Captain Fantastic
Note moyenne
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LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2016
Cette histoire de petite famille américaine, qui vit en partie déconnectée du monde, est inspirée de la jeunesse de son réalisateur, Matt Ross. Dans la première partie du film il nous présente donc ce père avec ses six enfants au milieu de leur cadre naturel, la forêt, et vivant de chasse et de lectures. Coupés du monde, et grâce aux livres et aux préceptes d’éducation de leur père, les enfants sont de vrais petits singes savants. Le film souffre de quelques longueurs dans cette phase de présentation des personnages. Par la suite, la petite famille hippie se lance dans un road-movie étonnant à travers l'Amérique. C’est dans différentes séquences de rencontres avec des gens « normaux » que le film devient passionnant et nous fait nous poser beaucoup de questions, les mêmes d’ailleurs que se posent le père. En effet, est-il possible de vivre autant déconnecté du monde capitaliste et consumériste qui les entoure ? Le père protège-il ses enfants ou, au contraire, les met-il en danger ? Matt Ross présente, dans un scénario brillant, tous les points de vue qui s'opposent, et qui chacun se valent. Sa mise en scène est très travaillée et les paysages qu'il filme sont sublimes. Le récit est régulièrement accompagné de magnifiques musiques composées par Jonsi du groupe Sigur Ros. Viggo Mortensen est absolument exceptionnel et il réalise une transformation physique inoubliable vers la fin du film. Captain Fantastic nous fait passer du rire aux larmes et, malgré quelques petits défauts (des longueurs et des moments un peu gênants), est un long-métrage assez mémorable.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 novembre 2016
J'aime bien les propos que tient ce film, ça fait réfléchir un peu. Par contre je suis déçu que ça ne va pas plus loin dans la critique de la société et que le côté dramatique soit trop accentué, j'aurais préféré que ce soit déjanté et plus osé comme dans God Bless America. Mais bon il vaut quand même la peine qu'on s'y attarde :)
Gilles S
Gilles S

6 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2016
Une claque visuelle ... quelle histoire !
Hors du commun, il faut aller le voir, prendre 2h de sa vie pour un film de ce genre, je recommande
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 novembre 2016
Quel impact les décisions des parents peuvent-elles avoir sur leurs enfants ? Vigo Mortensen se propose de répondre à travers un long métrage aussi touchant que bien pensé. Un parcours initiatique qui fait réfléchir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2016
Les gens qui se sentent attaqués (à tort) par ce film mettent de très mauvaises notes. "Captain Fantastic" met un coup de pied dans le cœur des convaincus et déchire l'esprit des persuadés. C'est un film sur "la remise en question". Aucun personnage n'en ressort "meilleur" ou plus "sage" que les autres malgré leurs différences. Plus que sur la complexe éducation, une leçon sur la vie sans morale. Film Universel.
valérie C.
valérie C.

5 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2016
Très beau film, remarquablement interprété par Vigo Mortensen, mais TOUS les comédiens sont parfaits. Le film parle bien sur d'éducation, mais surtout questionne notre système et la vision du monde que l'on y propose à nos enfants, celle qui construira l'avenir. Ça parle aussi d'humilité, de droit à l'erreur, de nos fragilités, des erreurs que la souffrance fait commettre, et d'amour - de façon presque spirituelle.
Étrange film à un moment où nos systèmes d'éducation s’effondrent, prônant des valeurs aussi ridicules que la liberté, et la pensée, la culture, comme outils de liberté. Plus étrange encore que ce soit l'Amérique actuelle qui nous offre ce point de vue.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2016
Tiens, nous voici dans une atmosphère qui n'est pas sans rappeler la fin des sixties ou, si l'on préfère, le début des seventies ! Une famille hippie-écolo-libertaire vit dans le fin fond des bois du nord-ouest des Etats-Unis. Une sympathique tribu constituée d'un couple et de sept enfants. On chasse le cerf à la manière des Indiens, avec un arc et des flèches et même à mains nues pour montrer qu'on est un homme. Papa enseigne à ses rejetons aussi bien la physique quantique que la Constitution des Etats-Unis, le tout entrecoupé d'exercices physiques des plus rudes qui doivent permettre aux enfants de faire face à tous les dangers et à toutes les situations. Maman, ex-avocate, est devenue bouddhiste après avoir été élevée dans une famille catholique des plus conservatrices. Tout va à peu près bien jusqu'à... Et là les choses vont changer du tout au tout. Le film devient alors un road-movie. Destination l'Amérique avec ses complexes autoroutiers, ses fast-foods, ses villes aux innombrables gratte-ciels et surtout son idéologie mercantile et consumériste. Dès lors, on le comprend, tout sera affaire de contrastes soulignés de la manière la plus caricaturale qui soit : aux écolos adeptes d'une vie en harmonie avec la nature va s'opposer une Amérique ultra-réactionnaire qui ne peut admettre d'autres manières de vivre que l'American way of life. Il faut dire que le scénario ne donne pas dans la dentelle et que le "Captain Fantastic", incarné par Viggo Mortensen, a le don de se mettre à dos sa belle-famille par son art de la provocation. Cela dit, c'est une comédie mais aussi une fable et, comme beaucoup de fables, elle comporte quelque chose de simpliste. Fable qui interroge sur l'Amérique et son évolution, sur son rapport à la consommation, mais aussi et surtout sur une forme d'éducation qui a encore ses adeptes : enfants non scolarisés, élevés par des parents qui soit donnent dans le laxisme, soit - c'est le cas ici - ont tendance à imprimer à leur pédagogie rousseauiste un accent fascisant. Enfin c'est l'occasion pour le cinéaste, Matt Ross, de développer le thème de la paternité et du rapport d'un père à ses enfants en l'absence de la mère. Viggo Mortensen est impressionnant dans le rôle-titre, à la fois tyran et complice des enfants ; à ses côtés toute une ribambelle de jeunes acteurs et actrices jouant avec un beau naturel (surtout les plus jeunes). En somme, un film sympathique et qui rappelle l'atmosphère baba-cool de nombreuses œuvres cinématographiques qui ont marqué le tournant des années 60-70 et qui proposaient déjà d'autres formes de vie, d'autres utopies.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2016
Moitié hippie, moitié altermondialiste, un père décide d’éduquer ses six enfants loin de la société et de ses pollutions. Mais sa vie hors du monde est remise en cause lorsque sa femme se suicide. Contre l’avis de ses beaux-parents, il décide de se rendre aux funérailles en compagnie de ses enfants et d’exécuter les dernières volontés de la défunte.

Et dire que j’ai failli ne pas aller voir ce bijou ! Sa bande-annonce me donnait l’impression d’en révéler tous les ressorts et de ne ménager aucune surprise. Quelle erreur aurais-je commise ! Ma passion inentamée pour le cinéma doit beaucoup à de telles surprises : j’arrive encore à être étonné, emporté, par des films qui ne paient pas de mine.

« Captain Fantastic » commence comme « Into the Wild » et finit comme « Little Miss Sunshine ».

Soit au départ une première moitié du film qui se déroule exclusivement dans les montagnes Rocheuses où Ben et ses enfants réalisent une utopie écologique : vivre en harmonie avec la nature, en y développant son corps et son esprit (Ben soumet ses enfants à un entraînement physique et à une éducation intellectuelle qui fait d’eux des Castors juniors aussi débrouillards que savants).

Soit ensuite un road trip familial provoqué par un bien macabre événement mais qui multiplie les situations cocasses. Cette petite bande décalée rencontre de « vraies » gens, s’y percute parfois (les élans amoureux du fils aîné pour une cagole de camping sont hilarants), les met face à ses contradictions souvent (les cours que Ben donnent à ses enfants donnent de bien meilleurs résultats que ceux que leurs cousins reçoivent au collège).

« Captain Fantastic » est follement attachant par son absence de manichéisme. Ben n’est ni un gourou qui endoctrine des mineurs sous influence, ni un héros monolithique qui a raison contre la terre entière. C’est un père pétri d’amour qui veut protéger ses enfants et leur transmettre le meilleur. Cet amour s’illustre dans le respect qu’il porte à chacun d’eux : les enfants ne sont jamais traités comme une masse indifférenciée mais comme six individualités aux besoins spécifiques. Et les résultats qu’il atteint feraient pâlir de jalousie tout parent d’élève normalement constitué : les analyses que font, sous l’aiguillon de leur père, l’aînée de « Lolita » ou la cadette du Premier amendement sont d’une rafraichissante acuité.

Cet amour se traduira dans le dernier tiers du film par une prise de conscience et par une décision qui force l’admiration et démontrera la capacité de Ben à reconnaître ses limites et à toujours faire prévaloir le bien-être de ses enfants.

Sans avoir l’air d’y toucher, « Captain Fantastic » traite avec une infinie délicatesse de sujets aussi grave que la paternité, l’éducation, le libre arbitre. À chacune de ces questions, il propose une réponse tendre, bonne, juste. Un pays qui produit de tels films ne peut pas être totalement mauvais. Même après avoir porté à sa tête un clown misogyne et menteur.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2016
Un père de famille nombreuse élève toute sa petite famille dans la nature loin de la technologie, de la société de consommation ; mais avec une exigence d’autosuffisance et de niveau culturel élevé pour ses ouailles. Toute cette petite troupe sait survivre dans la nature mais sait réfléchir et penser par elle-même. L’utopie Rousseauiste s’épanouie devant nos yeux. Mais la mère meurt, le fils aîné a envie d’études dans une grande université ; le modèle éducatif va s’effriter lors d’un road movie qui va prouver l’inadaptation au monde moderne de ces jeunes pousses érudit. Ce film pose une question éducative majeure que se pose bon nombre de parents : jusqu’où peuvent aller nos exigences éducatives envers nos petites têtes blondes sans les déconnecter de leur environnement (camarades, technologies, mode, pop culture, malbouffe,…) ? Comment trouver la juste mesure entre liberté et cadrage ?
Ce film pose donc de vraies questions sous la forme d’une fable utopiste légère et positive. Un road movie à mi-parcours entre une référence du cinéma indé US, « Little miss sunshine » et le très bon film jusqu’au-boutiste écolo « Into the wild ». Le père de famille est lui aussi jusqu’au-boutiste dans ses convictions, le scénario est donc très manichéen. Et c’est la limite majeure même si ça permet de mettre le doigt sur la superficialité de nos sociétés occidentales… mais avec de gros sabots.
Donc malgré des grossièretés scénaristiques, je serais indulgent devant ce qui est une bouffée d’air frais et la foison de thèmes abordés. La religion en prend aussi pour son grade, ce qui n’est pas sans me déplaire. Pris de la mise en scène à Cannes dans la section un Certain Regard, il offre une réflexion sur le monde comme il va : tolérance, acceptation du modèle vendu par des multinationales, conformisme, éducation,…
A voir pour en débattre ensuite autour d’un verre
jean-baptiste L
jean-baptiste L

33 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2017
Film intéressant qui donne à réfléchir sur les voies d'une alternative à la pensée unique, à la société unique de consommation. pitch : un intellectuel extrait ses enfants du monde pour leur donner en pleine nature une éducation physique et philosophique idéale. Maître à penser forcené, il ne tombe pas dans le piège des gourous, car la discussion est respectée et il reconnaît ses erreurs, pour s'adapter finalement à la demande de normalisation de ses enfants, à contre cœur.
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2016
C'est un film touchant qui invite à la réflexion sur les principes éducatifs à privilégier pour ses enfants. La nature et l'humanisme sont les fondements de la ligne directrice que souhaite suivre ce père d'une famille nombreuse qui est arrivé à construire un clan uni. Esprit ouvert, il va vite être tiraillé entre ses beaux principes et l'urgence d'aider ses enfants à s'adapter à la vie moderne. Un film réflexion qui invite au débat et à éviter les partis pris rapides.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2016
Un film touchant et dont on se rappelle longtemps. À voir plusieurs fois sans problème si l'on veut comprendre toutes les citations et morale parfois difficile. Breff foncez y
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 novembre 2016
Mais quel film , mais quel super film , a voir absolument , tout sonne vrai , il est formidable ce film , cela nous change des daube du système
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2017
Captain Fantastic n'a aucune peine a charmer le spectateur dans sa démarche jusqu’au-boutiste écologique et réfléchie, avec en tête de cortège ce père de famille incarné avec une grâce qui lui est propre par Viggo Mortensen. Avant de parler de ce rejet de la société de consommation par cette famille vivant recluse et en quasi auto-suffisance, je pense que le débat de ce film est avant tout centré sur l'éducation des enfants. C'est ce qui semble le plus cher au père récemment veuf et désœuvré, et dans le simple fait qu'il doute prouve cette volonté du meilleur pour ses enfants, comme tout le monde en fait. Sauf que ce monsieur n'a pas décidé de faire comme tout le monde justement, et que cela pose quelques problèmes. Le film en fait habillement la liste, en dressant des constats aberrants et tristes. Même si les réserves sont on ne peut plus logique face à cette façon de vivre, il convient de prendre le film en empathie avec la famille, car elle n'offre que ce sentiment, en donnant de la passion dans tout ce qu'elle entreprend (sport, littérature, langues, créativité musicale... mais surtout les missions, La mission). La réalisation de Matt Ross est appliquée et donne le ton juste tout au long du récit. Il y a juste ce côté démonstratif qui n'évite pas toujours la facilité. On retient quelque chose de profondément beau et intelligent, oui qui fait réfléchir malgré tout, ne donne pas toutes les réponses car il faut bien se dire que quoi qu'on fasse, ça ne sera jamais ce qu'il fallait faire de mieux pour sa progéniture, that's it, mais ça à le mérite de remettre l'humain au centre. La scène de quasi-clôture avec la reprise de Sweet Child O' Mine est lumineuse et pleine de grâce. Une expérience qui ne s’oublie pas.
Charles J.
Charles J.

41 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2016
whaou ! Quel régal! Une critique acerbe et drôle sur l'éducation, notre relation à la Mort, à l'Amour, à la famille sur fond de road movie. Au-delà d'un très bon moment de cinéma vous sortez de Captain Fantastic transformé, vous vous dites que vos choix de vie ne sont pas forcément les bons et qu'il y a sans plusieurs façons d'aborder l'existence.
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