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kevinsolstice
85 abonnés
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3,0
Publiée le 9 avril 2016
L'actrice rôle principal jour bien. Le récit est potentiellement poignant. Mais il manque quelque chose pour vraiment s'attacher aux personnages. La principale qualité du film pour moi tient à la reconstitution du cadre de cet immédiat après-guerre.
Un drame poignant autour d'une survivante de l'holocauste. Un portrait de femme en quête de renaissance, d'identité, d'un amour perdu... Un scénario construit autour de cette histoire de trahison qui maintient bien le suspense, une mise en scène convaincante et une interprétation formidable.
Long, lent, une fin décevante après un suspense savamment entretenu. Reste l'émotion qui entoure le retour d'une femme parmi les siens après plusieurs années dans les camps, un retour amer où plus rien ne sera comme avant...
Un synopsis alléchant, une situation à la Martin Guerre mais dans une réalité plus proche. Le déroulement de l'histoire est vraiment sympa et la fin juste parfaite. Si parfois on a du mal à croire que le mari ne la reconnait pas du tout, on fait fi de cet état de fait et on guette le moindre indice. Une belle interprétation qui manque juste un peu de profondeur et de sensibilité tout de même.
Une super idée et de bons acteurs ne suffisent pas! le film manque de punch à la fin. Les lenteurs des 3 premiers quarts je les justifiais mais bon la fin déçoit quand on s'attend spoiler: à quelque chose de grandiose ou hors du commun.
Tout un contexte historique (post-libération des camps nazis) qui, plutôt que de servir le film, participe davantage à ces incohérences - petites mais nombreuses - (la chirurgie esthétique excessivement réussie, le fait que le mari ne reconnaisse pas sa femme malgré les nombreux indices, les réactions des personnages, etc.) en plus d'être un justificatif d'un surdramatisation superfétatoire.
Un film qui questionne sur la responsabilité de chacun, sur la confiance, sur la cupidité, sur le pardon et l'oubli. Une actrice formidable servi par un scénario qui résonne comme une gifle.
Oui oui, bien sur, absolument, effectivement. Je suis d'accord avec toutes ces critiques enflammées sauf que l’invraisemblance est telle que je n'ai pas pu accrocher ou être prise par une quelconque émotion. Comment peut-on gober une telle absurdité? Avec, par moment, des relents de Vertigo mais n'est pas Hitchcock qui veut. Les seuls minutes du films qui m'ont plu sont les réflexions de Lene, l'amie. Seul son personnage a de la consistance et un discours intelligent.
J'en suis resté totalement sur ma faim. "Tout ça pour ça", c'est ce que je me suis dit à la conclusion du film. Pourtant passionnant, on se laisse aller dans cette histoire singulière et étonnante. On regarde avec attention l'évolution de la "nouvelle" relation entre les principaux personnages parce qu'il nous trotte toujours en tête la question de l'épilogue que l'on est en droit d'espérer clair et net. Malheureusement, c'est tout le contraire qui arrive...
Encore un film sur la seconde mondiale... Certes. Mais pas que !
Ici, le film met en avant une femme que la guerre n'a pas épargnée. Ici, les apparences ne sont pas ce qu'elles semblent être, le silence est plus dangereux que n'importe quelle parole... C'est l'histoire d'une femme blessée, silencieuse, détruite, défigurée, une femme qui ne sera plus jamais la même, tout comme la ville où elle déambule...
Le cinéma allemand en France mérite d'être plus connu. Nina Hoss et Ronald Zehrfeld forment un magnifique duo d'acteurs (qui sont déjà ensemble dans le film Barbara).
Phoenix n'est pas un mauvais film seulement sa trame est si lente qu'il finit par ennuyer. L'histoire semblait intéressante et louable mais sa réalisation souffre de longueur accablante. Des dialogues courts, une réponse arrive après un silence interminable de 10 seconde, une horloge tic-tac en fond, des bruits de fourchettes à table, bon au bout d'un moment on se demande si le réalisateur n'a pas forcé la dramaturge du scénario. Pas d'actions, pas de surprise, pas de rebondissement (à part comme le rappel la synopsie , la découverte que son mari l'a trahie...), rien , c'est plat et ennuyeux à souhait.
Ce film est absolument remarquable tant par la qualité du jeu des acteurs que par un scénario ciselé. En plus le film pose les vraies questions de la mémoire, de la rédemption de l'amour et du pardon. Dommage que ce film soit passé presque inaperçu. Vraiment c'est un moment très fort de cinéma. A ne pas manquer.
Ces 8 dernières années, "Yella", "Jerichow" et, surtout, "Barbara" ont fait de Christian Petzold le chef de file de la Nouvelle Vague du cinéma allemand. "Phoenix", son dernier film, est une adaptation cinématographique très libre de « Le retour des cendres », un roman écrit par l’écrivain français Hubert Monteilhet au début des années 60. Dans ses films précédents, Christian Petzold auscultait avec talent et précision l’Allemagne de la 2ème moitié du 20ème siècle. Dans "Phoenix", il remonte plus loin dans le temps : plus précisément en 1945. Jeune femme juive, Nelly a connu Auschwitz, elle en est ressortie vivante mais défigurée. A son retour à Berlin, elle a deux buts : se faire refaire un visage ressemblant le plus possible à celui d’avant et retrouver Johnny, son mari. Le fait d’hériter de tous les biens de sa famille, en tant que seule survivante, est, en quelque sorte, le cadet de ses soucis. Son amie Lene, employée de l’agence juive, ne demande qu’à l’aider en ce qui concerne le premier but mais renâcle au sujet du second : Johnny aurait trahi sa femme et aurait été responsable de son arrestation. Si on arrive à dépasser la surprise que l’on ressent lors de la première rencontre de Nelly et Johnny, on trouvera dans "Phoenix" les mêmes qualités que dans les films précédents de Christian Petzold : une grande maîtrise dans le choix des plans, une grande rigueur dans la mise en scène, une excellente direction d’acteurs et un montage qui donne à chaque plan la bonne longueur. Sans insister, il montre les séquelles laissées chez celles et ceux qui ont baissé les bras face à la barbarie menée par Hitler ou, pire encore, ont adhéré à ses idées.
L'une des plus belles scènes finales de l'histoire de (mon) cinéma. C'est déjà bien suffisant pour aller voir le film. Mais on peut y ajouter des décors impressionnants, des acteurs parfaits, des éllipses subtiles et le choix d'un sujet difficile et casse-gueule remarquablement "dompté".