Quelques minutes après minuit
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Quelques minutes après minuit de Juan Antonio Bayona est une œuvre assez originale dans son traitement, en partie, parce que le réalisateur fait appel à des animations graphiques très réussies, notamment pour illustrer les trois histoires que va raconter le monstre géant de bois à Conor (Lewis Macdougall), avant que celui-ci ne doive raconter la sienne. Souffre-douleur à l’école, Conor s’enfuie dans son imaginaire au point de ne plus faire la différence entre le réel et la rêverie. Ce traitement par le graphique renvoie à l’âme d’artiste de Conor et de sa mère. Toute l’intrigue est basée de manière originale sur le rapport de Conor avec la maladie qui frappe sa mère (impressionnante Félicity Jones qui n’hésite pas à casser son image). Si le film est une adaptation du roman éponyme de Patrick Ness, il est avant tout la création de l'auteure britannique Siobhan Dowd décédée des suites d’un cancer en 2007 qui a voulu raconté ce qu'elle vivait d'une manière originale. C’est d’ailleurs l’intérêt du film de voir comment le garçon va gérer ce qu’il ressent et son rapport avec sa grand-mère. Beaucoup d’émotion dans ce long métrage. Un bon film pour les rêveurs.
lhomme-grenouille

3 621 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2017
Juan Antonio Bayona. Moi, depuis « l’Orphelinat » ,ce seul nom, il suffit à me faire me déplacer dans une salle obscure. Alors c’est vrai, son « The Impossible » n’était vraiment pas top. Mais franchement : qu’importe ! Quand on démontre par un seul film à quel point on maitrise les codes du cinéma, on devient du coup un auteur susceptible de pondre un chef d’œuvre à n’importe quel instant. C’est donc pour ça que, moi, je suis allé voir ce « Quelques minutes après minuit », et le moins que je puisse dire pour commencer c’est que « Ouah ! Le Bayona, il maîtrise quand même vachement bien son sujet »… Bah ouais, il a beau avoir des airs de conte fantastique mainstream ce film, on ressent quand même assez régulièrement la patte du chef. Les exemples sont assez nombreux, ce qui fait que je ne saurais même pas vous en citer un. C’est d’ailleurs bon signe : un film aussi riche en mise en scène, ça se chérit. Malheureusement, c’est peut-être la seule qualité que je lui trouverais à ce film. Ce n’est pas que l’histoire ne m’a pas parlé (au contraire, j’ai même versé ma petite larme), ce n’est pas non plus le propos qui m’a posé souci, ni le rythme. Non… La vraie limite de ce « Quelques minutes après minuit », eh bah, c’est qu’il fait trop mainstream justement. Musiques, visuels, mises en scène : tout ça sent quelque peu le produit standardisé sans âme. Et je trouve que ça se ressent particulièrement quand surviennent les histoires narrées par le monstre. Pour le coup, le film opère un changement de forme, sollicitant des techniques d’animation très élégantes et audacieuses, et je trouve que – pour le coup – elles tranchent grandement avec le rendu basique de l’intrigue principale. C’est dingue qu’un mec comme Bayona n’ai pas su / ou pas pu imprimer une patte singulière à ce film. Je trouve même triste qu’au final, il semble se résumer à une sorte de « Labyrinthe de Pan », mais tous publics. L’atmosphère fantastique est plus lisse ; les récits racontés par le géant sont sans cesse surappuyés afin qu’on en comprenne bien la dimension métaphorique ; les situations dramatiques sont parfois émoussées de peur sûrement d’être trop dark… D’ailleurs, le fait que le film de Bayona suive d’aussi près l’intrigue du chef d’œuvre de Del Toro, je trouve que ça ne se fait vraiment pas à son avantage. ( spoiler: Parce que oui, comme dans « le Labyrinthe de Pan », ce film raconte l’historie d’un enfant qui va aller se réfugier dans l’imaginaire afin d’échapper à de la dureté de sa condition. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », l’enfant est initié par un monstre pas forcément rassurant. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », l’enfant va être confronté à trois épreuves imposées par le monstre. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », chacune des épreuves renvoie à une version déformée et allégorisée du quotidien de l’enfant. Comme dans « le Labyrinthe de Pan », les épreuves ne sont en fait que des parcours initiatiques permettant à l’enfant de l’accomplir face à ses difficultés.
) En cela, la démarche globale du film peut susciter des regrets. Quiconque aura déjà vu « Le labyrinthe de Pan » risque, comme moi, de ne pas se laisser surprendre par le film. De plus, s’ajoute à cela cette impression permanente que Bayona s’est bridé dans sa créativité. Mais bon, quand même, j’espère que cette liste de reproche ne vous fera pas perdre l’essentiel. Aller voir « Quelques minutes après minuit », c’est quand même aller voir un film bien mené, qui sait exprimer parfois quelques audaces visuelles et qui, surtout, possède de vrais bons moments. Un conte mainstream donc, mais un bon conte mainstream quand même. Moi, rien que ça, je prends…
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2017
Une mise en image splendide et à la photographie léchée du moment terrible de la perte d'un enfant et d'une mère. Les sentiments qui restent enfouis, qui ne parviennent pas à sortir. La parabole de l'arbre géant (les effets spéciaux sont superbes) et des histoires sont une approche envoûtante et surtout qui fonctionne. Bayona signe encore ici une très belle oeuvre, on attend le prochain... Qui sera Jurassic World 2, un tout autre défi!
Chatterer
Chatterer

95 abonnés 357 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 janvier 2017
« Quelques minutes après minuit », où comment ouvrir le bal ciné 2017 de façon remarquable. Premier film de l’année et premières émotions ! Une année qui démarre sur les chapeaux de roue. En effet, ce conte tout en sensibilité ne manque pas de poésie, ni de fantaisie...Je l’ai vraiment beaucoup aimé et je ne cacherai pas qu’il m’a particulièrement ému.
Conor est un gamin de 13 ans que la vie n’a pas épargné. Elevé par sa mère qui doit faire face à un cancer plutôt agressif, victime d’acharnement par ses autres camarades, un père absent... Beaucoup de choses à porter pour de si petites épaules. Et puis..Chaque soir, quelques minutes après minuit, il y a ce monstre qui vient lui rendre visite afin de lui conter 3 histoires. Des contes qui sont censé le faire grandir… Un peu à la manière de Charles Dickens dans son chant de Noël.
Entre drame et fantasmagories, ce récit vient toucher la corde sensible en évoquant de façon métaphorique la dure réalité de la vie et celle de la mort du point de vue d’un enfant. Mais aussi les peurs sourdes de l’enfance, notamment concernant l’abandon. Conor est ici confronté à un drame qu’il se refuse de vivre, rongé par le mensonge d’une mère qui cherche à le protéger, dévasté par la colère et l’impuissance face à la maladie. Des sentiments d’enfant qui se heurtent à la violence et la souffrance du monde adulte. L’amorce, ici, de la perte de l’innocence…
Esthétiquement beau, j’ai beaucoup aimé la mise en images des 3 contes, cet appel de la nuit émeut notamment grâce à son casting sans conteste inspiré. Le prometteur Lewis MacDougall est parfait et pour le moins convainquant ! Felicity Jones est remarquable, Sigourney Weaver incroyable ! Le monstre, dont Liam Neeson prête les traits est autant inquiétant qu’époustouflant.
Le réalisateur Espagnol Juan Antonio Bayona, que nous connaissons pour la superbe Ghost story « L’orphelinat » ou encore pour l’émouvant « The impossible » et demain pour « Jurrassic World 2 », nous a livré un film simple, sincère et sans aucune prétention. Il maitrise évidemment son sujet ne tient parfaitement son film jusqu’au dernier plan.
Un film donc réussi en tout point, touchant et de toute beauté dont je souhaite une belle réussite au box-office.
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2017
Un film de réalisateur tout en oxymores : un histoire d'enfant pour des adultes, le rêve face à une réalité macabre, des animations et des effets spéciaux au sein d'une Angleterre austère et terre à terre. Mais au delà de la qualité objective de la réalisation, ce sont surtout les thèmes développés et la réflexion suscitée qui ont retenu mon attention et mon bouleversé aux larmes, j'ose le dire. J'ajoute qu'à l'aune de sa conclusion c'est un film à revoir pour en apprécier toutes les subtilités.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Juan Bayona s’impose comme un raconteur d’histoires de talent grâce à son adaptation du roman Quelques minutes après minuit. Derrière ses allures d'histoire enfantine qui nous raconterait l'improbable amitié en un gamin de 10 ans et un arbre qui parle, c'est vers un incroyable appel à l'affirmation de soi mais surtout vers une leçon de pédagogie que tend cette surprenante aventure qui parlera aux plus jeunes autant qu'à leurs parents. .
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2017
Très joli film fantastique.

Mêlé d'un drame, celui ci saura toucher votre cœur d'adulte et d'enfant.

Les enfants et les parents sont touchés, à travers ce film, d'un pouvoir de communication non verbale qui donne à cette fable dramatico-fantastique une émotion réelle.

J'ai vraiment aimé ce moment de cinéma. Ainsi que la voix française du monstre qui lui va à ravir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2017
Du Grand Art. Aprés les inoubliables The Impossible et L'Orphelinat,le réalisateur Juan Antonio Bayona nous livre une nouvelle claque cinématographique avec cette fabuleuse adaptation du roman de Patrick Ness qui est la parfaite lingée du Labyrinthe de Pan. Pour commencer la Mise en Scene est éblouissante avec au passage un univers fantastique qui dépasse l'imagination en étant un vrai régal pour la rétine et qui est accompagné d'une BO envoûtante de Fernando Velázquez qui nous transporte a chaque note musical en collant magnifiquement au long métrage. Ensuite le Scénario est quand a lui Mature et Captivant en nous montrant le parcours difficile d'un enfant en proie a ses problèmes quotidiens pour petit a petit avancer dans l'age délicat du passage adulte dont le rythme est soutenue a la perfection pendant 1h48 de film, Ajouter a cela des Effets Spéciaux révolutionnaires dont on découvre devant des yeux ébahis des créatures magnifiquement conçu en passant par des Séquences Oniriques qui reste graver dans la mémoire tout en n'oubliant pas d'y faire part a l'Emotion qui occupe une bonne partie de récit en montant largement en puissance dont en ressort totalement larmoyant âpres un dénouement libérateur. Enfin les personnages sont parfaitement approfondies grâce notamment a son Casting irréprochable avec en tete le jeune Lewis MacDougall qui nous bluffe littéralement dans le role de Conor O'Malley un jeune adolescent tourmenter et rêveur dont on suit avec énormément d’intérêt son parcours initiatique entres rêves et réalités,a ses cotés on retrouve la jeune et jolie Felicity Jones qui nous touche profondément dans le role de la Mére Malade et aimante de notre jeune héros sans oublier le reste de la Distribution qui est au diapason comme Sirgourney Weaver,Tobby Kebbell,Geraldine Chaplin et pour combler le tout l'immense Liam Neeson prete avec brio sa voix au gigantesque et bienveillant Monstre Hybride qui n'a rien a envier aux créatures sympathiques du Septième Art que l'on a habitude de voir au cinéma. En Conclusion, Quelques Minutes Aprés Minuit est un magnifique Drame Fantastique qui rend un belle hommage au roman dont il est adapté et confirme que le cinéaste Juan Antonio Bayona est un réalisateur virtuose entre Guillermo Del Toro et Steven Speilberg dont livrant ici une oeuvre a la fois Tendre,Magique,Poétique,Bouleversant et Brillant qui démarre l'année 2017 sous les chapeaux de roue avec ce Premier Bijoux cinématographique de l'année et qui risque a court sur de devenir dans les années a venir un grand classique du Septième Art pour toute une génération.
Guillaume N.
Guillaume N.

50 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2017
Bouleversant. Ce film m'a fait penser au LABYRINTHE DE PAN, que j'avais adoré. Les acteurs sont tous excellents, l'histoire est captivante, et la fin est très émouvante. Vu en VO, avec la voix grave de Liam Neeson, c'est encore meilleur !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 février 2017
Un conte d'un nouveau genre qui est très séduisant, par la petite bouille du gamin, par un trio d'acteurs convaincus et convaincants, et par la présence de ce monstre qui représente la peur et l'acceptation face à l'inévitable. Bien réalisé, bien produit et bien écrit.
Fabien S.

687 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2017
Felicity Jones incarne une mère cancéreuse. Lewis McDougall interprète un garçon rêveur. Sigourney Weaver tient le rôle de la grande-mère. Toby Kebell joue le père. Liam Neeson fait la voix de l'arbre monstrueux , enchanteur et parlant. Les effets spéciaux du monde imaginaire.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2017
N’ayant pas vu la bande d’annonce, ni lu quoique ce soit à son propos, je suis allé voir « Quelques minutes après minuit » telle une feuille blanche, sans a priori... Ou presque : ayant vu l’affiche, je pensais qu’il s’agissait d’un film d’horreur. Il me semble que de ne rien savoir sur ce film est la meilleure façon de l’appréhender afin que la surprise soit totale et l’effet de surprise démultiplié.

Je vous invite d’ailleurs à aller le voir et lire la suite de cette critique ensuite !

Au départ, le film s’apparente à un conte pour enfant, un peu lent à se mettre en place et les histoires de prince pas très charmant nous font craindre un énième ersatz du genre. Passé cette première impression, on est rapidement happé par un double tourbillon qui ne nous lâche plus jusqu’au dénouement.
Le premier tourbillon vient du monde réel, avec sa dureté, ses couleurs ternes dignes des meilleures campagnes anglaises. Les acteurs sont tous convaincants avec une mention spéciale pour le jeune Lewis MacDougall qui porte le film sur ses frêles épaules et surtout, avec son regard si expressif et toujours juste.
L’atmosphère et les sentiments sont brumeux, le tournis est lent mais il fait mal à l’âme.
Le second tourbillon provient du monde imaginaire dans lequel l’enfant, se réfugie. Ce monde est présenté à l’écran avec un graphisme atypique, grandiloquent et avec une magie qui n’est pas sans rappeler les premiers Spielberg ! C’est un des points forts du film : oser une audace visuelle qui sert le propos tout en mettant en exergue le ressenti des sentiments sans toutefois être trop caricatural. Le tournis vient de l’imagination débordante menée tambour battant et quasi sans limite.
Les effets spéciaux sont sublimes et l’on se plait à suivre l’enfant dans son imaginaire d’artiste débridé. Doué en dessin, c’est d’ailleurs un lien très profond qui l’unit à sa mère qui souffre d’un cancer en phase terminale.
Le film oscille en permanence entre le monde réel minimaliste quasi figé et le monde imaginaire baroque et mouvementé avec un équilibre rare et retombe toujours sur ses pieds, ce qui n’est pas la moindre des performances au vu des enchainements peu probables que cela nécessite.
Le sujet est grave, l’enfant n’a pas une vie facile et pourtant le film ne fait pas dans le pathos et n’en rajoute pas, ce qui n’empêche nullement l’empathie et l’ascenseur émotionnel, bien au contraire !
Ce film (et donc le livre dont il est tiré) est un manuel sur le rapport de l’enfant à la mort. Il est aussi à l’usage des adultes qui ne savent pas comment annoncer l’arrivée de la grande faucheuse aux enfants et qui ne comprennent pas toujours leurs réactions étranges face à ce non-dit (ce dernier étant plus meurtrier que la maladie). A trop vouloir protéger les enfants, qui ont de toute façon très bien compris la réalité de la maladie, cela peut les mener à se réfugier honteusement -par un trop plein de culpabilité- dans un monde imaginaire pour éviter de laisser libre court à ce qu’ils ressentent au fond d’eux.
Cet état émotionnel est montré comme très rarement au cinéma et c’est sur ce point que le film est une pépite dure mais positive, une leçon de psychanalyse à la portée de tous avec un dénouement magistral et plein d’humanité.
Pour les parents, n’hésitez pas à le voir avec vos enfants pour ouvrir un débat fructueux à la suite de la projection.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 janvier 2017
Un film d'une beauté rare, émouvant. Des acteurs qui joue juste, une réalisation parfaite. Surtout beaucoup d'émotions sur un sujet grave, avec des effets spéciaux qui sont là pour servir le film et sublimé ce film. Avec " mademoiselle" , et " no name" trio de choc du vrai cinéma bien loin des oscars et golden globe
psychiio
psychiio

45 abonnés 101 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2017
Après un quasi-sans-faute avec deux premiers longs métrages brillants, le réalisateur de "L’Orphelinat" et de "The Impossible" a décidé, une fois de plus, de changer de registre tout en continuant d’explorer ses thèmes de prédilection. Avec "Quelques minutes après minuit", Juan Antonio Bayona nous conte avec beaucoup d’affection l’histoire de Conor O’Malley, garçon de 10 ans au quotidien compliqué. Pour échapper à la dure réalité, celle où sa mère est atteinte d’une terrible maladie et où il endosse le rôle de souffre-douleur pour ses camarades de classe, ce jeune adepte de la planche à dessiner trouve refuge dans son imagination plus que fertile. En recevant chaque nuit la visite d’un monstre prenant la forme d’un arbre géant, il va apprendre à comprendre le monde tout en se construisant lui-même.

Cette quête d’identité où l’imaginaire se mêle habilement au réel doit avant tout beaucoup aux acteurs qui l’animent. Que ce soit le jeune Lewis MacDougall, au centre du récit, ou bien encore Felicity Jones, Sigourney Weaver et Liam Neeson (la voix captivante du fameux monstre), tous sont absolument remarquables et remarquablement justes dans leurs prestations. Grâce à ces interprétations mémorables, l’univers fantastique du film prend vie sous nos yeux ébahis. Le metteur en scène espagnol ne manque d’ailleurs pas d’idées pour dynamiser un scénario certes difficile et parfois morne, mais qui fait preuve à plusieurs reprises d’une beauté éblouissante. Ainsi, des séquences animées, aussi sublimes qu’inattendues, ponctuent le long métrage tout en apportant à chaque fois leur dose de réflexions salvatrices. Le seul défaut que l’on pourrait trouver à ces parenthèses oniriques, petites histoires dans l’histoire, c’est qu'elles ne soient pas plus nombreuses.

Cette imagerie fantastique illustre parfaitement les questionnements de Conor. A la thématique de la perte d'un être cher, au centre de l'œuvre du cinéaste, se lie celle du passage inévitable à l'âge adulte : de la simplicité des choses et de la vie à un monde de nuances parfois douloureuses. En plaçant l'imagination comme moteur de l'avancée psychologique de son héros, le film va au bout de son idée tout en restant très accessible. Intelligent et loin d'être naïf, "Quelques minutes après minuit" ne se destine pas seulement à être vu par les enfants, mais aussi par les adultes. Grands comme petits peuvent en effet apprendre beaucoup de cette histoire magnifique, au final cathartique à la fois sublime et déchirant. Impossible de ne pas sortir de la salle avec la larme à l'œil, mais aussi avec le cœur réchauffé par ce que l'on vient de voir.
sunshine1
sunshine1

124 abonnés 476 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2017
QUELLE CLAQUE ,et pourtant je n ai pas aimé l orphelinat  trop Mielleux avec une fin prévisible .......dans ma vie , je n ai pleuré que deux fois dont Le Labyrinthe de Pan et le tombeau des lucioles ainsi que celui ci ..... Une mise en scène toujours émouvante et ammenant des séquences dramatiques et onirique avec finesse, et une prouesse ; tout comme le visuel avec des SFX a la pointe de la technologie.Un film sur le deuil , l amour , les reves et cauchemars de la dure et triste vérité sur la maladie .En résumé : un superbe film en tout point, un classique du cinéma fantastique, confirmant la belle place qu'occupe les productions espagnoles dans ce domaine.
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