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alexandre75
14 abonnés
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2,0
Publiée le 27 octobre 2015
J'avais adoré "Polisse" et ayant lu quelques critiques et vu les interviews des deux protagonistes dont j'apprécie le talent, je suis allée voir ce film et ai été abominablement déçue.... Pendant 2 heures, voir s'affronter un couple qui tombe fou amoureux puis qui passe son temps à "je t'aime moi non plus", c'est d'une longueur.... d'autant que les acteurs cabotinent pas mal, ne semblent pas vraiment être dirigés..... "Tout ça pour ça" a-t-on envie de dire avec la furieuse envie de sortir avant la fin.... La seule chose positive est le talent des acteurs, mais gâché par la mise ne scène et la répétition à l'infini des scènes (prévisibles) entre eux..... Dommage.
Maiwenn sait faire des films où elle arrive à concilié sa vie, son caractère tout en s'adressant aux autres, à nous: c'est ce que nous avions aperçu dans "Le bal des actrices" et clairement vue dans "Polisse". Le problème, c'est quand elle pense que parler d'elle suffit à faire un film, comme dans " pardonnez-moi" et ici dans "Mon Roi". Ce dont elle parle est très loin de nous. Impossible de se reconnaitre, impossible de s'identifier, impossible de s'y intéresser quand on ne vient pas de ce milieu de privilégiés parisien qui n'ont tellement pas de problème qu'ils sont obligés de s'en créer de toute pièce. A aucun moment elle ne tente de nous récupérer. Elle part tout simplement dans son "délire" à elle. On sait très bien que Maiwenn se fout complètement de notre avis ou des critiques quand elle fait ses films, mais des fois ça se voit un peu trop, et c'est ce que j'ai trouvé le plus dérangeant: ce ne sont pas les scène de violences, d'hystérie, de sex ou autre, non, ce qui m'a profondément dérangé dans ce film, c'est de prendre de plein fouet le fait que ce film n'était ni pour moi, ni pour plein d'autres, mais pour elle, uniquement pour elle.
Comme à chaque fois, il y aura des allergiques à ce style et des adorateurs. Pourtant, il est difficile de passer à côté d'une réalisatrice si intéressante dans ses idées, dans ses partis pris, dans ses outrances. Oui, c'est vulgaire et le vase déborde, souvent, mais MON ROI est indiscutablement une vraie proposition de cinéma.
Film bouleversant où chacun peut se reconnaitre, incroyablement bien joué par Emmanuel Bercot et Vincent Cassel, avec la signature Maiwenn = chef d'oeuvre au même titre qu'"Intouchables" ou "les petits mouchoirs"
Très beau film de Maiwenn. Comme pour polisse, elle arrive a nous faire partager les émotions des personnages. Les deux acteurs sont parfaits, Vincent Cassel se bonifie au fil du temps.
Les acteurs jouent parfaitement bien que le personnage de Tony au début rit trop puis crie trop pour une avocate pénaliste. Le scénario paraît à certains moments un peu décousu.
Un scénario à la fois tendre, violent, intelligent, tourmenté et impitoyable pour un film auquel on adhère, qui peut également déranger, mais en aucun cas, laisser indifférent. Quelques situations répétitives peuvent paraître invraisemblables. Elles trouvent, dans leur finalité, toute l'habileté de Maïwenn à les rendre plausibles. Entre autres, cette scène dans laquelle Vincent Cassel s'improvise serveur.
L'écriture, la réalisation et la sincérité de Maïwenn évitent toutes les embûches et nous plongent dans cette histoire avec un intérêt qui ne décroit à aucun moment, de la rencontre à la dernière scène. Un rythme fou, parfois hystérique pour cette histoire magnifique et douloureuse dans laquelle l'humour côtoie la tendresse.
Pour donner vie à son scénario la réalisatrice a su trouver un casting idéal. Louis Garrel, Paul Hamy, Isild Le Besco, entre autres, sont parfaitement justes. Également présente dans une petite participation, une mystérieuse dame en noir, Dani.
Le couple Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, sont tous deux excellents. Que ce soit dans la retenue ou le délire, dans l'exaspération due aux actions de l'un, face à la douceur de l'autre ils participent à la belle réussite de ce quatrième long-métrage de la réalisatrice.
"Maïwenn est quelqu'un qui provoque la passion. Son cinéma lui ressemble." A déclaré Emmanuelle Bercot. J'acquiesce complètement.
Très bon film ont retrouve Maiiwen dans ce qu'elle fait de mieux très proche des personnages un Vincent .C au top dans un registre qu'on voit pas souvent le seul bémol je trouve un peu trop larmoyant !
Encore une fois du très grand Maïwenn puisqu'elle donne l'impression en dirigeant son actrice, de la voir en Emmanuelle Bercot époustouflante et méritant son prix d'interprétation à cannes. Une rencontre, une relation de couple qui se construit dans le rire, la complicité, l'envie, la passion puis l'explosion, la destruction, la souffrance, l'envie à nouveau, l'attachement, l'amour.. Tous deux plus vrai que nature. Vincent Cassel dans ce rôle de manipulateur narcissique, à repousser, à aimer, si attachant mais si compliqué...sans oublier le couple nettement plus calme : Garel/I. Le Besco... Bravo pour ce film qui permet de réfléchir et d'échanger pendant des heures une fois sortie de la salle...
Le cinéma de Maïwenn agace certains depuis ses débuts et il divisera toujours, on en fait le pari. Parce que ses films sont personnels (égocentriques ?), qu'ils ne respectent pas à la lettre la grammaire cinématographique, qu'ils sont bourrés de maladresses et qu'ils peuvent être parfois taxés d'artificialité. C'est un point de vue et il est majoritairement masculin. Après Polisse, qui lui a donné ses véritables galons de réalisatrice, Mon roi s'aventure dans l'intimité du couple, sans prendre de pincettes ni de gants. C'est la manière Maïwenn : tout y est intense, la légèreté comme le drame, frôlant à certains moments l'hystérie. Le film se concentre sur cette passion dévastatrice, bonheur et souffrance mêlés, et si le thème n'est pas neuf, le style, naturaliste (d'accord, on ne parlera pas de Pialat), transcende son sujet jusqu'à en gommer ses défauts (seconds rôles anecdotiques malgré un Louis Garrel formidable, contexte social relativement peu présent). On pourrait facilement réduire le film à une relation bourreau/victime mais Maïwenn dépasse cela par sa mise en scène épidermique et par toutes les ambigüités et la confusion que suscitent un amour aussi charnel et viscéral. Cassel est évidemment l'interprète idéal pour jouer le séducteur narcissique et il est juste et surtout au diapason d'une Emmanuelle Bercot qui a l'occasion de démontrer toute la palette des émotions sans jouer la surenchère (bon, si, une ou deux fois). Que Mon roi exacerbe autant de sentiments contradictoires auprès des critiques et spectateurs est une bonne nouvelle : Maïwenn est une sacrée maligne qui revendique sa place dans un cinéma français dominé par les hommes. Elle a du talent et une âme de combattante. Puisse t-elle continuer à s'exprimer et à nous agacer, ce sera toujours un peu, beaucoup, passionnément, à la folie.
Un jeu d'acteurs impressionnant : Cassel et Bercot sont époustouflants,une mise en scène atypique mais audacieuse, des répliques et des dialogues qui font mouche, "mon roi" ne m'a pas laissé indifférent. Le scénario simple retrace l'histoire d'amour entre 2 êtres qui n'arrivent pas à se compléter, vivre ensemble malgré leurs sentiments mutuels. Un Méli-mélo de scènes à la je t'aime moi non plus et une passion dévorante. Reste la caractéristique de Maiwen qui peut déranger sur l'improvisation donnée aux acteurs, ce milieu parisien presque détestable (infidélité, argent, drogue,...) et ce côté bobo par moment insupportable. Un bon film néanmoins...
une mise en scène comme seule Maiwenn sait le faire, des scènes intenses au plus proches des acteurs, tellement proches qu'on ressent avec eux les sentiments les douleurs le bonheur qui transpirent , elle emporte ses acteurs tellement loin tellement hauts, elles les sublime. Est ce autobiographique? en tout cas une histoire d'amour passionnelle destructrice que n'importe qui a pu vivre c'est si vrai, ou on se brûle se consume mais contre laquelle on ne peut lutter car elle est vitale . C 'est interessant de démarrer le film en voyant une femme détruite dans son corps dans son coeur, qui se reconstruit pas à pas elle souffre tellement, de son histoire de sa vie. Emmanuelle Bercot est naturelle belle sensuelle exclusive amoureuse hystérique terrassée, un prix d'interprétation oui c'est sur plus que mérité. Vincent Cassel est dur tortueux tourmenté menteur violent exigent manipulateur et amoureux magnétique, sa passion le consume malgré lui il est magnifique. Amoureux des acteurs à voir absolument.