In A Valley Of Violence
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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juillet 2025
Ce western du réalisateur Ti West lui permet de se dévoiler dans un autre registre et si l’ensemble n’est pas dépourvu de qualité, il n’en demeure pas moins décevant et frustrant. En effet, le cinéaste utilise son expertise du cinéma d’horreur qu’à dose homéopathique et sa mise en scène demeure au final très lisse pour mettre en scène une histoire somme toute très banale. Malgré cela, les personnages sont bien croqués et surtout la distribution emmenée par Ethan Hawke et John Travolta fait le travail à l’écran. Au final, ce long-métrage bien que plaisant ne peut se démarquer des innombrables œuvres du genre.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2025
Qui est le film ?
Réalisé en 2016 par Ti West, In a Valley of Violence s’inscrit comme une parenthèse dans la carrière d’un cinéaste plutôt connu pour ses expérimentations dans le cinéma d’horreur (The House of the Devil, The Innkeepers, X). Le film s’empare du western comme d’un costume trop grand, trop lourd, et s’y glisse en traînant des pieds.

À première vue, l’intrigue semble classique : un étranger, Paul (Ethan Hawke), traverse une ville paumée, Denton, avec son chien comme seul compagnon. Une altercation dégénère, le chien est tué, la vengeance s’enclenche. Pourtant, rien ne se déroule comme prévu. Le film déjoue systématiquement l’attente du western, comme s’il en tournait autour sans oser y entrer franchement.

Que cherche-t-il à dire ?
Ti West semble poser une question simple mais profonde : que reste-t-il du western quand on retire l’élan mythique, le souffle épique, le manichéisme clair ?

Ici, Paul n’est pas un justicier. C’est un homme usé, silencieux, en fuite de lui-même. Son arc narratif n’est pas une montée vers la justice, mais une lente acceptation de la futilité. Le film ne cherche pas à reconstruire un mythe du héros solitaire, mais à en observer les restes, les postures encore habitées par des figures qui n’y croient plus.

La tension principale n’est pas dramatique. Elle est presque existentielle : comment continuer à jouer une partition dont la musique ne touche plus personne ? In a Valley of Violence est un film sur la désactivation du genre, du récit, du désir de grandeur.

Par quels moyens ?
Le film s’ouvre sur une musique tonitruante, à la Ennio Morricone, avec un générique qui promet un western classique, presque spaghetti. Mais dès les premiers plans, cette promesse est désamorcée. Paul est fatigué. Le désert est terne. L’aridité de l’image contraste avec la pompe sonore. Ti West joue la dissonance pour poser le ton : ici, le mythe est une coquille vide.

Le cœur émotionnel du film n’est pas la vengeance, mais la perte du chien. C’est le seul événement filmé avec une véritable gravité. Pas de musique, pas d’emphase : juste un regard, un silence, un monde qui s’effondre discrètement. La mise en scène s’arrête, littéralement, pour lui. La perte de l’animal est la perte du lien, de la tendresse possible. Le reste, tué ou épargné, n’a pas cette intensité.

Denton, décor de carton-pâte, est peuplée de figures atones. Le shérif (John Travolta) boite, hésite, sermonne sans autorité. Les femmes bavardent sans logique. Le saloon ne réunit rien. Chaque personnage semble réciter un rôle appris sans y croire. West filme des archétypes en panne, tournant à vide, dans une ville qui n’est plus qu’un décor mort. La mise en scène enregistre leur impuissance.

Enfin, la musique revient, flamboyante, presque ironique. Mais le film est fini, tout est retombé. Ce générique final, en contraste total avec la sécheresse de ce qui l’a précédé, agit comme une signature : le western est un langage, mais il ne dit plus rien. Il reste la forme — creuse, répétée, vidée de ses enjeux.

Où me situer ?
J’ai aimé In a Valley of Violence non pour ce qu’il raconte, mais pour ce qu’il refuse de raconter. Le film m’a séduit dans son scepticisme, sa lenteur, son humour discret, son goût de l’évitement. Il m’a parlé comme un western qui ne veut pas y croire, qui filme les gestes d’un genre en les laissant se consumer.

Je reconnais ses limites : certains dialogues sont plats, les personnages volontairement naïfs peuvent agacer, et la narration donne parfois l’impression de s’enliser. Mais dans cette inertie même, il y a une forme de lucidité.

Quelle lecture en tirer ?
In a Valley of Violence n’est pas un film à aimer ou à détester sur l’échelle de l’efficacité. C’est un film à appréhender dans son geste : filmer un western sans croyance, faire parler des fantômes, tirer sans haine.

Ti West y explore une Amérique sans récit. Il ne s’agit plus de conquête, ni de justice, ni même de vengeance mais de survivre dans un monde où les gestes héroïques n’ont plus d’issue. Le western devient le théâtre de cette désactivation : plus de cause, plus de transcendance, juste des êtres usés, qui continuent par inertie.
Stephanelocmane
Stephanelocmane

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2025
Pas le film du siècle mais c'est bien tourné, il y une ambiance particulière qui fait que j'ai regardé jusqu'au bout.
Un petit côté Tarantino pas déplaisant.
Scénario simple et sans fioritures.
Christian
Christian

17 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2025
L'histoire n'est pas très originale et on se doute un peu de la fin.. Casting de choix et efficace : Travolta en Marshall affublé de son fils psychopathe ! 
Bon western dans la moyenne.
MikaB
MikaB

23 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2021
Est-ce un chef d’œuvre ? Non. Mais c’est un bon divertissement. Il m’arrive de regarder certains films en deux fois tellement ils sont longs ou ennuyants. Ici, je l’ai vu d’un seul trait. Non que l’intrigue soit exceptionnelle. Mais ce film "revenge" se laisse regarder avec plaisir. Alors oui, l’excuse pour tuer tout le monde est un peu légère, et le côté psychologique est aussi fin qu’un brin de paille, mais on a de l’empathie pour le héros principal interprété par Ethan Hawks. John Travolta (sur)joue bien son rôle, et est même parfois drôle. Et James Ransone est un vrai bully qu’on rêve tous de voir se faire buter. Cela sent le Tarantino, mais le côté extravagant ou complètement déjanté en moins, ce qui n’est pas négatif. Ce huis-clos, qui tourne autour de 8-9 personnages dans un petit village entouré de l’immensité du désert et du Far West, nous fait passer un bon petit moment de cinéma.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2020
On peut distinguer deux parties très distinctes dans ce film, la première, où l'on voit un homme et son chien qui parcours l'ouest américain dans l'objectif d'atteindre le Mexique. Là, on prend le temps de nous montrer ce duo improbable, la vedette n'étant pas celui qu'on pense. On s'attache au personnage et à son chien (surtout), la démonstration de son flegme et de sa force tranquille face au rigolo du village montre toute la maitrise du genre, rien de nouveau sous le soleil de l'ouest mais, c'est plaisant.
La seconde partie, tombe malheureusement dans le grand guignol, surtout au niveau des dialogues, et le rôle de Travolta, tel qu'on a voulu le faire joué n'aide pas à rendre la confrontation crédible, On frise parfois le film parodique et c'est bien dommage.
Le résultat final nous laisse un goût mitigé, entre le film qui fait appel à des références pour construire un vrai bon western, et le côté absurde qui nous pousse à regretter la première partie.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2020
In A Valley Of Violence avait l'air prometteur jusqu'à la moitié environ lorsqu'il est descendu dans la médiocrité. Les dialogues sont mal écrit, les personnages clichés et les scènes d'action prévisibles. Ethan Hawke joue un homme mystérieux voyageant avec son chien à travers le Texas jusqu'au Mexique pour une raison quelconque. En cours de route il rencontre un éventail de personnages peu recommandables qui insistent pour apparaître encore et encore. Vous pouvez à chaque fois prédire leur apparition bien avant leur arrivée à l'écran. Le chien est mignon mais exécute tellement de trucs que je me suis demandé à haute voix s'il s'agissait en fait d'un film pour enfants. Si l'originalité et la créativité ne sont pas votre truc vous apprécierez peut-être ce film. Sinon continuez a le regarder avec des attentes très réduites...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 novembre 2020
In a Valley of violence est certainement la quintessence de ce que le « western » peut faire de pire, si tant est que l’on puisse qualifier cette production de western. Ou comment un metteur en scène médiocre s’empare d’un genre qu’il ne connaît que par ses clichés pour en livrer une synthèse visuellement hideuse et dramatiquement nulle, dépourvue de la moindre ambition esthétique sinon celle de prétendre à une folie et à une noirceur qui jamais ne s’incarnent. Ti West se saisit de caricatures qu’il caricature dans l’espoir de passer de l’autre côté, d’atteindre quelque chose d’authentique – n’apprend-on pas à l’école que la multiplication de deux négatifs donne un positif ? – sans comprendre que son geste tout entier appartient au faux, à l’artifice d’un cinéphile débutant soucieux de recopier des images vues un peu partout. Le pire étant sa façon de forcer l’attachement au duo principal – la chienne et son maître – afin de s’en servir pour prendre en otage le spectateur, de le rallier à sa cause en éventrant le pauvre animal, seul acteur convaincant de ce canyon d’ennui et de médiocrité.
Kana57
Kana57

59 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 novembre 2020
Vu In a Valley of violence un nanar avec john Travolta et Ethan Hawke c'est simpliste avec des dialogues tres mauvais c'est caricatural pourtant y'avait de l'idée ce petit plaisir coupable de voir un western dommage ⭐
Patrick Abitbol
Patrick Abitbol

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2020
Nul très décevant et pourtant de bons acteurs .
Scénarios ultra simple . Mise en scène bouffonne . Script lamentable . Si c'était une parodie Western fallait nous le dire mdr
Jérémy P.
Jérémy P.

32 abonnés 84 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 avril 2020
Film nullissime sans intérêt avec des tres mauvais dialogues digne d un mauvais telefilm, le doublage VF est presque de niveau amateur. Dommage vu le casting prometteur. Un navet qui ne mérite pas qu on s y attarde
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 mars 2020
Très déçu..
Un film qui aurait pu être pas trop mal, un casting et un bon décor. Malgré ça le mauvais jeux d'acteur ( sauf pour John Travolta) ainsi que la simplicité du scénario en fait un gros navet qui ce concrétise en perte de temps ( pour ma part).
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 mars 2020
C'est une perte de temps !
le scénario est médiocre.
les dialogues sont nul
Dommage car le casting est pas mal
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2020
Tourné en 2016, "In a Valley of Violence" sortit directement en vidéo en France et c'est largement compréhensible. D'ordinaire connu pour ses films d'horreur, Ti West signe ici un western de bas-étage, sans aucune originalité. Celui-ci est porté par une histoire extrêmement simpliste où en somme débarque dans une ville corrompue un cow-boy solitaire qu'il ne faut surtout pas énerver. Transpirant à grosses gouttes les gros sabots et la caricature, l'ensemble s'avère globalement lourd et désincarné. On se demande ce qu'Ethan Hawke vient faire là. Certes, la photographie est assez convaincante mais à l'avenir il faudra un scénario beaucoup plus consistant si le cinéaste a envie de percer dans ce domaine.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 janvier 2020
j'ai voulu y croire pendant les 10 premières minutes.
je suis ensuite passé par l'agacement.
puis j'ai fini par me marrer, franchement; soulagé aussi de voir la fin du film arriver.

finalement, on dirait un western pour ado abruti.
l'histoire de ce solitaire tourmenté, qui tue tout le monde pour venger son chien, quel cliché et quelle absurdité;
cette musique omniprésente, digne d'une série B;
ces dialogues et ce jeu d'acteur complètement débiles et à côté de la plaque;
cette mise en scène et ces cadrages déprimants...

caricature parfaite ou pure navet, je sais pas trop quoi en penser.
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