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pietro bucca
90 abonnés
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3,5
Publiée le 14 novembre 2018
Malgré un rythme pas toujours a bloc, "jamais de la vie" est un film qui se tient pas mal, du en grande partie a l'excellent jeux de ses acteurs, principaux mais aussi les autres. Ce qui fait que le film, a un interet certain. Pas mal du tout.
Rédemption humaine, le genre de film qui va être prolifique dans les années à venir. Une condition sociale dès plus lamentable, le sujet principal veut envoyer tout valdinguer. En vain. Gourmet est à son meilleur. Jolivet l'est quand il se concentre sur le parking. Une fin bâclée, mais un contenu digne de louanges.
Un film à la fois sobre et intense dont la qualité repose en très grande partie sur Olivier Gourmet, de tous les plans et (comme toujours) magistral et d'une justesse phénoménale. Si le film souffre d'un certain manque de rythme, il n'en reste pas moins intéressant et prenant, oscillant entre drame social et polar. Comme souvent, Pierre Jolivet fait preuve de beaucoup de réalisme, avec la volonté de montrer les conditions de vie des plus démunis mais en y amenant ici une intrigue qui rend le film ouvert peut-être à un plus large public.
Je qualifie ce film d'excellent parce qu'il constitue quasiment un film militant à une époque comme celle que nous traversons. Olivier Gourmet y est excellent. Ce film me rappelle le film "La braconne" disparu, hélas, trop vite des écrans. Le syndicalisme est fortement décrédibilisé, les politiques également. La fragilisation des populations s'accentue, les retraités se retrouvent souvent précarisés. C'est comme si la réplique "Salauds de pauvres!" était quasiment disciple sans plus aucune distanciation. "Jamais de la vie" proclame qu'il faut qu'il se passe quelque chose. Le recours à la violence semble la seule issue possible et c'est terrifiant que les voies et les voix de la contestation soient aujourd'hui si invalidées. "Jamais de la vie" est un film sombre, mais lucide. L'argent du capital semble placé en bourse, ne reste plus que de dérober l'argent aux malfrats, aux criminels, aux délinquants... Voilà l'une des lectures possibles de ce film, qui se déroule soit dans les cités, soit au temple de la consommation, que constituent les centres commerciaux.
Mais quel ennui mais quel ennui mais quel ennui !! Ce si beau casting pour un scénario si pauvre qui démontre encore une fois que le cinéma français filme très bien l ennui. Maintenant, il y a des spectateurs pour l ennui visiblement. Et des producteurs, et des aides pour monter ce film où il ne se passe rien, ou pas grand chose, ou encore rien. Ce film est à lui même a l image d un cinéma très répandu aujourd'hui : des personnes ennuyeuses qui ont des vies ennuyeuses qui ont des amis et des collègues encore plus ennuyeux le tout bien raconté. Mais cela reste d un ennui révoltant. Toute l action est après quand le film est fini : là je me révolte car j ai perdu une heure et demi de mon existence. Du coup il me reste allo ciné pour exprimer ma colère et mon amertume. Merci allo ciné, moins merci à ceux qui font perdurer ce genre de cinéma déjà vu et jamais plaisant à mes yeux.
Pierre Jolivet continue de creuser son sillon du constat social terrible, le tout sur fond de polar noir. Peu d’espoir effectivement dans ce long-métrage, sans doute le plus froid et glaçant de son auteur qui, d’habitude, arrive toujours à trouver du positif dans ses personnages. Ce n’est pas vraiment le cas ici et le constat des effets de la crise sur la société française fait froid dans le dos. Il évoque d’ailleurs avec justesse cette France modeste qui ne cesse de travailler mais qui ne s’en sort pas pour autant dès l’instant où les factures s’accumulent, tandis que l’emploi est sinistré et que le syndicalisme est ressenti comme une chose du passé. Cet individualisme conduit certains à des actes désespérés comme celui décrit dans le film. Ce geste absurde, forcément voué à l’échec, renforce un peu plus l’aspect sans concession de ce film réussi, sans doute le meilleur de son auteur.
Un long métrage dont on peut se demander le véritable intérêt. Manquant de générosité et d'action que ce soit à travers les dialogues ou par aucun canal, le film nous fait rapidement sombrer dans un ennui insondable. Beaucoup d'éléments sont amenés sans qu'aucune explication ne soit fourni ou à tout le moins une justification. Pourquoi Franck suit-il cet homme ? Pourquoi va-t-il d'un coup claquer de l'argent dont il manque dans un restaurant chic ? Le réalisateur semble confondre subtilité et pauvreté, rigueur et manque d'imagination, finesse et manque d'épaisseur. C'est creux. D'un ennui insondable, et manquant à la fois d'enjeu dramatique et sociologique, bardé de clichés, le film en devient vite agaçant, sauvé du naufrage par de solides interprétations. Mais entre le générique du début et celui de la fin, quel ennui...
Spécialiste du policier sur fond de drame social, Jolivet reprend son éternel personnage de Robin des Bois et construit son histoire autour d'un personnage d'ancien syndicaliste qui n'a jamais retrouvé de travail après la disparition de son usine à cause de son rôle de leader de troupes... on appréciera la crédibilité de l'argumentation ! Du coup tout le scénario semble tiré par les cheveux et poussif, avançant avec une mollesse un peu rebutante malgré des personnages attachants mais forcément tous paumés. Bref, le film avance à l’économie et on s'endort un peu, comme le personnage principal (Gourmet, toujours impeccable), d'autant que tout est téléphoné et vraiment prévisible.
Un thriller ? Un thriller policier ? Une fable ? Une fable sociale ? Le problème avec ce film c'est qu'on ne sait pas trop. Dans le registre du thriller on nous en aurait donné davantage sur les protagonistes du fait divers qui est au bout de l'histoire. Et on nous aurait livré des fausses pistes ou induit en erreur pour mieux nous faire rebondir. Dans le registre de la fable sociale, on en saurait su davantage sur Franck, le personnage principal. On nous aurait proposé une morale. Et heureusement que la critique et le synopsis du film nous révèlent qu'il s'agit d'un ancien leader syndicaliste car ce ne sont pas les quelques rares évocations en quart de teinte de ce passé mystérieux qui nous en disent quelque chose d'utile. Et d'ailleurs, est-ce que c'est important dans le scénario ? N'empêche qu'on s'accroche un peu au personnage, plus qu'à l'histoire. Comme c'est bien interprété et qu'on sait par expérience que la mise en place peut s'avérer parfois longue dans un scénario, on reste attendre des rebondissements, des explications, une reprise de rythme. Bon public, le spectateur restera ainsi patient jusqu'à la dernière scène. Mais au fur et à mesure, l'issue devient tellement prévisible que ça dissipe tout plaisir à cette attente. J'aurais pu mettre 2,5... mais non ! Cerise sur le gâteau : un titre dont on ne comprend pas le sens trop caché. Cela vaut bien une demi-étoile de moins.
Le film social est toujours un bon moyen pour dénoncer ou apporter une vision de notre société. Mais il ne faut pas en abuser. Dans "Jamais de la vie", la surenchère de clichés nous empêche radicalement de nous attacher au personnage principal alors qu'Olivier Gourmet offre une très belle performance. Tout est très téléphoné et l'action a du mal à démarrer. La réalisation est assez bonne dans l'ensemble mais le manque de rythme nous perd.
Pfff la barbe !! Qu'est ce qui m'a pris de me mettre devant ce film ? J'aime pourtant énormément Olivier Gourmet mais là c'est trop. C'est d'un ennui mortel !!! Le personnage est antipathique, mou et inintéressant et j'ai bien cru que j'allais me mettre à ronfler dans mon fauteuil ! Un raté complet...
Quel film intense et dur...... Olivier Gourmet est superbe et le déroulement de l'histoire ne laisse vraiment pas supposer cette fin grave et en même temps poignante. Un film sur la société d'aujourd'hui, la pauvreté et en même temps une trame policière tout en suspense. Vraiment très bien.
Un bon Pierre Jolivet qui teinte son polar avec une toile de fond sociale et qui m a fait penser avec ce film au cinéma d Alain Corneau. Olivier Gourmet est comme toujours impeccable dans un rôle taillé pour lui. C est prenant, tendu et un peu désabusé, un bon exemple de polar dépressif.
Un polar social sombre et désabusé, à l'interprétation impeccable, notamment l'excellent Olivier Gourmet, mais desservi par un un scénario peu captivant.