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Youth est un film qui interroge l’art comme fontaine de jouvence, capable de réveiller le potentiel érotique des corps âgés, de ressusciter par la voix d’une autre l’amour et le deuil de son épouse, de permettre à un cinéaste de renom de réaliser son « œuvre-testament », de convertir le vieux en neuf. Le pouvoir résurrectionnel de l’art, en somme. Aussi Paolo Sorrentino pense-t-il son long métrage comme un tissu complexe fait de marches quotidiennes, de soins thalasso-thérapeutiques, de séquences fantasmées à Venise ou dans les vallées Suisse ; sa structure est à l’image de l’articulation des musiques, passant de la pop contemporaine aux compositions de Debussy. Et l’intelligence de la forme, très travaillée au demeurant, est que sa plasticité se heurte à l’apparent aléa de son insertion dans le récit, comme motivée par la réminiscence, l’écho de souvenirs en commun et sur le point de disparaître. Dit autrement, la beauté des plans comme la beauté du corps de Miss Univers nu pour le bain offrent aux beautés fanées une floraison nouvelle, l’essentiel étant la mise en contact de ce qui est hétéroclite, de ce qui d’ordinaire ne va pas ensemble, ne colle pas. Philosophie de l’art et philosophie de l’existence avancent main dans la main, toutes les deux jouées en mode mineur, à l’instar des « Simples Songs » composées par Fred Ballinger. Youth est une œuvre à la simplicité complexe, qui se plaît à dérouter son spectateur pour mieux, après avoir côtoyé l’insolite – un rapport sexuel dans la forêt entre deux septuagénaire, par exemple –, le raccorder à l’émotion dans ce qu’elle a de plus pure et universelle. Sorrentino emprunte de nombreux détours sinueux pour mieux atteindre le cœur battant de son œuvre en particulier et de l’homme en général : l’attitude de l’artiste devant la beauté de la vie et l’inéluctabilité de la mort, toutes deux fusionnant dans le processus de création artistique. L’art est une jeunesse éternelle.
Derrière l'humour so british parfois tant de pudeur...
beau film tout en retenue servi par un casting parfait (Michael Caine et pas que).
Invitation un peu lente mais très intéressante à une réflexion sur la vie, l'âge, la beauté et la jeunesse. en plus de
beau film tout en retenue servi par un casting parfait (Michael Caine et pas que).
Invitation un peu lente mais très intéressante à une réflexion sur la vie, l'âge, la beauté et la jeunesse. en plus de
Fred et Mick, deux vieux amis approchant les quatre-vingts ans, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel au pied des Alpes. Fred, compositeur et chef d’orchestre désormais à la retraite, n’a aucune intention de revenir à la carrière musicale qu’il a abandonnée depuis longtemps, tandis que Mick, réalisateur, travaille toujours, s’empressant de terminer le scénario de son dernier film. Les deux amis savent que le temps leur est compté et décident de faire face à leur avenir ensemble.
Pendant 2 heures j'ai attendu au moins une chose intéressante, un brin d'humour (l'affiche du film semblait l'annoncer), un attachement quelconque, etc, etc...
Mais non, absolument rien !
THE déception !
Mais non, absolument rien !
THE déception !
Une comédie douce-amère et nostalgique sur l'amitié, l'épanouissement et le temps qui passe, portée par le duo hyper attachant Caine/Keitel.
Pas mal. On dirait parfois un Wes Anderson mal assumé (même type de plans, de dialogues, de personnages ...). L'histoire est assez sympa.
Deux amis de 80 ans se retrouvent dans un hôtel dans les Alpes pour passer leurs vacances et vont être confrontés à différentes générations d’âges. Un film calme et reposant, dans un cadre magnifique, faisant réfléchir au temps qui passe, à l’amour, la gloire et à l’amitié. Les acteurs sont bons. Je tiens à préciser que ce film est plus à placer dans la catégorie drame quand dans comédie, car il y a peu de scènes drôles. Un bon film à voir pour se détendre si vous en avez marre des films d’action.
Film lent et contemplatif, dans lequel se côtoient des acteurs et actrices au top, beau casting et belle musique, et certains plans sont vraiment magnifiques. Mais pour moi un beau visuel ne suffit malheureusement pas pour sauver une oeuvre cinématographique, il manque peut-être ici selon moi des éléments qui rendraient le film moins creux, le scénario plus consistant. Un peu facile, l'affiche racoleuse, n'est-ce pas ?
Même si Youth relate les discussions de riches vieilles personnes dans un superbe hôtel, les sujets abordés sont universels et traités avec beaucoup d'humour. Ce film est plus proche du drame que d'une comédie. Youth a réussi à être intelligent sans être trop intellectuel ou abscons.
Ce film parle merveilleusement de la vieillesse. Les regrets, l’oubli du passé et des êtres aimés, l’immobilisme, vouloir sans pouvoir et puis l’ennui, les tracas physiques, le retrait progressif du monde, la distance de l’indifférence.
Idée de départ intéressante (le temps qui passe, la vieillesse du corps mais l'esprit qui reste jeune) avec des réflexions sur l'amitié, l'art. Hélas beaucoup trop long et certains délires inaudibles. Se laisse voir néanmoins pour Michael Caine et la bande son léchée.
Après "Les Conséquences de l'amour" (2004) et "Il divo" (2008), Paolo Sorrentino réunit dans "Youth" deux figures charismatiques du cinéma, en l'occurrence, Michael Caine et Harvey Keitel. Comme chaque année, Fred Ballinger (Michael Caine) et Mick Boyle (Harvey Keitel), amis de longue date (octogénaires ou presque), se retrouvent dans un hôtel des Alpes suisses afin d'y passer leurs vacances. Ballinger est un illustre (et légendaire) musicien (à la retraite), et Boyle, un scénariste toujours en activité malgré son âge avancé. Au début de l'histoire, Ballinger reçoit une proposition (qu'il refuse catégoriquement) l'invitant à diriger un orchestre devant la reine d'Angleterre (Élisabeth II). Disons-le clairement, "Youth" est un film atypique (c'est le moins que l'on puisse dire), associant des dialogues raffinés et des moments de silence (parfaitement exploités). Au-delà du scénario en lui-même, Sorrentino (particulièrement inspiré) nous propose une mise en scène exceptionnelle, doublée d'une introspection au scalpel des personnages principaux (qui font entre autres, le bilan de leur vie), où chaque phrase prend une signification particulière. Cela paraît parfois lent, mais rien n'est laissé au hasard, le réalisateur nous impressionne par son perfectionnisme et son habileté. Le monologue (au vitriol) de Lena Ballinger (Rachel Weisz) à l'attention de son père est extraordinaire (de lucidité), tout comme la conversation entre Boyle et Brenda Morel (Jane Fonda). Michael Caine (comme souvent) est à l'apogée de son talent, les acteurs secondaires sont irréprochables. "Youth" mélange les regrets, la mélancolie, la beauté et la sagesse (sans oublier une certaine détresse face aux évènements inéluctables), le tout dans un cadre idyllique et somptueux. Les scènes où Boyle rêve de ses propres acteurs sont sublimes, le domaine artistique est à son paroxysme, la musique se situe dans une symbiose parfaite avec le déroulement. La fin, grandiose et riche en émotion, est une véritable cerise sur le gâteau (car tout est beau dans ce film), avec l'apparition de la remarquable Sumi Jo (dans son propre rôle de soprano). "Youth" (peu mis en valeur par sa bande-annonce, faut-il le rappeler) représente la subtilité, le fatalisme et l'intelligence. Ce long-métrage est également marqué par sa rigueur, sa finesse et son originalité, Sorrentino signe une authentique œuvre d'art, à contempler sans modération.
Comédie dramatique sur le thème de la fin de vie, "Youth" s'est révélé être une très bonne surprise. Emmené par un superbe duo d'acteurs en la personne de Michael Caine et Harvey Keitel dont la complicité à l'écran fait des étincelles, ce film a su me faire rire et surtout par me toucher au travers des fortes thématiques qu'il investit. Si l'on y fait attention, c'est absolument chaque personnage du film qui se trouve, de manière plus ou moins littérale, à affronter la fin prochaine de sa vie. Au delà de se questionner sur la manière d’accepter le côté éphémère de l'existence, le film aborde une multitude d'autres thématiques toutes plus intéressantes les unes que les autres. La mise en scène est également très juste, dans la mesure où Sorrentino l'utilise pour prolonger puis dépasser les thématiques amenées par le scénario plutôt que de simplement les illustrer. "Youth" est un film drôle, touchant, profond et poétique qui m'a personnellement beaucoup marqué et que je ne peux que recommander.
Chef d'oeuvre? En tout cas un grand moment de cinéma comme je les aime. Merci et quelle merveille ce réalisateur, ces acteurs, cette musique, ces messages.
Un film superbe, à la suite je crois de La Grande Belleza qui est un chef d'oeuvre. Celui-ci est moins bon, mais aussi fort. Il porte parle de ce que signifie vieillir, mais sur un ton humain, léger et sérieux, amusant et triste, sur l'inévitable angoisse que provoque la peur de la mort, le temps qui passe et la difficulté de s'accepter. La musique est très belle et très présente dans ce film (j'écris cela alors que je l'ai vu il y a deux ans...). A revoir.
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