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colombe P.
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0,5
Publiée le 1 juillet 2015
Un film vraiment bas de gamme et très déplaisant. Tout est moche dans ce film : la réalisation, l'interprétation. Pas grand chose à sauver. Je suis très bon public, j'aime beaucoup de genres de films mais avec ce film là, non pas possible de l'apprécier. Là où j'habite le film ne sera pas diffusé en deuxième semaine et lors de la séance à laquelle j'ai assisté, nous étions seulement 7 personnes (un jour de la fête du cinéma en plus). C'est un film qui n'a pas du tout de succès et on comprend pourquoi.
Je regrette vraiment d'être allée voir ce film, quelle déception ! On s'ennuie tout le long, c'est très pénible comme histoire, le gamin et sa mère font des choses pas croyables, tout est absolument déprimant. Deux seuls points positifs : le chien tout mignon et l'ex copain de la mère qui est gentil.
Plongée très monocolore chez les "petits Blancs", où pèse la crise. Pour faire bonne mesure, portrait d'une mère célibataire (Mathilde Seigner), affligée d'un ado tête à claques (et oreilles décollées) à gueule de petite frappe et "profil" en passe d'être raccord. "Une Mère" ne vaut que pour le jeu de MS - réussissant à ne pas trop charger la barque en génitrice dépassée, mais gardant un (faible) espoir de rédemption de son rejeton. Pour le reste (donc l'essentiel), on patauge dans le sordide, et on s'ennuie ferme à en contempler la mise en images répétitive. Le reste de la distribution est inaudible (le gamin, l'ex..), en cerise sur le gâteau.
Et bien je craignais la comparaison avec le merveilleux film de M. Dolan mais j'ai été vite rassurée dès le début du film. Lancinant est le mot qui me vient spontanément à la bouche. J'ai prié Dieu durant toute la séance de me délivrer de ce film affligeant, et pourtant je suis athée, c'est vous dire. L'esthétisme du film est inexistant, les émotions sont fabriquées de toutes pièces et on sent que la réalisatrice a fait des effets d'annonces dans chaque réplique. Bref, on n'y croit pas un seul instant. C'est digne d'un mauvais téléfilm allemand qui passe l'après-midi sur nos chaînes de télévision. Et encore, c'est faire offense à ce genre de téléfilm. Enfin bon, seul point positif de cette oeuvre, oui car un tel niveau de consternation relève du chef d'oeuvre, c'est que j'étais invitée et que du coup mon porte-monnaie a été épargné.
Un peu déçue par ce film , qui me fait penser un peu à La tête haute qui m'avait emballée . On ne pénètre que très peu dans l'univers de cette femme confrontée à un fils caractériel . Si Mathilde Seigner est plutôt convaincante dans son rôle , le jeune comédien qui joue Guillaume semble en faire de trop pour nous émouvoir ....il manque de naturel . Résultat : un film un peu ennuyeux , longuet .. Et la fin surprenante ...on s'attends à quelque chose ..et rien ...
Lorsqu'après maintes péripéties dramatiques avec son fils, elle retourne consulter dans le service de pédopsychiatrie, un moment jubilatoire advient : après que le psychiatre déroule le cortège diagnostique de symptômes (hyperactivité, dyslexie, manque de concentration...) et que sa seule réponse est de poursuivre le traitement psychotrope et de proposer à la mère de consulter, celle-ci assise face à lui se lève, s'approche de son visage comme pour l'embrasser et lui rabat le col de sa blouse en lui disant "je vous emmerde". Le diagnostic de TDAH est souvent une réponse fourre-tout, qui fait l'économie de la causalité psychique. Le désarroi de cette mère et de son fils est immense et plein de dangers, mais ils sont quasiment seuls face à cela. La plongée vers l'enfer est à portée de main, la toute-puissance adolescente est terrifiante. Mais ni la police, ni la médecine ne semblent aptes à leur porter secours. Le constat est accablant, mais lorsque cette mère aura retrouvé une assise parentale, qu'elle aura traversé l'au-delà de l'inquiétude paralysante, que son fils pourra rencontrer sa robustesse, alors advenir comme sujet pensant et agissant deviendra envisageable. Un film sombre, mais dont l'épopée mortifère ne semble pas sans issue.
Un petit film réussi. La mère jouée par Mathilde Seigner est bien au dessus culturellement que ne pourrait laisser présager les différentes pathologies du fils. Il y a donc un décalage entre la catégorie socioculturelle de la mère et les déficiences assez lourdes de son fils. Mathilde Seigner incarne assez mal cette mère qu'on voudrait voir plus cassée, abîmée et socialement défavorisée. Indépendamment de cette incohérence le film est très correct, et la tension palpable. Les longs plans séquences rendent certaines scènes assez dérangeantes et difficilement supportables.
Le cinéma est rempli de portraits magnifiques et touchants de mères. On ne peut pas citer tout le monde sinon les réalisateurs les plus mémorables comme Lars Van Trier, Téchiné, Almodovar, Ken Loach, etc. et plus récemment Xavier Dolan. Ici, la représentation maternelle que la réalisatrice offre aux spectateurs est troublante, voire totalement désarmante. Ce n'est pas une mère dont il s'agit d'abord, en dépit du titre, mais d'une femme, Marie, isolée, en difficultés sociales quelque part dans le Pas de Calais, qui lutte contre l'amour et plus particulièrement son incapacité à aimer son propre fils. Marie vit en bord de mer, dans une maison, avec son garçon de 16 ans, Guillaume, passablement agité et délinquant. Décidément, le cinéma français aime les narrations construites comme des reportages. Mais le film de Christine Carrière n'est pas totalement à la hauteur du sujet. Certes, il y a des beaux passages où cette femme est montrée dans son ambivalence, cherchant à la fois à défendre son fils d'un crime (dont on ne saura jamais vraiment s'il l'a commis) et à faire en sorte de le faire sortir de sa vie. Nécessairement, on pense à "La tête Haute" dans ce portrait de jeune garçon violent et violenté par les mots de sa propre mère, on pense au grand "Mommy" pour les dialogues et les moments de grâce entre le fils et la mère, mais plus on y pense, et plus le projet du film nous échappe. Le portrait de Marie se réduit alors à un personnage agaçant, incompréhensible, presque aussi fou que l'enfant lui-même. On ressent pourtant le désir de la réalisatrice d'accompagner son actrice, Mathilde Seigner, au plus près des torpeurs et des maladresses de cette quarantenaire. On ressent son envie d'aller au bout du mystère de la relation mère-fils. Mais hélas, on passera à côté de ce long-métrage, pas vraiment convaincu par la puissance du portait.
Ennuyeux , vide, dialogues inexistants , situations répétitives , rapport pas clairs entre mère et fils ( on ne comprend pas pourquoi elle l'insulte alors qu'il n'est meme pas agressif ni violent avec elle ) mal joué ( le gamin ne dégage rien , Mathilde S surjoue , le personnage de " l'ex" est agaçant , bref je préfère encore regarder " sos ma famille a besoin d'aide " sur NRJ 12 , au moins y a de l'action ...
Marie, une mère élevant seule son ado teigneux et rebelle, se bat avec l'énergie du désespoir pour sortir celui-ci de la voie de la délinquance vers laquelle il glisse inexorablement. Très bon casting tant pour le rôle de la mère, interprété par Mathilde Seigner, actrice à la forte personnalité, très charismatique et abonnée aux rôles forts (avec Mathilde, exit la mièvrerie !) et pour le rôle du fils, avec Kacey Mottet Klein, remarquable et convaincant dans ce rôle d'ado buté et hostile.
Dans cette scène où elle dit des horreurs sur son fils on sent bien la douleur qui parle: "je sais maintenant que je ne suis pas obligé de t'aimer". Dans l'affrontement mère-fils, Dolan était d'une violence inouïe dans "j'ai tué ma mère ". Dans la spirale de l'incompréhension, la mère va ici utiliser le mensonge pour le sauver et je me rappelle cette chanson de Balavoine "qu'est ce qui pourrait sauver l'amour"? Ici c'est la volonté de réussir et l'acharnement qui motive cette femme. Beau rôle de Seigner.
Un thème lourd, pesant et attristant. Ce qui donne logiquement un fils lourd, pesant et attristant. Mais plutôt que d'être emportés par de quelconques émotions (de la colère, de l'empathie, de la désespérance au choix), le spectateur reste à l'état de spectateur. Ne sachant que penser, que dire de ces deux personnages principaux qui sont au fond d'un trou et qui creusent encore. Bien que ce soit sur le même registre de la psychologie mère enfant et des troubles envahissants du comportement et de l'attention, on est bien loin de "Mommy".
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2,5
Publiée le 9 septembre 2018
Pas facile d'être une mère surtout quand votre fils se conduit comme un petit voyou en rupture, tout proche de sombrer dans la dèlinquance! Un ado irrècupèrable avec lequel la mère n'arrive pas à instaurer de vraies relations! On n'a des moments de tensions fortes dans le film, de violences aussi, ça affleure à tout moment avec un ado dangereux car imprèvisible! En mère poignante, Mathilde Seigner donne sa vèritè à cette histoire âpre et dure dont le sujet rappelle "Mommy". Nous ne sommes pas au Quèbec mais dans la belle ville de Dieppe! C'est souvent tendu (plus ça va plus ça monte crescendo, puisque Guillaume en veut à mort à sa mère) même si la mise en scène n'est pas toujours à la hauteur! Message qu'on pourra trouver dèmonstratif, mais auquel Seigner donne une certaine force à son personnage de mère courage qui se bat comme une lionne pour ne pas perdre dèfinitivement son fils! Le jeune Kacey Mottet Klein se sort tant bien que mal d'un rôle pas facile dont on suit la descente aux enfers avec dèsolation! D'ailleurs, parfois, on aimerait que Pascal le Grand Frère intervienne pour l'aider! De Christine Carrière, on prèfèrera quand même le très beau "Rosine", toujours avec l'excellente Mathilde Seigner...