Still Alice
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 février 2016
Les compères Richard Glatzer et Wash Westmoreland, découverts par "Echo park, L.A." (2006) au Festival de Sundance, ont continué leur carrière en duo par ce cinéma indépendant. "Still Alice" est leur dernier bijou en date, et le dernier pour Glatzer. Atteint d'une sclérose en plaques particulièrement rare, il est décédé tout juste avant la sortie en salle. Tous mes hommages, Richard Glatzer.
"Still Alice" ou comment se mettre dans la peau d'une personne victime de la maladie d'Alzheimer.
La mise en scène, fluide et au cordeau (!), nous permet de rentrer de plein fouet dans le scénario écrit par le tandem des réalisateurs, et ainsi de se mettre dans la tête d'Alice interprétée avec maestria par une étincelante Julianne Moore.
La mise en scène, au service d'un scénario extrêmement travaillé et fouillé, capte les sentiments d'Alice : ses pensées, ses colères, ses pertes de repère et de mémoire (magnifique impression de brouillard lors de l'un de ses footing), sa joie de vivre (très belle scène de plage en compagnie de son mari sur la côte pacifique), son combat contre la maladie... en somme, toute l'intensité de la personnalité d'Alice nous confronte à la réalité concrète de ce que vivent les personnes réellement atteintes de la maladie. Ceci n'est pas un film relatant une vie inventée et anodine, "Still Alice" raconte non seulement le point de vue de la personne déficiente sans tomber dans le larmoyant, mais évoque aussi le soutien des proches qui, ici, n'évite aucunement la prise de vue subjective. "Still Alice" est réaliste, objectif, et tout en nuances, brosse le portait d'une famille américaine à l'occidentale conforme à la réalité de tous les jours. Alice, professeur de langues, est ici une personne à part entière, entourée de son mari et de ses trois enfants devenus adultes. La vie a fait son chemin... au grand dam d'Alice.
Portée par la mise en scène, la musique évite le recueillement et le larmoyant, encore une fois ! Elle nous entraîne dans les tourments et les facéties de la maladie. Le compositeur Ilan Eshkeri (débutant en même temps que Matthew Vaughn pour la réalisation ("Layer cake"), il a ensuite travaillé sur "Ninja assassin", "47 ronin"...) suit pas à pas les traces d'Alice et de sa famille. Avec tact, fermeté, mais toujours avec une certaine douceur.. Une bande-son lancinante, troublante, sans fausse-note, toujours dans le bon ton, voluptueuse à souhait de nostalgie, et qui s'accorde volontiers sur un montage enlevé et méticuleux de Nicolas Chaudeurge (le documentaire "Les ailes pourpres" au sujet des flamants, c'est lui).
Il ne me reste plus qu'à parler casting. "Still Alice", dans cette catégorie, officie en catégorie poids lourd : Julianne Moore (qu'on ne présente plus : "Le fugitif", "Le monde perdu", "The hours"...) dans le rôle d'Alice, Alec Baldwin (lui aussi star des 90's : "A la poursuite d'Octobre rouge", "Code mercury", "Pearl Harbor") jouant le mari pris par son travail, et Kristen Stewart (s'éloignant ainsi de la saga "Twilight" qui a fait sa renommée internationale) qui incarne une fille d'Alice. Ces trois monstres de cinéma restent omniprésents à l'écran. Rien que pour notre plus grand plaisir ! Et c'est non sans délectation que nous nous laissons porter par ces cadors, tous dans leur genre.
Julianne, complètement habitée par son rôle, nous livre une solide interprétation, l'une de ses meilleures sans aucun doute !! Campant une Alice fragile, troublée et à fleur de peau, Madame Moore transcende sa performance d'actrice, et prouve qu'elle peut tout jouer. Cette façon de nous montrer tout son talent, l'aura qu'elle détient sur le cinéma, la récompensée de Venise (coupe Volpi pour "Loin du paradis") nous le transmet d'une justesse infinie. Milles mercis Madame !!! Et cette façon de retrouver Julianne Moore après les 90's et le début des années 2000, je trouve cela étincelant de sa part. Elle est à la fois ravissante, électrisante, onctueuse... . On ne peut qu'adhérer ! En tout cas, je vote pour ! Une démonstration de force !!!, tout simplement. Je la compare aujourd'hui sans aucun doute à une Jeanne Moreau contemporaine à cause de sa classe à la française. Tous mes chapeaux, Madame Moore.
A ses côtés, le toujours impec' Alec est parfait dans le personnage qu'il interprète (le mari), et le duo qu'il forme avec l'actrice affrontant Hopkins dans "Hannibal" est revigorant à souhait. Bingo ! Kristen, LA fille d'Alice, quant à elle, apporte une beauté glaciale. S'affichant sans complexe devant sa mère de cinéma, elle m'a prouvée qu'elle est rentrée dans la cour des grands depuis longtemps. Et ce n'est pas le récent cannois "Sils Maria" ou l'un de ses premiers métrages fincherien ("Panic room") qui va me dire le contraire !
Pour conclure, "Still Alice" (2015) est un chef d’œuvre à part entière, tant sur le sujet (Alzheimer), que sur la mise en scène (des dorénavant séparables Glatzer et Wash Westmoreland) ou sur la direction d'acteurs (impériale Julianne Moore s'apparentant à une Signoret ou une Moreau française. C'est dire !!!, si les récompenses qu'elle a reçues sont méritées !: Oscar, Golden Globe, BAFTA... !!).
Coup de maître assuré. Âmes sensibles s'abstenir.
Spectateurs en perte de mémoire, "Still Alice" est fait ...pour vous !
Kylando
Kylando

17 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2015
Touchant de réalisme, Julianne Moore incarne superbement bien l'évolution d'une femme atteinte de cette maladie rare qu'est l'Alzheimer précoce.cCeci dit, je reste un peu perplexe face à la froideur naturelle de Kristen Stewart! Mais en somme un très bon film. Je vous le conseille!
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2015
particulièrement touché par cette Alice à la carrière brillante, touchée soudainement par la maladie d’Alzheimer, portée par l'interprétation incroyable d'une Julianne Moore comme toujours parfaite. Le film pudique et relativement court pour montrer l'évolution de la maladie et ses multiples symptômes reste pudique et évite de sombrer ni dans le mélo ni dans le sordide. Les absences, les moments de lucidité, la grande détresse des proches, tout est là, douloureux. Etant confronté de plein fouet à la maladie,le film m'a particulièrement bouleversé tant les situations sont vraies même si parfois la violence et l'agressivité des malades ne sont pas retranscrits à l'écran. Un Oscar d'interprétation pour Julianne Moore bien mérité !
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2015
Un bien beau film, tres touchant. Une émotion amenée par le scénario évidemment mais particulièrement par Julianne Moore inspirée qui transmet parfaitement le malaise que les malades peuvent ressentir. Ressentir ou pas puisqu'ils n ont pas forcément conscience une fois que la maladie est bien installée, qu ils sont a cote de la plaque. Réaliste du point du malade mais aussi par rapport aux réactions de l entourage démuni et impuissant face à cette pathologie. L ensemble donne un film certes un peu facile, qui cherche à émouvoir en nous montrant toutes les situations les plus délicates que la maladie peut amener à rencontrer, mais qui me semble malgré tout réaliste puisque j ai également eu un membre de ma famille atteint. Ce film m aura remis en tête de biens douloureux souvenirs. Alors, oui le film tire vers le pato mais c est tout simplement la triste réalité de cette terrible maladie. Et Julianne Moore est si convaincante et touchante qu il ne faut absolument passe à côté de sa performance qui pour moi, mérite largement son oscar 2015..
Sébastien D
Sébastien D

126 abonnés 548 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2015
Ca manque de rythme par moment, et ça peut même faire penser a un téléfilm de l'après midi quelques fois. Cependant, j'ai pris plaisir à découvrir ce film. Grâce à Julianne Moore déjà, car oui tout le monde le dit, mais c'est la vérité: c'est une actrice d'exception. Elle a une beauté surnaturelle, une présence rare, et elle est aussi crédible en femme heureuse de 50 ans, qu'en femme atteinte d'Alzhamier précoce quelques mois plus tard. Elle est à couper le souffle. Le reste du casting aussi. Hunter Parrish, ravi de le revoir après Weeds. Et y a quelques moments d'une grande émotion, qui sont intenses et touchants. Un beau film.
surfnblue
surfnblue

85 abonnés 1 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2015
Un film touchant sur la maladie d'Alzheimer précoce, d'autant plus rapide que le sujet est jeune.
De bons acteurs, un scénario prévisible mais prenant.
A voir, surtout quand un proche est atteint par cette maladie, pour mieux comprendre.
Oriwa
Oriwa

76 abonnés 904 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2015
Abordée avec une sagesse d'esprit et hors de tout pathos, la situation est désarmante et le poids enduré par chacun est pleinement ressenti. Sans en faire trop ni pas assez, "Still Alice" partage l'évolution de ce que peut devenir la vie du malade et de ses proches. Beau film et beau casting.
Zarkalexia
Zarkalexia

56 abonnés 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2025
C’est sur julianne Moore livre une bonne prestation ,mais le film en général est assez long , les prestations entre mère et fille super longues et la mari pas du tout présent dans l’histoire . Bof quoi
lavie44
lavie44

54 abonnés 431 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2015
Un vrai film émouvant avec une actrice extraordinaire et une histoire émouvante. A voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 avril 2018
Julianne Moore joue là, un rôle, singulier, touchant. Tant par la maladie qu'elle reflète petit à petit. Les traits du visage, et surtout, à sa tête, on sent une personne vide, perdu. Le plus dur, c'est que sa maladie est héréditaire, et que ses filles l'ont. Touché par cette triste nouvelle, la famille uni, se serre les coudes. Et l'on comprend dès lors cette tragédie qui les touche. Des souvenirs peut à peut effacer dans la mémoire de leur mère. Mais un amour pour elle, un soutien sans faille. A voir,
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 mars 2015
Très bon film porté par une Julianne Moore absolument parfaite dans son rôle. Seul regret, c'est que le film est un peu classique, académique, voire plat, dans la mesure ou aucune scène est plus forte que l'autre, elles sont toutes au même niveau émotionnel, et ça c'est tellement dommage : ça passe à deux doigts du chef d'oeuvre...
Jean Francois L
Jean Francois L

16 abonnés 600 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2015
un très beau film, poignant, si magnifiquement interprété. Cette foutue maladie, si bien percue ici puisqu'elle est amenée de manière à être et ressentie comme si on était à la place du personnage. Les relations avec l'entourage, avec le monde , avec la vie lui font dire et nous font penser qu'un cancer serait plus favorable que cette maladie...! On en sort évidemment bouleversé et avec peut être plus de moyens pour faire face à des proches touchés par alzheimer.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2017
Julianne Moore livre une performance remarquable dans cet excellent drame, à la fois fort et émouvant. Le film brille normalement pour sa sobriété incroyable. En effet, le film évite les clichés vus et revus en décidant de suivre le parcours d'Alice, professeur de 50 ans ayant la maladie d'Alzheimer. Ici, le personnage est banal, et c'est ce qui fait la force du long-métrage. Les personnages secondaires sont également attachants et touchants dans leurs actes. Poignant.
Lu34s
Lu34s

67 abonnés 256 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2015
Pour leur nouvelle réalisation, les réalisateurs Wash Westmoreland et le récent défunt Richard Glatzer, décident de se concentrer sur les différents problèmes que peut poser la maladie d’Alzheimer.
Ils mettent alors en scène une brillante professeur de linguistique renommé d’une cinquantaine d’années, marié et mère de trois enfants. Une situation idéale donc jusqu’au jour où elle perd ses mots lors d’une conférence sur son métier de linguiste. Atteinte d’une maladie d’Alzheimer précoce, celle-ci et sa famille vont devoir faire face à ce problème et ce nouveau combat qui s’imposent à eux.

Si le scénario peut laisser quelque peu à désirer et parait en apparence assez simplet, c’est parce que les réalisateurs se contentent simplement d’une mise en scène sobre, plutôt adaptée au petit écran que pour celui du grand écran. Sous ses airs de téléfilm du samedi après-midi, le film est allègrement sauvé par ses acteurs, tous incroyables de justesse, à commencer par la vraiment talentueuse Julianne Moore, oscarisée pour l’occasion, ce qui est partie remise. Son incroyable interprétation parvient à donner au film une dimension intéressante et passionnante au film, quant à son combat interne mais aussi à ce qu’elle fait endurer à sa famille, qui commence ainsi un long et irréversible combat familial. Tout cela est donc interprété brillamment par Alec Baldwin, qui interprète le mari, ou encore la désormais épatante Kristen Stewart, qui joue une des filles.
Tout cela compense ainsi le peu de mise en scène des deux réalisateurs et arrive ainsi à donner vie à un scénario basique en le rendant émouvant et touchant. Une vraie direction d’acteurs qui porte ainsi ses fruits et évitant de sombrer encore plus dans un classicisme ennuyeux.

Still Alice est donc une agréable surprise, avec une histoire assez prenante malgré un scénario et une réalisation très basiques, sauvés par des acteurs justes et notamment une Julianne Moore incroyable et magnifique dans son rôle qui mérite ainsi amplement son Oscar de la Meilleure Actrice cette année.
Tony L'Ambassadeur
Tony L'Ambassadeur

41 abonnés 566 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2015
Oublier, s’oublier et ne pas se rappeler, voilà qui est terrifiant. Alice perd au fur et à mesure, telle une mort lente de soi-même, ses repères, ses habitudes, son savoir, sa culture, son lien social et son identité. Suite au diagnostic, elle décide alors de mettre en œuvre toutes sortes de stratagèmes pour se rappeler, pour ne pas oublier et stimuler sa mémoire. R. Glatzer et W. Westmoreland signent l’adaptation du roman « L’Envol du papillon » de manière sobre et sincère, sans jamais tomber dans le pathos. Il s’agit de l’histoire poignante et terrible d’une femme, d’un combat digne et courageux contre la décrépitude de l’être par la maladie. Julianne Moore illumine l’écran par son interprétation émouvante et réaliste de cette femme à la fin certaine. Un film émouvant qui mène irrémédiablement à la réflexion.
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