La femme au tableau
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277 critiques spectateurs

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Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juillet 2015
Voilà un long-métrage qui n’est pas un blockbuster mais qui s’avère hollywoodien dans le sens strict du terme… Et donc aujourd’hui pas le sens le plus flatteur. En effet, il n’est gère étonnant que ses scénaristes se soient emparés d’un tel sujet adapté d’une histoire vraie. Devoir de mémoire vis-à-vis de l’Holocauste (et oui encore, mais qu’en est-il de tous les autres génocides qui ont terni l’histoire de l’Humanité !), bataille judiciaire interminable, duo principal mal ajusté et page de notre Histoire revisitée, du pain béni pour la colline californienne à produire des films !
Mais tout cela, très intéressant de prime abord, est filmé de manière si lisse et purement illustrative qu’on a plus l’impression de suivre une production de luxe initiée par HBO qu’un véritable film de cinéma. Quelques travellings de ci de là pour dynamiser la mise en scène et des filtres gris ou sépia dans les flashbacks pour dissocier présent et passé ne suffisent pas à rendre « La femme au tableau » formellement plus pertinent qu’un banal téléfilm.
Le réalisateur Simon Curtis (le déjà passable « My week with Marylin ») se pose donc plus comme un honnête et paresseux faiseur que comme un véritable cinéaste. Il a d’ailleurs bien du mal à débuter son film. C’est laborieux et on a du mal à comprendre ce qui motive vraiment les deux protagonistes principaux dans leur quête. Elle manque de sens à l’écran. Tous comme leurs atermoiements pour abandonner le procès puis le reprendre. Fort heureusement tout cela se suit sans déplaisir, le tout étant rythmé et tout à fait regardable.
En revanche on a connu Helen Mirren plus inspirée sans pour autant qu’elle soit juste correcte. Mais une telle actrice nous avait habitués (mieux dirigée) à plus de nuances. Quant à Ryan Reynolds il est définitivement plus intéressant dans des productions indépendantes (« The Voices » pour ne citer que le plus récent). On retiendra la scène finale (pompée sur « Titanic ») et destinée à nous faire pleurer avec sa musique et sa plongée du présent dans le passé. Malgré nous, elle y réussit : bien joué !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 juillet 2015
Une belle évocation du combat des Juifs pour la restitution de leurs biens suite à la Shoah. Hélas, comme une très large majorité des films sur le sujet, on n'échappe pas au pathos larmoyant plus qu'excessif. Heureusement, Helen Mirren éclabousse l'écran de son jeu incroyablement juste. Elle réussit à sublimer un personnage haut en couleurs.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juillet 2015
Woman in gold (La femme au tableau) n’est pas le feel good movie habituel car il prend une ampleur supérieure de par les faits historiques qu’il dépeint.
En effet, rien que plus jouissif qu’une victoire quasi perdue d’avance sur la bêtise humaine du passé (spoliation de biens par les Nazis).
Les acteurs sont parfaits (mention TB pour Helen Mirren), l’histoire est incroyable mais vraie, les touches du passé sont bouleversantes et la confrontation entre les Autrichiens pour ou contre la restitution des biens est saisissante.
Du cinéma qui fait du bien avec un humour fin en prime.
stef8080
stef8080

11 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2015
Film historique, histoire vraie. Excellente interprétation , bref un excellent film sur la persécution des juifs par les nazis, il y en a beaucoup donc ça manque d originalité a la longue.
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2015
Le film tiré d'événements historiques relate la procédure et les difficultés, par une famille juive réfugiée aux USA, pour récupérer une oeuvre d'art. La femme en or, en fait la tante de Maria Altmann, Adèle Bloch-Bauer dont Gustav Klimt a peint le portrait. Vous voyez une oeuvre d'art de Klimt, moi je vois ma tante, dira Maria en cours de procédure. Cette histoire est surtout l'occasion de refaire un lien avec l'holocauste subi par les juifs avec la complicité des autrichiens. C'est aussi et surtout l'opposition de L'Autriche de se séparer de ce tableau considéré comme leur Joconde. Ces difficultés ont bien failli empêcher la restitution sans l'acharnement d'un jeune avocat dont la famille a aussi subi l'holocauste."Maria Altmann est venue chercher la paix, offrez-lui aussi la justice“ dira cet avocat en plaidoirie au tribunal. Les flash-backs sont particulièrement réussis. On voit Maria Altmann se figer et devenir absente, revivre les événements, des scènes de famille, des souvenirs de 60 ans plus tôt. Je propose un lien internet sur le tableau qui est l'enjeu de cette procédure. A noter qu'avant le générique de fin, on apprend qu'une estimation de 100.000 tableaux spoliés par les nazis n'ont toujours pas été restitués.
ROKENROL
ROKENROL

9 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2015
je connaissais l'histoire de la vente du tableau a 135 millions de dollars mais l'histoire de cette femme et de sa famille est superbe, helen mirren est comme d'habitude tres tres bonne , et ryan reynolds se rend compte qu'il y a une vie apres les roles de beau gosse... je suis heureux de voir ce genre de films
cbeaumont
cbeaumont

10 abonnés 215 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 août 2022
Comparé à l'abomination de l'holocauste, le vol de quelques tableaux à une riche famille laisse forcément un peu de marbre... surtout que le Klimt a ensuite été revendu une petite fortune... Quand on connaît ce détail avant de voir le film, il est difficile de s'émouvoir de cette histoire un brin manichéenne... Et la géniale Miren en fait un peu beaucoup, cette fois-ci...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 juillet 2015
Un film captivant et émouvant par son histoire, joué par de très bons acteurs.
Un va et vient dans le passé de l héroïne qui nous plonge encore plus dans le film et cette histoire de spoliation par les nazis.
A voir absolument !
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2024
Un film qui a le mérité de filmer les magnifiques œuvres de Klimt, bon maintenant le film est assez long, et reste très basique dans le fond et la forme.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 juillet 2015
Le sujet de départ était intéressant et émouvant mais le tout est noyé dans des flashback envahissants, Helen Mirren cabotine à souhaits et en fait des tonnes, certains jeux de mots sont au ras des paquerettes (Australia/Austria !) et Ryan Reynolds est beaucoup trop fade, quand à la réalisation elle est inexistante; le sujet méritait beaucoup mieux.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2022
Globalement c'est très bien fait que ce soit au niveau de la photographie, des reconstitutions historiques ou de la réalisation qui n'hésite pas à brasser les genres (reconstitution historique, film de procès, et même film d'action) et que ceux qui parlent d'académisme en se pinçant le nez trouvent d'autres arguments pace que ça ne veut rien dire, quant à ceux qui parlent de film à Oscar d'un air entendu oublient-ils que l'objectif premier des Oscars était de promouvoir la qualité ? ) Et puis l'interprétation d'Helen Mirren est magistrale (comme toujours), Ryan Reynolds qui n'a pas la tache facile en lui donnant la réplique s'en sort avec les honneurs. Tout irait donc très bien s'il n'y avait pas des choses qui gênent, d'abord ces allusions à Arnold Schoenberg. Qu'on s'entende bien, les auteurs on le droit d'aimer Schoenberg mais de grâce qu'on nous foute la paix avec l'argument "c'est un artiste difficile, mais si on fait l'effort de le comprendre on est récompensé…) voilà qui n'est pas très gentil pour Mozart et tant d'autres qui ont sans doute le tort d'être immédiatement accessibles) Et puis il y a le rôle joué par Daniel Brühl, comme personnage mal écrit il est vraiment le champion. Quant aux critiques qui se bagarrent pour savoir si le droit devait donner raison aux autrichiens ou à Maria Altman, laissons-les s'étriper, ici on parle cinéma.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2015
Le film de Simon Curtis traite d’un sujet déjà plusieurs fois traités par le cinéma : la spoliation des biens des juifs européens par les nazis. Sauf qu’ici, il est davantage question de restitution que de spoliation. Même si le film alterne beaucoup entre 1998 et 1938, c’est surtout ici d’un combat juridique dont il est question, plus qu’un film historique. Helen Mirren est une actrice anglaise déjà maintes fois récompensée et elle irradie le film de Curtis de son talent : son charme et son humour alternant avec une certaine gravité mais toujours teintée de pudeur, Mirren compose une Maria Altmann très attachante. A ses côtés, Ryan Reynolds fait de son mieux mais il fait un peu « léger » et Daniel Brühl (que l’on connait bien depuis « Goodbye Lenin ! ») est un petit peu trop sous-exploité à mon gout, sa propre histoire familiale n’étant évoquée que quelques minutes alors qu’elle aurait pu être autre chose qu’un alibi. Les seconds rôles dans l’ensemble semblent un peu éclipsés par le couple star : une vieille dame digne et son avocat opiniâtre. Le rôle de Randolph Schoenberg est pourtant un rôle assez écrit et intéressant : d’abord peu motivé par l’affaire et mu quasiment uniquement par l’appât du gain, il trouve pendant son cour voyage à Vienne une profondeur : le passé de sa propre famille lui explosant à la figure sans qu’il s’y attende. Mais Reynolds n’arrive pas à apporter de la profondeur à son jeu, il n’est pas assez expressif, il lui manque quelque chose, même si ce n’est pas évident de dire exactement quoi. La réalisation de Curtis est assez conventionnelle et parfois assez peu inventive : les multiples recours aux flash back ne sont pas une mauvaise chose en soi, mais ici ils sont à la fois nombreux, pas toujours justifiés et surtout très didactiques. Cette façon de mêler les deux époques, dans la scène finale, c’est assez lourd, çà déjà été fait et çà n’apporte rien. En fait, ces flash back sont surtout là pour donner un petit cours d’histoire sur l’Anschluss et sur la persécution des juifs autrichiens avant la guerre. Evidemment, un petit cours d’histoire çà ne fait jamais de mal, mais là c’est presque « scolaire », les effets sont un poil trop appuyés. Heureusement que ces flash back sont très bien interprétés, notamment par Tatiana Maslani en Maria jeune parce que leur réalisation très hollywoodienne semble parfois presque malvenue. J’en prends pour exemple la scène de la fuite dans la pharmacie puis à l’aéroport, filmée avec du suspens, des rebondissements et de la musique alors que le sujet ne se prête vraiment pas à ce traitement. Quant au scénario, comme je l’ai dit, il alterne 1938 avec 1998. Et c’est bien en 1998 que tout se joue. Cette vieille dame un peu frêle va trouver le courage de retourner à Vienne (et j’imagine mal le courage nécessaire à un tel voyage) puis d’attaquer l’Etat Autrichien d’abord en Amérique puis en Autriche pour récupérer des œuvres d’arts mondialement connues. Evidemment, un combat très déséquilibré et tout le monde ou presque a essayer de l’en dissuader, mais elle a tenu bon. Je reconnais que je ne connaissais pas l’histoire vraie de Maria Altmann et de son combat. Et je ne connaissais pas l’issue de ce combat purement juridique. Alors j’avoue avoir été un tout petit peu étonnée par le dénouement de l’affaire et donc du film de Curtis. Parce que, au travers du cas précis de Maria Altmann et du portrait d’Adèle Bloch-Bauer, c’est toute la question des œuvres d’art et de leur véritable propriétaire qui se pose. Et pas seulement pour les biens spoliés par les nazis mais pour tous les biens culturels exposés dans tous les Musées du Monde : des antiquités à la Joconde. On comprend bien que l’Autriche ait tout fait pour conserver un tableau de cette importance au mépris du droit, en tous cas moi je peux le comprendre. Mais évidemment, le droit le plus strict de Maria Altmann de récupérer ce qui lui appartient est tout aussi compréhensible et légitime. Ce film pose des questions historico-juridico-morales bien complexes et c’est à porter à son crédit. Quant au peuple autrichien dans son ensemble, il aura été montré par le film de Curtis sous un jour bien peu glorieux : fanatiquement nazi et antisémite en 1938 (mais bon, çà c’est quand même assez incontestable) mais surtout mal débarrassé de son passé en 1998. A Vienne, Maria et Randy ne rencontreront bien peu de sympathie. Les autrichiens de 1998 sont dépeints comme arrogants, un peu lâches et même, au détour d’une scène très courte comme encore vaguement antisémites. Là aussi, un tout petit peu de subtilité aurait été de meilleur goût, je trouve. Mais malgré ces défauts et ces petites facilités scénaristiques, « la femme au tableau » reste un moment de cinéma agréable, historiquement très utile, un moment de cinéma qui pose de bonnes questions sans y apporter de réponses définitives et moralisatrices.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2015
La réalisation est assez plate, mais l'histoire et H. Mirren emportent la mise. Quelques précisions ; c'est bien cinq tableaux de Klimt qui quittèrent Le Musée du Belvedere à Vienne, où je les ai vus plusieurs fois. Du coup la vente des cinq tableaux rapporta plus de 450 millions de dollars, dont une part non négligeable revint à l'avocat! On peut se demander si ce dernier était aussi sympathique que dans le film. L'évocation de la Vienne d'avant guerre est assez réussie et fait le charme du film. Jusqu'en 1960-70, Klimt n'était connu que dans son pays, tout comme Egon Schiele, leurs œuvres n'ayant pas passé les frontières.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mai 2021
Un Drame émouvant parfaitement mis en scène par Simon Curtis. Helen Mirren, dans le rôle principal de Maria, nous offre des scènes émouvantes. Ryan Reynolds, lui aussi, est très convaincant dans le rôle de l'avocat Schoenberg ; il nous propose une lutte palpitante pour sauver l'honneur de l'Autriche. Des flashbacks nous montrent Maria Altmann fuyant Vienne pour échapper à l'Holocauste et une incroyable reconstitution de défilé nazi jouée par des Autrichiens. On peut regretter le manque de sous-titres des dialogues en Allemand, empêchant la compréhension de certains détails de l'histoire.
Le pitch : Maria Altmann engage un avocat pour tenter de récupérer un tableau (un portrait de sa tante), " La femme en or " du peintre Autrichien Gustav Klimt. L'œuvre, exposée à Vienne, a été volée à sa famille par les Nazis.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2019
Un récit très linéaire mais l'interprétation apporte de belles variations. Les relations sont à la fois légères et tendues, chacun y va de ces intérêts, et l'évocation du passé jamais larmoyante appuie intelligemment le devoir de mémoire et la redistribution des richesses pour seule justice.
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