D’abord metteur en scène au théâtre, puis producteur et réalisateur pour la télévision, le britannique Simon Curtis n’a fait ses premiers pas de réalisateur de cinéma qu’en 2011, âgé de 50 ans, avec "My Week with Marilyn". "La femme au tableau" est son deuxième film de cinéma et, de nouveau, il est inspiré par l’histoire véridique d’un personnage féminin. Cette histoire vraie, c’est celle de Maria Altmann, née Maria Bloch, une autrichienne aux origines juives qui fut contrainte de fuir son pays en 1938, suite à l’invasion de l’Autriche par les nazis, et qui vécut le reste de sa vie en Californie. "La femme au tableau" raconte deux épisodes marquants de la vie de cette femme : son combat mené durant 6 ans, alors qu'elle était octogénaire, pour se voir restituer les biens volés par les nazis à sa famille, en 1938, à Vienne (dont le magnifique tableau de Gustav Klimt, le portrait d'Adele Bloch-Bauer, la tante de Maria, tableau d'une valeur de 135 millions de dollars !) ; et des flashbacks racontant ce qui s'était passé en 1938, au moment de l'arrivée de l'Anschluss, dans sa famille, son mariage, sa fuite avec son mari. Malgré quelques défauts, "La femme au tableau" raconte de façon réussie une histoire qui s’est réellement passée et, le temps passant, les horreurs de la période nazie s’éloignant de plus en plus de notre présent tout en étant remplacées par d’autres horreurs, il n’est jamais inutile de faire une piqure de rappel sur le sujet.