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Nicolas V
115 abonnés
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4,0
Publiée le 26 janvier 2015
vainqueur du festival de sundance 2014, Mister Babadook est le premier film de Jennifer Kent. Un film réussi ! Evidemment il n'y a pas beaucoup d'effets speciaux et le spectacle est plus sonore ( les bruits sont assez flippants ) que visuel. Le suspense est de plus en plus oppressant , les effets de style et la lumiere sont très bien maitrisés. L'actrice principale est incroyable. Concernant le film, ce dernier se situe entre le drame et le film d'épouvante. bref un petit film d'horreur / suspence très original.
Film qui ressemble à du gros déjà-vu, dommage car les acteurs sont bons, tous sans exception, mais le fait d'avoir un scénario aussi bateau ne surprend guère et finit par ennuyer.
Le film distille une ambiance pesante tout en ne cédant pas aux chimères de l'épouvante classique. Un film intelligent. Critique complète en cliquant sur le lien.
Une véritable déception. Aucun moment de terreur. Les acteurs sur-jouent mort. Ce film n’arrive même pas à la cheville d' « Insidious » ou de « Conjuring ».
Véritable petite pépite qui nous provient de l'Australie, "Mister Babadook" s'impose comme étant à la fois un très grand film de terreur et aussi une intense et bien dramatique histoire familiale, comme ont pût l'être d'autres grands films du même genre comme "Shining". Jennifer Kent, qui réalise pour l'occasion son tout premier long-métrage, nous propose une mise en scène totalement maîtrisée et les deux comédiens principaux crèvent l'écran, notamment Essie Davis qui s'avère particulièrement bluffante dans le rôle de la mère de famille qui tombe peu à peu dans la folie. La superbe photographie qui rend le long-métrage bien oppressant est également à souligner, tout comme la musique bien angoissante que l'on doit à Jed Kurzel. "Mister Babadook" est donc pour moi une oeuvre horrifique qui fait vraiment peur et qui est amener à devenir un classique dans le genre.
Dans une ambiance dérangeante mais assez "réaliste" Mister Babadook, se pose un peu en OVNI du film d'horreur. Peu d'effets spéciaux mais des acteurs convaincants (fait rarissime) et une réalisation soignée.
Une bonne surprise ce "Mr Babadook", loin des films d'épouvante aseptisés et gavés aux jump-scares, ici c'est bel et bien l'atmosphère qui prime et cette dernière est particulièrement anxiogène et effrayante. Il faut l'admettre le début peut rebuter, le petit étant particulièrement agaçant et sa mère d'une mollesse à endormir un insomniaque mais on sent déjà ce léger malaise s'installer et ça vaut franchement le coup d'insister. Pour sa première réalisation Jennifer Kent allie psychologie et horreur avec un certain doigté et une sensibilité étonnante, l'image est d'une qualité certaine et les effets spéciaux, finalement assez sobres, font leur petit effet justement, notamment concernant le fameux bouquin. Le spectateur est souvent baladé entre fiction et réalité dans ce drame de la vie, bien plus profond qu'il n'y parait, sur le deuil et l'amour maternel. L'actrice principale livre finalement une prestation puissante entre peur et schizophrénie et le jeune Noah Wiseman n'est pas en reste. Plusieurs visionnages peuvent s'avérer nécessaires afin de bien saisir toutes les finesses d'un scénario particulièrement fourni et pas forcément accessible à tous. En effet beaucoup sont apparemment rester sur le bas-côté au vu des critiques, or toutes les clés sont délivrées au cours du métrage, en voici quelques unes pêle-mêle :spoiler: la mère écrit des livres pour enfants, elle ne fête jamais l'anniversaire de son fils le jour même, son mari est mort le jour de la naissance de son fils, ce dernier l'appelle à l'aide constamment, souffrant d'un réel manque d'amour ... J'espère que cela aidera les plus sceptiques, pour ma part il est clair que ce Babadook représentespoiler: le manque du mari, prenant la forme du croque-mitaine pour une femme à la limite de la bipolarité retrouvant ses démons chaque année à la même période, ces derniers l'empêchant d'aimer son propre fils, responsable à ses yeux de la perte de son bien-aimé . L'avantage de ce type de films, c'est que chacun peut y voir ce qu'il veut et l'interpréter de la manière qu'il préfère, il n'en reste pas moins que l'ensemble est efficace et l'écriture très travaillée, une réussite pour moi.
Ce film réalisé par Jennifer Kent et sorti en 2014 est très bon et il m'a beaucoup surpris. C'est l'histoire d'une mère et de son fils qui découvrent un livre étrange sur le "Babadook" mais très vite l'histoire prend vie (en gros). Le synopsis ne m'emballait pas trop et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai mis autant de temps à le voir et puis finalement, j'ai été agréablement surpris car je m'attendais à une histoire un peu banale. Bon alors évidemment, le film reprend pas mal de codes du genre mais il instaure quand même de nouvelles choses ou alors des choses vues malheureusement que très rarement, notamment les mouvements de caméra qui se prêtent à l'état psychologique des personnages qui est une excellente idée. Avec ce procédé, on est directement projeté dans l'état mental du personnage et dans une sorte d'angoisse assez difficile à gérer. De toute façon, la réalisation en elle-même est vraiment très bonne, la réalisatrice utilise donc des plans un peu bateau de ce genre de film mais innove aussi beaucoup et il y a des choses vraiment très intéressantes comme par exemple lorsque l'on a un regard subjectif spoiler: du monstre vers la fin du film , ce qui est tout à fait intéressant car on ne regarde pas la scène de la même façon que si on l'avais en face de nous et puis il y a aussi la musique angoissante qui s'arrête soudainement suivant l'action du personnage, ce qui nous sort brutalement et complètement de l'angoisse de la scène. Le film a son lot de scènes d'angoisse et de peur sans se servir nécessairement de jump scare mais juste avec des scènes visuellement très travaillées et surtout avec une ambiance très malsaine qui nous met souvent vraiment très mal à l'aise. En dehors de ça, le scénario est également très intéressant car on peut voir le film comme un "simple" film d'horreur avec une mère et son enfant pourchassés par le monstre mais on peut aussi y voir une autre interprétation, une certaine métaphore assez intéressante. Il peut effectivement y avoir un deuxième sens de lecture dans lequel spoiler: le monstre représenterais l'état psychologique de la mère devenant de plus en plus défaillant suite à la mort de son mari dont elle n'arrive toujours pas à se remettre sept ans plus tard . Et je trouve ce point de vue tout à fait intéressant puisque cela change complètement la perception du film et permet d'y apporter un élément beaucoup plus intéressant qu'une simple histoire d'horreur lambda. Après, chacun voit le film comme il le veut et laisse libre cours à sa propre interprétation. Pour ce qui est des acteurs, nous avons principalement Essie Davis qui joue vraiment très bien et puis Noah Wiseman qui joue bien lui aussi. "Mister Babadook" est donc un film étonnant qui peut se laisser regarder de différentes manières.
Malgré de bonnes idées tels que la solitude ou le deuil, le film n'est en aucun cas effrayant et joue beaucoup trop dans la subjectivité. Mister Babadook reste un film très standard comme beaucoup d'autres.
Franchement beaucoup de qualités ce Mister Babadook... D'abord une vraie recherche personnelle en termes de rythme et de mise en scène qui distingue le film de ses contemporains soudain taillés dans le même matériau, recherchant les mêmes éternels effets pour faire sursauter... Ici pas du tout, d'abord parce que la réalisatrice entretient dans un premier temps savamment le mystère quant à la "réalité" de ce Mister Babadook... Et à vrai dire, tant qu'il demeure spoiler: une figure de l'esprit, un prétexte aux déchaînements de folie de cette mère de moins en moins rassurante, le film appuie là où ça fait mal en se rattachant brillamment à de fiers aînés comme Shining, en lorgnant avantageusement du côté de la maltraitance et du dérapage progressif du personnage de la mère vers une folie potentiellement meurtrière .
Le dernière ligne droite est en revanche plutôt décevante et ratée dès lors qu'en revenant errer du côté des fantômes du passé l'on nous explique que ce Babadook ne serait que spoiler: l'esprit du papa décédé revenu frapper à la porte des siens avec des intentions d'ailleurs pas si voraces ... Mouais, c'est là qu'à vouloir courir tous les lièvres à la fois le film perd en intensité et rate son atterrissage.
Mais Mister Babadook reste un audacieux et joli film d'horreur, avec de vraies intentions en termes d'écriture et de mise en scène et qui entend - c'est tout à son honneur - ne pas tout sacrifier au sempiternel spectacle trop souvent recherché dans ce type d'exercices... Pour cela je trouve que louable est son intention comme le résultat obtenu au moins jusqu'au choix malheureux de rebondir vers un surnaturel plutôt superflu...
Multi référentiel, ce premier long métrage témoigne, en plus d'une cinéphilie relativement variée, d'une maîtrise certaine. Entre Bergman et Sjöström, quelque part au loin d'une Scandinavie décoloré se cache ce film, pourtant australien, à l'horreur psychologique. Il touche un peu à tous les monstres connus: les griffes de Freddy, la possession de L'Exorciste, la silhouette de Nosferatu, la respiration tuméfié des fantômes de The Grudge, la mise avant garde de The Ring, la noirceur personnifiée et l'écran interposé à la façon Lost Highway de David Lynch, puis des silhouettes sur l'écran de Méliès, Mario Bava... comme si déjà tout cela ne suffisait pas! Le montage est symptomatique dans l'introduction et les bonnes idées de mise en scène sonore malheureusement répétées. Et pourtant une poésie se dégage de cette monstration visuelle. L'actrice, entre Tilda Swinton dans "We Need To Talk About Kevin" et Liv Ullman dans "L'Heure du loup", mérite quelques éloges, car elle porte extraordinairement bien ce poids maternel angoissant.
Je constate, avec regret, qu'au dernier tiers du film, la réalisatrice s'épanche à n'en plus finir sur le symbolisme et le combat solitaire. Presque envie de dire: "on a compris, avance" Il reste encore 20 minutes. C'est la plus grosse faiblesse du film. Donc des longueurs qui aurait pu être éviter, une subtilité améliorée, un montage et des échelles de plans simplifiés, il aurait gagné une étoile! Bien mérité.
Coup de chapeau pour une première fois, peu s'y relève aussi fièrement. Jennifer Kent abandonne l'effet de surprise pour un hommage à tout ce qui a berné son enfance!; On lui souhaite d'accoucher d'autres films, qu'elle aimera cette fois*
Intrigué par les récompenses attribuées au film, je me suis décidé à aller voir ce film d'horreur. Pour faire court, ce film déçoit, car en dépit d'une première moitié très correcte, avec une certaine recherche esthétique, bien que l'on y décèle déjà quelques problèmes dans la direction ou le jeu des acteurs (l'actrice principale notamment), la suite part un peu en cacahuètes, en jouant un peu trop loin la carte de l'histoire de dingues. L'idée d'avoir un ou plusieurs personnages hystériques peut être intéressante, mais lorsque cela menace la crédibilité de l'histoire, cela devient un problème. Et là, c'est exactement ce qu'il se passe. Du coup, on devine très vite le dénouement du film et on décroche très vite. En somme, Mister Babadook (et non pas Badabock... les Badabocks lol) ne parvient pas vraiment à susciter l'effroi à cause d'un mauvais choix de casting et d'une direction scénaristique quelque peu hasardeuse. On sent pourtant un certain potentiel chez la réalisatrice australienne, ce qui est d'autant plus frustrant, mais on reste quand même clairement sur notre faim.
Prenant. L'obscurité et le hors champs rendent hommage à l'expressionnisme et aux classiques, quand Nosferatus pénètre l'univers de James Wan. Une réalisation aux fortes inspirations.
Une vrai torture ! 2 personnages, 1 seul lieu, des scènes qui se répètent 3/4 fois, on passe tout le film à se dire "ha ça va arriver ? Et ben non, le matin se lève et rien ....".
L'enfant nous casse les oreilles à crier "maman, mamaaannnnn", on a hâte que le Babadook le tue !
Au final on ne voit rien, ha si, pendant 5 secondes on voit une sorte d’épouvantail, qui ne bouge pas... spoiler: la dernière scène, une course poursuite dans la maison entre la mère et le fils .. je crois que même "Paranormal Activity" était mieux, à la fin du film, tout le monde dans la salle se demande "c'était quoi ce truc ?"
Bref, je déconseille fortement, ou alors il faut faire demi-tarif, parce que la c'est vraiment une arnaque !
Un très beau film sur l'acceptation du deuil et l'acceptation de l'absence. Bien sur je crains que la majorité des spectateurs ne perçoit pas cela en ayant l'impression de voir un vulgaire film d'épouvante... En tout cas à l'UGC de La défense le message n'est absolument pas passée auprès des jeunes...