Une très belle histoire sur fond de lutte des femmes dans les années 70 pour leurs droits élémentaires. Prestation magnifique d'Izia Higelin, très prometteuse et Cécile de France toujours aussi convaincante.
Après plusieurs comédies la réalisatrice s'est, depuis quelques années, mis au drame dont son meilleur film "Partir" (2009). Pour la comparaison inévitable avec "La vie d'Adèle", Catherine Corsini filme ses amoureuses avec empathie et une sensualité plus réelle et plus attachante. On salue donc l'absence de manichéïsme total, il aurait été si facile de taper sur les hommes. Les performances des acteurs et des actrices en particulier sont éblouissantes. Quelques petites incohérences mais ça reste un jolie et bon film à voir et à conseiller.
En 1971, une jeune provinciale s’installe à Paris. Elle y fréquente un groupe de féministes et va entamer une relation amoureuse avec l’une d’entre elles. Ce film me semble représentatif de la place qui était donnée aux femmes au début des années 70 et des combats qui ont du être menés pour que les choses évoluent. La relation entre Cécile de France et Izïa Higelin exploite particulièrement bien ce contexte, montrant les difficultés que cela implique d’essayer de s’assumer. Il est d’autant plus intéressant que beaucoup de problématiques soulevées dans ce long-métrage persistent de nos jours. Cependant, l’histoire d’amour reste le cœur du film et ce n’est pas particulièrement le genre de récits que j’affectionne, bien que celle-ci me paraisse particulièrement juste et qu’elle ait une portée que je trouve universelle.
Catherine Corsini qui, dans une filmographie abondante, n'avait retenu notre attention autrefois que pour Partir, un film émouvant par sa description de la capacité d'une femme, la grande K.S. Thomas, à vivre un amour impossible, revient dans La belle saison sur le principe de la transgression amoureuse. Ici, les affres de deux jeunes femmes des années 70, l'une parisienne et intello, la superbe Cécile de France, l'autre rurale et employée de bureau, la surprenante Izïa Higelin, dans la découverte des amours saphiques et l'impossibilité d'un coming out au fin fond de la Creuse. La faiblesse du film réside dans la peinture des scènes paysannes, parfois caricaturales et simplistes, et dans la faiblesse de la reconstitution des années MLF, sans doute due à un budget un peu serré. Une 2ch par ci, une vieille Micheline de la SNCF par là ont du mal à nous projeter dans les années Pompidou. Restent trois superbes actrices (et oui, n'oublions pas la forte composition de Noémie Lvovski en paysanne désabusée), un jeu d'une grande finesse, des dialogues intelligents et pas trop écrits. Et aussi une façon de filmer les corps amoureux sans le chichi et sans le maniérisme d'un Kechiche par exemple.
Nous sommes à une époque où les mœurs ont basculé et où une frange de jeunesse éclairée va donner une nouvelle empreinte à la société. Voilà du bel ouvrage, parfaitement mise en scène et enlevé. Fraicheur de la campagne, fraicheur d'un Paris encore imprégné de mai 68, fraicheur des sentiments et fraicheur d'une Cécile de France quadragénaire sur le papier.... La qualité de la mise en scène et la justesse des situations, des dialogues et des personnages compensent un scénario classique et sans surprise.
acrices bouleversantes, époque restituée intelligement sans excés, bravo à la réalisatrice pour ce film poignant rempli d'émotions et de joies.Une grande claque !
Il m'est difficile d'écrire une critique sur ce film tant il soufre de la comparaison avec le très beau BrokeBack Mountain de Ang Lee (2005) . Ici les amours interdites se conjuguent au féminin tandis qu'un esprit militantisme vient perturber l'histoire, qui se passe au début des années 70. Comme le film référent il y a un partenaire tendance hétéro et l'autre homo à donf. Celles ci vont se rencontrer par hasard à Paris dans un contexte un peu subversif, surfait, appuyé, et brouillon. Heureusement, le reste du film se situe à la campagne et trouve dans ces décors, un brin d’authenticité, de sérénité et de naturel. Les actrices sont belles, en pleine pâte et solaire. Pourtant avec tant de dissimulations - niveau mœurs -, les inévitables déchirures avec l'entourage et les amantes surviennent, quand il faut, et déroulent dans une dramaturgie violente et de bon aloi. La fin tourne un peu en eau de boudin comme d'habitude mais l'ensemble fait quand même un beau film.
une "belle saison" est une belle histoire d'amour entre deux femmes sur fond de tragédie grecque,Cécile de France et Izia Hegelin joue au plus juste dans cette société des années 1970 très mysogine et pendant laquelle l'homosexualité était considérée comme une maladie.Le film offre l'une des plus scènes de cinéma pour les films sorties cette année.
J ai raté peut être 2 mn avant générique (j ai vu le titre du film
Pour moi il y a deux critères pour donner 5* : que le film puisse m accompagner plusieurs jours et être capable de le revoir rapidement avec autant d intérêt ou plaisir (pas besoin de le faire mais de m en sentir capable). Le reste (jeu d acteur, scénario, mise en scène, ... ) n est que conséquence de ces deux points peuvent se compenser entre eux.
La belle saison répond parfaite au 5*. Je n ai pas eu la jubilation / l emballement que j ai ressenti pour d autres films mais ce n est pas utile.
Il est très bien fait, fort, important, riche, fin et que sais-je encore. Les acteurs sont bien choisis et semblent évidents dans leur rôle. Le choix de Noémie lovski y est pour beaucoup mais tout le trio est parfait, jusqu'à Antoine alliant subtilité, ambiguïté et innocence, ou d'autres encore.
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1,0
Publiée le 20 septembre 2020
La belle saison est encore un portrait sensuel de l'intimité des femmes avec beaucoup de nudité. Quelle surprise ils sont obsédés. Cette fois une aventure lesbienne passionnée reçoit le traitement complet du film. Une histoire mince et artificielle pour soutenir l'événement principal comme c'est souvent le cas dans ce genre de film. Une fois que l'intrigue nous y conduit c'est parti avec la trame de fond symbolique et la majorité des acteurs et bien sûr sans vêtements. Le tout fait avec goût dans un cadre agréable proche de la nature. Car c'est de l'Art vous voyez (Oh oui?). Il est réalisé et écrit par une femme ce qui est d'une évidence flagrante tout au long car il a cette aura exclusivement intime qui crie Les femmes sont beaucoup plus sensuelles et meilleures en amour que les hommes comme vous pouvez le voir ici. Un film hautement prévisible et typiquement titillant qui mettra probablement en jeu le bouton de pause de votre magnéto. Regardez-le avec une bouteille de vin français fruité si vous voulez peut-être comprendre quelque chose...
Un bon film...j'ai été néanmoins été déçu...les actrices sont excellentes...enfin un film qui se passe à la campagne et où on voit autre chose que des bobos...
Enfin un film dédié à l'homosexualité féminine ( ils se font rares! mais ils sont de qualité) . Les actrices jouent merveilleusement bien. Le sujet est très bien représenté à une époque où l'homosexualité féminime était très mal perçue ( encore maintenant d'ailleurs!) avec ses préjugés et la peur du regard des autres. Film chargé d'émotions pour celles qui s'identifient dans le personnage principal ( cela a été mon cas) .Bref, c'est un film à voir quelque soit le milieu auquel on appartient. Vive la tolérance !
aucun intérêt ce film a été une grande déception du début jusqu'à la fin il n'y a aucune trame quel ennui poubelle et la petite izia , quelle mauvaise actrice