Premier Contact
Note moyenne
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Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2018
Un film de science-fiction qui change des autres et qui a un message important qui est d'être soudé et pas de se faire la guerre . Premier Contact passe très rapidement.
Un sujet originale .
Une histoire avec quelques rebondissements et d' inattendus principalement du au renseignement donné sur les extraterrestres en restant claire et cohérent.
Un scénario très bon et logique.
Une fin originale aussi et délivre un beau message donc est bien.
Amy Adams ,Jeremy Renner ,... sont très bons .
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2018
Ce film réalisé par Denis Villeneuve et sorti en 2016 m'a assez surpris car je ne m'attendais pas forcément à un scénario aussi travaillé. Adapté de la nouvelle "L'Histoire de ta vie" de Ted Chiang publiée en 1998 (que je n'ai pas lu, je ne peux donc pas comparer les deux œuvres), le film raconte l'histoire d'étranges vaisseaux qui stagnent à la surface de la Terre, pour décrypter leur langage, l'armée fait appel à une professeur de langues et à un mathématicien (en gros). Bon présenté comme ça, le synopsis n'a pas vraiment pas l'air original mais honnêtement, après avoir vu le film, j'ai été très surpris et dans le bon sens du terme. Un des rares films américains traitant des extraterrestres qui n'est pas un film d'action mais on est cette fois au contraire ici face à un film je dirais presque poétique qui raconte beaucoup de choses sur la vie et sur l'humanité que peu de films traitent en général et surtout pas les films de science-fiction de ce genre. Je m'attendais donc au départ à me retrouver devant un film d'action lambda avec spoiler: plus ou moins une guerre à la fin (un peu à la "Independence Day")
mais finalement non donc, on est face à quelque chose de travaillé qui spoiler: critique l'humanité mais la met finalement en valeur en nous faisant comprendre que les mauvais côtés peuvent s'arranger
. Bon, bien-sûr, le film nous montre également la bêtise humaine et surtout l’incompréhension générale sur le plan affectif, l'humain est très intelligent pour ce qui est des maths, physique etc. mais là dessus, il est très mauvais et j'ai bien aimé ce côté du film. Le rythme est donc assez lent mais ce n'est pas pour autant que l'on s'ennuie, au contraire, cela permet au spectateur de découvrir une autre façon de présenter les extraterrestres (même si bon, Spielberg est déjà passé par là avant). Bon alors par contre, j'ai mis pas mal de temps à réellement rentrer dans le film car je ne comprenais pas ce que les flashbacks du personnage principal venait faire là-dedans mais spoiler: tout s'éclaire à la fin
et je l'ai d'ailleurs trouvé très originale. En parlant des personnages, je ne les ai par contre pas trouvé assez travaillés et sont assez clichés, il n'y a que Louise qui est plutôt intéressante car les autres sont presque inexistants, Ian n'étant là que pour spoiler: l'inclure dans la vie future de Louise
, ce qui est assez dommage. Les effets spéciaux sont très bons et j'aime beaucoup l'esthétique des vaisseaux qui est originale, de même que les extraterrestres. La réalisation est quant à elle très soignée, de même que la photographie qui est très belle. Du côté des acteurs, on retiendra surtout Amy Adams qui joue très bien et puis sinon, nous avons Jeremy Renner et Forest Whitaker qui jouent bien mais leur personnage n'étant pas réellement travaillé, il n'y a rien de spécial à dire dessus. On soulignera également la B.O que je trouve très belle, surtout lors d'une des dernières scènes, qui s'incorpore parfaitement bien avec l'ambiance. "Premier Contact" est donc personnellement une bonne surprise mais qui ne marquera pas non plus spécialement mon esprit.
Robrex
Robrex

26 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2018
Un film très beau et vachement original, avec des effets spéciaux bien réussis et d'excellents acteurs. J'ai vraiment aimé "Premier Contact", mais personnellement, j'ai trouvé que ça avait plus l'aspect d'un film dramatique qu'un film de science-fiction. Mais sinon, c'est un film mystérieux et imprévisible, qui nous relance pas dans des vieux clichés de film invasion extraterrestre à deux balles, et qui fait preuve d'innovation, de maturité, de tendresse, qui nous fait poser des questions, qui nous impressionne et qui nous met même sous tension à la limite !! L'ambiance du film est vraiment forte et la mise en scène est vraiment très bonne, sans oublier la musique qui est vraiment magnifique et intense. Parmi les acteurs, Amy Adams est incroyable, elle est au top de sa carrière, en montrant son caractère de femme forte et touchante. Vraiment, elle donne au film un fort côté dramatique. Jeremy Renner est très bien aussi et les autres acteurs sont tout aussi bon, vraiment, y'a pas de problème là-dessus. Le design des extraterrestres et de leurs vaisseaux spatiaux est original. Mais comme je dis, le côté mélancolique et dramatique du film prend plus le dessus, et nous embarque complètement. Donc voilà, "Premier Contact" est un très bon film, avec pas mal de choses auxquelles on ne s'attend pas, c'est hyper bien réalisé, c'est beau, franchement, allez-y, matez-le !
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2018
Loin des blockbusters boursouflés traitant de l’arrivée belliqueuse des extra terrestre sur terre, ARRIVAL d’entrée se range du côté de « Rencontre du 3e type ». Ici point de rayons lasers, ni d’explosions spectaculaires, mais l’esthétique et la réflexion en guise d’action. Traitant du temps parallèlement (si j’ose dire) à « Interstellar », Denis Villeneuve nous raconte avant tout une histoire humaine magnifique, aussi triste au début qu’elle deviendra belle au fur et à mesure de la découverte d’un langage totalement graphique. Cette histoire déchirante qui met en évidence le besoin d’écouter pour communiquer ne tombe jamais dans le larmoyant, restant en permanence dans la retenue et la délicatesse. Le cinéaste en profite pour explorer les peurs face à l’inconnu et l’espoir qui anime le besoin de les surmonter. Ce film tout en douceur est un vrai moment de bonheur, tout au plus pourra-t-on regretter la charge politique contre le bellicisme des nations avec les gentils US (CIA exceptée) et les méchants chinois, russes et soudanais. Caricaturale et manichéenne, elle dessert l’ensemble spoiler: et donne lieu à une réconciliation politique parachutée, même si la rencontre paradoxale avec le général chinois (Tzi Ma) sauve carrément cette partie
.
Mais au delà de ces quelques réserves, une fois de plus, ce qui frappe à la première vision d’ARRIVAL c’est la direction d’acteur superlative de Villeneuve. Amy Adams tient ici son plus grand rôle et Jeremy Renner, dans un contre emploi assez risqué, s’en sort parfaitement. Quant aux seconds rôles ils sont parfaits, Forrest Whitaker en tête. En ajoutant une photographie pertinente de Bradford Young et une musique encore une fois exceptionnelle de Jóhann Jóhannsson, sans oublier «On the Nature of Daylight» de Max Richter qui débute et termine l’ensemble, ce film qui fait appel à l’intelligence et l’émotion (cerveaux gauche et doit équilibrés) est simplement un grand film, de genre ou pas.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 janvier 2018
Ce film, dont les sujets sont traités de façon simpliste quand ce n'est pas grotesque, dégage tout du long un ennui abyssal. Villeneuve ne s'améliore pas !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 janvier 2018
Un bijou. Un véritable petit bijou qui m'a atteint, m'a touché, m'a ému.
Si vous cherchez du divertissement à l'Hollywoodienne où les martiens débarquent en faisant péter la Statut de la Liberté, c'est pas votre film. Ici, ils sont surtout prétexte pour traiter des thèmes comme la communication et pas seulement avec eux mais aussi entre les humains.
Le message du film est profondément humaniste sans faire du pathos à outrance et agit comme un baume sur le cœur: spoiler: il faut agir en temps qu'espèce et pas en tant individualiste.
Oui ce n'est pas la première fois qu'on entend ce type de discours mais c'est exécuté d'une telle façon que ça fonctionne parfaitement sur moi: je suis très ému.
Les acteurs sont très bons. Amy Adams en tête. Je ne suis pas particulièrement fan de l'actrice mais aujourd'hui je me rend compte que la faute vient plus du réalisateur qui ne sait pas bien mettre en valeur ces acteurs. J'ai trouvé cette actrice, dans ce film, absolument magnifique. Elle est tellement belle et rayonnante dans les premières images. De son côté Jeremy Renner confirme toute la sympathie qu'il peut apporter à ce type de projet.
Le rythme du film peut être très lent mais envoutant, porté par la même musique au violon de Shutter Island de Scorsese. Chaque indice est disséminé avec parcimonie pour que le spectateur découvre le fin mot de l'histoire au dernier moment.
La seule critique que j'aurai n'est pas envers le film mais envers le choix réalisé par un des personnages. Ce n'est pas une critique, mais une divergence d'opinion sur un choix que je n'aurai pas eu le courage de faire. Ceux qui ont vu le film comprendront.
Que dire de plus ? Il faut voir ce film. Ce très grand film.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 janvier 2018
Long et d'un ennui sans fin. Un dialogue avec un extra-terrestre qui mène à une fin qui ne sert à rien. Je suis venu, j'ai vu et.....pourrait dire l'alien qu'on voit à peine dans le film.
L'idée était pourtant intéressante mais vraiment mal exploitée.
En résumé, film à éviter, ne vous faites pas avoir par les critiques positives.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 janvier 2018
Première déception que j'éprouve de la part de Denis Villeneuve certes je n'affirmerais pas que Premier Contact est un mauvais film mais personnellement il ne m'a pas plu, m'ennuyant plus qu'autre chose.
Dès le début j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce film tant le style et l'approche rappelle d'autres œuvres du même genre et rapidement j'ai décroché de plus le début montrant que la fille d'Amy Adams décède d'un cancer laisser présager un instant dramatique pour appuyer l'ensemble.
Sans être pompeux Premier Contact m'a laissé indifférent et si on est en droit de préférer son scénario à celui de Blade Runner 2049 au moins visuellement Villeneuve s'est lâché alors qu'ici il n'a rien de fascinant, rien qui m'ait captivé. C'est le genre de film qui se sert de la SF comme cadre pour aborder d'autres thématiques.
Pour résumé je vais me répéter : ce n'est pas du tout du mauvais cinéma pour autant ce Premier Contact m'a déçu (bien que je précise que cela ne m'étonne pas, j'ai failli le voir à sa sortie en salles mais en voyant la B.A. j'avais renoncé et maintenant je m'en rends compte que ce film est tel que je l'imaginais ne m'ayant malheureusement pas apporté de surprise).
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 janvier 2018
un super film. On reconnait là le réalisateur de prisonners, un film bien trouvé et inédit jusqu'à maintenant. Il faut quand même comprendre certaines choses : //spoilers// la fille de la linguiste était une vision, ce n'était pas le passé mais le futur contrairement à ce qu'on pouvais croire alors arrêtez de dire que le film est nul parce que vous comprenez pas
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 janvier 2018
Déroutant est le premier mot qui me vient à l'esprit à l'issue du visionnage. Déroutant et inégal oui car "Premier contact" propose des séquences et un scénario dignes des plus grands film de science-fiction mais derrière le rythme est tellement lent et plat qu'on a vraiment du mal à s'y plonger, pour ma part j'ai commencé à décrocher au bout d'une heure, l'histoire tournant autour du pot sans réellement avancer. Il est de ce film où la construction scénaristique, assez complexe, rend l'intrigue assez confuse pendant la quasi intégralité du visionnage, et commence à prendre du sens lors du twist final, qui mériterait donc un deuxième visionnage pour avoir un nouvel angle de vue sur l'oeuvre, mais au vu de mon ennui profond pour cette première, je n'ai nullement envie de m'y replonger une seconde fois, peut être à tort me direz vous. Adapté d'une nouvelle de Ted Chiang, l'histoire s'intéresse à une experte en linguistique comparée qui tente de communiquer avec des extra-terrestres, chose difficile étant donné que leur perception du langage et du temps est non-linéaire. Cette trame narrative va permettre au cinéaste d'exploiter un gigantesque problème de philosophie du langage à travers la notion de communication et de temps, tout en s'intéressant aux diverses réactions humaines face à un envahisseur inconnu. Connu pour la qualité de ses scénarios complexes à tiroirs, Denis Villeneuve persiste et signe avec "Premier Contact", qui offre une vision novatrice et très intelligente du cinéma SF. Dans ce contexte ultra réaliste, le cinéaste va offrir quelques beaux moments d'immersion chez les extra-terrestres, au moyen d'une superbe photographie comme à son habitude, des belles prouesses innovantes biscornues en référence au langage des aliens et à leurs vaisseaux, monolithes en lévitation, et bien sûr une bande son parfaitement collante à l'univers, à la fois oppressante et mystérieuse. Concernant les acteurs, Amy Adams ne parvient pas vraiment à donner de l'envergure à son personnage tout comme Forest Whitaker qui n'apporte pas grand chose, seul Jeremy Renner reste très bon avec une justesse de tout instant. Ainsi, en dépit d'innombrables bonnes intentions et quelques séquences réussies, "Premier Contact" n'emballe pas vraiment tant la lenteur du scénario est plombante, le long-métrage étant à mon goût raté dès qu'il sort de son cadre intellectuel, à saluer toutefois tant il nous amène à réfléchir et nous en ressort grandit cinématographiquement parlant.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2018
septiemeartetdemi.com - Première impression : Villeneuve a un truc pour tout ce qui fait du son.

Tout de suite, il nous baigne dans une soupe où tout est fait de bruits. À plusieurs moments, il va jouer cette carte pour nous immerger dans son ambiance : quand Louise met son casque dans l'hélicoptère et que le bruit du moteur baisse pour laisser la place à celui saturé des voix dans les microphones (sublime idée), quand les combinaisons craquent d'agréables froissements plastifiés, quand les vaisseaux se meuvent. On en chercherait presque la certification "approuvé ASMR" !

D'autre part, les sons produits par les heptapodes sont recherchés, rappelant celui des tripodes de La Guerre des Mondes (Steven Spielberg, 2005) ; un long souffle profond, roulé et métallisé, parsemé d'interférences bruissantes et détonantes. Sans compter que les flashs mémoriels de Louise commencent par le son sans l'image, et que la musique de Jóhann Jóhannsson se confond souvent avec le reste de l'environnement sonore, nous laissant croire que quelque objet l'a provoquée dans l'histoire et non en-dehors. Tout cela donne une atmosphère très prégnante, quoique son usage s'affaiblisse à la moitié du film comme si cela ne servait qu'à faire les présentations.

Deuxième impression : l'œuvre prend son temps.

Elle se répète graphiquement quand il faut montrer les tâches répétitives des scientifiques dans une situation que le spectateur n'est pas censé imaginer seul, ce qui est une forme de lenteur en soi mais qui n'est qu'un moyen de crédibilisation. Là où le film est lent de la manière la plus authentique, c'est quand il faut pénétrer dans le vaisseau. La procédure est détaillée : enfilage des combinaisons, trajet en voiture (agrémenté d'ailleurs de plans aériens terriblement esthétiques), installation du dispositif d'ascension, combat des scientifiques avec la peur de cet habitacle plein de vide où la gravité n'a litérallement plus aucun sens, installation du matériel et enfin échange des intéressés avec les aliens.

Villeneuve va ensuite accentuer la quantité de travail fournie par les protagonistes en nous montrant ce processus plusieurs fois (abrégé bien sûr), ce qui à force va jouer avec la frontière entre l'intérêt et l'ennui, mais ça passe ; on n'en est quand même pas au niveau de rabâchage imbécile d'Edge of Tomorrow (Doug Liman, 2014)...

Le son et le temps ne sont pas les seuls éléments dont le régisseur va abuser de la flexibilité. Il y en a encore deux autres qu'il va s'amuser à faire ployer : la lumière et la gravité.

La première, il la manie en cinéaste et se spécialise dans l'utilisation du moins possible de ladite, prenant le risque de devoir mettre en valeur une maîtrise photographique en plus de la narration d'une histoire qui, à la base, s'adresse à un grand public n'y étant pas forcément sensible.

La seconde, il va montrer que, comme le temps lui-même, elle n'importe pas. Sur le papier, il est facile de déformer les deux : la relativité du temps est tout à fait compatible à une narration spéculative, et la gravité est très bien retranscrite par les plans d'apesanteur, tout clichés qu'ils soient.

Sans doute ne faudrait-il pas catégoriser Villeneuve, qui n'est tombé dans aucune de ces deux facilités : la façon qu'il a de se jouer du temps est effectivement assez platonique mais ne répond pas aux standards d'un flux scénaristique compliqué qui se perdrait en explications de ses propres méandres. Le twist est très très TRÈS vite dénoué, sans tension particulière, avec des éclaircissements si délicats qu'ils ne sont en aucun cas menacés par l'épée de Damoclès des films temporels : le paradoxe. Et si cela peut faire penser que la fin est plate, il faut encore compter sur le relatif "héroïnisme" de Louise, probablement l'élément le plus irréaliste du film (j'exclus ce qui tient de la SF pure et simple bien sûr). Car Louise est dépeinte comme un couteau suisse, ne la montrant pas sous un jour particulièrement valorisant : linguiste, polyglotte, pleine d'assurance, courageuse pour avoir supporté des épreuves et en subir de nouvelles... Elle aide effectivement à épicer le dénouement mais elle-même, en tant que personnage, est poussée beaucoup trop loin.

Toutefois, s'il faut retenir encore autre chose d'Arrival, c'est la fusion de deux formes telle qu'on avait déjà pu la remarquer dans Gravity (Alfonso Cuarón, 2013) ou même Interstellar (Christopher Nolan, 2014) : le mélange de la science-fiction avec la science au point que l'œuvre sacrifie parfois de son tout-publicisme pour la cause d'un réalisme nouveau. De la science-science-fiction, en quelque sorte. Côté linguistique, le film en dit peu, mais ce qu'il dit est (assez) bon, surtout dans la méthodologie (moins dans les détails). Le film a eu droit à ses consultants linguistiques ; la consultation scientifique est rarissime pour les films de SF, et il s'agit d'une première dans cette science-là.

La fusion en question n'est d'ailleurs pas que là : l'introduction est un pur drame, et ouvre un champ des possibles que le réalisateur va employer à cent pour cents. Ce sont les flashs mémoriels de Louise, puis le twist. Cette histoire dans l'histoire, il aurait pu la laisser couler en parallèle comme le ferait n'importe quelle fiction, et la révéler aux moments opportuns. Mais le bougre, avec les moyens précédemment cités, l'a au contraire laissée affleurer sous chaque scène sous la forme de la fatigue de Louise et de ses hallucinations, en justification des coups de mou du scénario qui, normalement, auraient dû se faire sentir chez le spectateur comme des instants plus ennuyeux que d'autres où le scénariste n'avait d'autre choix que de faire du bouche-trou ; cela arrive tout le temps. 

Il est possible de trouver d'autres griefs au film : l'utilisation de la théorie de Sapir-Whorf selon laquelle la langue détermine la façon dont on voit le monde ne saurait expliquer ce que produit l'apprentissage de la langue heptapoïde dans le cerveau de Louise. Il s'agit là d'une exploitation fainéante d'un trait scientifique qui sonnait sûrement trop bien pour être ignoré. Pourquoi aussi, alors que le film a la super bonne idée de sous-titrer en langue humaine ce que signifie le langage écrit des heptapodes (Louise peut le lire ! Ça, ça a la classe), pourquoi faut-il que Louise soit à même de se faire comprendre en langage humain parlé, alors que 1) les heptapoïdes ne sont pas censés avoir de langage parlé et 2) rien n'indique qu'ils soient capables de l'apprendre, et a fortiori qu'ils l'ont effectivement appris ?

Cependant, il est assez facile lors du visionnage de jeter ces défauts dans la petite poubelle intitulée "on s'en fout, c'est de la SF". Cette poubelle est petite quand on se veut critique, mais Arrival ne la fait pas déborder. Tout juste, quand même.

En gros, Premier Contact se situe à mon sens un peu en-dessous de la barre de sa popularité. Mais mon avis est à relativiser : pour les raisons que j'ai détaillées à la première ligne, c'est un film que j'ai beaucoup anticipé et au sujet duquel j'avais les outils pour être exigeant et montrer du doigt ses insuffisances. J'aurais pu être très déçu, je le suis à peine.

Il n'y a qu'une chose que je puisse réellement exprimer en mettant de côté mon enthousiasme pré-visionnage et ma pseudo-"spécialisation" dans l'étude des langues en autodidacte : l'histoire est assez peu cathartique alors qu'elle aurait pu l'être plus, et ce à mon avis assez facilement. Il y a un léger "syndrôme Inception" dans la dernière partie, qui doit s'expliquer (graphiquement et pas longuement, comme on l'a dit, mais qui doit s'expliquer quand même) au lieu de participer au crescendo émotionnel dont devraient être dotées toutes les histoires de fiction ayant pour but avoué de transporter le spectateur dans un autre monde.

Mais vous savez quoi ? Le film est réussi, plaisant visuellement et dans son histoire, et Villeneuve est un excellent réalisateur. Alors ne faites pas trop confiance à mes remarques de grognon parce qu'il m'a beaucoup plu de toute façon.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2018
Un véritable bon film de SF, qui marque surtout par son "réalisme" (surtout celle de la première partie), on est complètement embarqué avec les personnages, on découvre en même temps qu'eux, on ressent les mêmes choses qu'aux... L'immersion est totale ! On regrettera peut-être une seconde partie plus rapide et plus alambiquée, mais cette oeuvre n'en reste pas moins d'une qualité indéniable ! A voir sans hésiter !
Marvin Z
Marvin Z

105 abonnés 67 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 janvier 2018
Le talentueux Denis Villeneuve signe ici un film intéressant mais en deçà du reste de sa filmographie. Premier Contact aborde le sujet passionnant du langague et de ses complexités sur fond d’invasion extra-terrestre. L’absence de communication et les problèmes qui en sont liés sont ici le message qu’à voulu faire passer ce bon vieux Denis (et plus particulièrement l’auteur du livre dont le film est adapté). On regrettera tout d’abord un cruel manque de rythme et une résolution en dessous de nos espérances. Villeneuve sait créer une ambiance prenante, voir oppressante, de manière à faire grimper l’intensité tout au long de l’histoire. Mais quand le climax n’est pas à la hauteur des attentes générées par cette montée en puissance, le film déçoit forcément. Pour ceux qui s’en souviennent, Amy Adams raconte comment les Kangourous ont obtenus leurs nom à Forest Whitaker. Une anecdote très intéressante. Du moins jusqu’à ce qu’Adams révèle qu’elle est fausse. Whitaker s’est fait leurrer. Le public aussi. Et ce sentiment est représentatif de la fin du film. Les 20 dernières minutes partent dans une direction qui dénottent totalement du reste. Le genre même du film est changé. Le public s’est fait leurré. C’est regrettable. Côté réalisation rien à redire si ce n’est les plans « Flash-Forward » en caméra épaule, rendant les scènes très kitsch.
En bref Arrival est un film correct mais à ne voir qu’une seule fois. Denis Villeneuve confirme son talent mais ne transcende pas le genre. Côté jeu, le duo de tête fait partie de ces acteurs qui sont devenus stars sans que personne ne sache réellement pourquoi. Talent présent, charisme absent. Mais aucun acteur n’aurait pu donner à ce film les éléments manquants qui l’empêchent d’entrer dans le panthéons de la SF: du charme, du rythme et une vraie dramaturgie. 12/20
GG1944
GG1944

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2017
CHEF D'OEUVRE

J'ai vu ce film par hasard à la demande et j'en suis encore tout imprégné des jours après en écoutant la musique "On the nature daylight" de Max Richter. Pendant le film on ne sait plus vraiment ce que l'on regarde: un film de science fiction, un film catastrophe, ou une merveille de message sur la vie. C'est à la fin que l'on comprends que ce dernier point est la réalité. Des longueurs? Des fausses longueurs je dirais plutôt. Les acteurs sont parfaits avec mention pour Amy Adams et même les second rôle transmettent des messages comme le Capitaine Marks...A vous de les découvrir. Et la fin que dire si ce n'est qu'un de ces beaux cadeaux comme seul le cinéma de génie peut nous donner. Cela me rappelle le style Terence Malick et sa fin de Tree of Life au niveau atmosphère. Merci Mr Villeneuve.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2017
Ce film est un joyau unique à l’extrême opposé des blockbusters du genre. Ici, point de violence, point d'effets spéciaux à chaque plans et point de bêtise affligeante. Si le film fait un bel hommage à Kubrick avec des combinaisons et un monolithe proches de ceux de "2001, l'Odyssée de l'espace", il parvient surtout à créer un univers visuel unique, oscillant entre un présent aux couleurs glaciales et des flash-backs aux couleurs chaudes. "Premier Contact" est un chef d'œuvre intelligent, brillamment interprété et magistralement réalisé avec un scénario ultra travaillé et intelligent, un casting cinq étoiles, des plans magnifiques, une bande son à tomber et une mise en scène superbe.
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