alcool, drogue, sexe dans le monde impitoyable de l'industrie de la musique où N. Hoult s'avère convaincant. un film assez trash, frontal, sans concession qui vire au thriller machiavélique. une curiosité.
une comédie policière trash, décomplexer et noir. Un film déconcertant sur le monde de la production, ou personne n'est vraiment à l'abri. Un film violent sur le plan psychologique qui ne laisse pas de moment de répit.
Franchement, avec ses yeux bleus perçants, ses cheveux impeccablement coiffés, et son corps fin, ce Steven Stelfox est beau comme un Dieu. En vérité, cet homme est un pourri. Il travaille dans l'industrie du disque, dans les années 1995, que les téléchargements illégaux n'a pas totalement ruinée. Travailler, c'est beaucoup dire. Il avoue dès le début du film que son ambition n'est pas de faire éclore de l'art, mais de faire de l'argent, à la manière d'un Rastignac des temps modernes qui se contrefiche de morale ou d'empathie à l'égard de ses collègues. Tout est bon, pourvu qu'il réussisse, lui, et qu'il ravisse la place du directeur artistique. Le film d'Owen Harris, est à l'image de son anti-héros : cynique, déterminé, sans pitié, cruel et percutant. On regrettera peut-être ces incursions dialoguées où le jeune ambitieux s'adresse directement au spectateur pour raconter ses macabres intentions ; en effet, elles alourdissent le propos, provoquant un effet démonstratif de ce que la mise en scène aurait suffi à signifier de l'arrivisme et de la psychopathie du personnage. Le problème, hélas, c'est que le mal gagne dans cet univers mercantile où la drogue, les coups bas, prennent le pas sur la créativité. Seul un groupe magnifique, The Lazie's, parvient peu de temps, à résister à ce concentré de perversion, générant avec leur art une sorte de fenêtre éthique où il est question d'amour au milieu de ce monde de requins. La bande-son est évidemment incroyable dans un film du genre. "Kill your Friends" n'est certes pas le chef d'œuvre de l'année mais il ne démérite pas dans la tension glaciale qu'il installe dans la salle. Le film aurait pu s'appeler "Splendeurs et décadences d'un ambitieux". Le crime l'emporte jusque dans le titre, qui laisse à penser que plus jamais rien ne sera gratuit dans ce bas-monde.
Comme beaucoup je ne peux m'empêcher de voir dans ce long-métrage britannique une version anglaise d’“American Psycho”, qui au lieu du Wall-Street des années 80, se déroulerait dans l'industrie du disque à Londres dans à la fin des années 90. Même milieux pourri par le fric, même beau gosse séducteur et drogué, rongé par l'ambition et qui méprise tout et tout le monde à commencer par les artistes qu'il doit produire. Mais a contrario du film américain qui était un thriller violent, “Kill your friends” est une comédie noire voire acide sur le milieu british de l'industrie du disque. On prend un plaisir jubilatoire à voir ce concentré de cynisme qu'est ce découvreur de talents, qui ne pense qu'à faire avancer sa carrière quitte à supprimer la concurrence et à produire de la “merde”. Nicholas Hoult est très convaincant dans ce rôle et il est sans conteste un des points forts du film. Le film est agréable et divertissant (et surtout délicieusement amoral), mais il n'est pas non plus extraordinaire original ni passionnant. À voir pour sourit devant une vision cynique de l'industrie de la musique.
Un film léger à l'humour macabre et satirique dans le milieu des producteurs de disques, Kill your friend n'en reste pas moins un divertissement agréable. Nicholas Hoult est excellent tout comme les acteurs qui l'entoure, la mise en scène est sérieuse et la réalisation assez bonne. Le scénario n'est pas très relevé mais l'essentiel n'est pas là dans ce film. Si la morale n'est pas non plus de mise, cet univers décapant du monde musical servi par quelques très bon morceaux nous donne un aperçu de la guerre que peuvent se livrer les managers et aux directeurs artistiques. Sympa mais sitôt vu, sitôt oublié
Une chose est certaine, Kill Your Friends sort de l'ordinaire. Satyre bien noire et bien barrée de l'industrie musicale des années 90, portée par un Nicholas Hoult en grande forme, ce film à la BO endiablée aurait pu être bien meilleur si le réalisateur ne s'était pas laissé allé à tant de violence visuelle pas forcément nécessaire, ni à un déluge de drogues et d'alcool qui font qu'on remet sans cesse en question la crédibilité des actes portés à l'écran. Qui plus est, le nombre incalculable de références musicales font que le commun des mortels (à savoir les personnes non férues de la culture pop des années 90) y perd son latin! Kill your Friends est définitivement un film à visionner sous acide, sous peine de perdre un peu le fil des délires filmés.
J'aurai pu donner les 4 étoiles pour caractériser ce film, mais malheureusement, passé l'heure du film, tout est partie un peu en cacahuètes. Si le thème accroche, surtout de mon côté, le personnage joué par Nicholas Hoult est particulièrement désagréable et c'est un peu ce qui donne le côté fou fou du film. Mélange étrange entre thriller à la Trainspotting et comédie noire anglaise, Kill Your Friends est un véritable défouloir dans une industrie musicale britannique remplie de vices et de dangers. Evidemment, spoiler: dès que le personne joué par James Corden se fait tuer , on sent que le film n'a aucune limite du gore. La fin est incompréhensible, totalement pathétique, mais le film reste en soit prenant !
Ce film trash et cash nous présente l'industrie musicale d'une façon directe, un uppercut en pleine face ! Nicholas Hoult incarne à merveille ce jeune loup ambitieux, avide de fric facile, de sexe et de drogues...et un peu de musique... Attention, ce film est à réserver à un public averti...
Pas le meilleur film de l'année pour autant mais un bon moment quand même. Le film, très proche d’American Psycho reste agréable à regarder, surtout grâce à Nicholas Hoult. Vous aurez plaisir à suivre les péripéties d’un manipulateur de génie doublé d’un producteur de musique. Comme quoi les monstres se trouvent partout. En plus de cela, une peinture au vitriole assez sympathique d’une industrie sans borne et sans limite.
Nous avons là un petit bijou de cynisme revendiqué, tournant à l'humour noir. Arrivisme poussée à son paroxysme, soif de pouvoir, mépris du public tout y est avec une interprétation fabuleuse de Nicholas Hoult. Le réalisateur a fait le choix de ne pas s'encombrer de fin morale, ni châtiment, ni rédemption rendant le film définitivement noir. Quant à la bande son, ne connaissant rien de la musique proposée je me suis surpris à l'apprécier.
Une belle interprétation de Nicholas Hoult pour une comédie satirique un rien dérangée et assez borderline. La bande son est des plus agréable et le fond de l'intrigue n'est pas sans rappeler "American Psycho", pour autant et malgré l'immoralité ambiante du métrage, ça manque étonnamment de folie sur l'ensemble. En somme, c'est sympa mais on tourne un peu en rond et ça traine gentiment en longueur. Au final, ce sont bien les prestations des acteurs qui constituent le bon point du métrage ainsi que l'ambiance délurée, bref c'est à voir une fois.
Voici une version showbizz du Couperet de Donald Westlake. Ca ne se passe plus chez les cadres sup au chômage mais chez les managers et D.A. d'une maison de production de disques qui risquent de s'y retrouver s'ils ne sortent pas de tubes. Seule solution : éliminer les concurrents, ce qui est en quelque sorte l'aboutissement ultime de la mise en compétition des salariés par le capitalisme. A la différence de celui de Costa Gravas, le film de Owen Harris est complètement déjanté. Il se répète et fatigue un peu, mais comporte tout de même d'excellentes séquences de cynisme et d'humour noir. Sa vulgarité voulue n'est pas gratuite. Surtout Nicholas Hoult, dans le rôle du cadre play boy arriviste et dépourvu de tout sens moral est formidable.
Bienvenue dans la face cachée des grosses industries du disque ! Kill your friends est une belle surprise puisque le film nous montre les dessous du pouvoir des employées qui œuvre en secret à la recherche de nouveaux talents. La trame est un peu lente, pas d'actions, beaucoup de bla-bla mais cela est nécessaire pour mettre en lumière les principaux acteurs de cette maison de disque. Clichés ou pas, ce monde méconnu fait peur, tout de même, entre coups bas, drogues, alcools, fêtes de dingues et course aux tubes, le sujet est vraiment intéressant, à condition de de porter un minimum d’intérêt pour la musique...Les acteurs sont bons et la narration des faits fait penser au film français "99 francs", un bon point!
Voilà le genre de film qui change de ce qu'on voit d'habitude ! C'est un film bien barré sur le monde de l'industrie musicale et toutes ses perversités avec une ambiance sombre et un humour noir omniprésent ! On y suit un dénicheur de "tubes" vraiment prêt à tout pour réussir sa carrière, efficace et incisif ! 4/5