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poet75
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4,0
Publiée le 27 octobre 2016
Il m'arrive, de temps à autre, comme à tout cinéphile, d'être déçu par un film que pourtant j'avais attendu avec délectation (à cause d'une critique alléchante ou d'un sujet suscitant mon intérêt). A contrario, fort heureusement, il m'arrive aussi, comme à tout cinéphile également, d'être enchanté par un film dont je n'espérais pas grand chose. Ce fut le cas à propos de « Sing Street » : le sujet (une bande d'adolescents irlandais du milieu des années 80 se défoulant en faisant de la musique) ne m'attirait guère. Mais, le film bénéficiant de critiques élogieuses, je me suis résolu à aller le voir et je n'ai eu qu'à m'en féliciter. Tout m'a séduit, tout m'a non seulement convaincu mais enthousiasmé. Ce film plein d'énergie enchante littéralement mais également passionne parce qu'on devine que le réalisateur y a mis beaucoup de lui-même, beaucoup de sa propre histoire. Même dans ses quelques excès, il garde un ton de vérité, une approche qui semble marquée du sceau du vécu. Le personnage principal du film se prénomme Conor et c'est un lycéen de 15 ans que ses parents, à cause de difficultés financières, retirent d'un établissement privé pour l'inscrire à l'école publique. Le choc est rude. A la fois du fait des autres élèves pour le moins turbulents et du fait du directeur, un prêtre aux méthodes rigides, voire brutales (n'oublions pas que nous sommes à Dublin dans les années 80, c'est-à-dire à mille lieues de la laïcité à la française!). Le malheureux Conor semble voué aux pires épreuves, d'autant plus que, chez lui, ça ne va pas fort : ses parents ne cessent de se quereller sans cependant pouvoir divorcer (le divorce étant interdit en Irlande à cette époque-là!). Mais l'adolescent n'est pas du genre à baisser les bras : il parvient à se lier à quelques élèves de sa nouvelle école et, surtout, il aperçoit, non loin de l'établissement, une jeune fille un peu plus âgée que lui et d'une ravissante beauté. Elle se prénomme Raphina. Le garçon l'aborde aussitôt et cherche à l'impressionner en lui disant qu'il fait partie d'un groupe de musique et qu'il cherche une partenaire féminine pour un clip vidéo qu'il veut tourner. Rien de tout cela n'est vrai, mais Raphina le prend au mot et Conor, s'il veut ne pas perdre la face, se trouve obligé de rendre effectif ce qui n'était que vantardise. Qu'à cela ne tienne ! Conor se met aussitôt à la recherche de musiciens en herbe et ne tarde pas à composer ses premières chansons. Avec ses copains, avec Raphina qui entre dans le jeu, le film se pare d'un ton festif tout en préservant quelque chose de mélancolique. Quand on lui demande quel genre de musique il veut faire, Conor répond en affirmant qu'il est futuriste. Mais la vérité, c'est que toutes ses chansons (ou presque) sont écrites pour Raphina. La jeune fille n'est pas dupe, bien sûr, et demande à Conor de lui composer quelque chose de plus joyeux que ce qu'il a fait jusque là. C'est alors que Conor imagine un style qu'il définit par deux termes antinomiques : gai-triste. La musique est joyeuse, dynamique, mais les paroles restent mélancoliques. D'autant plus que Conor croit aimer Raphina sans espoir de retour : elle a déjà un petit ami, plus âgé qu'elle, et qui lui a promis de l'emmener à Londres... Cette antinomie (gai-triste) n'imprègne pas seulement les chansons que compose Conor mais le film tout entier. D'un côté, il déborde d'énergie et de vitalité, de l'autre, il entrouvre des fenêtres sur de dures réalités sociales (tous les personnages vivent dans la précarité) et sur des êtres en situation d'échec. L'un des personnages les plus touchants du film est le frère aîné de Conor : il lui sert, en quelque sorte de mentor, voyant son cadet réussir là où lui-même pense avoir échoué. Il ne semble pourtant pas y avoir d'amertume ni d'envie chez ce frère aîné, mais juste la joie d'aider Conor à trouver une issue pour échapper à la fatalité de la médiocrité. Ce personnage du frère aîné ainsi que quelques autres (tous admirablement interprétés) rendent ce film réellement passionnant et émouvant. Et, bien sûr, il faut compter avec la qualité de la bande son : impossible de ne pas se trémousser sur son siège quand Conor et ses musiciens y vont de leurs chansons ! 8/10
Extra ! Histoire et personnages sympas, c'est Drôle, émouvant et ça tient la route grâce aux jeunes acteurs vraiment tops! L'histoire est simple mais accrocheuse d'entrée avec ce ptit gars qui aimerait percer dans la musique... Les chansons sont super entraînantes, l'histoire est intéressante, la mise en scène simple et dynamique, beaucoup d'humour, de l'émotion..... Et surtout ce p'tit truc qui fait tout le charme des films britanniques de ce genre... Bref, il y a tout ce qu'il faut pour passer un excellent moment! Le "feelgood movie" du moment à ne pas louper!
"Sing street" raconte l'histoire d'une bande de jeunes ados coincés dans un petit village côtier irlandais qui décide de monter un groupe de rock. Connor, personnage central du film est en quête de soi entre un changement de bahut et un foyer où ses parents ont des relations houleuses. Les faits se déroulent en 1985, période d'éclosion de la new wave, de ses sous genres et de ses porte-drapeaux (Cure, Depeche mode, Duran duran...). Phénomène surtout britannique, le film est un témoignage tendre de l'éveil à l'adolescence de ces jeunes irlandais plutôt pas manchots musicalement qui choisissent le vecteur de la musique pour sortir de leur quotidien pas trop reluisant.
Le film est assez bien fait et il rappellera à certains d'entre nous (c'est mon cas en tant que contemporain de l'époque) une période de leur vie où l'on pensait que tout est effectivement encore possible...notamment de se maquiller comme les artistes que l'on écoutait et que l'on regardait à "top of the pops. Le film séduira les nostalgiques de l'époque et les amateurs de 'bluettes. La seconde partie du film est davantage orientée "teenage movie" que la première.
Le long métrage exalte l'originalité (et une certaine rebellion contre l'autorité) et le fait de ne jamais renoncer à ses rêves.
Le casting de ce "feel good movie"" est sympa avec notamment Ferdia Walsh Peelo, Lucy Bointon et Jack Reynor.
Coté musique, les morceaux de Duran Duran, The Cure, Spandau Ballet, Joe Jackson, the Jam...ainsi que Motorhead (par nature moins néo romantiques que les premiers cités) servent de bande originale au métrage. Le réalisateur Jack Carney a écrit également une partie des morceaux que l'on entend dans la BO du film figurant sous le nom du groupe "Sing Street" .
J’avais beaucoup apprécié son « New York Melody » et voilà que je tombe sous le charme de ce « Sing Street » et pourtant, je ne suis pas fan de Duran Duran et consorts dans ce qui m’est proposé d’entendre ! Peu importe, il était plaisant de retourner dans les années 80 et vivre cette touchante histoire d’amitié et d’amour autour de la musique dans une Irlande qui n’autorisait pas encore le divorce, une Irlande frappée par la crise, une de plus ! Pour s’en sortir, vivre la belle vie ou s’ouvrir l’esprit, il faut prendre le ferry direction Londres. Un film qui fait du bien à l’âme ou comme son actrice Raphina, il est bon de pleurer, une émotion délicieuse qui fait vibrer notre génération qui avons connu pour nos vingt ans ces années 80. Ce qui me touche c’est la création, le processus de création. Faire de sa vie un art, de son corps un art comme The Cure, Alice Cooper, David Bowie, Kiss ou plus près de nous Marylin Manson, par exemple. Tous les personnages sont forts, à commencer évidemment par Conor et son grand frangin et mentor au grand coeur Brendan, Eamon et évidemment Raphina. Leur interprétation pour chacun est agréable et touchante. Lucy Boynton a un regard à faire fondre l’acier le plus dur ! A voir en V.O pour cet accent britannique si particulier et à défaut de le voir, lisez l’affiche, elle parle d’elle-même et ce n’est pas exagéré. Un film qui fait vraiment du bien.
Après Once et New York mélody, voici le nouveau film de John Carney. L’homme qui règle nos problèmes de vie, via la musique.
Ce film est un véritable plaisir tout comme ses précédents films, John Carney maîtrise son sujet, tout y parfait avec une magnifique reconstitution de l’époque, aux dialogues savoureux et la musique ainsi que les paroles du film sont à déguster sans modération. C’est vrai, c’est un film qui fait
Un petit film sympathique, réjouissant et rafraichissant. Pour nous les quinqua, on retrouve notre adolescence : nos fringues, la musique, le collège, les bagarres, les 33 tours ! Quant aux ados d'aujourd'hui, ce film leur permet de réaliser que nous étions bien plus libres qu'eux et donc beaucoup moins conventionnels. Acteurs excellents. On passe tous un bon moment et on se marre bien.
Un film irlandais efficace, qui donne le meilleur dans sa première partie, en empruntant les codes et la modestie du teen movie, avant de survoler peut-être un peu naïvement le drame social pour finir par embrasser la grandiloquence du feel-good movie et de la romance à l’américaine. C’est peut-être trop formaté, ça manque de second degré dans la deuxième partie et la partie récit d’initiation (musicale et amoureuse) souffre d’un petit défaut de vraisemblance. La mise en scène est elle aussi très sage, mais l’ensemble est bien rythmé, plein de tendresse pour les personnages et servi par de très bons acteurs. Un bon moment.
Sing Street est un excellent mélange de comédie, de musique et d'histoire d'amour. John Carney arrive à trouver un juste milieu sans jamais tomber dans l'exagération ou le cliché. Les chansons créent pour le film sont originales et de bonne qualité.
Dans la lignée de The Commitments, ce film mêle habilement musique et 7ème art. Quelques lycéens audacieux choisissent de se détourner de l’autorité vaine pour fonder un groupe de rock. Les personnages sont attachant, la réalisation et la photo très réussies. Il y a le bon dosage pour que les scènes musicales ne nuisent pas à la narration. Une jolie découverte à partager en famille.
Tous les ingrédients du feel-good movie sont réunis dans ce long-métrage du réalisateur irlandais John Carney. Sortie en 2016, cette comédie à connotation musicale brasse les thèmes de l’amitié, de l’amour et de la réussite. Il n’y a rien d’original mais l’ensemble permet de passer un agréable moment. En effet, l’histoire de ces jeunes garçons de Dublin, tentant de s’affirmer en créant un groupe de rock dans les années 1980, renvoie aux émois de l’adolescence que l’on a tous connus. Avec en toile de fond la crise économique de l’époque, la fraîcheur du propos permet de conserver l’espoir et de rencontrer le bonheur. Bref, que demander de plus !
En 1985 à Dublin, sa famille rencontrant des difficultés financières, Conor est contraint de changer d'établissement scolaire et en intègre un catholique. Rencontrant peu après une jeune fille, il décide spontanément de monter un groupe pour afin de flirter avec elle. Ce film démarre très rapidement et a une ambiance globalement positive. De nombreuses chansons entraînantes, aussi bien dans la bande originale que dans les interprétations du groupe au centre de l'histoire, contribuent à lui donner un rythme dynamique. En toile de fond, la précarité et les rêves d'une certaine population irlandaise dans les années 80 sont montrés.
tres bon film sur l'histoire des sing street, beaucoup de groupes se montent de cette facon, on suit l'evolution du groupe, de la creation aux premieres scenes, le tournage du clip est super marrant et les morceaux interpretes sont super, vraiment bien
Très touchant. Oui, c'est ce que j'ai ressenti et ressens encore quelques heures après .. Cette envie de vivre incarnée par ces ados, sur fond social déprimé et déprimant (Irlande milieu années 80), est une bouffée de bonheur ! Pour sûr, il y a quelques moments moins "forts", mais que c'est BON de voir un film POSITIF ! Je ne vois pas bien l'intérêt de commenter plus avant ... préférant laisser à chacun(e) le soin d'accorder sa "sensibilité" à l'ambiance de cette pépite. Vous l'aurez compris, je ne peux que vous inviter à franchir le pas en allant à la rencontre de ces ados-musicos qui s'évadent par la musique (que c'est bon de se replonger dans le "son" des années 80).