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Kouto
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3,0
Publiée le 15 septembre 2025
Plus qu’un match de sport, la rencontre entre la championne de tennis Billie Jean King et l’ancien joueur Bobby Riggs marque un pas en avant pour l’égalité des femmes et « Battle of the Sexes » retrace cet évènement tout en brossant le portrait de la joueuse de tennis. Académique dans la forme le long-métrage reste dans des sentiers balisés et seule la composition d’Emma Stone donne de la saveur à un récit qui s’éparpille trop.
longuet. on passe trop de temps sur l'histoire d'amour et assez peu de temps sur la préparation du match et le match en lui-même. le scénario fait très américain : même s'il s'agit d'une histoire vraie, c'est très romancé. un peu comme Invictus.
Combat pour que les femmes soient payées autant que les hommes en qualité de joueur de tennis. Le film est trop caricaturale et il faut attendre plus d'une heure pour assister à un peu d'entraînement et de préparation pour le fameux match homme / femme. Un peu décevant, d'autant que la romance de Billy Jean n'est pas la bienvenue, le film offre un parti pris dès le départ un peu dommage, mais le match final est bien.
Le couple de réalisateurs Jonathan Dayton et Valérie Faris, auteurs du culte « Little Miss Sunshine » n’avaient pas beaucoup tourné depuis. Les revoilà en grande forme avec « Battle of the sexes » et un sujet en tous points parfait pour le grandé écran. Le genre de fait divers et reconstitution historique prompt à exulter les passions et les cœurs. On y retrace les coulisses du mythique match de tennis opposant la joueuse de tennis Billie Jean King, meilleure joueuse mondiale de l’époque, à son aîné Bobby Riggs, ancienne gloire de ce sport, suite à un pari. Un match à portée hautement symbolique puisqu’il a été le symbole de la lutte des femmes et du combat contre le sexisme dans le sport à l’époque. Un sujet qui s’avère, hasard de calendrier, tout à fait dans l’air du temps à l’heure où féminisme et machisme sont sous les feux de la rampe à Hollywood suite à l’affaire Weinstein et ses résonances actuelles dans la société.
« Battle of the sexes » est une réussite sur les trois sujets qu’ils abordent et qui se mêlent parfaitement dans un feel good movie sportif et comique hautement sympathique par les valeurs qu’il véhicule. La représentation du monde du tennis (et plus généralement du sport) dans les années 70 est une réussite. La réalisation est très soignée et l’image adopte parfaitement le grain de l’époque dans une reconstitution appliquée mais discrète comme il faut. Le combat des la gente féminine dans l’univers masculin et machiste du sport est également un contexte dont l’étendue des tenants et des aboutissants est totalement balayée par un script concis et instructif. Quant à la romance lesbienne vécue par Billie Jean, elle est touchante et juste et permet également au long-métrage de parler de ce genre de relation taboue pour l’époque en fustigeant l’homophobie. Elle permet de très jolies scènes sans cliché sur une histoire d’amour entre deux femmes. Il y a donc un beau message de tolérance pour un film qui fonctionne autant comme une piqûre de rappel que comme un hommage à des combats sociétaux qui résonnent encore aujourd’hui.
Emma Stone et Steve Carrell sont la cerise sur le gâteau d’une œuvre plaisante et dynamique qui se suit avec délectation. Sans en faire trop, ils donnent une sacrée dose d’humanité et de drôlerie à des personnages dans lesquels ils se fondent avec une joie non dissimulée. Il est drôle et touchant malgré ses positions machistes quand elle est aussi bien pétillante et forte dans l’enveloppe de la sportive que fragile et délicate dans celle d’une femme amoureuse d’une autre. On apprécie également une galerie de seconds rôles impeccablement castés d’un Alan Cumming réjouissant en styliste à une Elisabeth Shue pleine de classe ou un Bill Pullman en riche sponsor qui ne voit pas d’un bon œil les velléités progressistes de ces jeunes sportives. Quant au match de tennis final, il parvient à être prenant alors que le tennis n’est pas le sport le plus facile à représenter au cinéma. On passe donc un excellent moment et on ne voit pas passer les deux heures que durent « Battle of the sexes ». Un film d’une fraîcheur qui fait du bien tout en autorisant sourire, émotion et réflexion.
C’est vraiment un bon film. A l’époque de Mee Too il est intéressant de voir un film qui se situe à une époque où le combat pour l’égalité hommes femmes est tourné en ridicule par les premiers. Il montre aussi d’excellente manière comment la lutte collective pour ces femmes doit s’accompagner d’une lutte personnelle car chacune va être jugée sur ses idées mais aussi sur le moindre de ses actes. Cette bataille des sexes s’avère palpitante grâce à ses deux principaux protagonistes tout d’abord Emma Stone jouant une femme qui doit faire preuve d’une volonté de fer qui paraît pourtant par moment insuffisante pour mener à bien sa volonté d’être elle même et d’être reconnue pour ce qu’elle est. Puis Steve Carell en phallocrate tellement convaincu d’avoir raison qu’il ne se rend pas compte de son ridicule. Là aussi le film est intéressant en montrant à quel point la certitude est très proche de l’aveuglement et donc de sa dangerosité. Il va donc bien au delà de son sujet sportif et de son match final qui semble bien superficiel, mais montre plusieurs couches de lecture pour une excellente reconstitution.
En 1973 eut lieu ce que l'on appelle la 'bataille des sexes"; un match de tennis spectaculaire entre Billie Jean King (26 ans) et Bobby Riggs (55 ans) et dont l'enjeu dépassait le simple domaine du sport. Billie Jean King défendait le droit des femmes et notamment l'égalité salariale contre un Bobby Riggs macho et provocateur. C'est donc cet évènement que retrace le film "Battle of the sexes" avec Emma Stone et Steve Carell dans les rôles principaux. Je ressors plutôt déçu par ce biopic finalement assez banal dans sa forme et son fond. Long à démarrer, l'intrigue ne propose pas grand chose de croustillant à se mettre sous la dent et l'aspect comique si présent dans la bande annonce n'occupe finalement qu'une place mineure. Pour une fois que le cinéma parle de tennis, il faut que le film en question soit anecdotique. Il vaut surtout pour ses deux acteurs principaux et la reconstitution des années 70. Sympathique mais sans plus.
Quand la féministe Billie Jean affronte le misogyne Bobby Riggs ! "Battle of the sexes" n'est pas un film sur le tennis, mais bien un film politique, notamment sur le combat pour l'égalité hommes-femmes. Ce scénario tiré de faits réels est intéressant, les acteurs sont bons, "Battle of the sexes" remplit son devoir de biopic. Le combat est parfaitement honorable mais le film n'en sera pas particulièrement passionnant pour autant.
Après « Little Miss Sunshine », les réalisateurs Jonathan Dayton et Valerie Faris nous livre une nouveau feel good movie selon un thème qui prend encore de l’ampleur de nos jours. On campe dans un décor neutre des années 70 et pourtant on ne perd pas les bases et les enjeux que sont la liberté, au féminin. Il s’agit de reconnaitre une femme pour ses compétences et qualités, durement acquises mais la lutte reste éternelle. Il fallait une confrontation à la fois directe et indirecte afin de faire monter en puissance de voix, retenues au silence. Un due de tennis entre deux champions évoque avant tout une mixité mais essentiellement la différence. Voilà sur quoi se concentre tout le sujet d’un récit épique et pourtant bien réel dans les faits.
On tourne autour des traits de l’énergétique Billie Jean King, sportive de haut niveau. Elle et ses divers soutiens moraux appellent à l’égalité des sexes, chose pour laquelle de nouveaux mouvements féministes montent en puissance dès lors. Emma Stone incarne donc cette dame au grand cœur mais surtout aux motivations fortes et poignantes, face à l’adversité, afin de redresser la condition de vie des femmes. Bien que l’on s’appuie sur l’exemple du tennis comme outil de sensibilisation, la raquette de King est loin d’être la seule arme qui plaidera leur cause légitime. Le cadre des associations sportives démontre ô combien la discrimination est ouvertement présente et assumé par les dirigeants, c’est un fait. Mais l’image de l’homme dominant n’exclut pas d’autres secteurs d’activités où la femme, malgré les efforts qu’elle fasse, stagne dans un perpétuel bain de suffisance. Il fallait donc un moyen d’affronter directement le mal qui frappe toute une génération, proclamant une révolution sociale dont la plupart des cultures occidentales redoutait depuis des siècles.
Face à elle, un grand macho, Bobby Riggs interprété par Steve Carell. Le mysogine par excellence s’élance dans des joutes verbaux et moraux qui atteignent des cœurs à la peine. C’est un homme simple, par nature. Il adore relever les défis et n’hésite pas à se donner en spectacle pour affirmer haut et fort ses convictions, tel un homme politique tenant des promesses impossibles afin de rallier le peuple. Ses provocations sont à la fois blessantes et bénéfiques pour la femme. Elle peut ainsi s’engager dans un débat que la plupart refusait ou fuyait. La pression médiatique exercer est un des principaux moteurs de cette ascension en devenir. Il s’agit de combattre plus qu’un homme, voire les combattre tous. Il s’agit avant tout de combattre un état d’esprit qui régit toute une culture populaire qui frise souvent l’excès, mais elle se révèle réelle et alarmante.
Et par-dessus le sexisme et le féminisme revendiqués, on prend le temps d’aborder un problème identitaire qui résonne encore chez des personnes. L’homosexualité fut un sujet plus tabou qu’il ne l’est aujourd’hui. On parsème alors l’intrigue de tendresse à l’égard de King et de son trouble affectif. Malheureusement, ce traitement intervient de manière à recouper un affrontement mal négocié. Il est évident que la pression d’un tel match a de quoi emballer et effrayer les principaux acteurs, or les enjeux restent moindres dans les esprits. La lecture se fait sur un ton humoristique et ne porte pas suffisamment la voix la tension qu’elle est censé provoquer… Et au-delà de cette affrontement moral et l’absence d’empreinte émotionnelle, d’autres personnages viennent porter des voix plus lourdes dans le discours. Des figures comme Jack Kramer (Bill Pullman) et Margaret Court (Jessica McNamee) méritent d’être mentionnés, car défendent respectivement la voix grave des hommes et l’agressivité de la femme à son égard. On tourne souvent en rond dans les propos et on ne s’éloigne jamais du l’objectif que fixe initialement le récit. Là où la subtilité intervient, c’est dans le dénouement du match final entre les deux protagonistes. Un doute subsiste concernant le fin mot de l’histoire et au sujet du mysorine qui se donne constamment en spectacle, comme s’il voulait couvrir une éventuelle fuite, voire même préméditer son retrait. Le message est fort dans l’intrigue, l’actrice profite autant de sa notoriété que de son charisme pour convaincre et pour sensibiliser à une forme d’indépendance qui doit avant tout se mériter, avant de devenir un compromis.
Le tennis féminin a pu remonter une pente très raide et la gente féminine a enfin pu revendiquer une forme de reconnaissance, faute d’indépendance. Il faut alors comprendre que le débat lancé ne prône pas une émancipation de ce parti, mais il est davantage question de complémentarité, qu’il est possible d’avancer ensemble dans la même direction, et non pas d’avancer chacun de son côté. « Battle Of The Sexes » n’est pas le point culminant, ni le grand tournant de l’Histoire concernant cette prise d’initiative féminine. Il ne s’agit que d’un argument supplémentaire que l’on ajouterait à une grande famille de conflits sociaux, où seule la notion de discrimination au sens large prédomine les esprits les plus étroits. Il s’avère tout de même que le film annonce de l’espoir et que l’on file droit vers une mixité fleurissante, malgré les éventuels obstacles qui se dressent continuellement face à nous.
Rien que du très classique, mais "Battle of the sexes" est plaisant à voir de bout en bout, grâce notamment à ses deux acteurs principaux, Emma Stone et Steve Carell, portant leurs personnages de Billie Jean King et Bobbie Riggs avec un dynamisme convaincant. Certes on sait à peu près à quoi s'attendre, et le réalisateur nous donne à voir tout ce qu'il y avait à connaître sur cette histoire peu connue ici. En même temps, cette rencontre entre une joueuse de tennis féministe et un retraité de la raquette macho, cela ne pouvait que donner lieu à des situations et dialogues tordants, reflétant l'esprit d'une époque. Et nous rappeler par la même que fort heureusement les mentalités ont malgré tout bien évolué, grâce notamment à des personnages tel Billie Jean King.
En 2006, Valerie Faris et Jonathan Dayton avaient enthousiasmé les spectateurs avec une irrésistible comédie (« Little Miss Sunshine »). Ils récidivent aujourd’hui avec ce film, certes moins original, mais ne manquant ni de subtilité ni de mordant ni d’humour. Nous voici transportés en 1972 dans le milieu du tennis, aux côtés de Billie Jean King (Emma Stone), une championne qui se rebelle contre le sort réservé aux femmes dans ce milieu. Il lui paraît inacceptable, à juste titre bien sûr, que les joueuses, tout aussi talentueuses soient-elles, gagnent moins, beaucoup moins, que leurs homologues masculins. Ce qui la conduit à quitter la Fédération de Tennis officielle pour en créer une qui soit affectée exclusivement aux femmes. C’est alors qu’il se trouve un ancien numéro 1 mondial du nom de Bobby Riggs (Steve Carell) pour lancer un défi à la championne et ainsi donner la preuve, en remportant la victoire (ce dont il ne doute pas), de la supériorité des hommes sur les femmes ! Le personnage est insupportable de suffisance et de misogynie et, bien entendu, Billie Jean King accepte de l’affronter sur un court. C’est l’un des grands points forts de ce film que de ridiculiser le machisme tout en conservant une approche teintée d’humour. La prétendue supériorité masculine en prend pour son grade et c’est tant mieux. L’autre point fort du film, c’est l’art de raconter, tout en finesse, comment Billie Jean King découvre son homosexualité en compagnie de sa coiffeuse. Dans l’Amérique puritaine de cette époque-là, cela ne va pas de soi. Le film est agréable et s’achève avec un morceau de bravoure : le match opposant Billie Jean King et Bobby Riggs, match remarquablement mis en scène et dont, bien sûr, je me dois de ne pas révéler l’issue !
Sorti quasiment en même temps que Borg-McEnroe, Battle of the sexes est différent de cet autre film sur le tennis car il privilégie les thématiques tournant autant de la libération de femmes (que ce soit l’égalité financière ou la liberté sexuelle). Cela explique que le couple de réalisateurs Jonathan Dayton-Valerie Faris ne stylise pas autant les matchs de tennis que Janus Metz Pedersen (on est très proche du filmage télévisuel classique des matchs de tennis) car ce qui compte pour eux sont les aspects sociaux que traite cette histoire. Celle-ci, effectivement passionnante, est personnalisée par d’excellents acteurs (Emma Stone, Steve Carell qui s’amuse avec le côté cabot de son personnage, Andrea Riseborough, Sarah Silverman, Alan Cummings, Elisabeth Shue, Bill Pullman…) au service d’un scénario et d’une mise privilégiant les personnages au spectaculaire, ce qui permet de s’attacher à ceux-ci et qui rend le film très intéressant à voir. Sorti presqu’en même temps que le scandale de l’affaire Weinstein, Battle of the sexes est un film à voir pour se rendre compte des progrès effectués dans l’égalité hommes-femmes et l’acceptation des différences sexuelles même si ces luttes sont loin d’être achevées.
"Battles of the sexes" a empiété le débat sur l'égalité homme/femme qui secoue le monde entier. Et pourtant il s'agit d'une histoire vraie qui a eu lieu il y a des années de ça. Comme quoi ce sujet revient toujours sur la table et 'il est peut-être tant de le régler une bonne fois pour toute. Bref, le film est un bon biopic avec tous ses rebondissements (les moments de doutes, de persévérances, les combats, ...) tout y est. En plus, s'ajoute le discours sur l'homosexualité ... Tout est là. C'est bien réalisé, et les acteurs choisis sont parfaits i Emma Stone et Steve Carell, les deux acteurs au plus grand potentiel humoristique d'Hollywood sont (de nouveau) réunis. Pourtant le coté un peu trop lisse de la mise en forme ne nous parvient pas forcement à garder en haleine jusqu'à la fin. On se doute de tout ce qu'il va se passer et le film perd de sa fraicheur petit à petit.
Emma Stone et Steve Carell tiennent à bout de bras ce film qui reste trop superficiel sur les thèmes de l’égalité homme/femme et de l’homosexualité qu’il prétend traiter. Il n’est donc pas autosuffisant mais il a le mérite découvrir la porte, d’éveiller la curiosité et d’inviter à en savoir plus.
Ne connaissant pas cette partie importante de l'histoire du tennis féminin, je dois dire que j'ai été surpris par cette histoire. Les acteurs sont bons, le casting est impeccable. L'histoire est assez prenante et on imagine sans peine le double combat qu'a du livrer Billie Jean King pour la reconnaissance de son sport et du reste. A voir pour les excellentes prestations de Emma Stone et Steve Carell et pour cette histoire etonnante.
Ce film est une réussite. À la fois un bio pique et une comédie, ils arrivent à retracer la vie d’une légende du tennis féminin. Légende qui est aussi combattu par rapport à l’égalité des sexes, d’un niveau de rémunération équivalent entre hommes et femmes sans oublier la cause homosexuelle. Une fois deux plus, Emma Stone est excellente dans son rôle. Bien évidemment, le casting n’est pas en reste.