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Un visiteur
4,5
Publiée le 19 mars 2020
Olivier Gourmet est un acteur qui me surprend un peu plus à chaque fois. Il joue un agent de sécurité d'une manière très juste, Valérie Bonneton est dans un registre dans lequel on ne l'attend pas forcément et le scenario très réaliste est plutôt bien ficelé... j'ai adoré ce film !
Le film n'est pas mauvais, ni même désagréable, il oublie juste de faire monter la tension avant le dernier quart d'heure et verse un peu trop dans le misérabilisme social. Olivier Gourmet est plutôt bon, mais le caractère taiseux de son personnage ne fait qu'ajouter à l'ennui qui guette.
Une fois de plus, Olivier Gourmet se fend d'une excellente prestation dans un rôle pourtant pas tellement taillé sur mesure pour lui. La langueur et le malaise qui se dégagent de ce film tendu sont totalement cohérents avec l'histoire mise en scène dans un environnement socialement et humainement dévasté, très bien rendu. Dans le désespoir ambiant, le personnage central va jusqu'au au bout de son engagement pour la justice et la générosité. J'ai passé un bon moment. Acteurs excellents.
Script solide, très belle direction d'acteurs, dont un Olivier Gourmet impeccable. Dommage que le trait misérabiliste soit aussi appuyé. Mais bon, c'est le défaut récurrent chez Jolivet, cette volonté parfois un peu lourde de faire passer un message social, quitte à en rajouter une couche, souvent inutile.
Voici une critique tellement vrai : Un petit bijou en terme de polar social où Olivier Gourmet nous livre ici une performance remarquable. Un film d'une noirceur absolue où ce personnage attachant au possible mène un combat perdu d'avance contre l'inéluctable, contre une société cherchant à le broyer. A éviter si l'on est dépressif. Une ambiance à la MR 73, avec le schéma en moins. Une fin rappelant celle du RIFIFI CHEZ LES HOMMES et THE AMERICAN. Eblouissant, tétanisant. .
Malgré un rythme pas toujours a bloc, "jamais de la vie" est un film qui se tient pas mal, du en grande partie a l'excellent jeux de ses acteurs, principaux mais aussi les autres. Ce qui fait que le film, a un interet certain. Pas mal du tout.
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3,5
Publiée le 9 septembre 2018
Ce nouveau film de Pierre Jolivet est une petite rèussite qui doit beaucoup à son acteur principal! Olivier Gourmet manque rarement un rendez-vous! Et quand il incarne un nouveau personnage, il le joue à fond avec, à chaque fois, une force nouvelle et naturelle! Franck, la cinquantaine, est un peu dans l'errance mais on sent au fond de lui une vraie montèe! Mais qu'est-ce qu'il est seul dans cette sociètè difficile! Nous sommes ici au top du combat, du travail et de l'engagement social..et puis tout d'un coup il ne se passe plus rien! Et puis un soir, il y a cette voiture sur le parking d'un supermarchè qui ne devrait pas être là! Un braquage se prèpare et Franck le sent! il y a, du coup, quelque chose en lui qui se rèveille [...] Un film dur comme le monde d'aujourd'hui mais en même temps il y a beaucoup d'humanitè dans le personnage de Franck, magistralement interprètè par Gourmet! Même Valèrie Bonneton est convaincante en conseillère de pôle emploi! Final très beau, très « hustonien » où Gourmet se rèapproprie son destin en retrouvant sa part de dignitè! Magnifique chanson de Stacey Kent qui reprend dans le gènèrique de fin le mythique « What a wonderful world » de Louis Armstrong...
Beau film à la fois policier et social. Très juste, plein d’humanité, cette histoire est tournée avec brio par une caméra fluide mais qui sait sait s’arrêter sur l’essentiel, sur l’expression fugace d’un peronnage, la lueur d’ambiance. Olivier Gourmet, grand acteur qu’on aimerait voir plus souvent, est magnifique. Un mot aussi pour l’excellente Valérie Bonneton qui vaut bien plus que de tourner dans des pochades télévisuelles.
L’histoire est touchante, sincère, parlant de la misère sociale, au profondeur des convictions du protagoniste, la galère, le chômage et les boulots intermittents, une intrigue qui se focalise sur la désillusion syndicaliste suite au mouvement de conjonction économique, un homme désabusé et détruit par ce passé de poigne et qui cherche un sens à sa vie.
Pfff la barbe !! Qu'est ce qui m'a pris de me mettre devant ce film ? J'aime pourtant énormément Olivier Gourmet mais là c'est trop. C'est d'un ennui mortel !!! Le personnage est antipathique, mou et inintéressant et j'ai bien cru que j'allais me mettre à ronfler dans mon fauteuil ! Un raté complet...
Un film prenant, même si au départ, il ne s'y passe pas grand chose. L'atmosphère de ce centre commercial la nuit est glaçante, et Olivier Gourmet est impeccable dans son rôle de gardien de nuit. Le film tourne ensuite au policier-thriller, et on est happé par l'histoire et la détresse des personnages.
Un film sombre avec un olivier gourmet qui porte le film sur ses épaules. Un drame social qui nous raconte la misère, la précarité dans les banlieues. Surprise de voir valérie Bonneton tout en simplicité et maitrise d'elle-même. Un film qui ne donne pas le moral par contre.
Ca commence vraiment très fort. On est dans la veine de La loi du marché ou de Moi Daniel Blake, tourné bien après, notamment lors de l'excellente séquence de Pôle emploi. Malheureusement la dernière partie disjoncte. Non seulement elle est peu vraisemblable, mais elle ne correspond pas du tout à la psychologie du personnage. On passe du film social au très mauvais polar. Que s'est-il passé ? Le scénariste a-t-il manqué d'inspiration ? Le réalisateur s'est-il senti obligé d'ajouter ces scènes dites "d'action" pour convaincre le producteur ? Quoi qu'il en soit le dernier quart d'heure gâche tout. Face à une telle incohérence, difficile de noter ce film.
Voici donc le dernier opus dans la filmographie de l’inénarrable Pierre JOLIVET. C’est un nouveau témoignage sociologique désolant, ici sur la tristesse et la misère des banlieues, la société de consommation, le système D qui conduit à de petits larcins puis au banditisme. On en pleurerait presque. Il y a aussi le vigile Olivier Gourmet, au visage résolument fermé, qui semble indifférent aux difficultés d’autrui. Il est honnête, lui – ou presque, puisqu’il se limite à voler un tournevis – et il a l’œil sur les malfrats qui préparent un coup dans l’hypermarché qui l’emploie. On reste haletant (serait-ce un thriller ?). Que l’on se rassure : la fin est désopilante, avec le vigile dans le rôle du Père Noël. C’est une révélation, JOLIVET est en fait un réalisateur comique qui s’ignore. Vers un renouveau dans une carrière tellement médiocre ?