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ATHMOS.ONER
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3,5
Publiée le 28 novembre 2017
Les biopics sont un peu moins à la mode cette année, il faut dire qu’à force, ça devient difficile de trouver des histoires humaines intéressantes qui n’ont pas encore été traitée au cinéma. Quelques semaines après le très intéressant « Borg vs. McEnroe », le tennis est de nouveau à l’honneur avec « Battle of the Sexes ». Mais si la balle jaune est présente tout au long du film, c’est surtout le combat de Billie Jean King qui est mis en avant. Elle qui a eu l’audace, le courage et la ténacité de se battre afin d’obtenir plus d’égalité de traitement entre les sportifs masculins et féminins. Bien entendu, il s’agit d’aspect financier, mais aussi et surtout, de reconnaissance pure et dure du sport féminin alors jugé comme particulièrement inférieur, voir inintéressant. Par extension, il va de soi qu’il s’agit aussi de la perception de la femme de façon générale. Une fois de plus, Hollywood trouve une histoire singulière et vraie à porter sur grand écran. Si le film est de facture très classique aussi bien dans le montage que la réalisation, il n’en reste pas moins agréable visuellement de par l’utilisation du 35mm avec son grain et sa saturation des couleurs typique des années 70. La reconstitution d’époque est excellente, des voitures aux coupes de cheveux en cheveux en passant par les iconiques « blue suede shoes » (refaites pour l’occasion par la marque aux trois bandes) : tout est plus vrai que nature ! Le scénario est un peu trop sage et convenu, mais il parvient tout même à nous tenir en haleine jusqu’au dénouement du match aussi improbable que fondateur entre Billie Jean King et Bobby Riggs. Le film est multicouches et il ratisse peut être un peu trop large : entre le tennis, la politique, le sponsoring, l’argent dans le sport, l’homophobie, les machos… Certaines parties sont inégales et un peu bancales (voir fausses comme dans tout biopic me direz-vous) mais l’essentiel est préservé : prouver à la masse que les femmes ne comptent pas pour des prunes, même dans le sport. Ce film à une résonnance toute particulière à l’heure actuelle, hasard du planning, et il constitue une bonne base pour voir le chemin parcouru et celui qu’il reste à faire pour l’égalité et le respect des femmes. 44 ans après, la bataille est loin d’être gagnée et certains acquis sont encore menacés…
Après Little Miss Sunshine et le moins heureux Elle s’appelle Ruby (un peu lourd et stéréotypé indé, made in Sundance) le duo peu prolifique Dayton-Farris revient sur grand écran avec Battle of the sexes (un film tous les 6 ans environ). Casting étoilé et retour de l’indispensable Steve Carell. Si la réussite de leur premier long-métrage n’est pas totalement au rendez-vous, le contrat est parfaitement rempli dans la catégorie feel good movie, ni plus ni moins. Le suspense d’un final évaporé dès le début du film (existence même du film, sinon, à quoi bon !?) les deux metteurs en scène se sont appuyés sur leur casting, Emma Stone et Steve Carell en vitrine, bien épaulé par pléthore de seconds rôles tous très bons dans leur rôles respectifs. Petite frustration de ne pas voir plus que ça le génial Fred Armisen dans un rôle quasi muet mais formidable de discrétion, Sarah Silverman qui ne semble pas jouer mais être elle-même, Bill Pullman grinçant à souhait qu’on voit de plus en plus en ce moment (et c’est tant mieux) et Alan Cumming qu’on avait pas vu aussi touchant depuis un moment. Car Battle of the sexes semble être avant tout un film d’acteurs, un film où l’étiquette « indépendant » est portée par des comédiens tous à leur affaire ici. Non pas que la mise en scène ne soit pas soignée (bien que brouillonne au début, pour être plus aventureuse dans sa deuxième moitié) mais elle n’apporte pas en soit un intérêt réel. C’est donc sur le casting et la direction d’acteurs que tout repose, et tout est réuni ici pour relater cette histoire vraie de personnages touchants à truculents. Evidemment c’est l’écho féministe, très en avant en ce moment qui sert d’étendard au film, représenté de manière assez délicate dans une Amérique seventies soigneusement reconstituée (décors, costumes, retransmissions TV). Battle of the sexes est tour à tour un libellé politique et une ode contre la discrimination (superbe séquence de 30 secondes entre Cumming et Stone) d’une certaine justesse mais qui manque un peu d’envergure, du moins proche de celle qui sur un autre sujet avait permis au duo de réaliser le touchant Little Miss Sunshine. Battle of the sexes est donc une belle reconstitution qui échappe avec finesse à pas mal de stéréotypes, portée par un excellent casting (Stone et Carell en tête) qui par la sincérité qu’il dégage rempli son postulat de départ, feel good movie classique, avec ses qualités et ses défauts, valeur sûre sur laquelle on ne prend que peu de risques notamment au cœur d’une mise en scène classique, mais sans jugement de valeurs.
Ce film n'est pas une comédie contrairement à ce que laisse croire en partie la bande-annonce. En traitant du monde du tennis, de l'égalité homme-femme ou de l'homosexualité féminine ou du moins en survolant ces thèmes, le film dresse surtout le portrait de 2 personnages, une joueuse de tennis au sommet qui se bat pour faire reconnaître le tennis féminin dans un sport où les instances sont tenues par des hommes et un ancien joueur de tennis professionnel, joueur compulsif. qui cherche à renouer avec un quelconque succès. Et cette partie est intéressante et touchante, Emma Stone et Steve Carell étant parfaits dans leurs rôles respectifs. Film correct.
" battle of the sexe " biopic sur la grande joueuse de tennis billie Jean King est un film réussit. En effet celui ci traite d'une manière plutôt équilibrée les thèmes de la misogynie, l'homosexualité féminine, l'homo phobie et inégalités entre femmes et hommes .Emma Stone et Steve carrel sont juste dans le rôle. Nous passons donc un bon moment devant ce film un peu classique tout de même.
Un très beau film sur l'histoire d'une joueuse de tennis vraie et qui va tout faire pour faire avancer la cause féminine notamment les gains versés aux joueuses inférieurs au hommes et montrer la capacité à être égale à l'homme bravo un sujet encore d'actualité à voir
Bon film sur un moment important du sport féminin et plus particulièrement du tennis. Film qui se regarde gentiment, sans véritables étincelles mais plutôt consciencieux. On peut aussi passer à Borg - McEnroe ;-p
Décidément, le tennis inspire le cinéma en ce moment. Après Borg/McEnroe, voici donc la fameuse bataille des sexes. Mais Battle of the sexes est d’abord et surtout un très beau et fort portrait de femme. Première femme à gagner 100000 dollars en une année, première sportive à faire son coming-out, première femme décorée de la plus haute distinction civile américaine, créatrice de la WTA, etc etc. Billie Jean King est la femme de tous les records et des premières fois. Une militante qui a tant fait (et encore maintenant) pour démocratiser son sport, imposer le tennis féminin et toujours batailler pour les droits des LBGT. Ce nouveau film de Valerie Faris et Jonathan Dayton (Little Miss Sunshine) n’est pas un chef d’oeuvre mais le tout se tient très bien. Le propos est fort et chargé d’émotion. Et puis ces faits survenus dans les années 70 sont encore malheureusement totalement d’actualités aujourd’hui. Même si les choses évoluent, il reste encore beaucoup de boulot. Techniquement, la période est bien rendue (même si un peu kitsch). Le casting fait pour beaucoup dans le charme et la réussite de l’ensemble. Emma Stone est formidable dans le rôle de l’ex-numéro 1 mondiale, avec une certaine ressemblance physique. Un rôle qui pourrait lui offrir une nouvelle nomination aux Oscar en janvier prochain. Steve Carell est inénarrable en Bobby Riggs, également ancien n°1 mondial, misogyne et provocateur. Ils sont bien entourés par les talentueux Andrea Riseborough, Bill Pullman, Elisabeth Shue ou Sarah Silverman. Un beau film donc, plus puissant qu’il n’y paraît (finalement bien plus social que sportif), pour le beau portrait d’une femme qui n’a jamais baissé les bras et fait évoluer les mentalités pour rendre la vie (un peu) plus facile à nombre de personnes. Une grande dame.
Ce qui impressionne avec ce film, (outre le fait que l'on passe 2 excellentes heures) c'est le réalisme dont le film est empreint. Tout est vrai ! Dans les moindres détails et c'est impressionnant ! L'histoire de cette jeune femme qui lutte contre ce monde maculiste et plein de sexisme banalisé est franchement réconfortant. On trouve la du courage, l'histoire vrai d'une héroïne incarné à la perfection par Emma Stone qui a d'ailleurs déjà largement fait ses preuves. Mais Steva Carell est également impressionnant ! Repoussant dans la peau de cet abruti de Bobby Right qui ne pense qu'à dévaloriser le tennis féminin et les femmes en général. Battle Of The Sexes fait partie de ces films qui méritent bien plus de visibilité, de ces films qui passent dans l'ombre quand d'autres navets sont valorisés. Car oui, progressiste, beau, et portés par des acteurs excellents, battle of the sexe donne le sourire et nous met de bonne humeur.
Emma Stone et Steve Carell tiennent à bout de bras ce film qui reste trop superficiel sur les thèmes de l’égalité homme/femme et de l’homosexualité qu’il prétend traiter. Il n’est donc pas autosuffisant mais il a le mérite découvrir la porte, d’éveiller la curiosité et d’inviter à en savoir plus.
Belle mise en image autour d'une d'histoire opposant hommes et femmes sur fond de tennis. Ema stone superbe, et l'ensemble des personnages sont vraiment bien campés. C'est subtil, c'est divertissant, inspiré d'une histoire vraie. Très bon moment de cinéma.
Ne pas bouder son plaisir et se laisser faire, sans trop gamberger à la futilité foncière qui préside au sport professionnel, ni aux surenchères friquées dont ce microcosme était déjà coutumier dans les seventies (autant sinon plus aux USA que chez nous), c'est le parti-pris qu'il convient d'adopter pour pouvoir apprécier ce sympathique biopic, chargé d'un message féministe simple (je n'ai pas dit simpliste !) et de bon aloi. Ce parti-pris, je n'ai eu aucun mal à le prendre vu la qualité de la mise en scène et de la direction d'acteurs. Les prestations bien crédibles d'E.Stone et de S.Carell, pour ne citer que les têtes d'affiche, font passer de bons moments de détente et même d'émotion. Les seconds rôles ne sont pas en reste, j'ai notamment trouvé bien vu le personnage de Ted, le couturier fine mouche plutôt attachant. Le match final fait son petit effet, tout le monde y gagne, les féministes font leur chemin comme les LGBT. L'air de rien les temps changent doucement, comme semble le confirmer l'actualité récente. C'est très bien comme ça.
Bonne représentation des années 70 et de cette lutte pour l'égalité. L'histoire vraie d'une joueuse de tennis rebelle et qui découvre son homosexualité. L'interprétation est bonne mais le film manque un peu de rythme.
Ce film intéressera les amatrices et les amateurs de tennis, mais pas seulement.
Dans une ambiance seventies, l’histoire est celle de la joueuse de tennis vedette Billie Jean King, aussi féministe et homosexuelle.
Elle va se battre pour une rémunération égale entre hommes et femmes lors des tournois de tennis. Elle jouera cette avancée dans un match proposé par un joueur de tennis sur le retour, Bobby Riggs, addict aux jeux divers et sexiste assumé.
Le film s’attache d’abord à la vie relationnelle de Billie Jean King, ensuite de sa passion pour le tennis. Les matches sont bien filmés et le dernier palpitant !
Emma Stone et Steve Carell ressemblent beaucoup à leur modèle et ils jouent de façon dynamique, pétillante, passionnée.
J’ai surtout beaucoup aimé l’humour qui se dégage de ce film : les machos sont tellement lourds qu’ils en deviennent ridicules et c’est finalement très drôle ; Billie Jean King leur donne une belle réplique ! Un film qui fait du bien à l’amour-propre féminin !
Excellent jeu d'acteurs, tres bon rendu de l'époque dans les décors et l'ambiance. Drôle. Un vrai feel good movie tout sauf niais. On reconnaît la patte du scénariste de slumdog millionnaire qui affectionne les personnalités pugnaces.
En septembre 1973, à Houston un match de tennis oppose Billie Jean King, vingt-neuf ans, ex-numéro un mondiale, et Bobby Riggs, cinquante-cinq ans, cheval sur le retour du tennis des années 50 et phallocrate assumé. L'enjeu : démontrer que les hommes sont supérieures aux femmes... ou pas.
L'histoire que raconte "Battle of the Sexes" pourrait sembler incroyable si elle n'était pas inspirée de faits réels. Au début des années 70, alors que le débat sur l'égalité des droits homme-femme faisait rage (un amendement en ce sens à la Constitution venait d'être rejeté au grand dam des féministes) et que Billie Jean King avait pris la tête du combat pour la revalorisation des primes des tenniswomen, un clown défiait l'ex numéro un mondiale. Billy Riggs aurait pu être un personnage odieux. Interprété par Steve Carrey, il réussit à être touchant. Lui le premier ne croit pas vraiment aux énormités machistes qu'il profère.
L'héroïne du film est évidemment Billie Jean King. Emma Stone, l'actrice oscarisée de "La La Land". Horriblement défigurée par une coiffure hideuse et des lunettes qui lui mangent le visage, elle n'en rayonne pas moins. Avec sa bande d'amies qui militent à ses côtés, elle donne une image de super copine qui rend tout à la fois son personnage et elle-même très sympathique : la numéro un mondiale - et titulaire en titre de l'Oscar - n'a pas la grosse tête.
"Battle of the Sexes" est non seulement l'histoire de son combat pour les droits des femmes mais aussi celle de sa découverte de l'homosexualité. La véritable Billie Jean divorcera de son mari et fera son coming out en 1981. La bluette qui unit la tenniswoman à sa coiffeuse n'est guère crédible. Elle n'en est pas moins touchante. Comme l'est la réaction du mari de Billie Jean qui aurait pu sombrer dans la caricature du cocu de comédie.
Courez voir "Battle of the sexes", mon film préféré du mois auquel je n'ai pas osé mettre cinq étoiles pour ne pas encourir le reproche légitime de ma superficialité. Sans doute, "Battle of the Sexes" ne révolutionnera pas le cinéma et n'est pas du niveau de "120 battements par minute", "Dunkerque" ou "La La Land". Mais pour autant, c'est un film enthousiasmant, bien joué, fin et drôle. Un feel-good-movie qui ne prend pas ses spectateurs pour des idiots.