Un bon film mais qui ne justifie pas les éloges de tous ces spectateurs. L' histoire est très longue et le film navigue entre deux eaux : à la fois un réquisitoire contre la peine de mort, l'absurdité et la cruauté de la chaise électrique. Et aussi une sorte de fantastique merveilleux avec ce colosse au pouvoir magique. C'est souvent lent , un peu pompeux , un peu larmoyant. Beaucoup de poncifs aussi, des flics caricaturaux..Se laisse voir tout de même, mais sans plus.
Probablement le premier film fantastique à avoir eu l'honneur d'être nommé aux oscars. Pourtant il me semble qu'il n'en vallait vraiment pas la peine. Certes, il y a Tom Hanks, ce gars sympa que tout le monde voudrait avoir pour beau-père, il y a aussi M.C. Duncan, ce gros nounours de deux quintaux qui ne manque pas de nous attendrir... Ca pourra suffir à certains, mais moi, ça ne m'a pas empêché de m'ennuyer pendant les trois longues heures de ce film qui, voulant traiter de la peine de mort, ne fait que nous servir une morale bien cul-cul sur fond de manichéisme à la Disney. A mon sens, il ya des films qui mérite bien plus d'intérêt que cette fabulette hollywoodienne bien naïve.
L’humanisme magique de The Green Mile, puisque l'ultime couloir mute en éveil aux autres et à la culture jusqu’à devenir une métaphore de notre destinée terrestre, trouve dans le milieu carcéral un territoire tout à la fois inapproprié, dans les représentations conventionnelles que l’on s’en fait et qui nous en ont été faites, et d’une justesse bouleversante, tant le cinéaste mêle les tonalités avec brio et impose sa vision artistique.
Le fantastique, qui évolue pour devenir du merveilleux, permet de décloisonner le récit et ouvrir sa signification à l’interprétation du spectateur, à la manière d’un conte articulant la poussière de fée à la noirceur du monde. Le géant s’affirme telle l’allégorie de la souffrance noire, celle d’hommes et de femmes accusés à tort et réduits en esclavage ; nul hasard si son nom est John Coffey, évoquant les plantations de café, et que l’intrigue se déroule en Louisiane, à proximité des champs de coton dans lesquels s’ouvre le long métrage. Le corps noir est un corps qui reçoit la violence des hommes blancs et qui, par la même occasion, les soulagent de leurs maux avant de disparaître. Cette logique sacrificielle demeure teintée de mystère, ce qui évite de tomber dans la défense plate et monolithique d’une thèse. La pluralité des points de vue et des caractères prévaut ici, rejouant le combat entre le Bien et le Mal sur fond de croyance religieuse.
Rarement trois heures auront passé aussi vite et nous auront à ce point immergé dans une histoire au demeurant sordide, jalonnée d’exécution qui sont filmées ici avec un mélange de pudeur et de réalisme choc ; pourtant, loin de toute complaisance, Frank Darabont ose le mélodramatique en encadrant son récit par la démarche mémorielle du personnage principal soucieux de raconter les prodiges extraordinaires auxquels il a assisté dans sa vie. La photographie somptueuse, alliée au travail de la lumière et des décors, transforme chaque plan en un tableau minutieusement composé ; les portraits de l’acteur Tom Hanks comptent parmi les plus beaux. La partition atmosphérique de Thomas Newman crée un voilage mélancolique qui achève de faire de The Green Line le chef-d’œuvre de son réalisateur, adapté de Stephen King même si, comme toute adaptation, « ça ne s’écrit pas pareil ».
La Ligne Verte de Frank Darabont et tiré de l'oeuvre de S. King a 20 ans et plus le temps passe, plus l'on se dit qu'il traversera les âges sans aucun soucis. Cette petite merveille de 3h15 a le don de vous coller les poils à chaque visionnage. Aussi beau que cruel, La Ligne Verte se pare d'un casting génial avec l'excellent Tom Hanks en tête suivi de près par un Michael Clarke Duncan, le géant au grand coeur. Chaque personnage, parfaitement incarné, a son mot à dire et l'ensemble est un véritable régal à suivre. On sourit, on s'émeut, on pleure, toutes les phases y passent et c'est avec brio que Darabont nous emmène dans un monde aux frontières de l'onirisme, là où malgré la magie ambiante, on devra tout de même se remettre en question, nous, simples mortels, avec nos croyances et surtout nos failles ... Un chef d'oeuvre.
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3,0
Publiée le 31 juillet 2019
Fable atypique qui nous transporte dans un pènitencier du milieu des annèes 30, dont le gardien-chef, incarnè par un excellent Tom Hanks, est troublè par l'arrivèe d'un prisonnier au physique impressionnant et aux motivations mystèrieuses! Un prisonnier que joue de façon admirable Michael Clarke Duncan qui recevra une nomination à l'Oscar dans la catègorie meilleur second rôle! "The Green Mile", c'est d'abord un feuilleton littèraire publiè en 1996 par le grand Stephen King, dont le titre èvoque le couloir en linolèum qui sèpare les condamnès à mort de la chaise èlectrique! C'est ensuite un film de Frank Darabont auquel le romancier a accordè toute sa confiance! Avec une maestria diabolique, ils ont su crèer ensemble une oeuvre humaniste de 3 heures autour d'un être hors du commun! Mention spèciale aux seconds rôles notamment M.C Duncan, le regrettè Michael Jeter avec sa souris et l'ignoble maton Doug Hutchison! Seuls reproches à faire à cette terrible description de la condition des condamnès à mort aux States, une voix française insupportable de Coffey et un film qui ne prend aucun parti sur l'utilitè de la peine de mort! Le reste est irrèprochable mais il manque ce petit quelque chose pour en faire un chef d'oeuvre absolu tel que "The Shawshank Redemption" du même rèalisateur...
Un peu voir beaucoup trop de sensiblerie à mon goût sur ce film. Le livre de Stephen King était bien plus en nuance et tout en gardant le même message, il le gardait intact. Alors oui ça fait un peu cœur de pierre, les acteurs sont brillants la mise en scène et le rythme font passer la longueur du film sans problème, mais bon sang les violons et les larmes c était trop pour moi.
Superbe histoire qui donne une vision unique du fameux "couloir de la mort" et nous fait réfléchir sur la peine de mort, Duncan dans son rôle de condamné innocent tutoie les sommets, et quelle fin. CULTE !!!
Un plaidoyer contre la peine de mort sous la forme d'une fable terrible, il fallait oser... Les angles d'attaque sont à la fois l'erreur judiciaire et le racisme. HANK est redoutable dans sa mission de bienveillance professionnelle. DUNCAN force de la nature, est incroyable de gentillesse et de tendresse. ROCKWELL surjoue le sadique sans limites. Une belle interprétation du maton HUTCHINSON en deuxième sadique de l'oeuvre. Le grain de l'image est magnifique dans ce pratiquement huis-clos (comme elle est mignonne cette souris). La boucle est bouclée avec Frad ASTAIRE dans le prologue et l'épilogue surnaturel :spoiler: il est maudit pour avoir assassiné un "miracle de Dieu".
Que dire de la ligne verte... Le film le plus émouvant de l histoire ! Tom hanks et surtout Michael Clarke Duncan vous feront pleurer devant ce film culte et incroyable.... A voir comme tous les chefs d oeuvres
je l'est tellement regardé étant gosse que j'avais fini par me lassé et après 5 ou 6 ans sans le revoir j'arrive à nouveau à l’apprécié. ed et billy me font trop rire pour le premier son sort est tragique et ma tué et pour le deuxième toute la sympathie qu'on éprouve pour lui s'évapore lorsque l'on revit ces actes j'en est eu froid dans le dos. mais si on ne devait retenir qu'une seule interprétation se serait inévitablement celle de michael clarke duncan en john caffey... que dire appart qu'il capte notre attention de la première à la dernière seconde ou il apparaît et bordel que d'émotions, paix a son âme. ce que j'aime dans la ligne verte c'est pas forcément sa tristesse comme j'ai pu souvent lire ou entendre dire car il y' a des centaines de longs métrages bien meilleur dans ce domaine et de bien plus bouleversant mais son humour lors de scènes inattendu spoiler: comme après la mort de ed avec la vanne de paul mais surtout avec la chanson de cette enfoiré de kid . de grands moment comme lorsque gary sinise nous raconte l'histoire de son chien terrifiant et atroce et beaucoup d'autres comme toutes les aventures de percy ( quel petite pute cet enfoiré ). un final mémorable et ce petit bougre de mister jingle ma mis dans tout mes émois dans les dernières minutes. les larmes des gardiens lors de spoiler: l’exécution de john est un déchirement.
- " Nous sommes tous promis à la mort, tous sans exceptions. Mais pour certains parfois la ligne verte semble bien longue. "
Un grand moment de cinéma! De toute façon, tout a été dit sur "La Ligne Verte", il n'y a qu'à regarder la note générale. Après "Les Evadés", Franck Darabont, créateur de la série "The Walking Dead", signe une nouvelle adaptation d'une œuvre de Stephen King. Le résultat est tout simplement magique. On ne se rend pas du tout compte qu'on a vu un film de 3 heures après le visionnage. On est à fond dedans du début à la fin, même si les décors ne sont pas vraiment variés puisque l'histoire se passe dans un centre pénitencier. Les acteurs sont magnifiques. Tom Hanks, depuis "Forest Gump", ne nous surprend plus et il n'y a jamais rien à dire sur ces prestations. Michael Duncan signe surement le plus beau rôle de sa carrière à travers son personnage de John Coffey (comme le coffee, sauf que sa s'écrit pas pareil), le colosse très tendre. Je penses que l'acteur devait être une belle personne dans la vraie vie, malgré ses 2 mètres et ses 150 kilos. J'ai vraiment passé un super moment, très divertissant. La bande son de Thomas Newman ("Les Evadés", "Nemo", Skyfall"...) est très sympathique, tout comme la petite touche d'humour du film. Mais ce qui y est énorme, c'est l'émotion qui s'y dégage. On s'attache tellement aux personnages, les acteurs sont tellement bons, l'histoire est tellement dramatique et poignante à la fois. Le tout amène à une fin incroyable et magistrale, un des moments les plus touchants et triste qu'il m'a été donné de voir dans un film. Un incontournable!
Réalisé par le très bon Franck Darabont connu notamment pour son précédent film, les évadés, La ligne Verte est l'adaptation du roman homonyme de Stephen King. C'est d'ailleurs la première des deux adaptations de Stephen King faite par Franck Darabont avec The Mist. Il nous raconte ici l'histoire de Paul Edgecomb ( Tom Hanks ), le gardien en chef du pénitencier de Cold Mountain qui s'occupe des condamnés à mort et qui voit sa vie basculer par l'arrivée d'un nouveau détenu, John Coffey ( le très regretté Micheal Clarke Duncan ). Tout le film joue donc sur l'évolution de la relation entre ces deux personnages qui permet en même temps de mieux les présenter. Car l'une des forces de ce film est sa narration qui, sur près de trois heures de film, arrive à garder une très forte constance dans le film. Ainsi, le rythme du film est à la fois lent et régulier, faisant avancer progressivement l'histoire en introduisant les différents protagonistes de l'action qui s'enrichissent au fur et à mesure du film pour les rendre encore plus humain. A l'aide de ce rythme régulier, la dernière partie du film s'intensifie par le fait que l'on sente la fin arriver inévitablement sans que pour autant le rythme ne change, comme le comportement des spectateurs assistant au exécution pour qui rien ne change. Le film joue donc sur ce paradoxe en nous liant fortement avec les protagonistes tout en gardant ce rythme froid et sans âme, comme une orange mécanique. Mais en plus de son rythme, le film dispose d'un excellent casting qui joue des personnages tout aussi bien écrit. Nous avons tout d'abord Tom Hanks dans le rôle de ce gardien chef qui est le premier à se rendre compte de la véritable nature de Coffee et de ses talents. Il incarne donc ce personnage avec talent pour retranscrire le doute qui s'empare de ce chef mais aussi sa gentillesse qui tranche avec la gravité du sujet. A côté de lui nous avons les gardiens campés par les très bon David Morse et Gary Sinise qui rendent leur personnage vivant pour que l'on s'y attache plus facilement. Ils accompagnent donc l'interprétation de Tom Hanks avec brio pour permettre à ce trio d'acquérir une force unie contre l'immonde Percy Wetmore. Interprété par le talentueux Doug Hutchinson, ce gardien est le méchant du film. En effet, il joue un jeune gardien pistonné qui joue de ses influences et méprise ses collègues. Percy Witmore est donc un personnage impulsif et violent qui ne vit que pour regarder les autres mourir. C'est donc à l'aide d'une interprétation impeccable que Hutchinson arrive à rendre son personnage repoussant tout en lui donnant une vraie identité visuelle avec ses expressions faciales qui rendent son personnage effrayant. Je pourrais ensuite citer la très bonne Bonnie Hunt, le très James Cromwell et l'excellent Micheal Jeter dans des rôles tout aussi humains, mais je prréfère d'avantage m'attarder sur le grand Micheal Clarke Duncan. Il joue ici un double personnage en apparence brute épaisse grâce à un physique impressionnant et un homme terrifié par le mal qui le ronge. Et dire que le jeu de Duncan est excellent relève plus de l'euphémisme que de la réalité. En effet, Duncan va au delà de la simple prestation pour devenir son personnage, le rendant encore plus pathétique. Il effectue donc un travail de qualité tout au long du film et s'impose comme un très grand acteur dès la première heure. Au final, La ligne verte est une réflexion sur l'humain et ses comportements, sa violence et sa bonté. Plus loin qu'un simple drame, La ligne verte est un grand moment de cinéma qui joue sur des émotions fortes et naturelles.
Un film grandiose, magique et émouvant. Les acteurs sont autant excellent les uns que les autres. Une histoire touchante qui vous pince le coeur et une mise en scène impeccable. Le meilleur film de Darabont à ce jour. Et de loin.
Un brillant film. L'histoire est sublime, à la fois intrigante, magique, inquiétante et glauque à la fois. On passe par toutes les émotions dans ce film (l'attachement, la colère, la tristesse, la compassion … ). On reste accroché du début à la fin. Tom Hanks est génial et Michael Clarke Duncan est géant (tant sur le plan physique que par son talent d'acteur). Les autres acteurs (David Morse, James Cromwell, Doug Hutchison, Michael Jeter, Sam Rockwell … ) jouent bien leurs rôles. Un superbe film.