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natlin 06
47 abonnés
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3,5
Publiée le 14 janvier 2016
le debut du film est un peu poussif, mais ca devient rapidement interessant, joy doit surmonter les difficultes, les arnaques, la scene du tele achat est tres forte, j'ai bien aime, jennifer lawrence est convaincante
J'allais voir ce film un peu par hasard, car j'aime en général beaucoup Jennifer Lawrence et j'avais adoré Happiness Therapy du même réalisateur. Sauf que là, je suis restée sur ma faim. Film pas mauvais, mais vraiment sans grand intérêt. Une sorte de film de noel sur fond d' American Dream. N'est ni très drôle, ni émouvant. Je suis vraiment pas rentrée dans l'histoire. Bref, on perd un peu son temps.
Inspiré par le parcours de Joy Mangano, David O. Russel a ainsi voulu rendre hommage à une grande femme. A partir de là, un destin exceptionnel va se dévoiler devant nous avec l'invention d'un objet révolutionnaire (qui pourraient être une découverte pour certains!) mais c'est un peu à l'image du film c'est-à-dire pas très passionnant. Niveau casting, le réalisateur a convoqué ses anciens potes d'Hapiness Therapy avec le trio Jennifer Lawrence, Robert De Niro & Bradley Cooper mais là aussi tout reste assez quelconque. En dehors de cette famille dysfonctionnelle qui réussit à apporter un peu d'animation, il faut bien reconnaître que Joy est assez ennuyeux.
Pour commencer, je trouve que la dénomination « biopic » est un peu optimiste (entendre : mensongère), parce qu’il suffit d’ouvrir une page Wikipédia sur Joy Mangano pour se rendre compte que des personnages ont été soit complètement passés à la trappe (son troisième enfant), soit inventés de toutes pièces (la belle-sœur par exemple. Son rajout est d’ailleurs l’élément le plus manichéen du fil, une trouble-fête sans aucune profondeur dont on aurait pu se passer). L’adaptation manque donc parfois de réalisme (il n’y a d’ailleurs aucune image d’époque de Mangano), sans même parler de sa construction parfois bancale. Je n’ai notamment jamais compris l’intérêt de la narration en voix-off qui, omniprésente au début, disparaît pendant les trois quarts du film et revient subitement à la fin. Heureusement, David O. Russell est plus inspiré lorsqu’il s’agit de dépeindre une famille dysfonctionnelle (ce qui fait partie de ses classiques) et, comme d’habitude, les scènes familiales sont les plus réussies. On peut certes en avoir assez de voir Robert De Niro toujours utilisé dans le même registre, mais les scènes de vie quotidienne de cette mère de famille aimante, débordée et souvent au bord du gouffre financier, sont à la fois d’une simplicité et d’une justesse remarquables ; au risque de me répéter au fil de mes critiques, la prestation de Jennifer Lawrence est encore une fois magnifique. De même, la relation mère-fille est touchante ; ce sont dans ces moments que l’on se sent le plus proche émotionnellement du personnage principal : au-delà de sa ténacité (et du vu et revu rêve américain), on compatit d’autant plus avec ses désillusions que l’on voit l’impact qu’elles produisent sur l’ensemble du cercle familial. Il est franchement dommage, en comparaison, que les passages « vie professionnelle », quoique présentant suffisamment de rebondissements pour conserver un certain rythme, manquent de mordant et soient souvent convenus. De ce point de vue, j’ai trouvé le début du film, avec une majorité de « scènes de vie quotidienne », beaucoup plus réussi que la fin, qui s’essoufflait peu à peu. En somme, mon avis est partagé entre ma grande appréciation pour les instants plus intimistes, simples et puissants du film, et mon scepticisme devant un scénario pas forcément inspiré et aux écarts par rapport à la réalité douteux ; ce n’est pas un film dépourvu d’intérêt, mais clairement pas non plus au meilleur niveau de ce que David O. Russell a déjà pu proposer.
Jennifer Lawrence à nouveau excellente dans ce rôle de femme lutant contre tous, y compris les membres de sa famille pour être reconnue pour son invention de balai qui va transformer sa vie.
On ne change pas une équipe qui gagne. Lawrence – De Niro – Cooper. Trois noms qui figuraient déjà dans Happiness Therapy, l’excellente comédie sulfureuse de 2013 de David O. Russell. Ce dernier reprend la même composition pour nous narrer le destin de Joy, jeune femme prête à tout pour réussir. Malgré une famille désaxée. En dépit d’une difficile condition de la femme. Et sans compter tous les coups fourrés et injustices que la société porte en son sein.
New-yorkais, O. Russell a très souvent exploré la société américaine à travers ses films. L’immigration (Fighter), la guerre du Golfe (Les rois du désert) ou l’affaire Abscam (American Bluff) en sont de parfaites représentations. Avec Joy, le réalisateur continue d’ériger de petites histoires pour comprendre la grande. Pourvu d’un début quelque peu timide et manquant de rythme, le récit arrive à se lancer grâce aux épaules solides de Jennifer Lawrence. À 25 ans, l’actrice continue de bluffer tout le monde en incarnant par un jeu total son rôle le plus mature de sa (jeune) carrière.
Le cinéaste n’avait pas autant recentré sa narration depuis longtemps. Alors qu’il s’était égaré en voulant trop en faire dans American Bluff, celui-ci resserre ici son intrigue sur un seul personnage. On appréhende alors parfaitement les enjeux de cette femme, souvent le genou à terre mais la tête haute, toujours. Malgré cette mutation intéressante, le travail d’O. Russell se reconnait parmi mille avec son fameux caractère « choral ». Les nombreux membres de sa famille édifient la toile de fond du scénario, mais ils apparaissent plus comme des objets que comme de véritables matières vivantes. Leurs liens avec Joy ne sont pas assez soignés ni approfondis.
Il n’empêche que le propos de cette œuvre reste fort et arrive à tenir sur toute la longueur. En intervenant en plein centre du film, Bradley Cooper permet à l’œuvre de changer légèrement de cap. Le monde ouvre ses portes à Joy, qui délaisse peu à peu l’intimité de son cocon familial. En ressort une production progressive, qui prend son temps pour laisser s’épanouir une héroïne qu’on ne voit pas assez souvent sur grand écran.
Après un long début inintéressant l'histoire de cette femme nous captive et l'on ressort heureux de voir que le travail et l'obstination sont récompensés.
Au-delà du thème franchement pas très glamour sur le papier, le réalisateur nous sert un film kitsch sans saveur, fait de longueurs et de quelques mièvreries. A part De Niro, le film ne vaut certainement pas le déplacement. Jennifer Lawrence fait le job, mais sans talent particulier, et ce n'est pas le Bradley Cooper inexistant qui viendra sauver ce flop.
David O Russel ne parvient jamais à nous faire aimer Joy, pourtant il y avait cette famille de travers, Jennifer Lawrence et une belle success story. Mais le film tourne à l'anecdote de basement, on nous montre une petite fille légèrement créative (sans rire, elle construit un village en papier, rien de mieux pour matérialiser son inventivité ?), des soeurs qu'on ne connait pas qui se dispute un père qu'on ne connait pas davantage. Tout parait surgir du néant, tout semble si artificiel, la success story parait si simple et factice dans le cinéma de David O Russel qu'on n'aurait pas non plus décroché le téléphone pour lui prendre son balai révolutionnaire. Laborieux de bout en bout...
Un démarrage un peu allégorique qui aurait pu devenir ennuyeux mais, assez rapidement, les méandres du téléachat servent de liant au récit. On y apprend des choses, on découvre, on comprend... comme l'héroïne. Et c'est plutôt intéressant. Bien sûr, il y a un côté très Américain, business, "je me suis fait(e) tout seul" récurrent mais c'est le genre qui veut ça.
J'aime beaucoup David O. Russell qui, après une longue traversée du désert, avait repris le flambeau pour des films à Oscar ("Fighter", "Happiness therapy"). Pour autant, ce "Joy" se révèle être un ton en dessous (à l'image d"American Bluff" sorti en 2013), la faute à des raccourcis parfois trop faciles et à un environnement trop présent et parfois suffoquant ... Heureusement, le casting - Jennifer Lawrence notamment, Bradley Cooper dans une moindre mesure - tient encore la baraque ...
Joy nous fait vivre, au cinéma, le rêve américain ! Tout semble possible. Il faut juste le vouloir et s'en donner les moyens ! C'est une belle leçon de vie. Actrice très crédible dans ce rôle.