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Nicolas L.
118 abonnés
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4,5
Publiée le 18 octobre 2020
Que c'est beau ! Que c'est poétique ! De l'aventure, de la comédie romantique, du drame, du fantastique, le film mélange les genres et en crée un nouveau. La musique toute en finesse et profondeur apporte beaucoup d'émotion à l'histoire et certaines scènes sont des prouesses d'inventivité. Juste la fin qui déçoit un chouille car se finit en noeud de boudin. Mais pour le reste qu'elle claque !!
Un film véritablement beau esthétiquement et scénaristiquement. Les dessins sont superbes, les musiques sont envoûtantes, et l'histoire est bouleversante. Ayant failli perdre l'usage de ma main droite à 18 ans, j'ai été particulièrement touché par cette histoire, dont l'idée originale est pour le moins atypique. Une très belle surprise !
Cocorico, c'est français et c'est du haut de gamme ! Merci d'abord à la production Xilam, à J.Clapin dont c'est le premier long métrage, à D.Lévy qui a signé la musique, à toutes les petites mains et voix... Ce récit poétique, onirique et sensible vaut autant par ses qualités graphiques et chromatiques que par l'originalité de son scénario. Très vite accroché par les péripéties que lui réserve le périple urbain d'une main coupée qui s'obstine à retourner vers son propriétaire, le spectateur accepte sans se poser de question de se perdre dans le labyrinthe, construit à base de flash-backs, qui le fait entrer très progressivement dans l'histoire du jeune Naoufel, dans la naissance de son amour pour Gabrielle et jusqu'à la perte de sa main. La timidité de Naoufel, la richesse de son imaginaire, sa sensibilité et sa délicatesse en font un héros androgyne fort attachant, un looser magnifique, un poète résilient. Sa sobre relation à Gabrielle prend peu à peu le pas sur les aventures de sa main fidèle et débrouillarde, jusqu'à la connexion que nous propose la fin ouverte, comme un envol vers le rêve total... Magnifique ! Il faut aussi souligner l'importance d'une bande-son très inspirée, djeune mais pas que, diffusant sa dose de nostalgie autant que sachant faire monter la tension, quand les situations se corsent de dangers pour la main baladeuse. De la belle ouvrage, vraiment !
Foncez les yeux fermés et ouvrez les grands pour ne rien rater de ce chef d’œuvre absolu.
J’AI PERDU MON CORPS aura le César cette année et surtout il mérite d’être nommé à l’Oscar et a selon moi ses chances d’attraper la statuette, grâce à ses qualités artistiques incontournables, la puissance de visibilité que sa diffusion américaine lui donne auprès des votants de l’académie (qui vont peut-être enfin voir un film d’animation plutôt que de demander à leurs gosses pour qui voter) et face à une concurrence faite de suites et de sujets peu originaux cette année...
Une pure expérience émotionnelle par une équipe à suivre pour leurs prochaines œuvres.
Très beau film d'animation, poétique et fantastique (j'ai pensé à Maupassant). Certaines trouvailles visuelles sont sidérantes de beauté. Et la musique est envoûtante. Un très beau moment. Triste mais beau.
Adapté du roman HAPPY HANDS de Guillaume Laurant (qui est également scénariste, et qui a travaillé aux scénarios de bon nombre des oeuvres de Jean Pierre Jeunet), J'AI PERDU MON CORPS est un long métrage très réussi, réalisé par Jéremy Clapin, qui est scénariste, graphiste et illustrateur.
Cette oeuvre est brillante par sa réalisation, sa mise en scène et ses deux personnages principaux, qui sont hyper bien écrit.
Naoufel (personnage principal) a un background très touchant. Sa timidité et sa détermination le rendent très attachant.
Gabrielle (second personnage de cette histoire) est elle aussi très charismatique. La scène de la livraison de pizza, et de leur première "rencontre" au digiphone de l'immeuble est magnifique.
D'entendre seulement la voix de Gabrielle, interprêtée par Victoire Du Bois, rend son personnage très mystérieux.
Mais le tour de force de ce long métrage, c'est aussi la main coupée ! Clairement considérée comme un personnage à part entière de cette formidable et captivante histoire, son périple est vraiment impressionnant et très réaliste.
D'arriver à rendre aussi crédible une main, qui va vivre autant de difficultés, c'est vraiment du génie. Elle est totalement personnifiée et ça fonctionne de bout en bout... de doigts (si je peux me permettre).
Autre prouesse importante dans cette oeuvre : La bande originale, signée Dan Levy, est une pure merveille. Elle donne une force énorme au récit et à cette histoire captivante, à la tension palpable.
Le scénario, signé Guillaume Laurant et Jéremy Clapin est super bien écrit.
Le choix de mettre en scène d'intro, l'accident qui est à la base de tout le récit, participe clairement à captiver le spectateur pour comprendre ce qu'il s'est passé.
J'AI PERDU MON CORPS est une vraie claque (décidemment, faut que j'arrête...), et fait un grand bien au Cinéma d'Amimation français.
Film d'une très belle esthétique avec des dessins plus vrais que nature. Une adaptation réussie on se laisse bercer par l'histoire pleine de romantisme et de messages positifs. La musique est un régal
Déjà le montage alterné entre Naoufel et la main, ça fonctionne tout simplement trop bien.
Le ton du film, la scène du pigeon au début c’était difficile de s’y attendre. Et puis cette manière de filmer le monde, l’époque. C’est pas triste. Pas vraiment.
Les petits éléments récurrents qui participent aux thèmes et à l’ambiance. Le pôle Nord, le piano, l’enregistreur, la mouche. Et les éléments qui ramènent tout à la main. Découpage exceptionnel là dessus. Le scouter, le piano, la montre.
Musique et son remarquables, travail précis, inattendu et jamais superflu.
La relation entre Naoufel et Gabriel. Ça commence pas vraiment, ça finit pas vraiment, c’est d’une justesse pourtant. Pathétique aussi.
Finalement tout est tellement lunaire, mais tellement cohérent que ça donne un film magnifique, émouvant et sûrement inoubliable.
La forme l’emporte sur le fond, l’histoire étant assez banale : à Paris, à une époque où les téléphones portables n’existaient pas encore, un jeune homme, Naoufel, malhabile dans son travail (livreur de pizzas puis menuisier) et en amour, essaye d’échapper à sa solitude et son destin. Un habile montage rend l’histoire plus attirante, en mêlant passé lointain (l’enfance heureuse, en noir et blanc, où Naoufel est passionné de sons) et le passé proche (rencontre de Gabrielle, qui travaille dans une bibliothèque, jusqu’à son accident de travail), en parallèle d’une main droite échappée d’un laboratoire (on comprend assez vite à qui elle appartient) qui recherche son propriétaire. La beauté des images renforce le caractère sombre de l’histoire, voire même macabre (avec l’omniprésence d’une mouche aux yeux rouges). C’est le parcours de la main qui est finalement le plus intéressant, non sans rappeler mais en moins fantastique, « La bête aux cinq doigts » (1946) de Robert Florey.
Ce film a reçu les deux prix les plus prestigieux du festival d'Animation d'Annecy et c'est entièrement mérité. Oeuvre étrange et touchante, alternant le réalisme et l'onirisme, le film d'initiation et la comédie romantique, la perte de l'innocence et le passage à l'âge adulte. Graphiquement à la fois simple et superbe, cette histoire de main qui part à la recherche de son corps nous emporte dans un tourbillon de poésie et de rêveries mélancoliques idéalement mis en musique par Dan Levy. Un film d'animation à voir.
le film.est graphiquement réussi, la narration entre passé et parcours de la main est surprenant mais casse l'intérêt, l'émotion de l'histoire anté -trauma.une bonne une ambiance morbibe et d'angoisse pour le voyage de la main mais répétitif...au bout de 30 minute on attend la fin qui tombe un peu là...sur le dépassement et le destin de soi
Un film très bien fait mais un scénario qui sonne creux, on s'ennuie vite... On peut tout de même dire que la fin est tellement bien qu'elle mérite que l'on voit le film en entier. De plus, l'histoire n'est pas claire, les voix des personnages ne sont pas naturelles et parfois très mal jouées, ce qui gâche la véracité du propos.