Un beau film , de mouture classique, sur le thème de la spoliation des œuvres d’arts par les Nazis. Le sujet est celui d’une histoire peu connue en France, basé sur le destin du tableau le plus célèbre de Klimt . Celui –ci était le portrait d’une célèbre diva autrichienne, d’origine juive et le tableau appartient à une grande famille de l’élite juive d’avant guerre, subtilisé par les Nazis, après qu’ils aient déporté une grande partie de cette famille dans les camps de concentration.. Le film raconte le combat de la fille des propriétaires (installée depuis l'après guerre en Californie) pour faire reconnaitre l’origine réelle du tableau,et la restitution à sa famille, dans un combat juridique qu’elle va mener contre l’état autrichien, inflexible et peu compatissant. Le film est bien construit surtout dans ses flash backs intéressants. Une belle reconstitution de la Vienne d’avant guerre et de la période de l’ Anschluss .Bien que parfois un peu trop classique et guindé, le film doit beaucoup à son duo d’acteurs qui est formidable : Helen Mirren , éblouissante, est tout à la fois futile dans son mode de vie Californien , , et tragique dans les moments importants. Et Ryan Reynolds excellent qui confirme toute la très bonne impression qu’il avait faite dans le très bon film de Marjane Satrapi : « The Voices »
D’abord metteur en scène au théâtre, puis producteur et réalisateur pour la télévision, le britannique Simon Curtis n’a fait ses premiers pas de réalisateur de cinéma qu’en 2011, âgé de 50 ans, avec "My Week with Marilyn". "La femme au tableau" est son deuxième film de cinéma et, de nouveau, il est inspiré par l’histoire véridique d’un personnage féminin. Cette histoire vraie, c’est celle de Maria Altmann, née Maria Bloch, une autrichienne aux origines juives qui fut contrainte de fuir son pays en 1938, suite à l’invasion de l’Autriche par les nazis, et qui vécut le reste de sa vie en Californie. "La femme au tableau" raconte deux épisodes marquants de la vie de cette femme : son combat mené durant 6 ans, alors qu'elle était octogénaire, pour se voir restituer les biens volés par les nazis à sa famille, en 1938, à Vienne (dont le magnifique tableau de Gustav Klimt, le portrait d'Adele Bloch-Bauer, la tante de Maria, tableau d'une valeur de 135 millions de dollars !) ; et des flashbacks racontant ce qui s'était passé en 1938, au moment de l'arrivée de l'Anschluss, dans sa famille, son mariage, sa fuite avec son mari. Malgré quelques défauts, "La femme au tableau" raconte de façon réussie une histoire qui s’est réellement passée et, le temps passant, les horreurs de la période nazie s’éloignant de plus en plus de notre présent tout en étant remplacées par d’autres horreurs, il n’est jamais inutile de faire une piqure de rappel sur le sujet.
Auteur d’une semaine plutôt maussade aux cotés de la belle Marylin Monroe, il y a peu, Simon Curtis s’oriente cette fois-ci vers le film Post-Nazisme, genre cinématographique en lui-même. Le cinéaste s’emploie ici à narrer le véritable combat d’une victime de la Shoah, juive-autrichienne expatriée aux Etats-Unis au premier jour de l’occupation nazie de son pays, en vue de récupéré le trésor culturel de sa famille depuis longtemps dissoute. Maria, donc, vielle femme vivant à l’heure des regards vers le passé, tente la restitution par l’état autrichien de quelques œuvres de Gustav Klimt, dont la fameuse femme en or, qui n’est rien moins que le portrait de sa tante disparue. Pour ce faire, elle s’offre les services d’un avocat de Los Angeles, novice, descendant lui-aussi de victimes de l’Holocauste. Voilà donc l’entame d’une croisade judiciaire véridique que le metteur en scène s’efforce de ne jamais faire basculer dans le mélodrame.
En effet, si le propos est sombre, si l’histoire est cruelle, La femme au tableau use d’une certaine forme d’humour et d’une grande part de légèreté pour parvenir à tisser sa toile narrative. Ryan Reynolds, sage comme une image, incarne le militantisme judicaire à l’américaine, tout en noblesse d’esprit, en intelligence. Un personnage facilement malléable et par-dessus tout bâti sur une multitude de clichés qui se heurte à une drôle de bonne femme, ladite Maria. Cette dernière, incarnée par Helen Mirren, une fois de plus excellente, se caractérise par ses sarcasmes, ses traits d’humour gris-noir qui contrastent avec le propos. Oui, cette dernière est décidée à récupérer ce qu’elle considère comme son dû. Mais c’est finalement son avocat, le jeune premier menant là le combat de toute une vie, qui le persuadera d’aller jusqu’au bout. Assisté à Vienne par un sympathisant bien utile, l’inévitable Daniel Brühl, acteur germanique nouvellement agrée à Hollywood pour tenir ce type de rôle, les deux californiens, comme ils aiment à se définir, livreront une bataille un poil mou-du-genou.
Mais qu’importe. Les allers retours en salles d’audiences et cabinets, les beaux discours de chacun, la visite touristique et culturelle de la capitale autrichienne, les retours en arrière ronflants à l’époque des exactions nazies, le chemin nous mène vers un final pressenti, connu, du moins pas ceux qui ont déjà mis le nez dans le monde de l’art. Sans acharnement, donc sans réelle passion, nos protagonistes mènent un combat d’usage, un fait d’arme juridique pas foncièrement palpitant mais qui captive de par son authenticité historique. Manquant de punch, de vigueur, le film de Simon Curtis, parfois bancal lors des nombreux flashbacks, est une œuvre appréciable mais jamais indispensable. On prendra déjà ça. 11/20
J'ai vu un film... qui retrace avec émotion et grandeur le combat d'un avocat "rookie" et de sa cliente pour la restitution des œuvres d'art volées aux Juifs par les Nazis... Le reconstitution est parfaite et Helen Mirren ainsi que Ryan Reynolds sont vraiment émouvants. La réalisation est subtile et émouvante. On suit les méandres de cette bataille juridique avec un grand plaisir, sans toujours en comprendre les subtilités, mais on est sous le charme d'Helen Mirren. On est porté par l'émotion des personnages dans leur combat. Les période de reconstitution de la Vienne Nazie font froid dans le dos, tant la cruauté est présente, tout comme les qq gestes de "résistance" à la violence qui s'annonce...
Inspiré d'une histoire vraie, ce drame de Simon Curtis sur les vols d'oeuvres d'arts pendant l'holocauste se révèle passionnant et poignant, servi par une reconstitution exceptionnelle et interprété par les excellents Helen Mirren et Ryan Reynolds, tous deux offrant leurs plus belles partitions. Un chef-d'oeuvre et déjà un classique.
Film exceptionnel, soulevant un gros problème actuel : la restitution des oeuvres d'arts pillées par les nazis. Serrant les poings du début à la fin, ce film nous enseigne de ne jamais abandonner et de se battre pour ses conviction. A voir.
Un très beau film, qui parle d'un tableau mais surtout du symbole qui se cache derrière ce tableau. J'ai été ému par le combat de cette femme qui doit se battre encore après avoir déjà subit beaucoup. Il est hallucinant que des personnes doivent dépenser autant d'énergie et d'argent pour récupérer ce qui leur a été volé.
Film très émouvant. Vu comment cette oeuvre m'a touché je ne vais pas chipoter pour des détails. L'histoire est un puits sans fond d'émotion qui mérite d'être raconté.
Un superbe film qui dénonce la spoliation des oeuvres d'arts par les nazis durant la seconde guerre mondiale et à quel point il a été difficile voire impossible pour certains propriétaires originaux et descendants de récupérer ces oeuvres éparpillées de par le monde entier. Helen Mirren est excellente et l'histoire intéressante. Une face pas forcément néconnue de l'histoire mais assez tabou du fait que certaines des oeuvres sont exposées aujourd'hui dans des musées réputés.
Excellent film. Helen miren aussi bonne que dans "thé queen". On y croit et le dénouement que l in connaît a l avance arrive à surprendre le spectateur et tirer une larme d.emotion.
Simon Curtis aime s'appuyer sur des faits historiques pour coposer ses films. Après s'être essayé au biopic en s'en tirant assez bien (Copperfield et Marilyn Monroe y sont passés), Curtis quitte le personnage historique pour s'attacher davantage à un fait historique. Ici, il s'agit d'une émigrée autrichienne juive de la seconde guerre mondiale, réfugiée aux Etats Unis, qui met un point d'honneur à récupérer un tableau de Klimt représentant sa tante appartenant initialement à sa famille, et qui est devenue propriété de l'état autrichien une fois la seconde guerre mondiale terminée et le nazisme détruit. Le film est assez hétérogène. Concernant l'histoire elle-même et la manière dont elle s'articule à l'écran, Curtis s'appuie beaucoup sur ses deux acteurs principaux. Ryan Reynolds est moins mauvais que d'habitude mais toujours très peu expressif, mais Helen Mirren sauve la mise en livrant une belle prestation. Le rythme souffre des flash-backs lourds, trop longs, et finalement inutiles qui plombent franchement le film. On sait ce qui s'est passé pendant la seconde guerre mondiale. On a vu ça dans plein de documentaires, de films, traité de bien meilleure façon, et ça ne devrait à mon avis pas être intégré au film, dont l'intérêt se situe ailleurs. En choisissant d'intégrer ces moments tire-larme, Curtis fait le choix d'aborder son film par l'angle populiste et facile, et lui fait perdre en qualité. L'intérêt, lui, se situe dans les difficultés énormes que rencontre le duo plaignante-avocat à naviguer parmi les législations internationales fort complexes afin de faire valoir leur bon droit. C'est absolument passionnant, et les enjeux sont posés de très belle façon, clairs et complexes à la fois. Aussi, le film nous fait poser la question suivante : s'il n'est pas légitime que le tableau reste entre les mains de l'Autriche, qui l'a récupéré à cause des agissements des Nazis, est-il légitime pour autant qu'une œuvre d'art de cette envergure appartienne à une personne physique qui pourrait donc cacher ce joyau, patrimoine mondial de l'art, de la vue de tous ? Une pointe d'humour vient égailler ce propos un peu dramatique.
Simon Curtis nous entraîne sur les traces d'Adèle Bloch-Bauer dont le portrait lumineux restera l'œuvre majeure de Klimt. Le film est certes très conventionnel mais la bataille juridique aux fins d'une juste restitution est passionnante, et que dire de l'interprétation d'Helen Mirren, tant bouleversante qu'imprévisible ...