Note moyenne
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« Phoenix » est à la fois le nom du club de nuit dans lequel Nelly retrouve son mari Johnny et le mythe auquel se réfère clairement son itinéraire. Les cendres après lesquelles elle renaît sont celles des camps de concentration. Il est difficile d’accepter le peu crédible postulat de départ, qui ne correspond pas à l’attitude « normale » de tout un chacun dans les mêmes conditions, au moment où Johnny ne la reconnait pas et lui fait une étrange proposition. Mais au fil des scènes on en vient à en discerner plusieurs raisons : le souhait d’être enfin reconnue et non pas déclarée, voir comment il a évolué pendant son absence, découvrir la vérité sur la dénonciation dont elle a été victime et revivre les premiers moments de l’amour, ceux de la découverte et du rapprochement. Le film se réfère à plusieurs grands classiques du cinéma comme « Vertigo » ou « Les yeux sans visage », et, pour ses aspects visuels et mélodramatiques, à ceux de Douglas Sirk. Il est progressivement de plus en plus intriguant et fascinant, grâce à quelques astuces scénaristiques, et se clôt sur une scène d’une puissance rare.
Une intrigue plutôt réussie, dans le Berlin de l'après-guerre qui, malgré quelques incohérences comme la chirurgie esthétique très en avance sur son temps, tient presque ses promesses. Malheureusement, le final, déconcertant, ternit quelque peu l'ensemble
Un beau film, dont j’ai particulièrement apprécié la réalisation (photo, bande sonore, jeu des acteurs). De quoi s’agit il ? Au sortir de la dernière guerre à Berlin, une rescapée miraculeuse du camp d’Auschwitz, suite vraisemblablement à un bombardement, doit se faire refaire son visage. Elle était mariée à un non juif avant son arrestation et se met en tête de retrouver son mari, notamment pour s’assurer qu’il ne l’a pas trahie. On suit donc sa recherche, puis elle le retrouve, mais ce dernier ne reconnaît pas la femme qui a été opérée, persuadé qu’elle est morte. Malgré de vagues doutes, il va rester dans le déni total, en essayant de récupérer la fortune de sa femme, et la fin du film va lever toutes nos interrogations. Tout est traité avec sensibilité, et on mesure le drame qu’a constitué pour les Allemands cette guerre horrible. Toutefois des défauts, comme le fait de rester dans le déni aussi longtemps, même si on peut comprendre l’impact de cette capitulation sur les cerveaux d’alors. Autrement, je ne dévoile évidemment pas le final , bouleversant, qui permet de juger les deux protagonistes, mais on sort secoué de ce film.
Scénario invraisemblable, mise en scène sans aucune originalité, incohérences nombreuses et interprétations très moyennes,...
Bref, en désaccord profond avec les élogieuses critiques de la Presse
Le sujet était pourtant porteur. Dommage.
Bref, en désaccord profond avec les élogieuses critiques de la Presse
Le sujet était pourtant porteur. Dommage.
Film au scénario totalement invraisemblable, ce qui en rend le visionnage pathétique. Et comme l'ennui, en plus, est au rendez-vous, nous conclurons à l'échec de Christian Petzold en dépit (ou à cause) des bonnes intentions qui sous-tendent son projet. La critique est bien sûr dithyrambique. Normal
Film distingué, les spécialistes pourront apprécier le jeu des acteurs et le coté sombre de la mise en scène. Mais évoquer Hitchcok pour une histoire subtile mais assez languissante, c'est audacieux ! passons sur le coté peu vraisemblable du scénario.
Film que l’on m’avait conseillé depuis longtemps et que je viens seulement de découvrir. D’une grande délicatesse et d’une rare élégance, malgré la puissance des thématiques abordées. À l’image de la scène finale, d’une pudeur et d’une intensité folles.
Le personnage principal aura tenté jusqu’au bout de préserver sa foi en l’amour et en l’humanité, malgré l’indicible qu’il a traversé.
Le personnage principal aura tenté jusqu’au bout de préserver sa foi en l’amour et en l’humanité, malgré l’indicible qu’il a traversé.
La démonstration d'après-guerre d'un désarroi profond, une perte de conscience des réalités, un cauchemar qui a meurtri l'âme : se suicider est la seule échappatoire, ne plus être soi-même habité par toutes la souffrance vécue, être méconnaissable ...Et pourtant comment ne pas se poser de questions ? Comment fait-il pour ne pas reconnaître sa femme, malgré tous les indices qui sautent aux yeux des téléspectateurs ? Par quel miracle le chirurgien a-t-il pu faire une reconstruction faciale d'une telle qualité dans l'après-guerre, etc. ? Ce qui peut paraître des incohérences fait tout l'intérêt du film, tout en finesse du début à la fin, laissant ceux qui le regardent à leur propre réflexion.
Un film qu'on n'oublie pas et pourtant...
Un film qu'on n'oublie pas et pourtant...
Très beau film délicat et sombre dans son sujet.
Les acteurs jouent avec une intensité assez forte surtout l’héroïne.
Ce n’est pas seulement la guerre le sujet mais le souvenir aussi et la façon dont elle a survécu grâce à la pensée de son mari.
En cela la dernière scène est terrible de silence.
Très beau.
Les acteurs jouent avec une intensité assez forte surtout l’héroïne.
Ce n’est pas seulement la guerre le sujet mais le souvenir aussi et la façon dont elle a survécu grâce à la pensée de son mari.
En cela la dernière scène est terrible de silence.
Très beau.
Un film sobre et prenant, porté par une atmosphère pesante et une histoire originale sur la reconstruction après la guerre. Le scénario demande parfois de fermer les yeux sur quelques invraisemblances, mais l’ensemble reste intéressant et la fin marque les esprits.
Comme souvent avec ce metteur en scène pourtant généralement encensé par la critique, dieu que c’est lent…
Le scénario est original et aurait pu être captivant mais le manque de rythme nous endort et empêche de vraiment s’intéresser a l’intrigue.
Le scénario est original et aurait pu être captivant mais le manque de rythme nous endort et empêche de vraiment s’intéresser a l’intrigue.
Revenir.
Mais revenir à quoi ?
À une ville détruite.
À un mari qui ne vous reconnaît plus.
À une vie qui n’existe plus.
Phoenix commence dans les ruines.
Celles de Berlin.
Celles de Nelly.
Même reconstruction.
Même illusion : croire qu’on peut rebâtir à l’identique.
Petzold reprend une histoire déjà adaptée, mais ne cherche pas à l’embellir.
Il épure.
Il laisse du vide.
La caméra ne force jamais l’émotion.
Elle observe.
Les regards.
Les gestes.
Les silences.
Et Nina Hoss fait le reste.
Elle cherche celle qu’elle était.
Dans son visage.
Dans ses vêtements.
Dans le regard de son mari.
Et lui ne voit rien.
Ou ne veut rien voir.
Johnny lui apprend à devenir Nelly sans comprendre qu’elle l’est déjà.
Il reconstruit devant lui la femme qu’il refuse de reconnaître.
Cruel.
Presque absurde.
Mais ça fonctionne.
Oui, il faut accepter l’invraisemblance.
Oui, quelques passages s’étirent.
Le film ralentit parfois un peu trop.
Mais cette lenteur accompagne aussi Nelly.
Elle avance comme elle.
Avec hésitation.
Sans savoir exactement ce qu’elle va retrouver.
Berlin porte encore la guerre.
Nelly aussi.
On peut reconstruire les murs.
On peut reconstruire un visage.
Pas ce qui a été vécu.
Et puis la fin.
Une chanson.
Une voix.
Un regard qui change.
Il comprend.
Enfin.
Trop tard.
Phoenix n’est pas parfait.
Quelques lenteurs.
Une histoire à laquelle il faut accepter de croire.
Mais Nina Hoss est magnifique et Petzold sait exactement quand ne rien montrer de plus.
On croit regarder une femme revenir à sa vie.
On regarde surtout une femme comprendre qu’elle ne peut plus y revenir.
Mais revenir à quoi ?
À une ville détruite.
À un mari qui ne vous reconnaît plus.
À une vie qui n’existe plus.
Phoenix commence dans les ruines.
Celles de Berlin.
Celles de Nelly.
Même reconstruction.
Même illusion : croire qu’on peut rebâtir à l’identique.
Petzold reprend une histoire déjà adaptée, mais ne cherche pas à l’embellir.
Il épure.
Il laisse du vide.
La caméra ne force jamais l’émotion.
Elle observe.
Les regards.
Les gestes.
Les silences.
Et Nina Hoss fait le reste.
Elle cherche celle qu’elle était.
Dans son visage.
Dans ses vêtements.
Dans le regard de son mari.
Et lui ne voit rien.
Ou ne veut rien voir.
Johnny lui apprend à devenir Nelly sans comprendre qu’elle l’est déjà.
Il reconstruit devant lui la femme qu’il refuse de reconnaître.
Cruel.
Presque absurde.
Mais ça fonctionne.
Oui, il faut accepter l’invraisemblance.
Oui, quelques passages s’étirent.
Le film ralentit parfois un peu trop.
Mais cette lenteur accompagne aussi Nelly.
Elle avance comme elle.
Avec hésitation.
Sans savoir exactement ce qu’elle va retrouver.
Berlin porte encore la guerre.
Nelly aussi.
On peut reconstruire les murs.
On peut reconstruire un visage.
Pas ce qui a été vécu.
Et puis la fin.
Une chanson.
Une voix.
Un regard qui change.
Il comprend.
Enfin.
Trop tard.
Phoenix n’est pas parfait.
Quelques lenteurs.
Une histoire à laquelle il faut accepter de croire.
Mais Nina Hoss est magnifique et Petzold sait exactement quand ne rien montrer de plus.
On croit regarder une femme revenir à sa vie.
On regarde surtout une femme comprendre qu’elle ne peut plus y revenir.
Ce film est d’une incroyable incohérence. Si le changement de visage est (peut-être) plausible, mais la voix, elle n'a pas changée. De plus, le film regorge d’erreurs de débutant qui le rendent inregardable. Par exemple, le chef opérateur place les lumières de lampadaire de Berlin au sol, créant des ombres disgracieuses sur les murs et une image profondément inesthétique. Des erreurs de continuité flagrantes parsèment également le film, comme si la scripte avait abandonné le plateau: le personnage traverse la rue à minuit pour rentrer chez elle, il fait déjà midi. Ces incohérences sont déroutantes et témoignent d’un amateurisme flagrant. L’actrice principale joue «l’effrayée» de manière excessive tout au long du film. Arte, la chaîne culturelle, continue de nous surprendre par ses coproductions et diffusions de navets.
C'est magnifique, sans doute.
La musique et l’histoire de la scène sont très bien interprétés tout au long de la séance.
La musique et l’histoire de la scène sont très bien interprétés tout au long de la séance.
Le début de ce Phoenix est bien terne, on suit une femme rescapée des camps et visiblement blessée au visage qui subit une chirurgie reconstructrice... Elle cherche son mari dans une ville en ruine. Tout ça met un peu de temps à se mettre en place, mais une fois que c'est en place, on a un film d'une rare puissance.
Parce que son mari, elle le retrouve assez vite, sauf que son mari ne la reconnait pas. Elle qui avait déjà du mal à assumer son nouveau visage et à ne plus être elle-même après avoir été déportée... Un jeu malsain s'installe alors entre les deux. Il veut la faire ressembler à sa femme pour toucher un héritage, et la femme veut être celle qu'elle était avant la Shoah, celle qu'elle n'arrive plus à être, et donc va accepter les demandes de son mari pour s'imiter le plus possible, le tout en tentant de reconquérir son mari.
On est sur un film troublant sur l'identité. La femme va jusqu'à parler de son "elle" du passé à la troisième personne. Et en filigrane de tout ça il y a forcément le nazisme et ce qui s'est passé pendant la guerre. Ce qui était n'est plus, son visage, sa maison, son mari, son identité... Elle n'est plus la même personne.
Ce qui est touchant c'est qu'elle a l'air de se donner à fond pour plaire à son mari, pour se ressembler le plus possible et si on voit que son mari est troublé parfois pendant une demi seconde, il va tout faire pour la rabaisser, pour dire que ça ne va pas, qu'elle n'est pas comme sa femme... Nous spectateurs on ne verra jamais à quoi elle ressemblait avant, même en photo, on ne peut pas juger, on est comme l'héroïne, obligés d'attendre les commentaires du mari pour savoir si elle arrive à se ressemble, à devenir celle qu'elle était.
Et durant tout ce jeu de dupe, la femme va lancer des perches, que le mec ne saisira pas, il n'y prêtera même pas attention. Elle lance des perches alors qu'elle a de plus en plus de doutes sur l'implication de son mari dans son arrestation par les nazis... Elle pense encore que ce n'est rien, elle ne veut pas y croire, elle aime son mari, elle veut retrouver sa vie d'avant.
Je pense notamment à une séquence où les deux sont à vélo, elle commence à comprendre, elle le questionne, il ne répond pas et lui propose de faire une simulation de leurs retrouvailles à la gare, ce qui permettra de toucher l'héritage et de se le partager... La scène doit être sobre, à peine une tête posée sur l'épaule et elle, malgré ses doutes, malgré les silences du mec, elle ne peut pas s'empêcher de l’enlacer tendrement... C'est beau.
Mais le plus beau c'est dans cette fin, les différences entre la répétition et le vraie moment des fausses retrouvailles... Et surtout elle, en robe rouge, rayonnante et froide, renaissant de ses cendres et se retrouvant aux côtés de ses connaissances d'avant la guerre... Jusqu'au dénouement, terrible...
Petzold arrive à parler de la Shoah, de ce qu'elle a fait aux survivants, de comment elle les a modifié, de comment ils n'arrivent plus à vivre comment avant (voire qu'ils n'arrivent plus à vivre du tout), il y a quelque chose de profondément juste à là-dedans... Et le tout est fait sans misérabilisme, dans l'intimité d'une chambre à coucher de fortune, sur un lit d'appoint, dans un sous-sol un peu miteux, avec une femme qui tente de plaire à son mari.
Il se joue là quelque chose de tellement beau et tragique.
Et puis, la fin, la conclusion de tout ça... Vraiment l'une des fins les plus marquantes qui soit. Bouleversant.
Parce que son mari, elle le retrouve assez vite, sauf que son mari ne la reconnait pas. Elle qui avait déjà du mal à assumer son nouveau visage et à ne plus être elle-même après avoir été déportée... Un jeu malsain s'installe alors entre les deux. Il veut la faire ressembler à sa femme pour toucher un héritage, et la femme veut être celle qu'elle était avant la Shoah, celle qu'elle n'arrive plus à être, et donc va accepter les demandes de son mari pour s'imiter le plus possible, le tout en tentant de reconquérir son mari.
On est sur un film troublant sur l'identité. La femme va jusqu'à parler de son "elle" du passé à la troisième personne. Et en filigrane de tout ça il y a forcément le nazisme et ce qui s'est passé pendant la guerre. Ce qui était n'est plus, son visage, sa maison, son mari, son identité... Elle n'est plus la même personne.
Ce qui est touchant c'est qu'elle a l'air de se donner à fond pour plaire à son mari, pour se ressembler le plus possible et si on voit que son mari est troublé parfois pendant une demi seconde, il va tout faire pour la rabaisser, pour dire que ça ne va pas, qu'elle n'est pas comme sa femme... Nous spectateurs on ne verra jamais à quoi elle ressemblait avant, même en photo, on ne peut pas juger, on est comme l'héroïne, obligés d'attendre les commentaires du mari pour savoir si elle arrive à se ressemble, à devenir celle qu'elle était.
Et durant tout ce jeu de dupe, la femme va lancer des perches, que le mec ne saisira pas, il n'y prêtera même pas attention. Elle lance des perches alors qu'elle a de plus en plus de doutes sur l'implication de son mari dans son arrestation par les nazis... Elle pense encore que ce n'est rien, elle ne veut pas y croire, elle aime son mari, elle veut retrouver sa vie d'avant.
Je pense notamment à une séquence où les deux sont à vélo, elle commence à comprendre, elle le questionne, il ne répond pas et lui propose de faire une simulation de leurs retrouvailles à la gare, ce qui permettra de toucher l'héritage et de se le partager... La scène doit être sobre, à peine une tête posée sur l'épaule et elle, malgré ses doutes, malgré les silences du mec, elle ne peut pas s'empêcher de l’enlacer tendrement... C'est beau.
Mais le plus beau c'est dans cette fin, les différences entre la répétition et le vraie moment des fausses retrouvailles... Et surtout elle, en robe rouge, rayonnante et froide, renaissant de ses cendres et se retrouvant aux côtés de ses connaissances d'avant la guerre... Jusqu'au dénouement, terrible...
Petzold arrive à parler de la Shoah, de ce qu'elle a fait aux survivants, de comment elle les a modifié, de comment ils n'arrivent plus à vivre comment avant (voire qu'ils n'arrivent plus à vivre du tout), il y a quelque chose de profondément juste à là-dedans... Et le tout est fait sans misérabilisme, dans l'intimité d'une chambre à coucher de fortune, sur un lit d'appoint, dans un sous-sol un peu miteux, avec une femme qui tente de plaire à son mari.
Il se joue là quelque chose de tellement beau et tragique.
Et puis, la fin, la conclusion de tout ça... Vraiment l'une des fins les plus marquantes qui soit. Bouleversant.
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