Après un premier essai avorté, j'ai enfin pu voir Vincent n'a pas d'écailles. La bande-annonce était très intrigante. Le film l'est tout autant malgré quelques défauts. C'est le premier long métrage de Thomas Salvador qui a aussi écrit le scénario et tient le rôle principal. Le sujet est original. Le traitement aussi. C'est assez lent, contemplatif au début, pour accélérer un peu plus ensuite. Le personnage de Vincent est aussi énigmatique qu'attachant. On se sait pas d'où il vient, ni pourquoi il a cet étrange pouvoir. C'est souvent drôle, mais aussi un peu répétitif et on est parfois pas très loin de l'ennui (la traque des gendarmes est un peu longue). Ce petit film sort malgré tout de l'ordinaire dans le paysage cinématographique français actuel. C'est plutôt bien écrit, bien mis en scène et bien joué, le tout avec une belle sobriété et une jolie poésie. Et avec, par moment, visuellement, un petit côté L'inconnu du lac. Pas inoubliable mais un joli moment, assez original, fantastique et mystérieux.
Simplicité, humour, délicatesse, poésie, interprétation aussi excellente que discrète, toute en finesse. Chapeau pour un premier long. En plus l'affiche est top !
Aucun scénario, des dialogues très plats, pas de mise en scène, des acteurs bien fades. Juste une bonne idée de départ qui n'est pas exploitée. La caricature du cinéma minimaliste français qui se veut original et est juste insignifiant.
Encore un superhéros !. Après Birdman, voici Fishman. Qu’est-ce qu’il ont tous à traiter du surhumain ? Il est temps que Dieu ressuscite car l’homme n’a pas fait le deuil. Superhéros, il l’est relativement peu. Il a des superpouvoirs (quand il est mouillé) ,mais il ne les utilise pas pour défendre l’opprimé, sauf à une occasion, ce qui lui ouvre la porte des emmerdements. Quasi autiste au début du film, le héros s’ouvre progressivement à l’autre par la rencontre de Lucie… ouverture assez vite refermée devant l’incompréhension « des autres ». Le fort est pourchassé , harcelé par les faibles (une maréchaussée digne du gendarme de St Tropez, en moins drôle). C’est une variation sur l’Albatros de Baudelaire, d’autant plus qu’il évolue aussi dans un monde dichotomique : l’eau dans laquelle il est Hercule, la terre ferme où il est juif errant. Cette fable écolo-autiste fait bien sûr la part belle à la nature, mais réduit l’interaction par le langage au néant. C’est toute la culture humaine qui est niée. Reste un mammifère aquatique impressionnant, qui campe un croisement de Buster Keaton et Flipper le dauphin, mais sans le rire du dauphin ni l’humour de Keaton. L’idéalisme du film se laisse parfois emporter à la marge de cette nature magnifiée et édulcorée en effleurant la question de la chasse... Notamment dans une scène de fauve aquatique qui rappelle l’inconnu du Lac, où la proie, ici féminine, est aussi consentante que tentante : malheureusement le metteur en scène/scénariste/acteur ne fait qu’effleurer la seule question qui vaille: qu’est-ce donc que faire l’amour avec un être aux super-pouvoirs ? Trop terre à terre, je suppose. Mais tout ceci n’est qu’une question de gout et non de qualité, car ce film tient la route... pour qui a envie de la prendre.
Thomas Salvador nous plonge dans son univers à l'aide d'une mise en scène qui se veut brillante, seulement le fond de sa poésie et cette mise en scène là, ne sont pas toujours cohérente.
Film sans intérêt. Thomas salvador n'avait rien à dire et ça se sent : Sur 1h18, 1h d'images sans sons ni dialogues. Une souffrance. Personnage principal insipide, scenario sans intérêt. Un calvaire. D'ailleurs les bonnes critiques presse n'ont aucun sens : Thomas Salvador a sans doute beaucoup d'amis dans la presse. Nous aurions dû avoir du flair et sortir au bout de 5' comme l'un des autres spectateurs de la salle. De quoi vous dégouter du cinéma français, ce qui serait une erreur: J'ai trouvé les combattants formidables
C'est frais et sympathique, et ça aurait fait un formidable court-métrage. Sauf que là c'est un long (certes concis:: 1h18), et que sur la durée un tel synopsis parait un peu léger. L'intention est louable - faire un film d' "anti-super-héros" provincial à petit budget, pour nous changer de ces blockbusters envahissants - , les images sont soignées et le résultat nonchalant n'est pas déplaisant, mais ce n'est ni vraiment convainquant en tant que film de genre ni en tant que comédie (les gags sont rares). Peut-être que ça motivera des jeunes cinéastes fauchés, qui ne se sentiront pas obligés d'en faire des tonnes pour impressionner...
Désolée mais pas grand chose d'intéressant mise à part ta sexitude Thomas Salvador (et la plus longue caresse du monde;p)... Je suis sortie en me disant...WHY?! :)
Une sorte de spiderman à la française. L'idée est drôle, sans plus, à l'image de ces films sur les gagnants du loto qui font rêver : Que feriez vous si vos forces pouvaient décupler ? Dialogues nuls. Mise en scène décousue. Amourette sans intérêt... C'est l'histoire banale d'un type extraordinaire.
En France, on n'a pas de Hulk mais on a des idées! On se laisse prendre au jeu de ce film sympathique qui n'a pas d'autre prétention que de faire passer un bon petit moment. Sans explosion, sans effet numérique et sans grand méchant qui veut détruire la ville / la Terre / l'Univers. Un cas assez unique dans les films de super-héros.
Un grand bravo pour ce film qui sort du lot des autres films français. Le film est drôle, léger, charmant et en même temps profond. Et comme le disait Jean-Marc Lalanne au Masque et la plume, il y a même une dimension politique. J'ai beaucoup ri, le film est vraiment décalé. Merci
Typique d'un cinéma français qui ne prend aucun risque et qui reste pédant sous un air de légèreté. L'ennui est de la partie, et l'on rêve un autre film, où ces supers pouvoirs seraient de la poésie, où les images nous submergeraient par leur beauté.