Une mère
Note moyenne
2,4
241 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

46 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
9 critiques
3
19 critiques
2
6 critiques
1
6 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2020
Christine Carrière a réalisé l'un des films les plus dépressifs de la dernière décennie Darling (2007). Huit ans plus tard, la réalisatrice est presque aussi pessimiste. Son héroïne a déjà tout vu, elle souhaiterait n'avoir pas de fils. Leur première scène montre que la relation avec Guillaume est dans une impasse. Elle parle, elle fait comme si c'était un meuble et il s'intéresse plus à l'iguane (?) animal de compagnie quand elle daigne le regarder, il marmonne. Guillaume est considéré comme un adolescent déficient par les psy et les psychologues. Il peut paraître égoïste et brutal mais il a un côté sensible car c'est une âme tourmentée. Il se sent coupable de la maladie de sa copine alors qu'il n'y a rien de tel, il essaie de se rapprocher de sa grand-mère et Pierre l'ex-compagnon de sa mère qui n'est pas vraiment un homme sur lequel se modeler. Presque toutes les scènes sont filmées dans l'obscurité la seule longue conversation entre Marie et Pierre porte sur la mort et si cela ne suffisait pas quand Guillaume est interrogé sur son éventuel métier, il répond aussitôt : "Croque-mort il n'y a pas de chômage". Une mère n'est pas un film pour tous les goûts mais dans la tendance de film feel good de la scène française actuelle, il est parfois bon de montrer l'autre côté du miroir...
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2019
Lorsqu'après maintes péripéties dramatiques avec son fils, elle retourne consulter dans le service de pédopsychiatrie, un moment jubilatoire advient : après que le psychiatre déroule le cortège diagnostique de symptômes (hyperactivité, dyslexie, manque de concentration...) et que sa seule réponse est de poursuivre le traitement psychotrope et de proposer à la mère de consulter, celle-ci assise face à lui se lève, s'approche de son visage comme pour l'embrasser et lui rabat le col de sa blouse en lui disant "je vous emmerde". Le diagnostic de TDAH est souvent une réponse fourre-tout, qui fait l'économie de la causalité psychique. Le désarroi de cette mère et de son fils est immense et plein de dangers, mais ils sont quasiment seuls face à cela. La plongée vers l'enfer est à portée de main, la toute-puissance adolescente est terrifiante. Mais ni la police, ni la médecine ne semblent aptes à leur porter secours. Le constat est accablant, mais lorsque cette mère aura retrouvé une assise parentale, qu'elle aura traversé l'au-delà de l'inquiétude paralysante, que son fils pourra rencontrer sa robustesse, alors advenir comme sujet pensant et agissant deviendra envisageable. Un film sombre, mais dont l'épopée mortifère ne semble pas sans issue.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2018
Pas facile d'être une mère surtout quand votre fils se conduit comme un petit voyou en rupture, tout proche de sombrer dans la dèlinquance! Un ado irrècupèrable avec lequel la mère n'arrive pas à instaurer de vraies relations! On n'a des moments de tensions fortes dans le film, de violences aussi, ça affleure à tout moment avec un ado dangereux car imprèvisible! En mère poignante, Mathilde Seigner donne sa vèritè à cette histoire âpre et dure dont le sujet rappelle "Mommy". Nous ne sommes pas au Quèbec mais dans la belle ville de Dieppe! C'est souvent tendu (plus ça va plus ça monte crescendo, puisque Guillaume en veut à mort à sa mère) même si la mise en scène n'est pas toujours à la hauteur! Message qu'on pourra trouver dèmonstratif, mais auquel Seigner donne une certaine force à son personnage de mère courage qui se bat comme une lionne pour ne pas perdre dèfinitivement son fils! Le jeune Kacey Mottet Klein se sort tant bien que mal d'un rôle pas facile dont on suit la descente aux enfers avec dèsolation! D'ailleurs, parfois, on aimerait que Pascal le Grand Frère intervienne pour l'aider! De Christine Carrière, on prèfèrera quand même le très beau "Rosine", toujours avec l'excellente Mathilde Seigner...
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2017
Je me faisais une vraie joie de voir ce film, ayant adoré tous ceux que j'ai vus avec le jeune Kacey Mottet Klein !! Et bien je dois avouer que j'ai été un tout petit peu déçu !! Certes le sujet est passionnant et poignant, les acteurs incroyables mais le manque de rythme et la réalisation m'ont un peu gêné !! Cela reste un très bon film mais loin du chef d'oeuvre que je m'imaginais !!
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2016
Dans cette scène où elle dit des horreurs sur son fils on sent bien la douleur qui parle: "je sais maintenant que je ne suis pas obligé de t'aimer".
Dans l'affrontement mère-fils, Dolan était d'une violence inouïe dans "j'ai tué ma mère ". Dans la spirale de l'incompréhension, la mère va ici utiliser le mensonge pour le sauver et je me rappelle cette chanson de Balavoine "qu'est ce qui pourrait sauver l'amour"? Ici c'est la volonté de réussir et l'acharnement qui motive cette femme. Beau rôle de Seigner.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2016
Après “La tête haute”, ce film est le second qui prend pour principal protagoniste un adolescent à la dérive qui fait connerie sur connerie. Mais contrairement à son prédécesseur qui se concentrait sur le gamin, ce long-métrage-ci s'intéresse à la mère de ce dernier qui au bout de 17 ans de conflits, de bêtises, de violence et de non-dits commence réellement à baisser les bras. Si le film n'atteint pas la force émotionnelle de “La tête haute”, il trace avec beaucoup de réussite le portrait d’une mère épuisée par un enfant impossible qu'elle en est venu à détester et ce malgré parfois des bouffées d'amour qu'elle éprouve encore. Mère épuisée, femme déçue en amour et professionnellement toujours sur la brèche, Mathilde Seigner trouve ici un de ses meilleurs rôles. Elle portraiture cette femme finalement très seule qui ne sait plus comment ramener ce fils dans le droit chemin, préfèrent parfois lui dire des mots de haine que souffrir de ne pas le voir répondre à ces mots d'amour. “Une mère” est donc autant le portrait d'une femme esseulée que d'une famille monoparentale au bord de l'explosion. Le film n'essaie jamais de trouver un responsable aux problèmes qu'ils traversent, ni de tomber dans les travers du happy-end, ce qui offre parfois un aspect documentaire à l'intrigue de ce drame. Un film émouvant qui sans tomber dans le sentimentalisme, ni le misérabilisme traite du problème des adultes seuls qui élèvent un enfant en constante révolte. À voir ne serait-ce que pour la prestation solide de Mathilde Seigner.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 décembre 2015
Surprenant ! On y voit une mère, jouée par Mathilde Seigner, désemparée par son fils de 16 ans. Un peu dans la lignée de "La Tête Haute", ce film est une réussite de réalisme. La violence mère-fils est présente. C'est un film difficile et pour cette performance, l'actrice principale montre ici son talent. A voir.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 décembre 2015
Après Darling, Une mère… Euh comment dire ? Un film sans rythme, une mise en scène laide au possible et sans intérêt… Christine Carrière, svp arrêté le cinéma ! C'est malheureusement pas dans cet art que vous panserez vos "bobos" ! Certes le cinema social n'est pas seulement fait pour faire passé des message ou dénoncer des faits… Mais au moins racontez nous une histoire ! Partagez quelque chose ! Faite au moins l'effort d'aimer les acteurs que vous filmé ( surtout lorsqu'il ne se donne pas qu'à moitié) Les acteurs sont mal filmé, leurs efforts spolié et comme dans Darling, la femme est montré comme un déchet dans ce film ! Ce film est moche sous tous les angles…
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2015
Qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas, Mathilde Seigner fait partie du patrimoine français. Son jeu populaire a toujours séduit les ménagères par son authenticité à jouer. L’actrice dans le rôle d’une mère en difficulté dans l’éducation de son fils ne devait que nous appâter. Désillusions, Une Mère est un long-métrage impénétrable. Son scénario est pourtant très clair dans l’idée, mais il est mené avec une certaine aberration confuse. On en a pourtant déjà vu des enfants difficiles au cinéma, mais Kacey Mottet Klein est véritablement troublant. L’actrice ne sait d’ailleurs pas comment se comporter et tombe dans un jeu théâtrale qui perd en crédibilité. Comme si Christine Carrière avait gardé les rushs de répétition par ignorance totale de direction d’acteurs. Dans l’idée Une Mère pouvait jouer sur la corde de la sensibilité. Dans les faits, il tombe plutôt dans des caricatures maladroites et presque malsaines.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2015
Un drame sur la relation entre mère et fils au récit réaliste porté par une Mathilde Seigner à contre-emploi plus que convaincante accompagnée de sa tête à claques de rejeton, dommage cependant que l'histoire devienne répétitive. Quelques qualités mais quelques défauts aussi.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2015
Mathilde Seigner, pleine, entière, vraie dans un rôle éminemment compliqué, qui doit exiger beaucoup de sa personne. Elle est avant tout celle pour qui on s’accroche tant le propos heurté est parfois d’une violence liée à des gestes tout aussi inconvenants d’un fils envers sa mère. Kacey Mottet Klein est également exceptionnel dans le rôle ingrat du gamin insupportable et qui lui-même ne supporte pas son mal de vivre. Sa souffrance, ses troubles du comportement sont ici portés au discrédit d’une éducation générale, inaboutie. Si Christine Carrière veut dénoncer un système, elle engendre beaucoup plus de questions que de réponses. C’est peut-être la société actuelle qui nous mène dans de telle impasse. Quand le cinéma s’y engouffre d’aussi forte manière, c’est toute sa raison d’être.
Pour en savoir plus
Emmanuelle Halimi
Emmanuelle Halimi

17 abonnés 46 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 novembre 2015
Ennuyeux , vide, dialogues inexistants , situations répétitives , rapport pas clairs entre mère et fils ( on ne comprend pas pourquoi elle l'insulte alors qu'il n'est meme pas agressif ni violent avec elle )
mal joué ( le gamin ne dégage rien , Mathilde S surjoue , le personnage de " l'ex" est agaçant , bref je préfère encore regarder " sos ma famille a besoin d'aide " sur NRJ 12 , au moins y a de l'action ...
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 novembre 2015
Plongée très monocolore chez les "petits Blancs", où pèse la crise. Pour faire bonne mesure, portrait d'une mère célibataire (Mathilde Seigner), affligée d'un ado tête à claques (et oreilles décollées) à gueule de petite frappe et "profil" en passe d'être raccord. "Une Mère" ne vaut que pour le jeu de MS - réussissant à ne pas trop charger la barque en génitrice dépassée, mais gardant un (faible) espoir de rédemption de son rejeton. Pour le reste (donc l'essentiel), on patauge dans le sordide, et on s'ennuie ferme à en contempler la mise en images répétitive. Le reste de la distribution est inaudible (le gamin, l'ex..), en cerise sur le gâteau.
Maryane75
Maryane75

21 abonnés 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2015
Ce film, presque un documentaire, aborde le douloureux calvaire d'une grande majorité de parents avec ces enfants totalement aliénés par une société décadente qui n'impose plus aucune limite et se fourvoie dans un laxisme et une permissivité jamais égalés.
Ces ados dégénérés sans foi ni loi il y en a des milliers autour de nous.
Ce sujet, dur et lourd, semble déranger certaines personnes mais il est pourtant un fait tristement concret et avéré de société .
Christine Carrière est très juste dans le portrait de Guillaume et de sa mère totalement dépassée.
Ces gamins totalement "débilisés" sont le fruit des défaillances de notre système, des incompétences et de la totale irresponsabilité des politiciens.
On peut les croiser dans tous les milieux !!
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2015
Le timing n'était peut-être pas le bon avec des films comme "Mommy" ou "La tête haute" qui ont eux aussi mis en avant la difficile relation entre une mère et son fils, mais avec beaucoup plus de force et d'émotion. Je ne vais pas faire un comparatif des trois, mais dans les deux autres, le fils était un personnage vraiment en détresse et très touchant ce qui n'est pas le cas ici, à vrai dire, il peut lui arriver n'importe quoi, on s'en moque complètement. En même temps, le film ne s'appelle pas "Une Mère" pour rien, c'est bien Mathilde Seigner qui est au centre de tout, mais même si elle est convaincante, je n'ai pas forcément été touché par son personnage. On peut comprendre son ras-le-bol et son désamour envers son fils, mais tout reste superficiel, ça manque vraiment d'émotion. Le film se laisse regarder, mais il est trop inégal et manque de rythme, il fallait peut-être oublier un peu plus le fils qui prend quand même une place importante dans le film au détriment de sa mère.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse