est Bercot, on ne condamne pas un tel navet dépourvu de réalisme, tant dans le scénario que dans le jeu des acteurs. Je n'étais pas encline à le regarder lors de son passage TV récent de peur d'être déçue et ai hésité avec un bon film de Noël bien ringard qui distrait et met de bonne humeur. Et bien j'aurais mieux fait car je préfère la mièvrerie version bonheur dégoulinant sur fonds de déco de Noël à outrance, que celle de bobos chics censés représenter une relation destructrice pour la victime et surtout les enfants, dont on un voit qu'un excès de tout et de rien et une vision mal fagotée de ce que c'est vraiment. Tout est grossier, inapprofondie, surjoué, surréaliste même. Où est l'aspect insidieux ? Où est la perversion ? Où est la sournoiserie ? Le manque d'émotions et de sentiments ? On démarre avec une "psychologie de comptoir" qui plus est carrément annoncée (la seule honnêteté scénaristique et "dialoguistique" du film) qui n'est absolument pas creusée par la suite alors qu'on nous annonce une forme de manipulation, difficilement crédible ici puisque incompréhensible de par une mise en scène exécrable, du too much en tout point qui en fait un cliché insipide où les victimes ne se retrouveront pas (et les bourreaux non plus...) Bref, vive le vent d'hiver et toutes nos excuses à Ferrat.
Je n 'avais guère aimé Polisse mais Mon Roi m'a bouleversée. Excessif? hystérique? Pas du tout. Qui n'a pas vécu avec ce qu'il est convenu d'appeler un "pervers narcissique" -expression passablement rebattue- ne peut comprendre l'emprise qu'il exerce sur celle -ou celui- qui partage sa vie jusqu'à perdre pied. On est d'abord charmé par son pouvoir de séduction, puis désagréablement surpris par quelques furtives remarques désobligeantes, quelques attitudes méprisantes annonciatrices d'une dépendance mortifère. On ose au départ se rebeller mais ces tentatives sont inutiles car vites démantelées par l'ironie cinglante de l'autre et le sentiment de culpabilité, voire d'infériorité qu'il provoque jusqu'à faire voler en éclats une image de soi déjà écornée par ses propos insidieusement cruels. Il faut lutter âprement pour s'en éloigner...quand on y parvient. Vincent Cassel et Dominique Bercot sont fabuleux. Un film à voir, absolument.
Très très bon film. C'est l'histoire de Tony et Georgio si au départ cela peut ressembler à une histoire d'amour, très vite on voit la manipulation de Georgio sur les femmes. Tony se laissera sans le savoir emporter dans une relation avec un pervers narcissique qui lui fera vivre l'enfer entre les déclarations d'amours, son ex copine qu'il revoit, ses mensonges sur ses tromperies, ses dettes impayées.... L'ex de Georgio est dépressive et Tony qui est bien dans sa peau au départ va se retrouver dans le même état car les pervers narcissiques rendent les gens dépressifs voir suicidaires. Leur emprise est puissante tant ils sont de très bon menteurs, manipulateurs et passent leur temps à souffler le chaud et le froid. Georgio a toutes les caractéristiques du pervers narcissiques et Tony aura dû mal à sortir de cette amour toxique.
2 étoiles, dont : 4 étoiles pour V. Cassel qu'on aime détester, et -2 étoiles pour le scénario et le reste des acteurs. Dommage d'avoir bâclé un sujet pourtant aussi profond. R. Duris aurait été parfait pour le rôle du pervers narcissique.
Maiwenn montre la vie amoureuse de Tony (Emmanuelle Bercot) qui tombe amoureuse de Georgio (Vincent Cassel). Malheureusement pour elle, Georgio se révèle instable, peu présent et volage. Tony en souffre alors qu'elle est follement amoureuse. Maiwenn nous montre la passion amoureuse qui peut se révéler destructrice et rendre très malheureux. Avec Georgio, Tony vit les montagnes russes en permanence, une vie sentimentale bien bancale. La réalisatrice met en images la vie qu'elle a connue avec une mère absente et un premier mari (Luc Besson) occupé à faire du cinéma. Un bon film avec d'excellents acteurs comme Louis Garrel et sa soeur Isild Le Besco.
Un film glaçant, avec un montage parallèle très judicieux pour illustrer comme la perversité peut-être insidieuse... et pourquoi les victimes ne se rendent pas compte qu'elles sont sous l'emprise de personnages manipulateurs... Car ils sont d'implacables séducteurs !
Le film tient énormément de ses comédiens, géniaux, qui rendent le tout crédible, palpable, presque réel.
Emmanuelle Bercot est fantastique, investie et Vincent Cassel est brillant. Louis Garrel est Louis Garrel, drôle et démonstratif. Norman, faux, ne sert à rien.
La mise en scène est plate, mais avec de pareilles performances, c’est pas particulièrement handicapant.
Seul défaut important, on s’ennuie un peu : le récit se répète, le rythme se perd, autant dans la vie de Tony et Georgio que dans l’hôpital.
Et puis outre quelques remarques misogynes banalisées, le montage alterné avec le centre de rééducation ne raconte rien et n’enrichît pas la trame principale.
Bon film, bien réalisé, bien interprété, mais qui m'a mis mal à l'aise. Je ne suis pas un grand fan des films de personnages torturés de l'intérieur ou sous emprise. En plus il y a là un mélange des genres avec des scènes en centre de rééducation qui ressemblent plus à un documentaire. Emmanuelle Bercot est habitée par le rôle, donnant de sa personne pour faire passer à l'écran une multitude d'émotions. Vincent Cassel interprète un homme manipulateur égocentrique qu'on n'a pas envie de rencontrer sur sa route.
Un très beau récit d'une emprise psychologique. Cassel et Bercot sont épatants, Cassel jouant les manipulateurs avec un naturel horripilant et Bercot perdant peu à peu pied. La narration est en montage parallèle, Tony se remémorant les différents chapitres de leur relation toxique depuis son lieu de rééducation qui ressemble à une colonie de vacances où elle se fait une chouette bande de copains. Cela permet au spectateur de souffler un peu, mais a un côté artificiel. Très belle photo de Claire Mathon, fidèle de Maïwenn.
Difficile de savoir où Maïwenn veut réellement en venir...Mise en scène d'une fascination masochiste? Portrait discutable d'un pervers narcissique? Illustration d'une résilience bancale? Drame d'une passion doublement destructrice? Les acteurs eux-mêmes (Bercot, Cassel, Garrel) incarnent avec intensité ces personnages mais peinent à leur donner une cohérence pleine, la faute à un scénario plus émotionnel que logique. Déroutant.
Le film aborde un sujet rarement traité : celui de la maltraitance psychologique et de l'emprise mentale au sein d'un couple. Maïwenn nous montre une succession de tranches de vie pour illustrer son propos, si elles sont pertinentes et surtout crédibles, elles le doivent pour beaucoup à l'interprétation des deux acteurs principaux, en particulier un Vincent Cassel bluffant de naturel. Si toute cette partie flashback est de très bonne facture quoique quelque peu redondante, je suis beaucoup plus réservé sur celle dans le centre de rééducation qui sonne globalement très fausse, mais comme elle occupe au final peu de temps ce n'est pas trop dommageable.
Mon roi décrit avec brio ce qu'est un pervers narcissique, Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel servent avec excellence des rôles incroyables. Maïwenn nous offre une réalisation qui nous boulverse
Un film splendide, intime, qui met parfaitement en scène un couple toxique, un couple qui se détruit notamment par l'attitude de ce pervers narcissique. C'est extrêmement bien pensé, bien narré, bien mis en scène. Du début à la fin, on suit l'histoire, o, haït ce personnage joué par Vincent Cassel. Les acteurs par ailleurs jouent à merveille puisque tout est très crédible. Je recommande ce film à tous les gens qui pensent être dans une relation toxique pour faire des liens de comparaison ou ne serait-ce que pour avoir un point de vue externe, une histoire similaire. Je conseille également à tous ceux qui ne le sont pas, pour savoir et ne pas tomber dedans. Pour l'avoir vécu, j'ai été étonnée du nombre de similitudes, voir même de répliques que je connaissais déjà.
Alors non je n ai pas apprécié ce film mais pas parce que je suis un homme ça n a rien à voir .Je pense être assez sensible pour me sentir touché ou pas selon ce qu on me raconte et là en fait pas du tout . Je passe sur le fait que je ne comprends pas le prix d interprétation féminine à Cannes ...quoique ce festival reste le lieu pour un cinéma élitiste qui n intéresse que ce qui le font . Non le pire vient du vide que l on peut ressentir sur la longue projection de plus de 2 heures . On finit par être agacé par les comportements de tous les comédiens et les émotions ne peuvent en aucun cas passer .C est un comble lorsque veut à tout prix dénoncer la dissection d un couple !