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fabrice d.
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3,0
Publiée le 30 avril 2019
La Belle Saison c'est l'été bien sur et ce film nous le montre bien. De belles images de campagne pendant les étés des années 70 quelque part dans le sud de la France. C'est un joli film, qui nous parle de féminisme, des conditions de la femme dans ces années charnières. C'était pas la même époque. On suit donc une jeune agricultrice qui travaille dur à la ferme pour aider ses parents. Mais elle veut voir du pays, faire ses expériences et par faire des études de je ne sais quoi à Paris. C'est là qu'elle s'émancipe et notamment en participant activement à des actions avec une groupe de jeunes femmes qui militent pour les droits de la Femme. C'est là qu'elle va rencontrer Cécile de F., il y a une différence d'âge mais on ne la ressent pas. Une relation amoureuse va naître entre les 2. On ne sait donc plus ce que le film veut nous transmettre: une histoire d'amour ou la lutte des féministes ou un peu des 2. Il y a quelques scènes de nu plutôt décontracté :) mais qui restent assez fleur bleue si je puis dire. Bref, c'est un film agréable, qui ne porte pas de messages forts non plus, et qui manque un peu d'émotions. Le duo de France-Higelin est très bon et fonctionne très bien néanmoins.
De la passion et de la fièvre, mais la mise en scène est trop démonstrative et l'époque mal retranscrite. Reste la conviction des actrices principales.
Une histoire d'amour saphique contrariée sur fond de naissance du féminisme dans le Paris des années 70 et de crispations homophobes en province. Entre comédie romantique grave et drame social ensoleillé, un joli film porté par deux actrices sensuelles et impliquées.
Film qui ne m'a pas transcendé du tout...bien au contraire !! J'espérais voir une belle histoire d'amour entre deux femmes et résultat des courses j'ai juste vu une suite de scènes sans grand intérêt !!! Je ne raffole pas de la période agitée de Mai 68 et les revendications, les chansons, les cris en permanence m'ont vite agacé !! Les actrices sont justes mais leurs personnages ne sont pas attachant du tout et même leur romance a fini par m'ennuyer !! Une grosse déception !
Bon, certes, après la Vie d'Adèle, les films d'amour entre femmes sont en vogue, et on pouvait craindre l'effet de mode un peu surfait. Mais il n'en est rien. Le film ne se résume pas à une histoire d'amour passionnée entre femmes, superbement campées par Izia Higelin et cécile de France. Le film se déroule dans les années 60, sur fonds de mouvement d'émancipation des femmes et de lutte pour le droit à l'avortement. De beaux portraits de femme sur fond historique et une belle histoire d'amour.
Catherine Corsini signe un beau film sur l'amour tabou entre deux jeunes femmes au début des années 70. L'intrigue n'aurait guère été différente si l'action se déroulait de nos jours mais cet ancrage dans les 70's est un prétexte pour nous montrer l'éclosion des mouvements féministes en France et les prémices d'une libération sexuelle. L'histoire s'appuie donc sur une romance qui, heureusement, ne sombre jamais dans la niaiserie ou dans l'exubérance. Même s'il est teinté de pessimisme - spoiler: l'amour ne gagne pas à la fin - les messages de tolérance et de respect passe bien. Il faut dire que le ton du film sonne bien comme les interprétations des deux actrices, Izïa Higelin et Cécile de France. Bon film.
Pas transcendante mais formidablement interprétée, cette histoire avec en toile de fond mai 68 finit par convaincre. Le duo, formé par Cécile de France en femme des villes et Izia Higelin en femme des champs, fait tout le sel du film. Leur prestation convaincante, doublée de personnages secondaires intéressants, donne à voir l'esprit d'une époque et deux camps, les progressistes et conservateurs. Mais surtout la difficulté de changer les mœurs d'une France campagnarde qui avance à son rythme. La dernière partie du film est intéressante, le reste un peu trop classique.
Beau film très bien écrit et admirablement interprété par tous les membres du casting. Ambiance seventies dans cette oeuvre touchante et encore d'actualité malgré le temps qui a passé. "La Belle Saison" est une excellente surprise pour ma part.
De la difficulté d'être lesbienne à la campagne et qui plus est dans les années 70. Un peu lent à démarrer mais dans le dernier tiers l'intensité dramatique va crescendo. Et aussi pour les beaux corps d'Izia Higelin et Cécile de France (et leurs poils sous les bras).
j'ai bien aimé ce film qui nous plonge en plein coeur des années 70 et ses combats féministes. On voit ces femmes qui se sont battues pour l'égalité des sexes en terme de salaires, pour l'émancipation des femmes vis à vis de leur mari, pour la contraception, pour l'avortement, pour la libération sexuelle. Sans elles nous en serions pas là aujourd'hui. Ce film traite de tous ces sujets avec en toile de fond une histoire d'amour entre femmes. Les 2 actrices sont solaires, sensuelles et lumineuses. Izia HIGELIN n'arrête pas de nous étonner dans ses rôles. Elle est une vraie actrice. J'ai préféré cette histoire d'amour à celle de la vie d'Adèle les scènes d'amour sont plus soft
Bien écrit et bien filmé, on vit l'histoire avec les actrices, tout y est, on y croit, on est passionnées avec elles, on est tristes, on est heureuses, folles... merci, ça fait du bien ! merci surtout pour la passion ;)
Voilà bien longtemps que je n’avais pas été à ce point touché ; « La Belle Saison » est un très beau film délicat. Plusieurs sujets se côtoient comme le droit des femmes, son émancipation, son droit à la pilule, à l’avortement, à son indépendance, à sa reconnaissance dans le monde du travail ; c’est aussi un film sur le droit à la différence, celui d’être femme tout simplement ; un film sur l’homosexualité ; c’est aussi une chronique sur le monde agricole vécu ou subit par les femmes ; des femmes courageuses qui en abattent autant que les hommes voire plus car on s’imagine très bien qu’après une journée au champ, il faut s’attaquer aux tâches domestiques. Et enfin, c’est aussi et surtout une belle histoire d’amour et comme les belles histoires d’amour, elles finissent non seulement mal, mais elles soulignent la fragilité des certitudes, elles apportent leurs lots de contradiction. Ainsi, Delphine, fille de la campagne, installée à Paris tombe amoureuse de Carole, fille de la ville, professeur d’espagnol et accessoirement hétéro ! Carole, femme de tous les combats féministes, s’effondre devant les avances surprenantes de Delphine. Carole, femme qui se revendique indépendante, se voit peu à peu dépendante de Delphine qu’elle finit par aimer contre toute attente. Delphine, si audacieuse, s’avère lâche, peureuse quand Carole la rejoint dans la ferme familiale. Delphine s’amusait de la gêne de Carole à la ville. A la campagne, Carole s’amuse de la gêne de Delphine. Delphine a pulvérisé les certitudes de Carole quant à son orientation sexuelle. Ou à défaut de certitude, a révélé l’homosexualité de Carole. Scènes de la vie quotidienne dans la ferme, comme pour illustrer le courage de ces femmes paysannes quand l’homme se retrouve subitement handicapé ou dans l’impossibilité de travailler. Le combat, l’émancipation des femmes, c’est aussi prendre la fourche, faire le foin, conduire le tracteur et prendre des initiatives. Scène insolite que celle de voir Delphine toute réservée dans une réunion où elle est la seule femme au milieu d’hommes. Justement, les hommes ne sont pas croqués de manière caricaturale, le compagnon de Carole est là pour lui signifier ses contradictions et Antoine est l’amoureux réservé, secret et aucunement mesquin quand il découvre l’homosexualité de Delphine ; il en est de même du paysan que les jeunes femmes croisent au moment où elles s’embrassent. Sa découverte sera contée par des sourires et des regards qui préoccuperont Delphine. On ne l’entendra pas. Catherine Corsini ne veut pas faire de l’homme un ennemi de la femme. Carole le dit à un moment donné : « On n’est pas contre les hommes, on est pour les femmes ». Cependant, Carole aura pour ennemie la mère de Delphine ; nous sommes en 1971 et la femme traîne une fatalité séculaire comme trouver normal de conjuguer travail et tâches domestiques et soutien sans faille à son mari, et surtout condamner l’homosexualité. Quand la mère de Delphine découvre « les cochonneries » de sa fille, elle rejette la faute sur Carole qu’elle accuse d’avoir pervertie. La mère de Delphine est non seulement dans le dégoût mais dans le déni. Elle n’est pas qu’un portrait de la femme de la campagne, elle est une femme de ce début de ces années 70, c'est-à-dire une femme des années 40, disciple de la conformité et de la fatalité conduites par les hommes. Enfin, je salue et la mise en scène, et la direction d’actrices. De Cécile de France à la jeune Izia Higelin en passant par Noémie Lvovsky, elles sont toutes remarquables. Elles ont su utiliser admirablement le spectre de toutes les émotions.
Magnifique film sur les années 70 et la difficulté de se vivre lesbiennes. Les actrices sont éblouissantes, et le scénario bien mené. Enfin un film français qui parle vraiment des relations entre femmes. A voir!!